{"id":343425,"date":"2015-04-22T02:00:00","date_gmt":"2015-04-22T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/sans-danger-mais-fortement-handicapant-pour-la-qualite-de-vie\/"},"modified":"2015-04-22T02:00:00","modified_gmt":"2015-04-22T00:00:00","slug":"sans-danger-mais-fortement-handicapant-pour-la-qualite-de-vie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/sans-danger-mais-fortement-handicapant-pour-la-qualite-de-vie\/","title":{"rendered":"Sans danger, mais fortement handicapant pour la qualit\u00e9 de vie"},"content":{"rendered":"<p><strong>En cas de sympt\u00f4mes typiques du syndrome du c\u00f4lon irritable (SCI), le diagnostic initial complet avec recherche des signes d&#8217;alarme, \u00e9ventuellement une coloscopie et surtout l&#8217;exclusion d&#8217;une sprue, rev\u00eat une importance d\u00e9cisive. Le traitement du SCI comprend une information d\u00e9taill\u00e9e du patient sur le type et la nature de la maladie, ainsi que des recommandations g\u00e9n\u00e9rales sur l&#8217;alimentation, le r\u00e9gime et le mode de vie. Le traitement m\u00e9dicamenteux d\u00e9pend du sous-type et des sympt\u00f4mes, mais le gain th\u00e9rapeutique par rapport au placebo n&#8217;est souvent que de 15-20%. Le linaclotide est un nouveau m\u00e9dicament prometteur mais co\u00fbteux pour les cas de SII-C jusqu&#8217;ici r\u00e9fractaires, qui a \u00e9galement un effet modulateur de la douleur.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le c\u00f4lon irritable (en anglais IBS) est un trouble du transit intestinal. Syndrome de l&#8217;intestin irritable [IBS]) est la maladie gastro-intestinale chronique la plus fr\u00e9quente. Environ 5 \u00e0 11% de la population g\u00e9n\u00e9rale est touch\u00e9e, g\u00e9n\u00e9ralement entre la troisi\u00e8me et la cinqui\u00e8me d\u00e9cennie de la vie, les femmes \u00e9tant environ deux fois plus nombreuses que les hommes. Bien que seuls 20 \u00e0 50% des patients concern\u00e9s consultent un m\u00e9decin, cette pathologie est \u00e0 l&#8217;origine d&#8217;environ 40% des consultations chez les gastroent\u00e9rologues et de 2% des visites chez les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes. L&#8217;alt\u00e9ration de la qualit\u00e9 de vie due \u00e0 l&#8217;ensemble des sympt\u00f4mes peut \u00eatre aussi \u00e9vidente que dans le cas de maladies organiques graves.<\/p>\n<h2 id=\"symptomes-et-physiopathologie\">Sympt\u00f4mes et physiopathologie<\/h2>\n<p>Le syndrome du c\u00f4lon irritable se caract\u00e9rise par des douleurs ou des troubles abdominaux chroniques r\u00e9currents, mais parfois intermittents, qui s&#8217;am\u00e9liorent typiquement apr\u00e8s la d\u00e9f\u00e9cation et s&#8217;accompagnent d&#8217;une modification de la fr\u00e9quence ou de la consistance des selles, sans que ces troubles puissent \u00eatre expliqu\u00e9s par une maladie organique, infectieuse ou m\u00e9tabolique sous-jacente ou par un effet secondaire m\u00e9dicamenteux [1]. On distingue trois sous-types, selon que les sympt\u00f4mes consistent principalement en une constipation (SII-C, &#8220;constipation&#8221;), une diarrh\u00e9e (SII-D) ou surtout en des douleurs ou une consistance variable des selles (SII-A, &#8220;alternance&#8221;, ou encore SII-M, &#8220;mixte&#8221;). Les troubles abdominaux fonctionnels sans douleur sont consid\u00e9r\u00e9s comme des entit\u00e9s distinctes (diarrh\u00e9e\/constipation fonctionnelle), bien qu&#8217;il existe des recoupements significatifs [2].