{"id":343305,"date":"2015-05-28T01:00:00","date_gmt":"2015-05-27T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/cancer-colorectal-avance-nouvelles-de-premiere-et-deuxieme-ligne\/"},"modified":"2015-05-28T01:00:00","modified_gmt":"2015-05-27T23:00:00","slug":"cancer-colorectal-avance-nouvelles-de-premiere-et-deuxieme-ligne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/cancer-colorectal-avance-nouvelles-de-premiere-et-deuxieme-ligne\/","title":{"rendered":"Cancer colorectal avanc\u00e9 &#8211; Nouvelles de premi\u00e8re et deuxi\u00e8me ligne"},"content":{"rendered":"<p><strong>Deux \u00e9tudes pr\u00e9sent\u00e9es au Gastrointestinal Cancers Symposium 2015 \u00e0 San Francisco ont \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9es au traitement de premi\u00e8re et deuxi\u00e8me ligne du cancer colorectal m\u00e9tastatique. Il s&#8217;agissait d&#8217;une part de savoir si le sch\u00e9ma de chimioth\u00e9rapie plus intensif FOLFOXIRI \u00e9tait sup\u00e9rieur au sch\u00e9ma standard FOLFIRI, et d&#8217;autre part de tester l&#8217;ajout de ramucirumab \u00e0 FOLFIRI apr\u00e8s l&#8217;\u00e9chec du traitement initial.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>TRIBE est une \u00e9tude italienne de phase III. Elle a compar\u00e9 deux chimioth\u00e9rapies de premi\u00e8re ligne chez 508 patients atteints de cancer colorectal m\u00e9tastatique : d&#8217;une part, le traitement standard FOLFIRI (acide folinique [Leucovorin], 5-fluorouracil, irinot\u00e9can [<sup>Campto\u00ae<\/sup>]) plus bevacizumab, d&#8217;autre part, la combinaison plus r\u00e9cente FOLFOXIRI (FOLFIRI, oxaliplatine) plus bevacizumab. Les r\u00e9sultats sont encourageants. Les deux traitements ont \u00e9t\u00e9 administr\u00e9s pendant un maximum de douze cycles (six mois), suivis d&#8217;une phase d&#8217;entretien moins intensive avec du bevacizumab et du 5-FU (jusqu&#8217;\u00e0 la progression).<\/p>\n<p>Les patients ont \u00e9t\u00e9 suivis pendant 48,1 mois en moyenne. Le risque de mortalit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 significativement r\u00e9duit de 20% dans le bras FOLFOXIRI : La survie globale m\u00e9diane a \u00e9t\u00e9 de 29,8 mois contre 25,8 mois (HR 0,80, IC 95% 0,65-0,98, p=0,030). Les donn\u00e9es de survie \u00e0 long terme sont pr\u00e9sent\u00e9es dans le<strong> tableau&nbsp;1 <\/strong>. Apr\u00e8s cinq ans, on a donc constat\u00e9 un doublement impressionnant du taux de survie sous la nouvelle combinaison (les r\u00e9sultats doivent toutefois \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme provisoires). Un nombre \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e9quivalent de patients des deux groupes ont pu b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;une r\u00e9section radicale apr\u00e8s que le traitement d&#8217;induction a r\u00e9duit la charge tumorale (15% FOLFOXIRI, 12% FOLFIRI). Les r\u00e9sultats concernant le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation principal avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s en octobre 2014 [1] : Dans le groupe \u00e9tudi\u00e9, la dur\u00e9e m\u00e9diane de survie sans progression \u00e9tait de 12,1 mois, contre 9,7 mois dans l&#8217;autre bras (HR 0,75 ; IC \u00e0 95% : 0,62-0,90 ; p=0,003).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5678\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/tab1_s29.png\" style=\"height:175px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"321\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"qui-en-beneficie\">Qui en b\u00e9n\u00e9ficie ?