{"id":343472,"date":"2015-04-20T02:00:00","date_gmt":"2015-04-20T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/situation-actuelle-et-perspectives-davenir\/"},"modified":"2015-04-20T02:00:00","modified_gmt":"2015-04-20T00:00:00","slug":"situation-actuelle-et-perspectives-davenir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/situation-actuelle-et-perspectives-davenir\/","title":{"rendered":"Situation actuelle et perspectives d&#8217;avenir"},"content":{"rendered":"<p><strong>La proportion de femmes \u00e2g\u00e9es de 18 \u00e0 24 ans vaccin\u00e9es contre l&#8217;HPV stagne autour de 50%. La couverture vaccinale doit \u00eatre nettement am\u00e9lior\u00e9e si l&#8217;on veut r\u00e9duire durablement la circulation du papillomavirus. Une possibilit\u00e9 est par exemple la vaccination pr\u00e9vue des gar\u00e7ons adolescents et des jeunes hommes. La fen\u00eatre jeunesse du sch\u00e9ma de vaccination anti-HPV \u00e0 deux doses se termine \u00e0 partir du 15e anniversaire. Apr\u00e8s cette fen\u00eatre de jeunesse, trois doses sont n\u00e9cessaires au lieu de deux. Pourtant, pr\u00e8s des deux tiers des infections \u00e0 HPV sont<\/strong><strong>Vaccination effectu\u00e9e apr\u00e8s l&#8217;\u00e2ge de 15 ans, ce qui r\u00e9duit l&#8217;efficacit\u00e9 (un tiers avait d\u00e9j\u00e0 eu des rapports sexuels au moment de la vaccination). En outre, le risque de co\u00efncidence temporelle avec des maladies auto-immunes rares augmente avec l&#8217;\u00e2ge.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9volution des vaccins contre l&#8217;HPV et des m\u00e9thodes de d\u00e9tection de l&#8217;HPV a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par les travaux de recherche sur l&#8217;HPV men\u00e9s par Harald zur Hausen, pour lesquels ce dernier a re\u00e7u le prix Nobel de m\u00e9decine en 2008. Deux vaccins contre l&#8217;HPV sont autoris\u00e9s en Suisse. Ils offrent une protection \u00e9lev\u00e9e contre deux (bi-valent, bHPV, 2vHPV) ou quatre types d&#8217;HPV (quadri-valent, qHPV, 4vHPV). L&#8217;ann\u00e9e prochaine (2016), il est pr\u00e9vu de mettre sur le march\u00e9 un vaccin HPV immunisant contre neuf types de HPV (novem-valent, 9vHPV). Le 4vHPV et le 9vHPV prot\u00e8gent tous deux \u00e0 &gt;90% contre les condylomes acumin\u00e9s. Le 9vHPV couvre des types d&#8217;HPV oncog\u00e8nes suppl\u00e9mentaires (appel\u00e9s types &#8220;\u00e0 haut risque&#8221;), bien que leur fr\u00e9quence varie au niveau international [1] : Ainsi, les types oncog\u00e8nes 51 (en quatri\u00e8me position) et 59, relativement fr\u00e9quents en Suisse, ne sont pas inclus dans le 9vHPV. De plus, les effets secondaires au site d&#8217;injection (br\u00fblure\/douleur, \u00e9ryth\u00e8me, gonflement) seraient encore plus fr\u00e9quents, avec 91% (9vHPV) contre 85% (4vHPV) [2] &#8211; les assistants m\u00e9dicaux qui vaccinent devront intensifier leur travail d&#8217;information en cons\u00e9quence.<\/p>\n<p>Le vaccin HPV novem-va^lent ne pourra d\u00e9montrer sa contribution th\u00e9orique de 20% maximum \u00e0 la r\u00e9duction du cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus que s&#8217;il remplace compl\u00e8tement les vaccins HPV bi- et quadrivalents et si la couverture vaccinale augmente de mani\u00e8re significative.<\/p>\n<h2 id=\"schemas-de-vaccination\">Sch\u00e9mas de vaccination<\/h2>\n<p>Pour les vaccins contre le HPV, il existe en Suisse un sch\u00e9ma de vaccination \u00e0 deux doses, avec le d\u00e9but de cette fen\u00eatre d&#8217;adolescence dite \u00e0 deux doses \u00e0 partir de l&#8217;\u00e2ge de 11 ans jusqu&#8217;au 15e anniversaire (date ultime de la premi\u00e8re dose ; recommand\u00e9 depuis f\u00e9vrier 2012). De la m\u00eame mani\u00e8re, les sch\u00e9mas \u00e0 deux doses existent depuis oct. 2000 dans la fen\u00eatre jeunesse pour la vaccination contre l&#8217;h\u00e9patite B entre le 11e