<\/p>\n<p>La physiopathologie sous-jacente n&#8217;est pas encore totalement comprise. Bien que des modifications de la motilit\u00e9 gastro-intestinale aient \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites chez les patients atteints du SII, aucun mod\u00e8le de motilit\u00e9 sp\u00e9cifique n&#8217;a pu \u00eatre identifi\u00e9. Le facteur d\u00e9terminant semble plut\u00f4t \u00eatre une hypersensibilit\u00e9 visc\u00e9rale, c&#8217;est-\u00e0-dire une perception accrue et douloureuse des stimuli physiologiques provenant du tractus gastro-intestinal. Les infections gastro-intestinales ant\u00e9rieures ou une modification du microbiote (moins de lactobacilles et de bifidobact\u00e9ries) et du syst\u00e8me immunitaire muqueux, ainsi que des facteurs psychosociaux, jouent \u00e9galement un r\u00f4le.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-et-diagnostics-differentiels\">Diagnostic et diagnostics diff\u00e9rentiels<\/h2>\n<p>Le diagnostic repose sur l&#8217;identification d&#8217;un ensemble de sympt\u00f4mes cliniques typiques en l&#8217;absence de signes d&#8217;alarme <strong>(tableau&nbsp;1) <\/strong>et d&#8217;un examen physique normal, ainsi que sur l&#8217;exclusion individualis\u00e9e de maladies organiques pertinentes dans le cadre du diagnostic diff\u00e9rentiel. Il n&#8217;existe pas de tests sp\u00e9cifiques permettant de les distinguer clairement d&#8217;autres maladies. Le diagnostic doit \u00eatre pos\u00e9 le plus t\u00f4t possible, avec le moins d&#8217;\u00e9quipement et de frais possible [3,4].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5557\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab1_hp4_s11.png\" style=\"height:611px; width:400px\" width=\"878\" height=\"1341\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab1_hp4_s11.png 878w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab1_hp4_s11-800x1222.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab1_hp4_s11-120x183.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab1_hp4_s11-90x137.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab1_hp4_s11-320x489.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab1_hp4_s11-560x855.png 560w\" sizes=\"(max-width: 878px) 100vw, 878px\" \/><\/p>\n<p>Le laboratoire de base typiquement normal (h\u00e9mogramme avec BSG\/CRP, chimie clinique, TSH) doit absolument \u00eatre compl\u00e9t\u00e9 par la d\u00e9termination de la s\u00e9rologie de la sprue (anticorps antigliadine et anti-endomysium ainsi qu&#8217;anticorps contre la transglutaminsase tissulaire [IgG, IgA] et d\u00e9termination des IgA totales), car la maladie c\u0153liaque peut se manifester avec pratiquement la m\u00eame symptomatologie qu&#8217;un SII [4]. Les patients atteints de SII ont une probabilit\u00e9 pr\u00e9-test de diagnostic de sprue environ cinq fois plus \u00e9lev\u00e9e que la population normale [5]. Selon une m\u00e9ta-analyse r\u00e9cente, les patients Sprue ont un risque 5,6 fois plus \u00e9lev\u00e9 de pr\u00e9senter des sympt\u00f4mes de SCI et 38% d&#8217;entre eux pr\u00e9sentent cliniquement le tableau complet du syndrome du c\u00f4lon irritable [6]. C&#8217;est pourquoi un peu moins d&#8217;un tiers des patients Sprue (28%) sont d&#8217;abord trait\u00e9s \u00e0 tort pour un syndrome du c\u00f4lon irritable, dans un nombre non n\u00e9gligeable de cas pendant plusieurs ann\u00e9es [7].<\/p>\n<p>En particulier chez les patients ayant des ant\u00e9c\u00e9dents de voyage positifs ou de diarrh\u00e9e, il convient \u00e9galement de proc\u00e9der \u00e0 des analyses de selles pour d\u00e9tecter la pr\u00e9sence de bact\u00e9ries, de parasites (lamblias !) et de leucocytes, ainsi que de calprotectine (pour distinguer une maladie inflammatoire chronique de l&#8217;intestin) [8,9]. La calprotectine est une prot\u00e9ine qui se lie au calcium et qui n&#8217;est pas d\u00e9gradable par les bact\u00e9ries intestinales. Elle provient principalement des granulocytes neutrophiles lorsqu&#8217;ils sont lib\u00e9r\u00e9s dans la lumi\u00e8re intestinale lors d&#8217;une inflammation intestinale. La calprotectine permet donc de distinguer les maladies inflammatoires des maladies fonctionnelles telles que le c\u00f4lon irritable, mais ne permet pas de diff\u00e9rencier les inflammations infectieuses et non infectieuses. Elle peut \u00e9galement \u00eatre augment\u00e9e en cas d&#8217;h\u00e9morragie ou de tumeur gastro-intestinale, de diverticulite ou de cirrhose du foie.