{"id":343438,"date":"2015-04-28T02:00:00","date_gmt":"2015-04-28T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/urticaire-chronique-spontanee-un-defi-dans-la-pratique-quotidienne\/"},"modified":"2015-04-28T02:00:00","modified_gmt":"2015-04-28T00:00:00","slug":"urticaire-chronique-spontanee-un-defi-dans-la-pratique-quotidienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/urticaire-chronique-spontanee-un-defi-dans-la-pratique-quotidienne\/","title":{"rendered":"Urticaire chronique spontan\u00e9e &#8211; un d\u00e9fi dans la pratique quotidienne"},"content":{"rendered":"<p><strong>Des l\u00e9sions urticariennes plus de trois jours par semaine et persistant pendant plus de six semaines d\u00e9finissent l&#8217;urticaire chronique. L&#8217;angio-\u0153d\u00e8me peut \u00eatre concomitant (40%) ou \u00eatre le seul sympt\u00f4me (&lt;10%). L&#8217;urticaire chronique est divis\u00e9e en une forme spontan\u00e9e et une forme inductible. Comme des facteurs non sp\u00e9cifiques peuvent d\u00e9clencher une pouss\u00e9e, l&#8217;urticaire chronique est souvent confondue avec une allergie. L&#8217;urticaire chronique spontan\u00e9e dispara\u00eet le plus souvent spontan\u00e9ment, dans environ 50% des cas en l&#8217;espace d&#8217;un an. En cas de l\u00e9sions localis\u00e9es &gt;24 heures, il est recommand\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 une recherche biopsique d&#8217;une composante vascularo-inflammatoire. Un bilan biologique large n&#8217;est pas recommand\u00e9, mais la recherche de signes inflammatoires syst\u00e9miques est utile. Un test cutan\u00e9 s\u00e9rique autologue (ASST) et un test d&#8217;activation des basophiles (CU-BAT) permettent de d\u00e9limiter les formes d&#8217;urticaire auto-r\u00e9actives, ce qui a un caract\u00e8re pronostique primaire. Le traitement suit un sch\u00e9ma progressif et est principalement ax\u00e9 sur les sympt\u00f4mes (antihistaminiques H1, si n\u00e9cessaire \u00e0 fortes doses, omalizumab [<sup>Xolair\u00ae<\/sup>] ou utilisation off-label d&#8217;antagonistes des leucotri\u00e8nes ou de ciclosporine A dans les cas r\u00e9fractaires au traitement). Pas de traitement \u00e0 long terme par corticost\u00e9ro\u00efdes (uniquement en cas de pouss\u00e9e).<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;urticaire est une maladie de peau fr\u00e9quente qui se divise en deux formes, l&#8217;une aigu\u00eb et l&#8217;autre chronique, en fonction de sa dur\u00e9e (&lt;\/&gt; 6 semaines), cette derni\u00e8re n\u00e9cessitant une apparition au moins trois fois par semaine. Il n&#8217;est pas rare de trouver une cause sp\u00e9cifique, parfois allergique, \u00e0 l&#8217;urticaire aigu\u00eb. En revanche, les formes chroniques repr\u00e9sentent un v\u00e9ritable d\u00e9fi, en particulier l&#8217;urticaire chronique spontan\u00e9e (CSU), sur laquelle nous allons nous concentrer ici. Le CSU repr\u00e9sente deux tiers de l&#8217;urticaire chronique, le tiers restant \u00e9tant constitu\u00e9 de formes inductibles.  <strong>(Fig.&nbsp;1).<\/strong>  Avec une pr\u00e9valence ponctuelle d&#8217;environ 0,5-1%, le CSU n&#8217;est pas rare dans la pratique de la m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale, les femmes \u00e9tant deux fois plus touch\u00e9es que les hommes et pr\u00e9sentant un maximum \u00e0 l&#8217;\u00e2ge moyen.  [1\u20134]. La plupart du temps, aucun facteur d\u00e9clenchant ne peut \u00eatre identifi\u00e9 pour la CSU, l&#8217;\u00e9volution est impr\u00e9visible et la qualit\u00e9 de vie des personnes concern\u00e9es est nettement r\u00e9duite, ce qui est p\u00e9nible tant pour le m\u00e9decin traitant que pour le patient. L&#8217;\u00e9volution clinique est tr\u00e8s variable, de sorte que l&#8217;on peut observer des \u00e9volutions de la maladie allant de quelques mois \u00e0 40 ans. La dur\u00e9e moyenne de la maladie est de trois \u00e0 cinq ans [5].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5611\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb1_dp2_s10_2.png\" style=\"height:484px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"887\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb1_dp2_s10_2.