{"id":343366,"date":"2015-05-07T02:00:00","date_gmt":"2015-05-07T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/que-faire-en-cas-de-dysplasie\/"},"modified":"2015-05-07T02:00:00","modified_gmt":"2015-05-07T00:00:00","slug":"que-faire-en-cas-de-dysplasie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/que-faire-en-cas-de-dysplasie\/","title":{"rendered":"Que faire en cas de dysplasie ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les femmes ayant une immunosuppression connue doivent faire l&#8217;objet d&#8217;un d\u00e9pistage annuel du col de l&#8217;ut\u00e9rus. Lors du d\u00e9pistage du col de l&#8217;ut\u00e9rus, les zones p\u00e9rianale, vulvaire et vaginale doivent \u00e9galement \u00eatre inspect\u00e9es. L&#8217;utilisation d&#8217;une m\u00e9thode de d\u00e9pistage n\u00e9cessite \u00e9galement une indication. Les examens inutiles aboutissent souvent \u00e0 un r\u00e9sultat non pertinent sur le plan clinique, ce qui entra\u00eene un diagnostic plus pouss\u00e9 et un stress psychologique inutile pour la patiente. L&#8217;HPV et les dysplasies suscitent de nombreuses questions et incertitudes. Prenez la patiente et sa d\u00e9tresse psychologique au s\u00e9rieux. La vaccination contre l&#8217;HPV devrait \u00eatre fortement recommand\u00e9e \u00e0 toutes les femmes de moins de 26 ans.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;introduction du premier &#8220;vaccin contre le cancer&#8221; a suscit\u00e9 un grand int\u00e9r\u00eat du public pour le th\u00e8me du &#8220;cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus&#8221;. Pourtant, une grande partie de la population ne conna\u00eet pas le virus du papillome humain (HPV) qui en est la cause. C&#8217;est surprenant, car plus de 80% des femmes sexuellement actives sont infect\u00e9es par un virus HP au cours de leur vie. L&#8217;infection \u00e0 HPV est donc l&#8217;infection sexuellement transmissible la plus fr\u00e9quente au monde. Certains types d&#8217;HPV, appel\u00e9s types \u00e0 haut risque (hr HPV), sont la condition obligatoire pour le d\u00e9veloppement d&#8217;un cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus [1]. Cependant, plus de 90% des infections par l&#8217;un des types d&#8217;HPV hr sont asymptomatiques, passent inaper\u00e7ues et ne laissent aucun dommage. Toutefois, chez une tr\u00e8s faible proportion de femmes, l&#8217;infection peut initier un processus malin dans lequel des l\u00e9sions pr\u00e9canc\u00e9reuses de diff\u00e9rents degr\u00e9s de gravit\u00e9 se d\u00e9veloppent successivement <strong>(Fig.&nbsp;1). <\/strong>En l&#8217;absence de traitement, il peut finalement en r\u00e9sulter un cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5578\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/abb1_hp4_s23.png\" style=\"height:254px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"466\"><\/p>\n<h2 id=\"depistage\">D\u00e9pistage<\/h2>\n<p>Le long intervalle de temps (environ dix ans chez les femmes immunocomp\u00e9tentes) entre l&#8217;infection \u00e0 HPV et l&#8217;apparition du cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus permet la d\u00e9tection et le traitement pr\u00e9coces des l\u00e9sions pr\u00e9malignes.<\/p>\n<p>Le virus HP pr\u00e9sente un tropisme tissulaire strict. Il affecte certaines cellules de la zone dite de transformation du col de l&#8217;ut\u00e9rus. Le d\u00e9pistage se fait donc par un frottis cellulaire cytologique de l&#8217;endocol et de l&#8217;ectocol. Le taux de faux n\u00e9gatifs de cette m\u00e9thode est malheureusement \u00e9lev\u00e9 (50%), en particulier pour les l\u00e9sions glandulaires. Le test de Papanicolaou traditionnel et la cytologie en couche mince obtiennent respectivement des r\u00e9sultats \u00e9quivalents. Pour augmenter la sensibilit\u00e9 relativement faible, la cytologie doit \u00eatre r\u00e9p\u00e9t\u00e9e r\u00e9guli\u00e8rement. L&#8217;intervalle de temps entre les examens en cas de r\u00e9sultat normal fait actuellement l&#8217;objet de discussions. Les recommandations actuelles sont des contr\u00f4les tous les deux ans entre 21 et 29 ans et tous les trois ans entre 30 et 70 ans [2].