<\/p>\n<p>En cas de signes cliniques d&#8217;intol\u00e9rance au lactose, tels que des ant\u00e9c\u00e9dents d&#8217;intol\u00e9rance aux produits laitiers ou des ballonnements prononc\u00e9s, il convient de rechercher cette intol\u00e9rance au moyen d&#8217;un test respiratoire H2 ou d&#8217;un test g\u00e9n\u00e9tique, ou de l&#8217;exclure au moyen d&#8217;un essai d&#8217;\u00e9viction de plusieurs semaines. Il est toutefois possible que les deux maladies co\u00efncident.<\/p>\n<p>Le plus souvent, une \u00e9chographie abdominale est \u00e9galement r\u00e9alis\u00e9e initialement, mais elle ne r\u00e9v\u00e8le g\u00e9n\u00e9ralement pas de pathologie grave. Des calculs biliaires sont alors d\u00e9couverts chez environ 5% des patients, ce qui peut \u00eatre \u00e0 l&#8217;origine d&#8217;une indication chirurgicale inad\u00e9quate si la symptomatologie du SII est mal interpr\u00e9t\u00e9e comme une chol\u00e9cystolithiase symptomatique <strong>(tableau 2).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5558 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_hp4_s12_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/903;height:329px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"903\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_hp4_s12_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_hp4_s12_0-800x657.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_hp4_s12_0-120x99.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_hp4_s12_0-90x74.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_hp4_s12_0-320x263.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_hp4_s12_0-560x460.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>La d\u00e9cision de r\u00e9aliser une il\u00e9ocoloscopie doit \u00eatre prise au cas par cas. Elle est indiqu\u00e9e chez tous les patients de plus de 50 ans, ne serait-ce que pour le d\u00e9pistage des polypes ou du cancer, et devrait toujours \u00eatre effectu\u00e9e chez les patients pr\u00e9sentant des signes d&#8217;alarme <strong>(tableau&nbsp;1)<\/strong>. L&#8217;il\u00e9ocoloscopie est n\u00e9cessaire pour confirmer le diagnostic dans la mesure o\u00f9 elle a une grande valeur pour la d\u00e9tection ou l&#8217;exclusion de diagnostics diff\u00e9rentiels pertinents (maladie inflammatoire chronique de l&#8217;intestin, diverticulite, colite infectieuse ou microscopique), mais elle ne doit pas n\u00e9cessairement \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e si le diagnostic de base est normal et si les patients sont jeunes et ne pr\u00e9sentent pas de signes d&#8217;alarme. L&#8217;examen peut n\u00e9anmoins \u00eatre n\u00e9cessaire pour ce groupe dans le cadre de la &#8220;r\u00e9assurance&#8221; th\u00e9rapeutique, afin de pouvoir convaincre les patients du caract\u00e8re b\u00e9nin des troubles.