{"id":343536,"date":"2015-04-11T02:00:00","date_gmt":"2015-04-11T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/le-traitement-depend-du-sous-type-et-de-la-gravite-de-la-rosacee\/"},"modified":"2015-04-11T02:00:00","modified_gmt":"2015-04-11T00:00:00","slug":"le-traitement-depend-du-sous-type-et-de-la-gravite-de-la-rosacee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-traitement-depend-du-sous-type-et-de-la-gravite-de-la-rosacee\/","title":{"rendered":"Le traitement d\u00e9pend du sous-type et de la gravit\u00e9 de la rosac\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p><strong>En g\u00e9n\u00e9ral, pour tous les sous-types de rosac\u00e9e, les facteurs d\u00e9clenchants doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s. Le m\u00e9tronidazole, l&#8217;acide az\u00e9la\u00efque (Allemagne) et la brimonidine sont autoris\u00e9s en traitement local et la doxycycline \u00e0 dose subantimicrobienne (40&nbsp;mg\/j) en traitement syst\u00e9mique. Dans le cas de la rosac\u00e9e \u00e9ryth\u00e9mateuse-t\u00e9langiectasique et des formes l\u00e9g\u00e8res de rosac\u00e9e papulopustuleuse, un traitement topique est g\u00e9n\u00e9ralement suffisant. Dans les formes s\u00e9v\u00e8res et les formes l\u00e9g\u00e8res r\u00e9sistantes aux traitements, une th\u00e9rapie syst\u00e9mique doit \u00eatre mise en place en compl\u00e9ment. Dans ce cas, la doxycycline 40 mg\/d est recommand\u00e9e en association avec le m\u00e9tronidazole topique. Pour les rhinophyma, les proc\u00e9dures chirurgicales sont les plus efficaces. En cas de r\u00e9sistance au traitement, de contre-indications ou d&#8217;effets secondaires, de nombreux autres agents th\u00e9rapeutiques sont disponibles, mais uniquement hors \u00e9tiquette.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La rosac\u00e9e est une dermatose inflammatoire chronique fr\u00e9quente chez l&#8217;adulte et rare chez l&#8217;enfant. Elle est plus fr\u00e9quente chez les personnes \u00e0 peau claire, les femmes et les ant\u00e9c\u00e9dents familiaux positifs.  <strong>Le tableau 1<\/strong> [1] donne un aper\u00e7u des principaux facteurs pathog\u00e9niques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5353\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab1_19.png\" style=\"height:349px; width:500px\" width=\"1100\" height=\"768\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"clinique\">Clinique<\/h2>\n<p>Les sites de pr\u00e9dilection sont le front, le nez, le menton et les joues, la r\u00e9gion p\u00e9riorbitaire \u00e9tant g\u00e9n\u00e9ralement \u00e9pargn\u00e9e. La poitrine, le cou ou le capillitium sont plus rarement touch\u00e9s (rosac\u00e9e extrafaciale). La rosac\u00e9e est divis\u00e9e en plusieurs sous-types. Au stade pr\u00e9liminaire, on observe des \u00e9ryth\u00e8mes fugaces, puis des t\u00e9langiectasies et des \u00e9ryth\u00e8mes persistants accompagn\u00e9s de br\u00fblures, de picotements, de d\u00e9mangeaisons et de s\u00e9cheresse (rosac\u00e9e \u00e9ryth\u00e9mato-t\u00e9langiectique = sous-type I).  <strong>(Fig.&nbsp;1).<\/strong>  La rosac\u00e9e papulopustuleuse (sous-type II) s&#8217;accompagne de papulopustules inflammatoires non folliculaires, g\u00e9n\u00e9ralement sym\u00e9triques.  <strong>(Fig.&nbsp;2).  <\/strong>La rosac\u00e9e glandulaire hyperplasique (sous-type III) se caract\u00e9rise, outre la s\u00e9borrh\u00e9e, par des hyperplasies du tissu conjonctif et des glandes s\u00e9bac\u00e9es, qui peuvent \u00eatre diffuses ou localis\u00e9es sous forme de phymes.  <strong>(Fig.&nbsp;3).  <\/strong>Les chevauchements entre les sous-types sont fr\u00e9quents. Il existe \u00e9galement plusieurs formes sp\u00e9ciales. Un lymph\u0153d\u00e8me est notamment typique de la forme particuli\u00e8re de la maladie de Morbihan. Jusqu&#8217;\u00e0 60% des patients pr\u00e9sentent une atteinte oculaire (ophtalmomosazea), g\u00e9n\u00e9ralement sous la forme d&#8217;une bl\u00e9pharoconjonctivite avec sensation de corps \u00e9tranger et s\u00e9cheresse oculaire. Les atteintes cutan\u00e9es et oculaires ne sont pas corr\u00e9l\u00e9es en termes de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et apparaissent s\u00e9par\u00e9ment chez 20% des patients pendant plusieurs ann\u00e9es. La rosac\u00e9e conglobata se caract\u00e9rise par des nodules inflammatoires, des plaques et des indurations, g\u00e9n\u00e9ralement uniquement sur le visage, contrairement \u00e0 l&#8217;acn\u00e9 conglobata &#8211; les com\u00e9dons sont absents. La rosac\u00e9e fulminante, caract\u00e9ris\u00e9e par des papulopustules inflammatoires, des nodules fluctuants, des fistules, un \u00e9ryth\u00e8me, un \u0153d\u00e8me et une s\u00e9borrh\u00e9e, ne touche que les jeunes femmes, plus fr\u00e9quemment pendant et apr\u00e8s la grossesse. Contrairement \u00e0 l&#8217;acn\u00e9 fulminans, il n&#8217;y a g\u00e9n\u00e9ralement pas de fi\u00e8vre ni d&#8217;arthrite. La rosac\u00e9e granulomateuse (lupo\u00efde), caract\u00e9ris\u00e9e par des papules et des nodules solides, brun\u00e2tres et rouge\u00e2tres, diss\u00e9min\u00e9s, de pr\u00e9f\u00e9rence au niveau p\u00e9rioculaire, p\u00e9rioral et sur les joues, est plus fr\u00e9quente chez les personnes \u00e0 la peau fonc\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5354 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb1_2_19.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/655;height:357px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"655\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5355 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb3_23.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1475;height:537px; width:400px\" width=\"1100\" height=\"1475\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"therapie\">Th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Le traitement d\u00e9pend du sous-type ou de la forme particuli\u00e8re et de la gravit\u00e9 de la rosac\u00e9e. <strong>Le tableau&nbsp;2<\/strong> donne un aper\u00e7u des options th\u00e9rapeutiques [2,3].<br \/>\n<strong>Mesures g\u00e9n\u00e9rales :<\/strong> Les facteurs de provocation individuels tels que les substances de nettoyage agressives, les rayons UV, les aliments \u00e9pic\u00e9s ou chauds, l&#8217;alcool et les changements de temp\u00e9rature doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s, de m\u00eame que les cosm\u00e9tiques gras et r\u00e9sistants \u00e0 l&#8217;eau, le savon et les produits de nettoyage contenant du savon. Une protection ad\u00e9quate et coh\u00e9rente contre les UV est essentielle [1].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5356 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_20.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1134;height:619px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1134\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"therapie-topique\">Th\u00e9rapie topique<\/h2>\n<p><em>Dans le cas de la rosac\u00e9e \u00e9ryth\u00e9mato-t\u00e9langiectique et de la rosac\u00e9e papulopustuleuse, un traitement topique est g\u00e9n\u00e9ralement suffisant.<\/em>  Les produits autoris\u00e9s sont 0,75% de m\u00e9tronidazole (cr\u00e8me, gel, lotion, \u00e9mulsion), 15% d&#8217;acide az\u00e9la\u00efque sous forme de gel et 0,33% de brimonidine sous forme de gel. D&#8217;autres topiques ne peuvent \u00eatre utilis\u00e9s que hors \u00e9tiquette. Outre les substances actives, les diff\u00e9rentes bases sont importantes.