et le 16e anniversaire, et depuis ao\u00fbt 2001 pour la vaccination combin\u00e9e contre l&#8217;h\u00e9patite A+B entre le 1er et le 16e anniversaire. Il est \u00e9vident et immunologiquement possible de se faire vacciner contre l&#8217;HPV et l&#8217;h\u00e9patite (A et) B en m\u00eame temps, en deux sessions \u00e0 six mois d&#8217;intervalle, dans la fen\u00eatre d&#8217;adolescence 11-15. Il est recommand\u00e9 de vacciner les enfants jusqu&#8217;\u00e0 leur 18e anniversaire, \u00e0 raison d&#8217;une injection dans le muscle delto\u00efde gauche et d&#8217;une injection dans le muscle delto\u00efde droit <strong>(tableau 1).<\/strong><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5314\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab1_hp2_s18.jpg\" style=\"height:362px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"664\"><\/p>\n<p>\nDepuis septembre 2008, les programmes cantonaux offraient la possibilit\u00e9 de vacciner &#8220;gratuitement&#8221; les jeunes femmes n\u00e9es entre 1984 et 2003 <strong>(figure 1).<\/strong> Une \u00e9valuation de la vaccination contre le HPV command\u00e9e par l&#8217;Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique [3] a montr\u00e9 des taux de couverture vaccinale des 18-24 ans d&#8217;un peu plus de 50%. Cela est jug\u00e9 insuffisant pour r\u00e9duire la circulation virale des HPV oncog\u00e8nes de types 16 et 18 et pour prot\u00e9ger \u00e9galement les personnes non immunis\u00e9es (ce que l&#8217;on appelle l&#8217;effet de troupeau). Le statut infectieux du partenaire actuel \u00e9tant le principal facteur de risque de transmission de l&#8217;HPV, la vaccination compl\u00e9mentaire contre l&#8217;HPV des adolescents et des jeunes hommes pr\u00e9vue cette ann\u00e9e, \u00e9galement dans le cadre de programmes cantonaux, ne constitue pas seulement une &#8220;\u00e9quit\u00e9 d&#8217;acc\u00e8s&#8221; corrig\u00e9e [4], mais aussi une protection possible contre la transmission du virus. Une \u00e9tude canadienne [5] a d\u00e9montr\u00e9 que la pr\u00e9valence de l&#8217;HPV \u00e9tait plus \u00e9lev\u00e9e chez les personnes dont les partenaires \u00e9taient infect\u00e9s (85%) que chez les patients dont les partenaires \u00e9taient s\u00e9ron\u00e9gatifs (19%). Les pr\u00e9servatifs exer\u00e7aient un effet protecteur plus important chez les hommes que chez les femmes. Dans une \u00e9tude \u00e9pid\u00e9miologique d&#8217;observation am\u00e9ricaine, la pr\u00e9valence de l&#8217;HPV \u00e9tait de 38 % malgr\u00e9 l&#8217;utilisation syst\u00e9matique du pr\u00e9servatif (test HPV effectu\u00e9 huit mois apr\u00e8s la cohabitation) [6]. Bien entendu, le m\u00eame sch\u00e9ma \u00e0 deux doses existe pour les gar\u00e7ons dans la fen\u00eatre de l&#8217;adolescence, qui constitue le moment optimal pour la vaccination. En th\u00e9orie, les recommandations suisses en mati\u00e8re de vaccination 2015 distinguent simplement que les vaccins contre le HPV chez les gar\u00e7ons adolescents ne sont pas appel\u00e9s vaccins de base ou de rattrapage comme chez les filles, mais &#8220;vaccins compl\u00e9mentaires&#8221;. Pour les vaccins compl\u00e9mentaires, il n&#8217;y a pas d&#8217;obligation d&#8217;atteindre une couverture vaccinale minimale par le biais de campagnes appropri\u00e9es.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5315 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb1_hp2_s19_0.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/664;height:362px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"664\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb1_hp2_s19_0.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb1_hp2_s19_0-800x483.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb1_hp2_s19_0-120x72.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb1_hp2_s19_0-90x54.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb1_hp2_s19_0-320x193.