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb1_dp2_s10_2-800x645.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb1_dp2_s10_2-120x97.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb1_dp2_s10_2-90x73.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb1_dp2_s10_2-320x258.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb1_dp2_s10_2-560x452.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 la croyance populaire, le CSU est une maladie classique non allergique [6,7]. Cependant, comme toutes les r\u00e9actions allergiques de type imm\u00e9diat, elle repose sur l&#8217;activation de mastocytes (et aussi de basophiles) qui, apr\u00e8s d\u00e9granulation et lib\u00e9ration de divers m\u00e9diateurs, notamment l&#8217;histamine, entra\u00eenent la formation de papules et d&#8217;angio-\u0153d\u00e8mes.<\/p>\n<p>Les urticaires polymorphes et tr\u00e8s prurigineuses, qui confluent souvent en l\u00e9sions \u00e9tendues, peuvent appara\u00eetre sur toutes les parties du corps, mais surtout sur les extr\u00e9mit\u00e9s, le tronc et les zones expos\u00e9es \u00e0 la pression <strong>(figure 2).<\/strong> Dans environ 40% des cas, des angi\u0153d\u00e8mes concomitants apparaissent, typiquement sur le visage, les mains et les parties g\u00e9nitales. Dans de rares cas, l&#8217;angio-\u0153d\u00e8me sans l\u00e9sions cutan\u00e9es urticariennes concomitantes peut \u00eatre la seule forme de manifestation du CSU (&lt;10%). Ils doivent cependant \u00eatre distingu\u00e9s comme \u00e9tant dus \u00e0 l&#8217;histamine des formes d&#8217;angio-\u0153d\u00e8me h\u00e9r\u00e9ditaire, encore beaucoup plus rares [8]. Les l\u00e9sions urticariennes qui persistent au m\u00eame endroit pendant plus de 24 heures sont suspectes d&#8217;un \u00e9v\u00e9nement inflammatoire, par exemple un syndrome de vascularite urticarienne avec implication possible d&#8217;organes internes, et doivent faire l&#8217;objet d&#8217;une biopsie et d&#8217;un examen histologique (y compris une pr\u00e9paration native pour l&#8217;analyse du compl\u00e9ment de complexe immun). Le marquage de la limite avec un stylo \u00e0 bille peut ici \u00eatre utile dans l&#8217;\u00e9valuation.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5612 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb2_dp2_s10.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/890;height:485px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"890\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb2_dp2_s10.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb2_dp2_s10-800x647.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb2_dp2_s10-120x97.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb2_dp2_s10-90x73.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb2_dp2_s10-320x259.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb2_dp2_s10-560x453.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"pathogenese\">Pathogen\u00e8se<\/h2>\n<p>La cellule effectrice centrale de toutes les formes d&#8217;urticaire est le mastocyte. L&#8217;histamine qu&#8217;elle lib\u00e8re apr\u00e8s d\u00e9granulation, associ\u00e9e \u00e0 d&#8217;autres m\u00e9diateurs, entra\u00eene une r\u00e9action cutan\u00e9e en quelques minutes, avec vasodilatation, augmentation de la perm\u00e9abilit\u00e9 vasculaire et stimulation des nerfs sensoriels. D&#8217;autres facteurs attirent d&#8217;autres cellules inflammatoires (par ex. basophiles, neutrophiles, etc.) qui participent \u00e0 la formation des papules.<\/p>\n<p>L&#8217;activation des mastocytes dans le CSU peut se faire par de nombreuses voies qui ne sont pas toutes connues en d\u00e9tail. Des m\u00e9canismes auto-immuns ou auto-r\u00e9actifs sont pr\u00e9sents chez 40 \u00e0 60% des personnes atteintes de CSU [9]. Des auto-anticorps d&#8217;isotype IgG\/IgM contre les IgE elles-m\u00eames ou contre le r\u00e9cepteur des IgE Fc de haute affinit\u00e9 (FceRI) ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9s [10]. La d\u00e9granulation des mastocytes est ici d\u00e9clench\u00e9e par la r\u00e9ticulation des r\u00e9cepteurs Fc-IgE induite par les auto-anticorps. Parall\u00e8lement, les auto-anticorps peuvent activer le syst\u00e8me du compl\u00e9ment, ce qui conduit entre autres \u00e0 la formation du facteur C5a du compl\u00e9ment, qui peut \u00e9galement stimuler les mastocytes et les basophiles ind\u00e9pendamment des IgE.