<br \/>\n<strong>M\u00e9tronidazole :<\/strong> <em>Parmi les topiques, le m\u00e9tronidazole est le mieux \u00e9valu\u00e9 et constitue g\u00e9n\u00e9ralement le premier choix.<\/em> Un traitement d&#8217;entretien sur une plus longue p\u00e9riode est recommand\u00e9. Il a un effet anti-inflammatoire et immunosuppresseur dans la rosac\u00e9e. Son efficacit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e dans plusieurs \u00e9tudes contr\u00f4l\u00e9es par placebo [2]. Une nouvelle micro-\u00e9mulsion eau-huile est encore en cours de d\u00e9veloppement. Le m\u00e9tronidazole est aussi efficace que l&#8217;acide az\u00e9la\u00efque. Des sensibilisations de type IV ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es dans des cas isol\u00e9s, mais la composante irritative est moins importante qu&#8217;avec l&#8217;acide az\u00e9la\u00efque.<br \/>\n<strong>Acide az\u00e9la\u00efque :<\/strong> l&#8217;acide az\u00e9la\u00efque a une action anti-inflammatoire et normalise la k\u00e9ratinisation, peut-\u00eatre via une suppression de l&#8217;expression de l&#8217;ARN induite par les UV et la lib\u00e9ration des cytokines Il-1\u03b2, Il-6 et TNF-\u03b1. En outre, elle augmente l&#8217;expression de la mol\u00e9cule de signalisation anti-inflammatoire PPAR\u03b3 et inhibe les peptides antimicrobiens cath\u00e9licidine et kallikr\u00e9ine ainsi que l&#8217;activit\u00e9 d&#8217;une s\u00e9rine prot\u00e9ase. Elle pourrait \u00eatre plus efficace que le m\u00e9tronidazole sur les papulopustules [2].<br \/>\n<strong>Brimonidine :<\/strong><em> un gel de brimonidine \u00e0 0,33% (Mirvaso\u00ae, Galderma) est autoris\u00e9 depuis 2014 pour le traitement de l&#8217;\u00e9ryth\u00e8me sous-jacent, sur lequel il \u00e9tait jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent difficile d&#8217;agir<\/em>. Cet agoniste des r\u00e9cepteurs adr\u00e9nergiques \u03b12 a un effet vasoconstricteur puissant, anti-inflammatoire et r\u00e9ducteur d&#8217;\u0153d\u00e8me. Les effets commencent \u00e0 se manifester apr\u00e8s 30&nbsp;minutes, atteignent un maximum apr\u00e8s quatre \u00e0 six heures et durent jusqu&#8217;\u00e0 douze heures [4]. Les t\u00e9langiectasies et les papulopustules visibles ne r\u00e9pondent pas.<br \/>\n<strong>R\u00e9tino\u00efdes :<\/strong> l&#8217;adapal\u00e8ne est plus efficace que le m\u00e9tronidazole sur les papulopustules, mais moins sur les \u00e9ryth\u00e8mes. Les donn\u00e9es sur les r\u00e9tino\u00efdes topiques dans la rosac\u00e9e sont toutefois peu nombreuses.<br \/>\n<strong>Antiscabiose :<\/strong> la densit\u00e9 d&#8217;acariens Demodex est nettement plus \u00e9lev\u00e9e dans la rosac\u00e9e papulopustuleuse. Des substances antiparasitaires telles que l&#8217;ivermectine, la perm\u00e9thrine ou le benzoate de benzyle pourraient donc \u00e9galement \u00eatre efficaces contre la rosac\u00e9e. Une cr\u00e8me \u00e0 base d&#8217;ivermectine \u00e0 1 % s&#8217;est d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9e efficace sur les l\u00e9sions inflammatoires dans des \u00e9tudes, l&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 est attendue pour mi-2015 [5]. La perm\u00e9thrine (\u00e0 5 %) a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 efficace dans des rapports de cas [6]. Le benzoate de benzyle \u00e0 10 % a permis de r\u00e9duire significativement la densit\u00e9 de Demodex folliculorum [7].