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb1_hp2_s19_0-560x338.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"influence-de-la-vaccination-et-de-la-recherche-sur-les-hpv-sur-le-depistage-du-cancer-du-col-de-luterus\">Influence de la vaccination et de la recherche sur les HPV sur le d\u00e9pistage du cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus<\/h2>\n<p>Les vaccins bi- et quadrivalents peuvent th\u00e9oriquement pr\u00e9venir jusqu&#8217;\u00e0 70% des cancers du col de l&#8217;ut\u00e9rus si la vaccination a lieu avant la cohabitation ; le vaccin HPV novem-valent peut m\u00eame en pr\u00e9venir jusqu&#8217;\u00e0 90% [2]. Comme cette pr\u00e9vention primaire du cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus n&#8217;offre pas une protection totale, les mesures de pr\u00e9vention secondaire (frottis cervicaux) doivent \u00eatre poursuivies. Parmi les femmes de moins de 25 ans vaccin\u00e9es, un quart (25,2 %) d\u00e9clarent que le frottis de d\u00e9pistage leur a toujours \u00e9t\u00e9 recommand\u00e9, mais qu&#8217;il est moins souvent n\u00e9cessaire [3]. Bien que ce changement de comportement en mati\u00e8re de d\u00e9pistage ne fasse pas l&#8217;unanimit\u00e9, il convient de garder \u00e0 l&#8217;esprit que la sensibilit\u00e9 du frottis individuel de Papanicolaou (test de Papanicolaou), qui est de 50 \u00e0 70%, pourrait diminuer pour les cohortes de jeunes femmes ayant une couverture vaccinale \u00e9lev\u00e9e. Les dysplasies cervicales s\u00e9v\u00e8res (appel\u00e9es HSIL, High-grade Squamous Intraepithelial Lesion) sont diagnostiqu\u00e9es par les cytotechniciens dans environ 0,2% de tous les frottis cervicaux ; une diminution du pourcentage de pathologie positive pourrait avoir pour cons\u00e9quence la d\u00e9tection de moins de cytologies positives. Une couverture vaccinale maximale peut th\u00e9oriquement r\u00e9duire les changements HSIL de 50% (2vHPV et 4vHPV) \u00e0 80% (9vHPV) [2], ce qui signifie qu&#8217;un seul frottis HSIL positif peut encore \u00eatre d\u00e9tect\u00e9 sur 1000 envois.<\/p>\n<p>En outre, le d\u00e9pistage du col de l&#8217;ut\u00e9rus en Suisse doit s&#8217;aligner sur les recommandations internationales. Le <em>co-testing du col de l&#8217;ut\u00e9rus tous les 5 ans <\/em>est recommand\u00e9 de pr\u00e9f\u00e9rence (soci\u00e9t\u00e9s am\u00e9ricaines de canc\u00e9rologie\/colposcopie\/pathologie : ACS, ASCCP, ASCP) \u00e0 partir de l&#8217;\u00e2ge de 30-65 ans <em>. <\/em>Le co-testing signifie qu&#8217;\u00e0 partir du m\u00eame frottis cervical (LBC &#8220;liquid based&#8221;), on obtient le r\u00e9sultat cytologique (frottis microscopique) et le r\u00e9sultat de biologie mol\u00e9culaire (test HPV enti\u00e8rement automatis\u00e9). Pour \u00e9viter que le co-testing ne d\u00e9stabilise une femme sur dix (test ADN HPV positif d\u00fb par exemple \u00e0 des infections HPV transitoires, sp\u00e9cificit\u00e9 du test 90%), il faut probablement privil\u00e9gier les <em>tests ARNm HPV<\/em> avec une sp\u00e9cificit\u00e9 proche de 95% [7]. Le d\u00e9pistage de l&#8217;HPV et la vaccination contre l&#8217;HPV sont les principaux th\u00e8mes des congr\u00e8s internationaux EUROGIN qui ont lieu tous les deux ans. L&#8217;auteur, un praticien, a r\u00e9ussi \u00e0 convaincre son laboratoire \u00e9tranger, gr\u00e2ce \u00e0 des informations de congr\u00e8s et \u00e0 sa propre publication [8], d&#8217;int\u00e9grer pour la premi\u00e8re fois en Suisse ce test appel\u00e9 <sup>Aptima\u00ae-HPV-mRNA<\/sup> dans son programme d&#8217;analyse <strong>(fig. 2).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5316 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb2_hp2_s19_0.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1299;height:709px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1299\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb2_hp2_s19_0.