<\/p>\n<p>Outre les auto-anticorps, d&#8217;autres composants s\u00e9riques de faible poids mol\u00e9culaire sont capables d&#8217;activer le syst\u00e8me mastocytaire, dont les d\u00e9tails ne sont pas encore connus. Outre les facteurs du syst\u00e8me du compl\u00e9ment, on soup\u00e7onne notamment un lien avec les composants de la coagulation. Certains patients atteints de CSU pr\u00e9sentent des taux \u00e9lev\u00e9s de thrombine, probablement dus \u00e0 l&#8217;activation de la voie intrins\u00e8que de la coagulation (via le facteur XII) [11].<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>Une anamn\u00e8se d\u00e9taill\u00e9e et un examen clinique sont les principaux outils pour diagnostiquer un CSU [12]. Le test des d\u00e9clencheurs physiques (dermographisme, temp\u00e9rature, pression, vibration) joue notamment un r\u00f4le important dans ce domaine, et des proc\u00e9dures de test standardis\u00e9es parfois tr\u00e8s sophistiqu\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 mises au point \u00e0 des fins d&#8217;\u00e9tude [13]. En pratique, cependant, un stylo, des gla\u00e7ons et une ceinture lest\u00e9e d&#8217;un poids suffisent <strong>(Fig.&nbsp;3). <\/strong>Il faut \u00e9galement poser des questions sur les m\u00e9dicaments pris (par ex. analg\u00e9siques, inhibiteurs de l&#8217;ECA), les voyages lointains et une anamn\u00e8se cibl\u00e9e du syst\u00e8me. Il est important ici de d\u00e9tecter la fi\u00e8vre intermittente, les douleurs musculaires\/articulaires, le malaise et la perte de poids comme signes cliniques d&#8217;une maladie inflammatoire syst\u00e9mique sous-jacente, telle qu&#8217;une vascularite ou une collag\u00e9nose. Cependant, dans 80 \u00e0 90% des cas, aucune cause ne peut \u00eatre trouv\u00e9e, que ce soit sur la base de l&#8217;anamn\u00e8se ou de l&#8217;examen clinique, raison pour laquelle le CSU \u00e9tait autrefois appel\u00e9 urticaire chronique idiopathique [7].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5613 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb3_dp2_s12_0.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/852;height:464px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"852\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb3_dp2_s12_0.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb3_dp2_s12_0-800x620.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb3_dp2_s12_0-120x93.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb3_dp2_s12_0-90x70.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb3_dp2_s12_0-320x248.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb3_dp2_s12_0-560x434.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>Bien qu&#8217;il ne s&#8217;agisse pas d&#8217;une allergie, comme mentionn\u00e9 ci-dessus, certains facteurs ont une influence sur l&#8217;\u00e9volution de la maladie. De nombreux aliments (en particulier ceux contenant des colorants et des conservateurs) peuvent aggraver une CSU. Ceux-ci contiennent des amines biog\u00e8nes qui peuvent avoir un effet de type histaminique. Comme pour les aliments, les anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens (AINS) et certains autres m\u00e9dicaments, tels que l&#8217;opiode ou les produits de contraste radiographiques, peuvent provoquer une pouss\u00e9e d&#8217;urticaire chez les personnes d\u00e9j\u00e0 malades par le biais d&#8217;une stimulation directe du mastocyte, ind\u00e9pendante des IgE. Cette situation est souvent confondue avec une allergie m\u00e9dicamenteuse en raison de la co\u00efncidence des dates. De m\u00eame, les stimuli physiques tels que la pression, l&#8217;exposition au soleil ou la temp\u00e9rature influencent \u00e9galement l&#8217;expression des quintes et de l&#8217;angio-\u0153d\u00e8me dans le cas du CSU. Les cofacteurs ci-dessus varient d&#8217;un cas \u00e0 l&#8217;autre et doivent \u00eatre discut\u00e9s avec le patient.