<br \/>\n<strong>Inhibiteurs de la calcineurine :<\/strong> le tacrolimus et le pim\u00e9crolimus ont un effet anti-inflammatoire. Ils sont surtout efficaces pour la rosac\u00e9e induite par les st\u00e9ro\u00efdes et l&#8217;\u00e9ryth\u00e8me de la rosac\u00e9e papulopustuleuse [8]. Cependant, les sympt\u00f4mes de flush qui apparaissent souvent comme effet secondaire peuvent aggraver l&#8217;apparence de la rosac\u00e9e. Ce groupe de m\u00e9dicaments relativement co\u00fbteux n&#8217;est donc pas recommand\u00e9 en pr\u00e9sence d&#8217;alternatives autoris\u00e9es bien efficaces.<\/p>\n<h2 id=\"therapie-systemique\">Th\u00e9rapie syst\u00e9mique<\/h2>\n<p><em>Le traitement local doit \u00eatre compl\u00e9t\u00e9 par un traitement syst\u00e9mique, en particulier pour les formes s\u00e9v\u00e8res et les formes l\u00e9g\u00e8res r\u00e9sistantes au traitement<\/em>.<strong> Le tableau 3<\/strong> pr\u00e9sente un aper\u00e7u des traitements syst\u00e9miques courants [1,3].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5357 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab3_20.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1218;height:664px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1218\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les t\u00e9tracyclines :<\/strong> <em>Les m\u00e9dicaments syst\u00e9miques de premier choix sont g\u00e9n\u00e9ralement des t\u00e9tracyclines, en particulier la doxycycline.<\/em> Le seul traitement syst\u00e9mique autoris\u00e9 \u00e0 ce jour est la doxycycline \u00e0 dose subantimicrobienne (40&nbsp;mg\/j) \u00e0 lib\u00e9ration modifi\u00e9e (Oracea\u00ae, Galder-ma), compos\u00e9e de 30&nbsp;mg \u00e0 lib\u00e9ration imm\u00e9diate et de 10&nbsp;mg \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e.<br \/>\nHors AMM, la doxycycline est utilis\u00e9e \u00e0 une dose plus \u00e9lev\u00e9e (50-100&nbsp;mg\/j), la minocycline (50-100&nbsp;mg\/j) et la t\u00e9tracycline (250-1000&nbsp;mg\/j). La doxycycline et la minocycline pr\u00e9sentent plusieurs avantages par rapport \u00e0 l'&#8221;ancienne&#8221; t\u00e9tracycline, comme une demi-vie plus longue, une meilleure biodisponibilit\u00e9 et une meilleure tol\u00e9rance, car elles doivent \u00eatre prises sans produits laitiers, mais pas \u00e0 jeun [9]. La minocycline ne devrait plus \u00eatre utilis\u00e9e comme traitement de premi\u00e8re ligne des dermatoses inflammatoires en raison du risque d&#8217;effets secondaires graves rares [10]. Ind\u00e9pendamment de leur action antibiotique, les t\u00e9tracyclines ont un effet anti-inflammatoire m\u00eame \u00e0 des doses subantimicrobiennes [11], probablement en inhibant l&#8217;angiogen\u00e8se, la chimiotaxie des neutrophiles, les m\u00e9talloprot\u00e9inases et les cytokines pro-inflammatoires [9]. La doxycycline inhibe \u00e9galement la formation d&#8217;esp\u00e8ces r\u00e9actives de l&#8217;oxyg\u00e8ne et d&#8217;oxyde nitrique. En cons\u00e9quence, les l\u00e9sions du tissu conjonctif et la vasodilatation sont r\u00e9duites. Ces m\u00e9canismes pourraient expliquer la bonne efficacit\u00e9 de la doxycycline \u00e0 faible dose subantimicrobienne. Ainsi, dans la rosac\u00e9e papulopustuleuse, la doxycycline est aussi efficace \u00e0 faible dose (40&nbsp;mg\/j) qu&#8217;en dose conventionnelle (100&nbsp;mg\/j) [11]. La doxycycline (40&nbsp;mg\/j) est \u00e9galement tr\u00e8s efficace pour l&#8217;ophtalmorose, mais elle n&#8217;est pas autoris\u00e9e [11]. Les effets secondaires tels que la phototoxicit\u00e9 et les troubles gastro-intestinaux ainsi que la r\u00e9sistance bact\u00e9rienne sont nettement moins importants avec un dosage subantimicrobien qu&#8217;avec un dosage conventionnel [2].