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb2_hp2_s19_0-800x945.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb2_hp2_s19_0-120x142.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb2_hp2_s19_0-90x106.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb2_hp2_s19_0-320x378.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb2_hp2_s19_0-560x661.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>La d\u00e9tection du g\u00e9nome du groupe ARNm du papillomavirus est factur\u00e9e sous la position 3133.00 (54 CHF). Aux \u00c9tats-Unis, le test d&#8217;ARNm d&#8217;Aptima\u00ae HPV a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 par la FDA en octobre 2011 (FDA approved). Ce test d\u00e9tecte sp\u00e9cifiquement les prot\u00e9ines oncog\u00e8nes E6\/E7 de 14 types de HPV \u00e0 haut risque (16, 18, 31, 33, 35, 45, 51, 56, 58, 59, 66, 68) qui sont surexprim\u00e9es en raison de la persistance de l&#8217;infection, sur la base de la traduction ribosomale de l&#8217;ARNm du HPV. Cette d\u00e9r\u00e9gulation cellulaire est la cons\u00e9quence de l&#8217;int\u00e9gration du g\u00e9nome viral dans les noyaux des cellules de l&#8217;\u00e9pith\u00e9lium cervical basal. Les d\u00e9placements possibles par la vaccination au sein des diff\u00e9rentes (&#8220;high risk&#8221;) pr\u00e9valences de types d&#8217;HPV plaident en faveur d&#8217;un test ARNm HPV \u00e0 haut risque avec une large couverture des types, c&#8217;est-\u00e0-dire incluant les types 51 et 59 non inclus dans le vaccin 9vHPV et relativement fr\u00e9quents en Suisse.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Les taux de couverture vaccinale de base et de rattrapage (adolescentes de 11 \u00e0 19 ans) contre le papillomavirus humain (HPV) devraient \u00eatre optimis\u00e9s depuis 2011 gr\u00e2ce \u00e0 des programmes cantonaux de vaccination compl\u00e9mentaire pour les femmes de 20 \u00e0 26 ans. Malgr\u00e9 cela, la proportion de femmes \u00e2g\u00e9es de 18 \u00e0 24 ans vaccin\u00e9es stagne autour de 50% [3].<\/li>\n<li>Pour r\u00e9duire durablement la circulation du papillomavirus et obtenir ainsi un effet gr\u00e9gaire, il faut obtenir une couverture vaccinale plus \u00e9lev\u00e9e, par exemple via la vaccination pr\u00e9vue des gar\u00e7ons adolescents et des jeunes hommes.<\/li>\n<li>Bien que les gyn\u00e9cologues soient les plus nombreux \u00e0 vacciner contre les HPV, avec 32% de toutes les vaccinations contre les HPV (principalement des vaccinations de rattrapage et compl\u00e9mentaires [3]), et qu&#8217;ils suivent cette nouvelle comp\u00e9tence cl\u00e9, il convient de rappeler que la vaccination contre les HPV est avant tout une  <em>Vaccination de base des 11-14 ans<\/em>  et donc, dans 99,5% des cas, avant ou au m\u00eame moment que le premier rapport sexuel.<\/li>\n<li>Le fait que pr\u00e8s des deux tiers des vaccinations contre le HPV soient effectu\u00e9es apr\u00e8s l&#8217;\u00e2ge de 15 ans r\u00e9duit d&#8217;une part l&#8217;efficacit\u00e9 (un tiers des adolescents tardifs avaient d\u00e9j\u00e0 eu des rapports sexuels au moment de la vaccination) et pr\u00e9sente d&#8217;autre part, avec l&#8217;\u00e2ge, un risque de co\u00efncidence temporelle avec des maladies auto-immunes rares comme la scl\u00e9rose en plaques ou des maladies neurologiques (syndrome de Guillain-Barr\u00e9) [9]. De plus, le sch\u00e9ma de vaccination contre le HPV apr\u00e8s la fen\u00eatre d&#8217;adolescence (\u00e0 partir du 15e anniversaire) n\u00e9cessite trois doses au lieu de deux.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em><strong>Dr. med. Daniel Br\u00fcgger<\/strong><\/em><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Krech T, et al : Papillomavirus humains urog\u00e9nitaux et chlamydia. Forum Med Suisse 2010 ; 10(12) : 230-232.