<\/p>\n<p>Plusieurs \u00e9tudes ont d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9 que dans la grande majorit\u00e9 des cas, les examens de laboratoire approfondis n&#8217;apportent pas d&#8217;informations suppl\u00e9mentaires et ne sont donc pas recommand\u00e9s [12]. Il est toutefois important de noter que certaines maladies auto-immunes sont plus fr\u00e9quentes chez les patients souffrant d&#8217;urticaire chronique. Outre les thyr\u00e9opathies, il s&#8217;agit principalement de la polyarthrite rhumato\u00efde, du syndrome de Sj\u00f6gren, du lupus \u00e9ryth\u00e9mateux diss\u00e9min\u00e9, de la maladie c\u0153liaque, du diab\u00e8te sucr\u00e9 de type 1 et probablement de quelques autres [3]. Certains param\u00e8tres de laboratoire sont donc tout \u00e0 fait utiles pour pouvoir distinguer les maladies syst\u00e9miques. Cela comprend la d\u00e9termination de l&#8217;h\u00e9mogramme, de la BSR\/CRP, de la fonction thyro\u00efdienne ainsi que l&#8217;\u00e9lectrophor\u00e8se des prot\u00e9ines s\u00e9riques. En compl\u00e9ment, le contr\u00f4le de la tryptase s\u00e9rique de base permet de d\u00e9tecter la pr\u00e9sence d&#8217;une maladie mastocytaire (mastocytose), qui peut rarement \u00eatre \u00e0 l&#8217;origine d&#8217;un CSU. En compl\u00e9ment, les centres sp\u00e9cialis\u00e9s pratiquent le test s\u00e9rique cutan\u00e9 autologue (ASST, <strong>fig.&nbsp;4)<\/strong>, qui fournit des indications indirectes sur les composants s\u00e9riques autor\u00e9actifs [10].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5614 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb4_dp2_s12.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 934px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 934\/1130;height:484px; width:400px\" width=\"934\" height=\"1130\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb4_dp2_s12.jpg 934w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb4_dp2_s12-800x968.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb4_dp2_s12-120x145.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb4_dp2_s12-90x109.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb4_dp2_s12-320x387.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb4_dp2_s12-560x678.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 934px) 100vw, 934px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>Cependant, comme cela n\u00e9cessite un arr\u00eat de plusieurs jours du traitement de base par antihistaminiques et qu&#8217;il existe un risque r\u00e9siduel d&#8217;infection iatrog\u00e8ne en cas de confusion du s\u00e9rum inject\u00e9, une alternative in vitro s\u00fbre et fiable s&#8217;est \u00e9tablie depuis quelques ann\u00e9es avec le test d&#8217;activation des basophiles (CU-BAT). Pour ce faire, des basophiles bien caract\u00e9ris\u00e9s provenant de donneurs sains sont incub\u00e9s avec du s\u00e9rum de patients atteints de CSU [14]. En mesurant des marqueurs d&#8217;activation d\u00e9finis \u00e0 la surface des basophiles (CD63, CD203c) par cytom\u00e9trie de flux, il est possible de d\u00e9terminer si le s\u00e9rum de la personne malade contient des facteurs susceptibles d&#8217;activer les basophiles (et par cons\u00e9quent les mastocytes ayant un r\u00e9pertoire de r\u00e9cepteurs comparable \u00e0 la surface) <strong>(Fig.&nbsp;5).<\/strong> Les deux examens (ASST, CU-BAT) ont un caract\u00e8re essentiellement pronostique. Les formes d&#8217;urticaire auto-r\u00e9active ont g\u00e9n\u00e9ralement une \u00e9volution plus longue et sont plus difficiles \u00e0 traiter, ce qui est \u00e9galement le cas pour les patients CSU avec des angio-\u0153d\u00e8mes concomitants prononc\u00e9s [12]. Un test positif peut donc influencer le traitement, car en cas d&#8217;\u00e9volution r\u00e9fractaire attendue, il est possible de recourir plus rapidement \u00e0 un m\u00e9dicament immunomodulateur comme la ciclosporine A ou l&#8217;anticorps anti-IgE omalizumab (<sup>Xolair\u00ae<\/sup>). Enfin, la d\u00e9couverte d&#8217;une gen\u00e8se autor\u00e9active a \u00e9galement une signification psychologique pour les personnes concern\u00e9es, ce qui peut augmenter l&#8217;acceptation du diagnostic et l&#8217;adh\u00e9sion au traitement.