<br \/>\n<strong>Macrolides :<\/strong> l&#8217;\u00e9rythromycine, l&#8217;azithromycine et la clarithromycine peuvent \u00eatre utilis\u00e9es hors \u00e9tiquette en cas de contre-indications aux t\u00e9tracyclines telles que la grossesse, l&#8217;\u00e2ge \u22648 ans ou l&#8217;intol\u00e9rance ainsi que la r\u00e9sistance au traitement [12]. L&#8217;azithromycine et la clarithromycine sont \u00e0 privil\u00e9gier en raison de leur profil d&#8217;effets secondaires plus favorable. L&#8217;azithromycine et la clarithromycine ont une efficacit\u00e9 sur les l\u00e9sions inflammatoires similaire \u00e0 celle de la doxycycline [12]. L&#8217;ophtalmomorose r\u00e9pond \u00e9galement rapidement \u00e0 l&#8217;azithromycine. La dose habituelle est de 500&nbsp;mg trois fois par semaine pendant quatre \u00e0 six semaines.<br \/>\n<strong>M\u00e9tronidazole :<\/strong> le m\u00e9tronidazole 200&nbsp;mg 2\u00d7\/j est aussi efficace que l&#8217;oxyt\u00e9tracycline 250&nbsp;mg 2\u00d7\/j. La folliculite \u00e0 d\u00e9modex, en particulier, r\u00e9pond bien au m\u00e9tronidazole (250&nbsp;mg 3\u00d7\/d pendant deux semaines).<br \/>\n<strong>R\u00e9tino\u00efdes :<\/strong> l&#8217;isotr\u00e9tino\u00efne a une action anti-inflammatoire et immunomodulatrice, elle r\u00e9duit \u00e9galement la taille des glandes s\u00e9bac\u00e9es et la production de s\u00e9bum. Il r\u00e9duit significativement les papulopustules, l&#8217;\u00e9ryth\u00e8me et les t\u00e9langiectasies et agit \u00e9galement bien sur les rhinophyma et la rosac\u00e9e extrafaciale. Une faible dose (0,3&nbsp;mg\/kgKG) est efficace et bien tol\u00e9r\u00e9e [13]. Il existe une bonne exp\u00e9rience personnelle sous un traitement de 10&nbsp;mg d&#8217;isotr\u00e9tino\u00efne par jour.<br \/>\n<strong>St\u00e9ro\u00efdes :<\/strong> les glucocortico\u00efdes peuvent induire et aggraver la rosac\u00e9e. Une exacerbation est souvent observ\u00e9e, en particulier apr\u00e8s l&#8217;arr\u00eat des st\u00e9ro\u00efdes. Ils sont donc g\u00e9n\u00e9ralement contre-indiqu\u00e9s. Les st\u00e9ro\u00efdes oraux associ\u00e9s \u00e0 de faibles doses d&#8217;isotr\u00e9tino\u00efne ne sont utiles que pour la rosac\u00e9e fulminante et la rosac\u00e9e conglobata [1].<br \/>\n<strong>Dapsone :<\/strong> la dapsone peut \u00eatre efficace contre la rosac\u00e9e granulomateuse et la rosac\u00e9e fulminante. Toutefois, jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, il existe principalement des rapports de cas individuels, de sorte qu&#8217;il ne devrait \u00eatre utilis\u00e9 qu&#8217;exceptionnellement.<br \/>\n<strong>B\u00eata-bloquants :<\/strong> les b\u00eata-bloquants tels que le carv\u00e9dilol entra\u00eenent une vasoconstriction et r\u00e9duisent les tachycardies et l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9. Les sympt\u00f4mes de flush peuvent \u00e9galement \u00eatre r\u00e9duits sous carv\u00e9dilol \u00e0 doses progressives jusqu&#8217;\u00e0 25&nbsp;mg\/jour. Le carv\u00e9dilol a \u00e9galement un effet antioxydant et anti-inflammatoire [14]. Cependant, les donn\u00e9es ne sont pas suffisantes pour formuler une recommandation claire en faveur des b\u00eatabloquants.<br \/>\n<strong>Ivermectine :<\/strong> en cas de r\u00e9sistance au traitement ou chez les patients immunocompromis, l&#8217;ivermectine peut \u00eatre envisag\u00e9e dans des cas exceptionnels.<\/p>\n<h2 id=\"therapie-physique-et-chirurgicale\">Th\u00e9rapie physique et chirurgicale<\/h2>\n<p>Divers types de laser (laser \u00e0 colorant puls\u00e9, laser \u00e0 vapeur de cuivre, laser au krypton, laser n\u00e9odyme YAG puls\u00e9, laser \u00e0 l&#8217;argon) ainsi que la source de lumi\u00e8re puls\u00e9e intense sont utilis\u00e9s pour traiter la rosac\u00e9e. Ils sont tr\u00e8s efficaces sur les t\u00e9langiectasies, mais moins sur les \u00e9ryth\u00e8mes en nappe. Les lasers CO2 et les lasers Erbium-YAG conviennent aux phymes.