{"id":343544,"date":"2015-04-09T02:00:00","date_gmt":"2015-04-09T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/commencer-le-traitement-tot-pour-ameliorer-les-resultats-a-long-terme\/"},"modified":"2015-04-09T02:00:00","modified_gmt":"2015-04-09T00:00:00","slug":"commencer-le-traitement-tot-pour-ameliorer-les-resultats-a-long-terme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/commencer-le-traitement-tot-pour-ameliorer-les-resultats-a-long-terme\/","title":{"rendered":"Commencer le traitement t\u00f4t pour am\u00e9liorer les r\u00e9sultats \u00e0 long terme"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le symposium sur la scl\u00e9rose en plaques qui s&#8217;est tenu \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital de l&#8217;\u00cele \u00e0 Berne a donn\u00e9 un large aper\u00e7u de l&#8217;\u00e9pid\u00e9miologie, de l&#8217;\u00e9tiologie, de l&#8217;\u00e9volution, de l&#8217;\u00e9valuation et de la pharmacoth\u00e9rapie actuelle de cette affection. Des r\u00e9sultats passionnants sont issus de la recherche fondamentale, qui a identifi\u00e9 la cytokine GM-CSF comme nouvelle cible th\u00e9rapeutique potentielle. Dans le cadre de l&#8217;enqu\u00eate sur le handicap dans la SEP, des outils \u00e9lectroniques sont actuellement \u00e0 l&#8217;\u00e9tude et pourraient contribuer \u00e0 la standardisation \u00e0 l&#8217;avenir. La pharmacoth\u00e9rapie reste un vaste domaine &#8211; le profil des effets secondaires sert principalement \u00e0 la prise de d\u00e9cision.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le Dr Christian Kamm, de la clinique universitaire de neurologie de l&#8217;H\u00f4pital de l&#8217;\u00cele \u00e0 Berne, a pr\u00e9sent\u00e9 bri\u00e8vement l&#8217;\u00e9pid\u00e9miologie de la scl\u00e9rose en plaques (SEP). La SEP est une maladie inflammatoire chronique du syst\u00e8me nerveux central (maladie auto-immune). Elle se compose g\u00e9n\u00e9ralement d&#8217;une premi\u00e8re phase de r\u00e9actions inflammatoires qui conduisent \u00e0 des pouss\u00e9es. Ensuite, g\u00e9n\u00e9ralement apr\u00e8s 15-20 ans, vient la deuxi\u00e8me phase d\u00e9g\u00e9n\u00e9rative secondairement progressive (parfois encore masqu\u00e9e par des pouss\u00e9es).<\/p>\n<p>En moyenne, les personnes atteintes ont environ 30 ans (pic d&#8217;incidence entre 20 et 40 ans). La pr\u00e9valence est de 83\/100 000 en Europe &#8211; elle a augment\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es en raison de l&#8217;allongement de l&#8217;esp\u00e9rance de vie des patients atteints de SEP et des progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s en mati\u00e8re de diagnostic. Les femmes sont g\u00e9n\u00e9ralement touch\u00e9es un peu plus t\u00f4t (deux \u00e0 cinq ans) et aussi plus fr\u00e9quemment. &#8220;L&#8217;\u00e9tiologie exacte reste incertaine, mais les facteurs environnementaux et g\u00e9n\u00e9tiques jouent un r\u00f4le cl\u00e9&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le conf\u00e9rencier. Les influences environnementales se traduisent parfois par une r\u00e9partition diff\u00e9rente de la maladie en fonction de la latitude : plus on se rapproche de l&#8217;\u00e9quateur, plus le risque de SEP diminue, ce qui s&#8217;explique parfois par le m\u00e9tabolisme de la vitamine D [1]. L&#8217;effet d&#8217;une substitution en vitamine D reste encore incertain, mais il fait actuellement l&#8217;objet de plusieurs \u00e9tudes (l&#8217;\u00e9tude SOLAR sera bient\u00f4t termin\u00e9e).