<\/p>\n<p>En Suisse, les modifications cellulaires cytologiques sont g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9sign\u00e9es selon le syst\u00e8me Bethesda. Dans ce contexte, les degr\u00e9s de gravit\u00e9 des l\u00e9sions pr\u00e9canc\u00e9reuses sont divis\u00e9s en l\u00e9sions intra\u00e9pith\u00e9liales de bas grade (LSIL) et l\u00e9sions intra\u00e9pith\u00e9liales de haut grade (HSIL). Certains laboratoires utilisent \u00e9galement la nomenclature de Munich, utilis\u00e9e en Allemagne.<\/p>\n<p>En raison du taux \u00e9lev\u00e9 de faux n\u00e9gatifs, des alternatives aux m\u00e9thodes de d\u00e9pistage actuelles sont recherch\u00e9es. Une option actuellement discut\u00e9e est le test HPV cervical, qui s&#8217;\u00e9tablira \u00e9galement en Suisse dans les prochaines ann\u00e9es, du moins comme m\u00e9thode suppl\u00e9mentaire [3].<\/p>\n<p>Le programme de d\u00e9pistage opportuniste du cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus en Suisse repose sur une observation mondiale : le cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus est associ\u00e9 \u00e0 la pauvret\u00e9, \u00e0 un mauvais acc\u00e8s au syst\u00e8me de sant\u00e9, mais aussi \u00e0 la vie en milieu rural et \u00e0 un faible niveau d&#8217;\u00e9ducation. Ces facteurs socio-\u00e9conomiques et g\u00e9ographiques jouent \u00e9galement un r\u00f4le en Suisse. Les cantons ruraux pr\u00e9sentent un taux plus \u00e9lev\u00e9 de cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus que les cantons urbains ; les femmes issues de milieux socialement d\u00e9favoris\u00e9s ont un taux plus \u00e9lev\u00e9 de cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus, le diagnostic est pos\u00e9 \u00e0 un stade plus tardif et le taux de survie est plus faible.<\/p>\n<p>Outre le cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus, les HPV peuvent \u00e9galement provoquer des cancers de la vulve et de l&#8217;anus, ainsi que des cancers du larynx. Aucune m\u00e9thode de d\u00e9pistage n&#8217;a encore \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie pour ces maladies.<\/p>\n<h2 id=\"que-faire-en-cas-de-frottis-cervicaux-anormaux\">Que faire en cas de frottis cervicaux anormaux ?<\/h2>\n<p>L&#8217;infection \u00e0 HPV hr est un \u00e9v\u00e9nement tr\u00e8s fr\u00e9quent qui entra\u00eene tr\u00e8s rarement des tumeurs malignes, ind\u00e9pendamment du d\u00e9pistage. La probabilit\u00e9 de r\u00e9gression spontan\u00e9e de chaque pr\u00e9curseur est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e <strong>(Fig.&nbsp;2). <\/strong>Le dilemme du clinicien est qu&#8217;\u00e0 ce jour, nous n&#8217;avons aucun moyen de pr\u00e9dire chez qui et pourquoi l&#8217;infection conduira finalement au cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5579 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/abb2_hp4_s23.