<br \/>\nPour les rhinophyma, les m\u00e9thodes chirurgicales (dermabrasion, dermashaving) sont les plus efficaces.<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Gauwerky K, et al : J Dtsch Dermatol Ges 2009 ; 7(11) : 996-1003.<\/li>\n<li>van Zuuren EJ, et al : Br J Dermatol 2011 ; 165(4):760-781.<\/li>\n<li>Liste rouge 2014.<\/li>\n<li>&nbsp;Fowler J, et al : Br J Dermatol 2012 ; 166(3) : 633-641.<\/li>\n<li>Stein L, et al : J Drugs Dermatol 2014 ; 13(3) : 316-323.<\/li>\n<li>Kocak M, et al : Dermatology 2002 ; 205(3) : 265-270.<\/li>\n<li>Pelle MT, Crawford GH, James WD : J Am Acad Dermatol 2004 ; 51(4) : 499-512, quiz 513-514.<\/li>\n<li>Goldman D : J Am Acad Dermatol 2001 ; 44(6) : 995-998.<\/li>\n<li>Korting HC, Schollmann C : J Eur Acad Dermatol Venereol 2009 ; 23(8) : 876-882.<\/li>\n<li>Lebrun-Vignes B, et al : Br J Dermatol 2012 ; 166(6) : 1333-1341.<\/li>\n<li>Pfeffer I, et al : J Dtsch Dermatol Ges 2011 ; 9(11):904-907.<\/li>\n<li>Torresani C, Pavesi A, Manara GC : Int J Dermatol 1997 ; 36(12) : 942-946.<\/li>\n<li>Gollnick H, et al : J Dtsch Dermatol Ges 2010 ; 8(7):505-515.<\/li>\n<li>Hsu CC, Lee JY : J Am Acad Dermatol 2012 ; 67(3):491-493.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2015 ; 25(1) : 18-23<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En g\u00e9n\u00e9ral, pour tous les sous-types de rosac\u00e9e, les facteurs d\u00e9clenchants doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s. Le m\u00e9tronidazole, l&#8217;acide az\u00e9la\u00efque (Allemagne) et la brimonidine sont autoris\u00e9s en traitement local et la doxycycline&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":49657,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Nouvelles options th\u00e9rapeutiques pour la rosac\u00e9e","footnotes":""},"category":[11362,11531,11549],"tags":[32791,29760,47361,42318,29124,13671,47367,12608],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-343536","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-dermatologie-et-venerologie","category-formation-continue","category-rx-fr","tag-erytheme","tag-fistules","tag-metronidazole-fr","tag-noeuds","tag-oedeme-fr","tag-rosacee","tag-seborrhee","tag-therapie-systemique","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-06-15 05:16:02","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":343497,"slug":"la-terapia-dipende-dal-sottotipo-e-dalla-gravita-della-rosacea","post_title":"La terapia dipende dal sottotipo e dalla gravit\u00e0 della rosacea.","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/la-terapia-dipende-dal-sottotipo-e-dalla-gravita-della-rosacea\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":343509,"slug":"a-terapia-depende-do-subtipo-e-da-gravidade-da-rosacea","post_title":"A terapia depende do subtipo e da gravidade da ros\u00e1cea","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/a-terapia-depende-do-subtipo-e-da-gravidade-da-rosacea\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":343519,"slug":"la-terapia-depende-del-subtipo-y-la-gravedad-de-la-rosacea","post_title":"La terapia depende del subtipo y la gravedad de la ros\u00e1cea","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/la-terapia-depende-del-subtipo-y-la-gravedad-de-la-rosacea\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343536","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=343536"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343536\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=343536"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=343536"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=343536"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=343536"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}