{"id":343295,"date":"2015-05-27T02:00:00","date_gmt":"2015-05-27T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/chauve-ou-pas-une-vie-sexuelle-variee-est-essentielle\/"},"modified":"2015-05-27T02:00:00","modified_gmt":"2015-05-27T00:00:00","slug":"chauve-ou-pas-une-vie-sexuelle-variee-est-essentielle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/chauve-ou-pas-une-vie-sexuelle-variee-est-essentielle\/","title":{"rendered":"Chauve ou pas, une vie sexuelle vari\u00e9e est essentielle"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques sur le lien entre l&#8217;alop\u00e9cie androg\u00e9n\u00e9tique et le risque de cancer de la prostate sont contradictoires. Il a maintenant \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 une nouvelle fois : L&#8217;alop\u00e9cie masculine n&#8217;est pas un bon marqueur de risque. Selon une \u00e9tude, les hommes sexuellement actifs sont moins susceptibles de d\u00e9velopper un cancer de la prostate que les hommes qui ne m\u00e8nent pas une vie sexuelle active.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La perte de cheveux et le cancer de la prostate se recoupent dans de nombreux domaines en ce qui concerne leurs m\u00e9canismes physiopathologiques. D&#8217;une part, il y a l&#8217;aspect hormonal : l&#8217;androg\u00e8ne dihydrotestost\u00e9rone (DHT) provoque la chute des cheveux chez les hommes souffrant d&#8217;alop\u00e9cie androg\u00e9n\u00e9tique &#8211; de plus, des taux \u00e9lev\u00e9s d&#8217;androg\u00e8nes favorisent le risque de cancer de la prostate. En outre, les facteurs h\u00e9r\u00e9ditaires et l&#8217;\u00e2ge jouent un r\u00f4le important dans ces deux conditions. Par cons\u00e9quent, la perte pr\u00e9coce des cheveux pourrait-elle \u00eatre un marqueur annon\u00e7ant une tumeur de la prostate imminente ?<\/p>\n<p>Des chercheurs de l&#8217;Institut national du cancer am\u00e9ricain [1] ont voulu en avoir le c\u0153ur net et ont suivi dans une \u00e9tude de cohorte, sur une dur\u00e9e m\u00e9diane de neuf ans, 32 583 hommes \u00e2g\u00e9s de 50 \u00e0 76 ans sans diagnostic pr\u00e9alable de cancer (\u00e0 l&#8217;exception du cancer de la peau non m\u00e9lanocytaire). Le degr\u00e9 d&#8217;alop\u00e9cie a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9 par questionnaire : Les hommes ont regard\u00e9 trois images de diff\u00e9rents stades de perte de cheveux et ont d\u00fb indiquer lequel correspondait le mieux \u00e0 leur cas. Le rapport de risque de cancer de la prostate a \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9 sur la base de la perte de cheveux \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 30 et 45 ans et au moment du d\u00e9but de l&#8217;\u00e9tude.<\/p>\n<p>Au cours de l&#8217;\u00e9tude, 2306 nouveaux cas de cancer de la prostate ont \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9s. Ils n&#8217;\u00e9taient associ\u00e9s \u00e0 la calvitie \u00e0 aucun moment (30 et 45 ans, ligne de base). L&#8217;ampleur et le type de perte de cheveux n&#8217;ont pas non plus \u00e9t\u00e9 pris en compte. Et l&#8217;agressivit\u00e9 des tumeurs n&#8217;\u00e9tait pas non plus significativement diff\u00e9rente chez les hommes \u00e0 la chevelure abondante et chez les chauves. Les auteurs notent toutefois que leurs questionnaires n&#8217;ont pas suffisamment diff\u00e9renci\u00e9 les diff\u00e9rentes formes de perte de cheveux. Des \u00e9tudes ant\u00e9rieures avaient montr\u00e9 que seules certaines formes d&#8217;alop\u00e9cie pouvaient jouer un r\u00f4le.