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/553;height:301px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"553\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>En Suisse, il n&#8217;existe pas encore d&#8217;algorithmes d\u00e9taill\u00e9s pour la proc\u00e9dure \u00e0 suivre en cas de modification des cellules, comme c&#8217;est le cas par exemple aux \u00c9tats-Unis [4]. C&#8217;est pourquoi nous avons d\u00e9velopp\u00e9 des algorithmes en collaboration avec l&#8217;h\u00f4pital cantonal de B\u00e2le-Campagne, qui peuvent \u00eatre consult\u00e9s gratuitement en ligne [5]. Voici une liste de ce qu&#8217;il faut faire en fonction des r\u00e9sultats cytologiques et histologiques. Pour de nombreuses l\u00e9sions cytologiques pr\u00e9canc\u00e9reuses du col de l&#8217;ut\u00e9rus, un examen plus approfondi de type colposcopie doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9. Le col de l&#8217;ut\u00e9rus est examin\u00e9 \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;une loupe transvaginale et les modifications cellulaires sont d\u00e9crites de mani\u00e8re macroscopique. Le cas \u00e9ch\u00e9ant, un \u00e9chantillon histologique est pr\u00e9lev\u00e9 aux endroits appropri\u00e9s. Des consultations sp\u00e9ciales pour la dysplasie sont disponibles pour ce diagnostic d&#8217;\u00e9valuation. Ceux-ci devraient travailler sous contr\u00f4le de qualit\u00e9 afin d&#8217;\u00e9viter les sur- ou sous-traitements.<\/p>\n<p>Alors que le d\u00e9pistage est bas\u00e9 sur la cytologie cervicale, le diagnostic d\u00e9finitif d&#8217;une dysplasie de haut grade est histologique. On distingue trois degr\u00e9s de gravit\u00e9 : la n\u00e9oplasie intra\u00e9pith\u00e9liale cervicale l\u00e9g\u00e8re (CIN I), n\u00e9oplasie intra\u00e9pith\u00e9liale cervicale de grade mod\u00e9r\u00e9 (CIN II) et n\u00e9oplasie intra\u00e9pith\u00e9liale cervicale s\u00e9v\u00e8re (CIN III) <strong>(Fig.&nbsp;3).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5580 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/05\/abb3_hp4_s24.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/426;height:232px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"426\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>L&#8217;approche des diff\u00e9rentes modifications est devenue plus complexe au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. Cela concerne par exemple les l\u00e9sions CIN II. Auparavant, il \u00e9tait recommand\u00e9 de traiter toutes les patientes atteintes d&#8217;une CIN II. Aujourd&#8217;hui, on consid\u00e8re que cela n&#8217;est absolument indiqu\u00e9 que pour les patientes pr\u00e9sentant une CIN III. Chez les patientes atteintes de CIN II et dont le planning familial n&#8217;est pas termin\u00e9, les colposcopistes exp\u00e9riment\u00e9s peuvent \u00e9galement proc\u00e9der \u00e0 un contr\u00f4le de l&#8217;\u00e9volution tous les six mois. En raison du taux \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9gression spontan\u00e9e des l\u00e9sions CIN II, notamment chez les jeunes femmes, un traitement chirurgical n&#8217;est ainsi g\u00e9n\u00e9ralement plus n\u00e9cessaire. Le taux de r\u00e9gression des CIN III est \u00e9galement \u00e9lev\u00e9, mais il n&#8217;existe pas encore de test permettant de savoir chez quelle patiente une tumeur maligne va se d\u00e9velopper. C&#8217;est la raison pour laquelle toutes les patientes pr\u00e9sentant une CIN III ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9es jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>Le traitement de choix pour les femmes atteintes de CIN III et de CIN II ayant termin\u00e9 leur planning familial est la conisation. Il s&#8217;agit d&#8217;une intervention de routine qui peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e en ambulatoire et qui dure nettement moins de 30 minutes. La conisation consiste \u00e0 traiter la dysplasie de haut grade en pr\u00e9servant l&#8217;organe au moyen d&#8217;une excision conique (anse diathermique ou laser).