<\/p>\n<p>Les comorbidit\u00e9s vasculaires (tabagisme, etc.) aggravent \u00e9galement consid\u00e9rablement l&#8217;\u00e9volution. De plus en plus, leur nombre est associ\u00e9 \u00e0 un risque accru de progression du handicap, de passage \u00e0 la phase secondairement progressive, ainsi qu&#8217;\u00e0 la progression et \u00e0 la gravit\u00e9 de la maladie en g\u00e9n\u00e9ral. Les infections jouent \u00e9galement un r\u00f4le. L&#8217;un des d\u00e9clencheurs connus de la scl\u00e9rose en plaques est le virus d&#8217;Epstein-Barr. Les enfants et les adolescents sont particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables aux facteurs de risque environnementaux. Les personnes qui contractent la mononucl\u00e9ose infectieuse \u00e0 la fin de l&#8217;adolescence ont un risque plus \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9velopper une SEP.<\/p>\n<p>La composante g\u00e9n\u00e9tique se traduit parfois par une plus grande fr\u00e9quence de la maladie chez les parents d&#8217;un patient par rapport \u00e0 la population g\u00e9n\u00e9rale (le risque relatif chez les parents au premier degr\u00e9 est d&#8217;environ 9,2). Il existe des corr\u00e9lations avec ce que l&#8217;on appelle l&#8217;antig\u00e8ne leucocytaire humain (HLA). Des \u00e9tudes de population ont en outre montr\u00e9 que la fr\u00e9quence des maladies diff\u00e8re \u00e9galement entre des ethnies expos\u00e9es \u00e0 des influences environnementales comparables.<\/p>\n<h2 id=\"gm-csf-une-nouvelle-cible-therapeutique\">GM-CSF, une nouvelle cible th\u00e9rapeutique ?<\/h2>\n<p>Prof. Dr. rer. nat. Burkhard Becher, de l&#8217;Institut d&#8217;immunologie exp\u00e9rimentale de l&#8217;Universit\u00e9 de Zurich, a notamment \u00e9voqu\u00e9 le r\u00f4le de la cytokine GM-CSF, qui favorise l&#8217;inflammation. Ce dernier est essentiel pour le d\u00e9veloppement de la SEP chez la souris. Afin de clarifier le r\u00f4le du GM-CSF dans la pathogen\u00e8se de la SEP humaine, on a analys\u00e9 le sang de patients atteints de SEP ou de donneurs sains, isol\u00e9 les globules blancs et analys\u00e9 les cytokines produites. Les \u00e9tudes mettent en \u00e9vidence que le nombre de cellules T produisant du GM-CSF est fortement augment\u00e9 chez les patients atteints de SEP. De plus, plus l&#8217;activit\u00e9 de la maladie est intense, plus les cellules produisent du GM-CSF. Celle-ci est induite par l&#8217;interleukine 2 (IL-2), ce qui fait du r\u00e9cepteur de l&#8217;IL-2 un agent de risque de la SEP. Il a donc \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que les donneurs sains pr\u00e9sentant ce g\u00e8ne \u00e0 risque (polymorphisme du g\u00e8ne du r\u00e9cepteur \u03b1 de l&#8217;IL-2) ont plus de cellules T produisant du GM-CSF que les donneurs ne pr\u00e9sentant pas ce g\u00e8ne \u00e0 risque [2]. Mais comment transposer ce constat \u00e0 la clinique ? &#8220;Par exemple, avec un anticorps contre le GM-CSF comme le MOR103 [3]&#8221;, a expliqu\u00e9 le professeur Becher. &#8220;L&#8217;avenir nous dira si nous avons affaire \u00e0 un nouveau candidat pour le traitement de la SEP&#8221;.<\/p>\n<h2 id=\"handicaps-lies-a-la-sep-comment-les-mesurer\">Handicaps li\u00e9s \u00e0 la SEP &#8211; comment les mesurer ?<\/h2>\n<p>Les handicaps li\u00e9s \u00e0 la scl\u00e9rose en plaques ont fait l&#8217;objet d&#8217;une pr\u00e9sentation par le Dr Christian Kamm, de la clinique universitaire de neurologie de l&#8217;H\u00f4pital de l&#8217;\u00cele \u00e0 Berne. La soi-disant &#8220;no evidence of disease activity&#8221; (NEDA) est actuellement d\u00e9finie par trois param\u00e8tres : absence de pouss\u00e9e, absence de progression de l&#8217;EDSS, absence d&#8217;activit\u00e9 IRM. L&#8217;int\u00e9gration des facteurs &#8220;atrophie c\u00e9r\u00e9brale&#8221; et &#8220;cognition&#8221; dans ce concept est parfois discut\u00e9e. L&#8217;\u00e9chelle Expanded Disability Status Scale (EDSS) reste l&#8217;\u00e9talon-or pour mesurer le handicap dans la SEP (standardis\u00e9e \u00e9lectroniquement sur neurostatus.net). Sept syst\u00e8mes fonctionnels (visuel, tronc c\u00e9r\u00e9bral, pyramidal, cervelet, sensoriel, intestin\/vessie, fonction mentale) permettent d&#8217;\u00e9valuer la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du handicap. A cela s&#8217;ajoutent des informations sur la capacit\u00e9 de marche. L&#8217;\u00e9chelle commence \u00e0 0 et va jusqu&#8217;\u00e0 10.