<\/p>\n<h2 id=\"reassurance-et-style-de-vie\">&#8220;R\u00e9assurance&#8221; et style de vie<\/h2>\n<p>Pour traiter le SCI, il convient d&#8217;\u00e9puiser les mesures g\u00e9n\u00e9rales avant de recourir \u00e0 un traitement m\u00e9dicamenteux. La &#8220;r\u00e9assurance&#8221;, c&#8217;est-\u00e0-dire la r\u00e9assurance et l&#8217;information du patient sur le caract\u00e8re b\u00e9nin des troubles et le bon pronostic avec une esp\u00e9rance de vie normale, rev\u00eat une tr\u00e8s grande importance. Une \u00e9tude a ainsi montr\u00e9 que le diagnostic du syndrome du c\u00f4lon irritable n&#8217;avait pas besoin d&#8217;\u00eatre r\u00e9vis\u00e9, m\u00eame sur une p\u00e9riode de suivi de 30 ans, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;aucun carcinome ou autre maladie chronique ou inflammatoire grave n&#8217;a \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9. Il convient donc d&#8217;\u00e9viter autant que possible les diagnostics r\u00e9p\u00e9t\u00e9s et superflus. L&#8217;attention personnelle dans le cadre de l&#8217;interaction m\u00e9decin-patient, mais aussi la fr\u00e9quentation de groupes d&#8217;entraide, l&#8217;\u00e9volution naturelle de la maladie et l&#8217;effet placebo peuvent contribuer \u00e0 soulager les sympt\u00f4mes et \u00e0 r\u00e9duire les consultations m\u00e9dicales.<\/p>\n<p>Il n&#8217;existe pas de recommandations g\u00e9n\u00e9rales concernant le mode de vie ou l&#8217;alimentation. Cependant, les facteurs d\u00e9clencheurs individuels qui peuvent aggraver les sympt\u00f4mes (stress, manque de sommeil, consommation de nicotine\/d&#8217;alcool, certains aliments, manque d&#8217;exercice, etc.) doivent \u00eatre identifi\u00e9s et \u00e9vit\u00e9s.<\/p>\n<h2 id=\"nutrition-et-probiotiques\">Nutrition et probiotiques<\/h2>\n<p>Chez les patients souffrant de constipation (SII-C), une alimentation riche en fibres est recommand\u00e9e, \u00e9ventuellement avec l&#8217;aide d&#8217;agents gonflants. Il convient toutefois d&#8217;\u00e9viter les aliments qui provoquent des flatulences importantes (choux, haricots, oignons, etc.) et en particulier les fibres contenant du son, car elles aggravent souvent les sympt\u00f4mes de la douleur abdominale [4,8,10].<\/p>\n<p>Le r\u00e9gime dit FODMAP vise \u00e9galement \u00e0 \u00e9viter les composants alimentaires qui provoquent des flatulences. FODMAP signifie &#8220;glucides fermentescibles \u00e0 cha\u00eene courte&#8221;. Oligo-, di- et monosaccharides et polyols (&#8220;fermentable oligo-, di- and monosaccharides and polyols&#8221;). Les FODMAP comprennent notamment le fructose, le lactose et les alcools de sucre comme le sorbitol et le xylitol. Ces substances osmotiquement tr\u00e8s actives sont mal absorb\u00e9es dans la lumi\u00e8re intestinale, mais ferment\u00e9es par les bact\u00e9ries avec formation de gaz (hydrog\u00e8ne, m\u00e9thane), ce qui provoque des ballonnements et une distension intestinale, et donc des douleurs. Plusieurs \u00e9tudes ont montr\u00e9 une am\u00e9lioration significative des sympt\u00f4mes du SCI sous un r\u00e9gime pauvre en FODMAP. Toutefois, un tel changement alimentaire ne doit \u00eatre effectu\u00e9 qu&#8217;avec l&#8217;aide d&#8217;un nutritionniste qualifi\u00e9, afin d&#8217;\u00e9viter une restriction trop importante, voire un r\u00e9gime malnutritif.<\/p>\n<p>L&#8217;administration de probiotiques (<sup>Aktifit\u00ae<\/sup>, <sup>Actimel\u00ae<\/sup>, <sup>LC1\u00ae<\/sup>, <sup>Activia\u00ae<\/sup>, <sup>Perenterol\u00ae<\/sup>, <sup>VSL#3\u00ae<\/sup>) peut tenter d&#8217;influencer le microbiote, souvent alt\u00e9r\u00e9 en cas de SCI, dans le sens d&#8217;un b\u00e9n\u00e9fice pour la sant\u00e9. Des pr\u00e9parations de souches individuelles ou de m\u00e9langes de lactobacilles, de bifidobact\u00e9ries ou de saccharomyces sont utilis\u00e9es, g\u00e9n\u00e9ralement dans du lait ferment\u00e9 ou des yaourts (cave FODMAP !). L&#8217;effet est sp\u00e9cifique \u00e0 la pr\u00e9paration et d\u00e9pend de la dose. Il n&#8217;est pas encore clair quelles pr\u00e9parations doivent \u00eatre utilis\u00e9es chez quels patients et pour quel sous-type de SCI. En l&#8217;absence de r\u00e9ponse, il convient de changer de pr\u00e9paration [11]. La th\u00e9rapie est con\u00e7ue comme un traitement continu et a peu d&#8217;effets secondaires.