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5615 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb5_dp2_s13_0.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1270;height:693px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1270\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb5_dp2_s13_0.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb5_dp2_s13_0-800x924.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb5_dp2_s13_0-120x139.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb5_dp2_s13_0-90x104.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb5_dp2_s13_0-320x369.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb5_dp2_s13_0-560x647.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"therapie\">Th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Le traitement doit certainement commencer par une bonne information sur la maladie, id\u00e9alement avec la remise de mat\u00e9riel \u00e9crit (par exemple, la brochure d&#8217;information &#8220;Urticaire&#8221; du Centre d&#8217;Allergie Suisse, www.aha.ch). Comme les patients atteints d&#8217;urticaire chronique sont souvent inquiets, ils doivent \u00eatre inform\u00e9s que malgr\u00e9 l&#8217;\u00e9volution chronique de la maladie, celle-ci persiste rarement et dispara\u00eet dans environ 50% des cas en l&#8217;espace d&#8217;un an [7]. Une persistance prolong\u00e9e et une r\u00e9apparition de l&#8217;urticaire apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es malgr\u00e9 le traitement sont toutefois possibles. Il est \u00e9galement important de noter que, malgr\u00e9 des sympt\u00f4mes souvent importants qui r\u00e9duisent sensiblement la qualit\u00e9 de vie, il ne s&#8217;agit qu&#8217;exceptionnellement d&#8217;une maladie dangereuse.<\/p>\n<p>Si des cofacteurs jouent un r\u00f4le, l&#8217;\u00e9vitement de ces d\u00e9clencheurs dans la mesure du possible est une bonne mesure. Les patients qui ont remarqu\u00e9 un lien avec certains aliments et qui sont favorables \u00e0 un r\u00e9gime peuvent tout \u00e0 fait en b\u00e9n\u00e9ficier [15], l&#8217;urticaire ne diminuant g\u00e9n\u00e9ralement que dans son intensit\u00e9, mais ne disparaissant pratiquement pas. De m\u00eame, les analg\u00e9siques mentionn\u00e9s ci-dessus (AINS, opio\u00efdes \u00e0 des doses plus \u00e9lev\u00e9es) doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s. En revanche, le parac\u00e9tamol ou les inhibiteurs s\u00e9lectifs de la COX-2 (\u00e9toricoxib, c\u00e9l\u00e9coxib) sont g\u00e9n\u00e9ralement bien tol\u00e9r\u00e9s. Le port de v\u00eatements amples, l&#8217;utilisation syst\u00e9matique de cr\u00e8me solaire et l&#8217;\u00e9vitement de l&#8217;accumulation de chaleur ou d&#8217;une forte exposition au froid peuvent \u00eatre assez efficaces selon les patients.<\/p>\n<p>Ind\u00e9pendamment de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, le traitement du CSU est avant tout symptomatique et se fait par \u00e9tapes <strong>(fig.&nbsp;6). <\/strong>Les antihistaminiques H1 non s\u00e9datifs tels que la (l\u00e9vo-)c\u00e9tirizine, la (des-)loratadine, la fexof\u00e9nadine ou la bilastine sont consid\u00e9r\u00e9s comme des m\u00e9dicaments de base. Les antihistaminiques s\u00e9datifs de premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration (par ex. hydroxyzine, dox\u00e9pine) ou les antihistaminiques H2 (par ex. ranitidine, cim\u00e9tidine) ne devraient plus \u00eatre utilis\u00e9s en th\u00e9rapie combin\u00e9e ou seulement dans des cas tr\u00e8s s\u00e9lectionn\u00e9s en raison de leurs effets secondaires et de leur pharmacocin\u00e9tique peu claire. Si les d\u00e9mangeaisons et les papules persistent avec la posologie standard, la dose quotidienne recommand\u00e9e peut \u00eatre augment\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 quatre fois. La fexof\u00e9nadine