<\/li>\n<li>Luxembourg A (CDC\/NCIRD) : 9-valent HPV (9vHPV) Vaccine Program Key Results. www.cdc.gov\/vaccines\/acip\/meetings\/downloads\/slides-2014-10\/HPV-02-Luxembourg.pdf<\/li>\n<li>M\u00e4usezahl-Feuz M : \u00c9valuation de la vaccination contre le HPV. VIIIE CONGR\u00c8S MONDIAL DE LA VACCINATION. Congr\u00e8s sur la vaccination, 06.11.2014 Bienne.<\/li>\n<li>Stronski-Huwiler S : Vaccination contre le HPV en Suisse : Girls AND Boys ? VIIIE CONGR\u00c8S DE LA VACCINATION. Congr\u00e8s sur la vaccination, 06.11.2014 Bienne<\/li>\n<li>Burchell AN, et al : Influence du statut infectieux du partenaire sur la pr\u00e9valence du papillomavirus humain chez les personnes ayant un nouveau partenaire sexuel. Sex Transm Dis 2010 ; 37(1) : 34-40.<\/li>\n<li>Winer RL, et al : Utilisation du pr\u00e9servatif et risque d&#8217;infection g\u00e9nitale \u00e0 papillomavirus chez les jeunes femmes. N Engl J Med 2006 ; 354(25) : 2645-2654.<\/li>\n<li>Monsonego J, et al : \u00c9valuation des tests d&#8217;ARN et d&#8217;ADN du papillomavirus humain oncog\u00e8ne avec la cytologie en milieu liquide dans le d\u00e9pistage primaire du cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus : l&#8217;\u00e9tude FASE. Int J Cancer 2011 ; 129(3) : 691-701.<\/li>\n<li>Br\u00fcgger D : Que devient le d\u00e9pistage du cancer gyn\u00e9cologique ? Gyn\u00e9cologie 2010 ; 5 : 6-8.<\/li>\n<li>Siegrist CA : Maladies auto-immunes apr\u00e8s immunisation de l&#8217;adolescent ou de l&#8217;adulte : \u00e0 quoi faut-il s&#8217;attendre ? CMAJ 2007 ; 177(11) : 1352-1354.<br \/>\n\t&nbsp;<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2015 ; 10(2) : 17-20<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La proportion de femmes \u00e2g\u00e9es de 18 \u00e0 24 ans vaccin\u00e9es contre l&#8217;HPV stagne autour de 50%. La couverture vaccinale doit \u00eatre nettement am\u00e9lior\u00e9e si l&#8217;on veut r\u00e9duire durablement la&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":49502,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Vaccination contre le HPV en Suisse","footnotes":""},"category":[11531,11422,11428,11315,11549],"tags":[47202,15121,15123,15119,47197,47191,12049],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-343472","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-gynecologie","category-infectiologie","category-medecine-interne-generale","category-rx-fr","tag-aptima-fr","tag-cancer-du-col-de-luterus","tag-cancer-du-col-de-luterus-fr","tag-hpv-fr","tag-hsil-fr","tag-papillomavirus-fr-2","tag-vaccination-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-17 14:20:11","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":343485,"slug":"situazione-attuale-e-prospettive-future","post_title":"Situazione attuale e prospettive future","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/situazione-attuale-e-prospettive-future\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":343493,"slug":"situacao-actual-e-perspectivas-futuras","post_title":"Situa\u00e7\u00e3o actual e perspectivas futuras","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/situacao-actual-e-perspectivas-futuras\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":343454,"slug":"situacion-actual-y-perspectivas-de-futuro","post_title":"Situaci\u00f3n actual y perspectivas de futuro","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/situacion-actual-y-perspectivas-de-futuro\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343472","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=343472"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343472\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/49502"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=343472"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=343472"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=343472"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=343472"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}