<\/p>\n<h2 id=\"plus-de-partenaires-moins-de-cancers\">Plus de partenaires, moins de cancers ?<\/h2>\n<p>Une \u00e9tude cas-t\u00e9moins, dont les participants&nbsp; provenaient principalement de la partie francophone du Canada, a examin\u00e9 l&#8217;influence de la vie sexuelle sur le risque de cancer de la prostate \u00e0 partir de 1590 cas de cancer de la prostate confirm\u00e9s histologiquement et de 1618 t\u00e9moins appari\u00e9s [2]. Le fait d&#8217;avoir de nombreux partenaires sexuels diff\u00e9rents a-t-il une incidence et dans quelle mesure leur sexe est-il important ? Les chiffres en bref (Odds-Ratio pour le cancer de la prostate) :<\/p>\n<ul>\n<li>Les hommes ayant eu plus de 20 partenaires sexuels au cours de leur vie avaient un risque r\u00e9duit de 22% de d\u00e9velopper un cancer de la prostate (OR 0,78 ; IC 95% 0,61-1,00). Chez les hommes qui n&#8217;avaient couch\u00e9 qu&#8217;avec des femmes, le risque \u00e9tait particuli\u00e8rement faible (OR 0,72 ; IC \u00e0 95% 0,56-0,94), soit une r\u00e9duction de 28%.<\/li>\n<li>En revanche, les partenaires sexuels masculins ont tendance \u00e0 augmenter le risque (mais pas de mani\u00e8re significative).<\/li>\n<li>Chez les hommes n&#8217;ayant pas eu de rapports sexuels auparavant, on a \u00e9galement constat\u00e9 une augmentation du risque, mais le nombre de cas \u00e9tait nettement trop faible pour permettre une conclusion fond\u00e9e.<\/li>\n<li>Aucune association n&#8217;a \u00e9t\u00e9 mise en \u00e9vidence entre les ant\u00e9c\u00e9dents de maladies sexuellement transmissibles (MST) et le risque de cancer de la prostate. Cela contredit les \u00e9tudes actuelles, mais est probablement d\u00fb au tr\u00e8s faible nombre de MST dans la pr\u00e9sente \u00e9tude.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L&#8217;analyse a pris en compte des facteurs importants tels que l&#8217;\u00e2ge, l&#8217;origine, les ant\u00e9c\u00e9dents familiaux de cancer de la prostate et les r\u00e9sultats ant\u00e9rieurs du d\u00e9pistage.<\/p>\n<p>En fin de compte, les r\u00e9sultats montrent que le lien entre les rapports sexuels et le cancer de la prostate est encore loin d&#8217;\u00eatre clair, mais qu&#8217;il vaut la peine de poursuivre les recherches dans ce domaine. Le nombre de partenaires sexuels -La recherche de partenaires n&#8217;est qu&#8217;une partie du puzzle. Certaines \u00e9tudes ant\u00e9rieures avaient soulign\u00e9 l&#8217;effet positif d&#8217;\u00e9jaculations fr\u00e9quentes (ce dont les auteurs de la pr\u00e9sente \u00e9tude discutent \u00e9galement comme cause possible), tandis que d&#8217;autres ont justement trouv\u00e9 un lien inverse entre une vie sexuelle active et le risque de cancer.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Zhou CK, et al. : L&#8217;apparence masculine en relation avec le risque de cancer de la prostate : Une analyse dans l&#8217;\u00e9tude de cohorte VITamins and lifestyle (VITAL). Prostate 2015 ; 75 : 415-423.<\/li>\n<li>Spence AR, Rousseau MC, Parent ME : Partenaires sexuels, infections sexuellement transmissibles et risque de cancer de la prostate. Cancer Epidemiol 2014 ; 38(6) : 700-707.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2015 ; 3(5) : 4<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques sur le lien entre l&#8217;alop\u00e9cie androg\u00e9n\u00e9tique et le risque de cancer de la prostate sont contradictoires. 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