et la bilastine, pour lesquelles des \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es dans le domaine des fortes doses et pour lesquelles aucun &#8220;poor metabolizer&#8221; n&#8217;est connu (comme c&#8217;est le cas pour la desloratadine), sont particuli\u00e8rement adapt\u00e9es \u00e0 cet effet. Si aucune am\u00e9lioration n&#8217;est constat\u00e9e malgr\u00e9 l&#8217;augmentation de la dose, il est possible de passer \u00e0 un antihistaminique alternatif \u00e0 titre d&#8217;essai, m\u00eame si cela n&#8217;est plus recommand\u00e9 dans les directives. D&#8217;apr\u00e8s notre exp\u00e9rience, la r\u00e9ponse individuelle aux diff\u00e9rents antihistaminiques est parfois variable.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5616 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb6_dp2_s13.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/879;height:479px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"879\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb6_dp2_s13.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb6_dp2_s13-800x639.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb6_dp2_s13-120x96.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb6_dp2_s13-90x72.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb6_dp2_s13-320x256.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb6_dp2_s13-560x447.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>En cas de r\u00e9ponse insuffisante malgr\u00e9 un traitement de base par antihistaminiques, l&#8217;utilisation soit d&#8217;un antagoniste des leucotri\u00e8nes [16] comme le montelukast, soit de la ciclosporine A \u00e0 faible dose (1-2&nbsp;mg\/kg PC) est une option [17]. Cependant, ni l&#8217;un ni l&#8217;autre ne sont autoris\u00e9s dans cette indication. Il est important de noter qu&#8217;un contr\u00f4le r\u00e9gulier de la pression art\u00e9rielle et des param\u00e8tres r\u00e9naux est obligatoire lors d&#8217;un traitement par la ciclosporine A. Les r\u00e9sultats de ces contr\u00f4les sont pr\u00e9sent\u00e9s dans le tableau ci-dessous. Le traitement doit \u00eatre r\u00e9\u00e9valu\u00e9 au plus tard au bout de quatre mois, apr\u00e8s quoi il est \u00e9ventuellement possible de le diminuer progressivement.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s de nombreuses ann\u00e9es d&#8217;utilisation r\u00e9ussie de l&#8217;anticorps anti-IgE omalizumab (<sup>Xolair\u00ae<\/sup>) dans l&#8217;asthme allergique s\u00e9v\u00e8re, des \u00e9tudes \u00e0 grande \u00e9chelle men\u00e9es ces derni\u00e8res ann\u00e9es en Europe et aux \u00c9tats-Unis ont montr\u00e9 son efficacit\u00e9 et sa bonne tol\u00e9rance \u00e9galement dans le CSU [18\u201320]. Cela a finalement conduit \u00e0 l&#8217;autorisation de <sup>Xolair\u00ae<\/sup> dans toute l&#8217;Europe dans cette indication \u00e9galement au cours de l&#8217;ann\u00e9e 2014. Contrairement \u00e0 l&#8217;asthme, il s&#8217;agit d&#8217;un r\u00e9gime \u00e0 dose fixe de 300 mg quatre fois par semaine, ind\u00e9pendamment du poids et du titre total d&#8217;IgE. En raison du co\u00fbt annuel du m\u00e9dicament (plus de 12 000 CHF) et de son administration uniquement par voie parent\u00e9rale, l&#8217;indication th\u00e9rapeutique doit \u00eatre bien \u00e9valu\u00e9e.<\/p>\n<p>Si les quintes et les d\u00e9mangeaisons persistent avec les mesures de traitement ci-dessus, une corticoth\u00e9rapie (prednisolone 0,5&nbsp;mg\/kg pc\/j pendant 5 \u00e0 7 jours) peut \u00eatre tent\u00e9e. Un traitement prolong\u00e9 par st\u00e9ro\u00efdes n&#8217;est pas recommand\u00e9 en raison des effets \u00e0 long terme connus. Dans les cas o\u00f9 la composante inflammatoire neutrophilique est confirm\u00e9e par biopsie, la dapsone a \u00e9galement fait ses preuves. Toutefois, il n&#8217;est actuellement pas enregistr\u00e9 en Suisse et doit \u00eatre achet\u00e9 via l&#8217;Allemagne.<\/p>\n<p>D\u00e8s que l&#8217;urticaire ne se manifeste plus sous traitement symptomatique pendant quelques mois, on peut proc\u00e9der \u00e0 une r\u00e9duction lente \u00e0 la plus petite dose possible encore efficace, \u00e0 intervalles de deux \u00e0 quatre semaines.