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-medicamenteux-aspects-generaux\">Traitement m\u00e9dicamenteux : aspects g\u00e9n\u00e9raux<\/h2>\n<p>Le type de traitement m\u00e9dicamenteux d\u00e9pend du sous-type de SCI pr\u00e9dominant et a principalement un caract\u00e8re probatoire. En cas de r\u00e9ponse insuffisante, la m\u00e9dication doit \u00eatre arr\u00eat\u00e9e au plus tard apr\u00e8s trois mois ou compl\u00e9t\u00e9e par des alternatives th\u00e9rapeutiques. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, il faut savoir que les preuves de l&#8217;efficacit\u00e9 des m\u00e9dicaments dans le SCI sont globalement faibles ; le taux de r\u00e9ponse au placebo dans les \u00e9tudes en double aveugle est d&#8217;environ 50% et le gain th\u00e9rapeutique du verum n&#8217;est que de l&#8217;ordre de 15-20%.<\/p>\n<h2 id=\"regulateurs-de-selles\">R\u00e9gulateurs de selles<\/h2>\n<p>Les r\u00e9gulateurs de selles, tels que les enveloppes de psyllium (<sup>Metamucil\u00ae<\/sup>) ou la gomme de sterculiae (<sup>Normacol\u00ae<\/sup>, Colosan <sup>mite\u00ae<\/sup>), sont des m\u00e9dicaments de premier choix, notamment dans le traitement du SII-C. Ils peuvent \u00eatre administr\u00e9s par voie orale ou par voie intraveineuse. Il s&#8217;av\u00e8re que les pr\u00e9parations contenant des enveloppes de psyllium sont particuli\u00e8rement utiles en cas de constipation et de douleurs [10]. De plus, il existe des preuves qu&#8217;ils ont \u00e9galement un effet positif sur le sous-type de diarrh\u00e9e en augmentant la consistance des selles. Les patients doivent toutefois \u00eatre inform\u00e9s que les m\u00e9dicaments mentionn\u00e9s peuvent \u00e9galement entra\u00eener l&#8217;apparition ou l&#8217;aggravation de ballonnements. Les laxatifs osmotiques de type macrogol (Transipeg <sup>forte\u00ae<\/sup>, <sup>Movicol\u00ae<\/sup> Sachets) sont utilis\u00e9s lorsque les substances r\u00e9gulatrices des selles ne permettent pas d&#8217;obtenir une am\u00e9lioration satisfaisante de la constipation.<\/p>\n<p>L&#8217;effet positif du lop\u00e9ramide (<sup>Imodium\u00ae<\/sup>) dans le SCI de sous-type diarrh\u00e9ique a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 dans plusieurs \u00e9tudes prospectives randomis\u00e9es, avec une am\u00e9lioration de la consistance des selles et du besoin imp\u00e9rieux d&#8217;aller \u00e0 la selle. Cependant, certains patients ont pr\u00e9sent\u00e9 une augmentation des douleurs abdominales nocturnes, peut-\u00eatre dans le cadre d&#8217;une constipation d&#8217;origine m\u00e9dicamenteuse. Il est particuli\u00e8rement recommand\u00e9 d&#8217;appliquer du sirop de lop\u00e9ramide, qui peut \u00eatre dos\u00e9 et titr\u00e9 plus pr\u00e9cis\u00e9ment jusqu&#8217;\u00e0 ce que l&#8217;effet souhait\u00e9 soit atteint.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-de-la-douleur\">Traitement de la douleur<\/h2>\n<p>Les analg\u00e9siques tels que les anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens (AINS), le m\u00e9tamizole ou le parac\u00e9tamol n&#8217;ont pas leur place dans le traitement du SCI en raison de leur manque d&#8217;efficacit\u00e9. Les opiac\u00e9s ne sont pas non plus recommand\u00e9s en raison du manque de donn\u00e9es et sont en outre connus pour avoir un effet obstructif.