<\/h2>\n<p>Pour les patients qui tol\u00e8rent trois m\u00e9dicaments de chimioth\u00e9rapie et qui sont par ailleurs en bonne sant\u00e9, ces r\u00e9sultats sont porteurs d&#8217;espoir, d&#8217;autant plus qu&#8217;ils confirment les r\u00e9sultats d&#8217;une \u00e9tude de phase III plus ancienne et plus petite (GONO) [2]. &nbsp; FOLFOXIRI et FOLFIRI sans bevacizumab ont \u00e9t\u00e9 compar\u00e9s dans le traitement de premi\u00e8re ligne du cancer colorectal m\u00e9tastatique.<\/p>\n<p>Le profil d&#8217;effets secondaires de FOLFOXIRI plus bevacizumab peut \u00e9galement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme acceptable : Le risque de diarrh\u00e9e et de baisse des taux de leucocytes \u00e9tait certes plus \u00e9lev\u00e9, mais les effets secondaires graves n&#8217;\u00e9taient pas plus fr\u00e9quents. Globalement, les toxicit\u00e9s sont contr\u00f4lables. N\u00e9anmoins, la prudence est de mise lors de la prescription de cette chimioth\u00e9rapie pourtant tr\u00e8s intensive. En particulier, les patients de plus de 75&nbsp;ans ou les personnes \u00e2g\u00e9es (70-75 ans) en mauvais \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral ne sont pas \u00e9ligibles pour le traitement.<\/p>\n<p>En Italie, l&#8217;\u00e9tude de suivi TRIBE-2 est en cours de pr\u00e9paration. Deux strat\u00e9gies de traitement sont compar\u00e9es chez 654 patients :<\/p>\n<ol>\n<li>FOLFOXIRI plus bevacizumab en premi\u00e8re ligne, suivi d&#8217;une r\u00e9induction avec la m\u00eame combinaison apr\u00e8s progression.<\/li>\n<li>FOLFOX plus bevacizumab en premi\u00e8re ligne, suivi de FOLFIRI plus bevacizumab apr\u00e8s progression.<\/li>\n<\/ol>\n<p>D&#8217;autres \u00e9tudes examinent la possibilit\u00e9 de raccourcir la chimioth\u00e9rapie de six \u00e0 quatre mois et d&#8217;optimiser la phase d&#8217;entretien (dans MACBETH, FOLFOXIRI est associ\u00e9 au c\u00e9tuximab).<\/p>\n<h2 id=\"quoi-de-neuf-dans-la-deuxieme-ligne\">Quoi de neuf dans la deuxi\u00e8me ligne ?<\/h2>\n<p>Des r\u00e9sultats prometteurs pour le traitement de deuxi\u00e8me ligne ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s lors du symposium. Lorsque le traitement initial n&#8217;est plus efficace, le cancer colorectal m\u00e9tastatique est difficile \u00e0 traiter. C&#8217;est pourquoi les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s en deuxi\u00e8me ligne, m\u00eame s&#8217;ils semblent \u00e0 premi\u00e8re vue relativement modestes, sont importants.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude pr\u00e9sent\u00e9e lors du symposium a test\u00e9 le ramucirumab, un inhibiteur de l&#8217;angiogen\u00e8se, chez 1072 patients atteints d&#8217;un cancer colorectal avanc\u00e9 qui progressait sous ou apr\u00e8s un traitement initial. L&#8217;ajout du ramucirumab, \u00e9galement utilis\u00e9 contre le cancer du poumon et surtout de l&#8217;estomac, au traitement standard FOLFIRI a entra\u00een\u00e9 un avantage de survie par rapport \u00e0 l&#8217;administration de FOLFIRI seul (plus placebo). Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, l&#8217;\u00e9tude RAISE a montr\u00e9 une r\u00e9duction significative de 16% du risque par l&#8217;ajout de 8&nbsp;mg\/kg PC de ramucirumab (HR 0,84 ; IC \u00e0 95% 0,73-0,98 ; p=0,0219). La dur\u00e9e de vie a \u00e9t\u00e9 prolong\u00e9e d&#8217;environ un mois et demi en moyenne (13,3 mois contre 11,7 mois). Les chercheurs ont \u00e9galement constat\u00e9 un b\u00e9n\u00e9fice significatif en termes de survie sans progression : La diff\u00e9rence m\u00e9diane \u00e9tait de 1,2 mois (5,7 vs 4,5 ; HR 0,79 ; IC \u00e0 95% 0,70-0,90 ; p=0,0005).