<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Maurer M, et al : Allergy 2011 ; 66 : 317-330.<\/li>\n<li>Gaig P, et al : J Investig Allergol Clin Immunol 2004 ; 14(3) : 214-220.<\/li>\n<li>Confino-Cohen R, et al : J Allergy Clin Immunol 2012 ; 129(5) : 1307-1313.<\/li>\n<li>Ferrer M : J Investig Allergol Clin Immunol 2009 ; 19(Suppl 2) : 21-26.<\/li>\n<li>Beltrani VS : Clin Rev Allergy Immunol 2002 ; 23(2) : 147-169.<\/li>\n<li>Sheikh J : Curr Opin Allergy Clin Immunol 2005 ; 5 : 403-407.<\/li>\n<li>Kulthanan K, et al : J Dermatol 2007 ; 34 : 294-301.<\/li>\n<li>Amar SM, Dreskin SC : Prim Care 2008 ; 35 : 141-157.<\/li>\n<li>Guttman-Yassky E, et al : J Eur Acad Dermatol Venereol 2007 ; 21 : 35-39.<\/li>\n<li>Konstantinou GN, et al : Allergy 2013 ; 68(1) : 27-36.<\/li>\n<li>Asero R, et al : J Allergy Clin Immunol 2006 ; 117 : 1113-1117.<\/li>\n<li>Zuberbier T, et al : Allergy 2014 ; 69(7) : 868-887.<\/li>\n<li>Magerl M, et al. : J Eur Acad Dermatol Venereol 2014. doi : 10.1111\/jdv.12739.<\/li>\n<li>Gentinetta T, et al : J Allergy Clin Immunol 2011 Dec ; 128(6) : 1227-1234.<\/li>\n<li>Magerl M, et al : Allergy 2010 ; 65(1) : 78-83.<\/li>\n<li>Wan KS : J Dermatolog Treat 2009 ; 20 : 194-197.<\/li>\n<li>Vena GA, et al : J Am Acad Dermatol 2006 ; 55 : 705-709.<\/li>\n<li>Maurer M, et al : N Engl J Med 2013 ; 368(10) : 924-935.<\/li>\n<li>Kaplan A, et al : J Allergy Clin Immunol 2013 ; 132(1) : 101-109.<\/li>\n<li>Saini SS, et al : J Invest Dermatol 2015 ; 135(1) : 67-75.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2015 ; 25(2) : 9-14<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des l\u00e9sions urticariennes plus de trois jours par semaine et persistant pendant plus de six semaines d\u00e9finissent l&#8217;urticaire chronique. L&#8217;angio-\u0153d\u00e8me peut \u00eatre concomitant (40%) ou \u00eatre le seul sympt\u00f4me (&lt;10%).&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":50648,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Urticaire","footnotes":""},"category":[11362,11531,11549],"tags":[14836,47123,33859,47129,45895,47126,13979,18078],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-343438","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-dermatologie-et-venerologie","category-formation-continue","category-rx-fr","tag-antihistaminiques","tag-asst-fr","tag-bat-fr","tag-cu-bat-fr","tag-froid","tag-test-cutane-serique","tag-urticaire","tag-xolair-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-16 07:50:13","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":343401,"slug":"orticaria-cronica-spontanea-una-sfida-nella-pratica-quotidiana","post_title":"Orticaria cronica spontanea - una sfida nella pratica quotidiana","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/orticaria-cronica-spontanea-una-sfida-nella-pratica-quotidiana\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":343413,"slug":"urticaria-espontanea-cronica-um-desafio-na-pratica-diaria","post_title":"Urtic\u00e1ria espont\u00e2nea cr\u00f3nica - um desafio na pr\u00e1tica di\u00e1ria","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/urticaria-espontanea-cronica-um-desafio-na-pratica-diaria\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":343422,"slug":"urticaria-cronica-espontanea-un-reto-en-la-practica-diaria","post_title":"Urticaria cr\u00f3nica espont\u00e1nea: un reto en la pr\u00e1ctica diaria","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/urticaria-cronica-espontanea-un-reto-en-la-practica-diaria\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343438","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=343438"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343438\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/50648"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=343438"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=343438"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=343438"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=343438"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}