<\/p>\n<p>La m\u00e9b\u00e9v\u00e9rine (<sup>Duspatalin\u00ae<\/sup> retard), un antispasmodique, a montr\u00e9 un gain th\u00e9rapeutique de 22 points de pourcentage sur la douleur par rapport au placebo [10]. Cela correspond \u00e0 un NNT (&#8220;number needed to treat&#8221;) de 5, de sorte que cette pr\u00e9paration peut \u00eatre utilis\u00e9e principalement pour le traitement de la douleur (IBS-A\/IBS-M).<\/p>\n<h2 id=\"produits-phytotherapeutiques\">Produits phytoth\u00e9rapeutiques<\/h2>\n<p><sup>Iberogast\u00ae<\/sup>, un m\u00e9lange de neuf extraits de plantes diff\u00e9rentes (menthe poivr\u00e9e, camomille, m\u00e9lisse, cumin, ch\u00e9lidoine, chardon-Marie, racine de r\u00e9glisse, ang\u00e9lique et moutarde paysanne), est \u00e9galement un m\u00e9dicament phytoth\u00e9rapeutique scientifiquement bien \u00e9tudi\u00e9 pour le traitement des troubles gastro-intestinaux fonctionnels (dyspepsie fonctionnelle et SCI). Dans une m\u00e9ta-analyse de quatre \u00e9tudes, une r\u00e9duction de 19% des sympt\u00f4mes graves et tr\u00e8s graves du SCI a \u00e9t\u00e9 obtenue par rapport au placebo, ce qui correspond \u00e0 un NNT de 5, quel que soit le sous-type de SCI [12].<\/p>\n<p>L&#8217;huile de menthe poivr\u00e9e seule est disponible sous forme de capsules (<sup>Colpermin\u00ae<\/sup>) et, selon une m\u00e9ta-analyse de quatre \u00e9tudes, elle entra\u00eene une r\u00e9duction des troubles persistants de 65 \u00e0 26%, ce qui correspond \u00e0 un risque relatif de 0,43 [10].<\/p>\n<h2 id=\"antidepresseurs\">Antid\u00e9presseurs<\/h2>\n<p>Les antid\u00e9presseurs tricycliques (par exemple, amitriptyline 10&nbsp;mg, <sup>Tryptizol\u00ae<\/sup>) et les inhibiteurs de la recapture de la s\u00e9rotonine (IRS) ont un effet positif sur les sympt\u00f4mes du SCI, quel que soit le sous-type. Dans les m\u00e9ta-analyses, le risque relatif de persistance de la douleur \u00e9tait de 0,68 et 0,62, respectivement, ce qui correspond \u00e0 un gain th\u00e9rapeutique par rapport au placebo d&#8217;environ 33% et \u00e0 un NNT de 3-4, bien que tr\u00e8s peu d&#8217;\u00e9tudes aient \u00e9valu\u00e9 s\u00e9par\u00e9ment la composante douleur [13]. Les effets secondaires de l&#8217;amitriptyline incluent la r\u00e9tention urinaire et la constipation, ce qui peut \u00eatre probl\u00e9matique dans le cas du SII-C. L&#8217;amitriptyline est \u00e9galement utilis\u00e9e dans le traitement de l&#8217;hypertension art\u00e9rielle. En outre, l&#8217;amitriptyline non retard\u00e9e 10&nbsp;mg (tryptizol) n&#8217;est disponible en Suisse que via l&#8217;importation de l&#8217;UE.<\/p>\n<h2 id=\"linaclotide-constella\">Linaclotide (<sup>Constella\u00ae<\/sup>)<\/h2>\n<p>Un m\u00e9dicament de nouvelle g\u00e9n\u00e9ration pour le traitement du SII-C mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 s\u00e9v\u00e8re chez l&#8217;adulte est le linaclotide (<sup>Constella\u00ae<\/sup>).). Il augmente la concentration locale de GMPc dans la muqueuse intestinale en activant directement la guanylate cyclase C luminale (GC-C), ce qui entra\u00eene l&#8217;activation d&#8217;un canal d&#8217;ions chlorure et donc la s\u00e9cr\u00e9tion de chlorure, de bicarbonate et d&#8217;eau dans la lumi\u00e8re intestinale. Ce m\u00e9canisme d&#8217;action correspond au m\u00e9canisme pathologique de la diarrh\u00e9e s\u00e9cr\u00e9toire provoqu\u00e9e par des toxines bact\u00e9riennes (&#8220;diarrh\u00e9e du voyageur&#8221;), dans laquelle l&#8217;ent\u00e9rotoxine thermostable d&#8217;E. coli. provoque \u00e9galement une activation de la GC-C. En outre, le m\u00e9dicament a \u00e9galement un effet analg\u00e9sique direct en inhibant les fibres nerveuses visc\u00e9rales aff\u00e9rentes. Le dosage pour le SII-C est de 290&nbsp;\u03bcg\/d, \u00e0 prendre 30 minutes avant le premier repas principal.