<\/p>\n<p>La complication la plus fr\u00e9quente est l&#8217;h\u00e9morragie secondaire. La complication la plus redout\u00e9e est l&#8217;augmentation du risque d&#8217;accouchement pr\u00e9matur\u00e9 lors de la grossesse suivante [6]. Celle-ci d\u00e9pend de la taille du c\u00f4ne et c&#8217;est la raison pour laquelle aucune conisation ne devrait plus \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e aujourd&#8217;hui sans indication vraiment claire.<\/p>\n<p>Six mois apr\u00e8s la conisation, un test HPV est effectu\u00e9. Si celui-ci est n\u00e9gatif et qu&#8217;un nouveau test HPV est \u00e9galement effectu\u00e9 six mois plus tard, la patiente est consid\u00e9r\u00e9e comme &#8220;gu\u00e9rie&#8221;. Cependant, on pense aujourd&#8217;hui que le virus HPV n&#8217;est pas compl\u00e8tement \u00e9limin\u00e9 de l&#8217;organisme de toutes les patientes, mais qu&#8217;il persiste chez certaines d&#8217;entre elles et ne peut simplement pas \u00eatre d\u00e9tect\u00e9 par un test HPV. Les \u00e9tudes men\u00e9es jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent montrent qu&#8217;une r\u00e9activation de ces infections persistantes peut avoir lieu m\u00eame apr\u00e8s plus de 30 ans. C&#8217;est pourquoi il est recommand\u00e9 aux femmes ayant des ant\u00e9c\u00e9dents de CIN II ou de l\u00e9sions de grade sup\u00e9rieur de se soumettre \u00e0 un d\u00e9pistage du col de l&#8217;ut\u00e9rus une fois par an, \u00e0 vie.<\/p>\n<h2 id=\"le-vaccin-contre-le-cancer\">Le &#8220;vaccin contre le cancer<\/h2>\n<p>En 2007, les deux vaccins contre le HPV <sup>Gardasil\u00ae<\/sup> et <sup>Cervarix\u00ae<\/sup> ont \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9s en Suisse. Les deux vaccins agissent contre les types d&#8217;HPV 16 et 18, les plus fr\u00e9quents, et le <sup>Gardasil\u00ae<\/sup> agit \u00e9galement contre les types d&#8217;HPV 6 et 11, responsables de l&#8217;apparition de verrues g\u00e9nitales. Le principe d&#8217;action des vaccins est le d\u00e9veloppement endog\u00e8ne d&#8217;anticorps par les VLP (&#8220;virus like particles&#8221;), des enveloppes virales produites par biotechnologie sans contenu efficace contenant des acides nucl\u00e9iques. Il n&#8217;y a donc pas d&#8217;infectiosit\u00e9.<\/p>\n<p>La Commission f\u00e9d\u00e9rale pour les vaccinations (CFV) recommande la vaccination pour toutes les jeunes filles de 11 \u00e0 14 ans &#8211; ainsi qu&#8217;une vaccination de rattrapage pour les jeunes filles de 15 \u00e0 19 ans. La vaccination est \u00e9galement utile pour les femmes de moins de 26 ans et est rembours\u00e9e dans le cadre des programmes de vaccination cantonaux [7]. \u00c0 partir de l&#8217;automne 2015, les adolescents de sexe masculin seront \u00e9galement inclus dans les recommandations de vaccination. La vaccination contre l&#8217;HPV montre une efficacit\u00e9 allant jusqu&#8217;\u00e0 100 % sur les nouvelles infections et les l\u00e9sions pr\u00e9canc\u00e9reuses de la r\u00e9gion anog\u00e9nitale associ\u00e9es aux types d&#8217;HPV contenus dans chaque vaccin. En raison de la proportion \u00e9lev\u00e9e de cancers du col de l&#8217;ut\u00e9rus induits par les HPV 16\/18, on peut s&#8217;attendre \u00e0 ce que la vaccination contre les HPV pr\u00e9vienne environ 70% de tous les cancers du col de l&#8217;ut\u00e9rus. \u00c9tant donn\u00e9 que les vaccins actuels n&#8217;incluent pas tous les types d&#8217;HPV hr, m\u00eame les femmes vaccin\u00e9es doivent continuer \u00e0 se faire d\u00e9pister. Malheureusement, le grand int\u00e9r\u00eat pour la &#8220;vaccination contre le cancer&#8221; ne se refl\u00e8te pas dans les taux de vaccination.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 l&#8217;application de plus de 180 millions de doses de vaccin dans le monde, le d\u00e9bat sur la s\u00e9curit\u00e9 de la vaccination ne s&#8217;est pas encore \u00e9teint. Cependant, de nombreuses \u00e9tudes et recommandations d&#8217;organismes nationaux et internationaux ont clairement confirm\u00e9 son innocuit\u00e9.