&nbsp;  Les r\u00e9sultats \u00e9taient coh\u00e9rents dans tous les sous-groupes. En ce qui concerne la r\u00e9duction du volume de la tumeur, les deux traitements ont eu \u00e0 peu pr\u00e8s le m\u00eame succ\u00e8s (13,4% dans le groupe ramucirumab contre 12,5% dans le groupe placebo).<\/p>\n<h2 id=\"extension-possible-des-indications-du-ramucirumab\">Extension possible des indications du ramucirumab<\/h2>\n<p>Les effets secondaires de grade 3 ou plus, plus fr\u00e9quents chez les patients trait\u00e9s par ramucirumab, \u00e9taient l&#8217;hypertension (11,2 vs 2,8%), la neutrop\u00e9nie (38,4 vs 23,3%), la diarrh\u00e9e (10,8 vs 9,7%) et la fatigue (11,5 vs 7,8%). Aucun effet secondaire nouveau ou surprenant n&#8217;est apparu.<\/p>\n<p>L&#8217;activit\u00e9 av\u00e9r\u00e9e du ramucirumab contre le cancer colorectal m\u00e9tastatique plaide en faveur d&#8217;une extension correspondante du traitement de deuxi\u00e8me ligne &#8211; en particulier chez les patients qui n&#8217;ont pas r\u00e9pondu \u00e0 une combinaison avec le bevacizumab en premi\u00e8re ligne (les patients RAISE avaient re\u00e7u du bevacizumab, de l&#8217;oxaliplatine et une fluoropyrimidine en premi\u00e8re ligne). La mol\u00e9cule test\u00e9e pr\u00e9sente un profil de s\u00e9curit\u00e9 acceptable et pourrait donc constituer \u00e0 l&#8217;avenir un compl\u00e9ment utile \u00e0 la chimioth\u00e9rapie standard. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, ce sont surtout le bevacizumab et l&#8217;aflibercept qui ont montr\u00e9 une efficacit\u00e9 dans le traitement de deuxi\u00e8me ligne en tant qu&#8217;adjuvants. Comme les patients atteints de tumeurs \u00e0 croissance rapide ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 inclus dans RAISE, le collectif peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme typique de la pratique quotidienne.<\/p>\n<p>D&#8217;autres \u00e9tudes \u00e9valuant le ramucirumab dans le traitement de premi\u00e8re ligne du cancer colorectal ou dans d&#8217;autres contextes sont d\u00e9sormais indiqu\u00e9es. Par exemple, le potentiel du ramucirumab apr\u00e8s un traitement de premi\u00e8re ligne incluant le cetuximab ou en tant que compl\u00e9ment \u00e0 d&#8217;autres r\u00e9gimes de chimioth\u00e9rapie reste ouvert.<\/p>\n<p><em>Source : Symposium sur les cancers gastro-intestinaux 2015 (ASCO GI), 15-17 janvier 2015, San Francisco<\/em><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Loupakis F, et al : Traitement initial par FOLFOXIRI et bevacizumab pour le cancer colorectal m\u00e9tastatique. N Engl J Med 2014 Oct 23 ; 371(17) : 1609-1618.<\/li>\n<li>Falcone A, et al : Phase III de fluorouracil, leucovorine, oxaliplatine, et irinot\u00e9can (FOLFOXIRI) en perfusion contre fluorouracil, leucovorine, et irinot\u00e9can (FOLFIRI) en traitement de premi\u00e8re ligne du cancer colorectal m\u00e9tastatique : le Gruppo Oncologico Nord Ovest. J Clin Oncol 2007 May 1 ; 25(13) : 1670-1676.<br \/>\n\t&nbsp;<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2015 ; 3(3-4) : 28-29<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Deux \u00e9tudes pr\u00e9sent\u00e9es au Gastrointestinal Cancers Symposium 2015 \u00e0 San Francisco ont \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9es au traitement de premi\u00e8re et deuxi\u00e8me ligne du cancer colorectal m\u00e9tastatique. 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