<\/p>\n<p>Dans l&#8217;\u00e9tude pivot portant sur 800 patients, il y a eu une am\u00e9lioration \u00e0 la fois des douleurs abdominales (55 vs 42%) et des sympt\u00f4mes du SCI (37 vs 19%), ce qui correspond \u00e0 un NNT de 8 [14]. Les premi\u00e8res am\u00e9liorations apparaissent d\u00e8s la premi\u00e8re semaine de traitement et se poursuivent pendant toute la p\u00e9riode de traitement. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que le linaclotide ne provoque pas d&#8217;effet de rebond lorsque le traitement est arr\u00eat\u00e9 apr\u00e8s trois mois de traitement continu. Un effet secondaire tr\u00e8s fr\u00e9quent est une diarrh\u00e9e aqueuse s\u00e9cr\u00e9toire prononc\u00e9e chez environ 16% des patients, qui entra\u00eene l&#8217;arr\u00eat du traitement chez environ 4% des patients. De plus, il n&#8217;existe pas encore de donn\u00e9es sur les effets secondaires \u00e0 long terme. Le linaclotide est donc consid\u00e9r\u00e9 comme un m\u00e9dicament de r\u00e9serve pour les cas r\u00e9fractaires ; son prix, 94 francs pour quatre semaines, est nettement sup\u00e9rieur \u00e0 celui des autres m\u00e9dicaments.<\/p>\n<h2 id=\"rifaximine-xifaxan\">Rifaximine (<sup>Xifaxan\u00ae<\/sup>)<\/h2>\n<p>Avec l&#8217;autorisation attendue de la rifaximine (<sup>Xifaxan\u00ae<\/sup>) pour le traitement de l&#8217;enc\u00e9phalopathie h\u00e9patique, on disposera probablement bient\u00f4t en Suisse d&#8217;un antibiotique synth\u00e9tique \u00e0 large spectre, oral et non r\u00e9sorbable, destin\u00e9 \u00e0 influencer le microbiote et pouvant \u00eatre utilis\u00e9 hors \u00e9tiquette pour le SII (non SII-C). Il a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 dans l&#8217;UE pour le traitement des infections ent\u00e9rales et de la diarrh\u00e9e du voyageur et aux \u00c9tats-Unis pour la d\u00e9contamination intestinale en cas d&#8217;enc\u00e9phalopathie h\u00e9patique, et a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 dans des \u00e9tudes pour modifier le microbiome dans le syndrome du c\u00f4lon irritable. Probablement en raison d&#8217;une r\u00e9duction de la fermentation bact\u00e9rienne et des m\u00e9tabolites bact\u00e9riens nocifs ou d&#8217;une modification de la r\u00e9ponse immunitaire au microbiome intestinal, une am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes du SCI et plus particuli\u00e8rement des ballonnements a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite chez environ 42% des patients (contre 32% sous placebo) [15]. Le gain th\u00e9rapeutique par rapport au placebo n&#8217;est toutefois que de 10%, ce qui est \u00e0 la limite de la pertinence clinique, et ce pour un co\u00fbt th\u00e9rapeutique attendu de 450 euros pour un traitement de 14 jours.<\/p>\n<p>Le risque de d\u00e9veloppement d&#8217;une r\u00e9sistance est consid\u00e9r\u00e9 comme faible sur la base des donn\u00e9es disponibles \u00e0 ce jour, qui ne portent que sur des p\u00e9riodes d&#8217;observation relativement courtes. Bien que certains patients autrement difficiles \u00e0 traiter ou consid\u00e9r\u00e9s comme r\u00e9fractaires en b\u00e9n\u00e9ficient certainement, le traitement antibiotique large et non s\u00e9lectif d&#8217;une maladie chronique non fatale \u00e0 forte pr\u00e9valence reste n\u00e9anmoins discutable en raison du d\u00e9veloppement potentiel de r\u00e9sistances et d&#8217;effets \u00e0 long terme incertains. Surtout qu&#8217;il existe d&#8217;autres moyens d&#8217;influencer le microbiome, par exemple par des mesures di\u00e9t\u00e9tiques comme la r\u00e9duction des FODMAP, l&#8217;administration de probiotiques ou m\u00eame un transfert de microbiome (&#8220;transplantation f\u00e9cale&#8221;). En outre, des effets ind\u00e9sirables gastro-intestinaux peuvent \u00e9galement survenir sous rifaximine.