<\/p>\n<p>En 2012, le taux de vaccination en Suisse \u00e9tait en moyenne de 55% avec de grandes diff\u00e9rences r\u00e9gionales. Malheureusement, le taux de vaccination est souvent le plus faible dans les cantons o\u00f9 le taux de cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus est le plus \u00e9lev\u00e9, c&#8217;est-\u00e0-dire dans ceux o\u00f9 la participation au d\u00e9pistage du cancer est insuffisante.<\/p>\n<p>En comparaison, 80% des femmes australiennes \u00e9taient vaccin\u00e9es en 2012 et les taux de pr\u00e9-cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus et de verrues g\u00e9nitales ont d\u00e9j\u00e0 diminu\u00e9 de mani\u00e8re significative [8].<\/p>\n<p>Chaque ann\u00e9e en Suisse, environ 240 femmes d\u00e9veloppent un cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus et 80 \u00e0 90 femmes en meurent. Des milliers de femmes doivent r\u00e9guli\u00e8rement se soumettre \u00e0 des contr\u00f4les m\u00e9dicaux en raison de r\u00e9sultats de frottis anormaux, et beaucoup d&#8217;entre elles doivent se rendre \u00e0 des consultations de dysplasie pour subir une biopsie et, en fin de compte, une conisation. Un aspect de l&#8217;infection \u00e0 HPV et des l\u00e9sions pr\u00e9canc\u00e9reuses du col de l&#8217;ut\u00e9rus qui n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 suffisamment \u00e9tudi\u00e9 et pris en compte jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent est l&#8217;impact psychologique consid\u00e9rable sur les femmes concern\u00e9es, avec une r\u00e9duction de la qualit\u00e9 de vie et une influence sur la vie relationnelle et sexuelle. Un taux de vaccination \u00e9lev\u00e9 permettrait d&#8217;en \u00e9viter une grande partie.<\/p>\n<p>Il appartient \u00e0 tous les acteurs du syst\u00e8me de sant\u00e9 de continuer \u00e0 am\u00e9liorer la pr\u00e9vention primaire et secondaire.<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Mu\u00f1oz N : Human papilloma virus and cancer : the epidemiological evidence. J Clin Virol 2000 ; 19(1-2) : 1-5.<\/li>\n<li>Gerber S, et al. : Mise \u00e0 jour du d\u00e9pistage du cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus et suivi par colposcopie. www.sggg.ch ; 2012 Lettre aux experts n\u00b0 40.<\/li>\n<li>Ronco G, et al : Efficacit\u00e9 du d\u00e9pistage bas\u00e9 sur l&#8217;HPV pour la pr\u00e9vention du cancer cervical invasif : suivi de quatre essais randomis\u00e9s contr\u00f4l\u00e9s europ\u00e9ens. The Lancet 2014 ; 383(9916) : 524-532.<\/li>\n<li>Saslow D, et al : American Cancer Society, American Society for Colposcopy and Cervical Pathology, and American Society for Clinical Pathology Screening Guidelines for the Prevention and Early Detection of Cervical Cancer. CA Cancer J Clin 2012 ; 62(3) : 147-172.<\/li>\n<li>www.unispital-basel.ch (clinique de gyn\u00e9cologie, informations pour les m\u00e9decins r\u00e9f\u00e9rents)<\/li>\n<li>Arbyn M, et al : Perinatal mortality and other severe adverse pregnancy outcomes associated with treatment of cervical intraepithelial neoplasia : meta-analysis. BMJ 2008 ; 337 : a1284.<\/li>\n<li>www.ekif.ch : Plan de vaccination suisse<\/li>\n<li>Ali H, et al. : Verrues g\u00e9nitales chez les jeunes Australiens cinq ans apr\u00e8s le programme national de vaccination contre le papillomavirus humain : donn\u00e9es de surveillance nationale. BMJ 2013 ; 346 : f2032.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2015 ; 10(4) : 22-24<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les femmes ayant une immunosuppression connue doivent faire l&#8217;objet d&#8217;un d\u00e9pistage annuel du col de l&#8217;ut\u00e9rus. 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