<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Longstreth GF, et al : Gastroenterology 2006 ; 130(5) : 1480-1491.<\/li>\n<li>Wong RK, et al : Am J Gastroenterol 2010 ; 105(10) : 2228-2234.<\/li>\n<li>Chang L, et al : Gastroenterology 2014 ; 147(5) : 1149-1472 e2.<\/li>\n<li>Layer P, et al : S3-Leitlinie Reizdarmsyndrom. Z Gastroenterol 2011 ; 49(2) : 237-293.<\/li>\n<li>Cash BD, et al : Am J Gastroenterol 2002 ; 97(11) : 2812-2819.<\/li>\n<li>Sainsbury A, et al : Clin Gastroenterol Hepatol 2013 ; 11(4) : 359-365 e1.<\/li>\n<li>Card TR, et al : Scand J Gastroenterol 2013 ; 48(7) : 801-807.<\/li>\n<li>Spiller R, et al : Gut 2007 ; 56(12) : 1770-1798.<\/li>\n<li>Tibble J, et al : Gut 2000 ; 47(4) : 506-513.<\/li>\n<li>Ford AC, et al. : BMJ 2008 ; 337 : a2313.<\/li>\n<li>McKenzie YA, et al : J Hum Nutr Diet 2012 ; 25(3) : 260-274.<\/li>\n<li>Madisch A, et al : Z Gastroenterol 2001 ; 39(7) : 511-517.<\/li>\n<li>Ford AC, et al : Gut 2009 ; 58(3) : 367-378.<\/li>\n<li>Rao S, et al. : Am J Gastroenterol 2012 ; 107(11) : 1714-1724 ; quiz p. 25.<\/li>\n<li>Menees SB, et al : Am J Gastroenterol 2012 ; 107(1) : 28-35 ; quiz p. 6.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2015 ; 10(4) : 10-15<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En cas de sympt\u00f4mes typiques du syndrome du c\u00f4lon irritable (SCI), le diagnostic initial complet avec recherche des signes d&#8217;alarme, \u00e9ventuellement une coloscopie et surtout l&#8217;exclusion d&#8217;une sprue, rev\u00eat une&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":50438,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Colon irritable (syndrome du c\u00f4lon irritable)","footnotes":""},"category":[11531,11414,11315,11549],"tags":[17579,47072,13693,19643,38589,22170,19568,47079],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-343425","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-gastro-enterologie-et-hepatologie","category-medecine-interne-generale","category-rx-fr","tag-ains","tag-colon-irritable-fr","tag-colon-irritable","tag-diarrhee-fr","tag-ibs-fr","tag-probiotiques","tag-regime-alimentaire","tag-sprue-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-01 13:17:26","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":343432,"slug":"non-pericoloso-ma-gravemente-limitante-per-la-qualita-della-vita","post_title":"Non pericoloso, ma gravemente limitante per la qualit\u00e0 della vita.","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/non-pericoloso-ma-gravemente-limitante-per-la-qualita-della-vita\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":343437,"slug":"nao-perigoso-mas-severamente-limitativo-para-a-qualidade-de-vida","post_title":"N\u00e3o perigoso, mas severamente limitativo para a qualidade de vida","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/nao-perigoso-mas-severamente-limitativo-para-a-qualidade-de-vida\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":343445,"slug":"no-peligrosos-pero-muy-limitantes-para-la-calidad-de-vida","post_title":"No peligrosos, pero muy limitantes para la calidad de vida","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/no-peligrosos-pero-muy-limitantes-para-la-calidad-de-vida\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343425","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=343425"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343425\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/50438"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=343425"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=343425"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=343425"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=343425"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}