&nbsp;Les faiblesses de l&#8217;EDSS sont : La variabilit\u00e9 de l&#8217;examen neurologique, de la perception de l&#8217;examinateur et les limites naturelles de la perception humaine. Des outils d&#8217;\u00e9valuation num\u00e9riques (par ex. avec la cam\u00e9ra Kinect\u00ae) sont actuellement \u00e0 l&#8217;\u00e9tude et pourraient permettre \u00e0 l&#8217;avenir d&#8217;\u00e9valuer les fonctions motrices dans la SEP de mani\u00e8re plus pr\u00e9cise et standardis\u00e9e (projet ASSESS-MS).<\/p>\n<p>A partir d&#8217;une valeur de 4,5, l&#8217;EDSS ne prend presque plus en compte que la distance de marche et pr\u00e9sente donc certaines limites auxquelles on peut rem\u00e9dier par des tests suppl\u00e9mentaires. Par exemple, la capacit\u00e9 fonctionnelle des membres sup\u00e9rieurs doit \u00eatre test\u00e9e s\u00e9par\u00e9ment, car elle est de plus en plus limit\u00e9e dans les cas d&#8217;EDSS avanc\u00e9s. Le test Nine-Hole-Peg (9HPT) \u00e9value le temps n\u00e9cessaire au patient pour placer neuf broches dans des trous pr\u00e9vus \u00e0 cet effet et pour les retirer ensuite. Selon l&#8217;intervenant, ce test est fiable, valide et suffisamment sensible pour \u00e9valuer la dext\u00e9rit\u00e9 manuelle chez les patients atteints de SEP. Il existe des donn\u00e9es normalis\u00e9es selon l&#8217;\u00e2ge, le sexe et le fait d&#8217;\u00eatre droitier ou gaucher [4]. Alors que le 9HPT n\u00e9cessite encore divers ustensiles, la t\u00e2che de rotation des pi\u00e8ces (CRT) d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 Berne ne requiert qu&#8217;une pi\u00e8ce de 50 centimes. Pour ce faire, les patients doivent faire tourner la pi\u00e8ce de monnaie le plus rapidement possible entre le pouce, l&#8217;index et le majeur (plus de 19 s pour 20 demi-tours est pathologique) [5]. &#8220;Le CRT est comparable au 9HPT et au test ARAT (Action Research Arm Test), mais il n&#8217;est plus aussi facile \u00e0 r\u00e9aliser \u00e0 partir d&#8217;un EDSS d&#8217;environ 7&#8221;, a expliqu\u00e9 le Dr Kamm.<\/p>\n<p>La cognition est \u00e9galement sous-repr\u00e9sent\u00e9e dans l&#8217;EDSS, bien que de telles limitations, telles que les d\u00e9ficits de m\u00e9moire, d&#8217;attention ou de concentration, fassent partie des principaux sympt\u00f4mes de la SEP (pr\u00e9valence de 43 \u00e0 65%). Le test de modalit\u00e9 num\u00e9rique des symboles (SDMT) peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un compl\u00e9ment pratique [6].<\/p>\n<h2 id=\"etat-de-la-pharmacotherapie\">\u00c9tat de la pharmacoth\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Les <strong>tableaux&nbsp;1 et 2 <\/strong>donnent un aper\u00e7u des agents th\u00e9rapeutiques de la SEP. Selon le professeur Heinrich Mattle, de la clinique universitaire de neurologie de l&#8217;H\u00f4pital de l&#8217;\u00cele \u00e0 Berne, des \u00e9tudes randomis\u00e9es et contr\u00f4l\u00e9es montrent que les l\u00e9sions RM sont le principal moteur des d\u00e9ficits neurologiques &#8211; il faut donc les pr\u00e9venir par des moyens th\u00e9rapeutiques. Dans la SEP r\u00e9mittente, les l\u00e9sions se trouvent d&#8217;abord principalement dans la substance blanche, puis, dans la forme secondairement progressive, de plus en plus dans la substance grise [7]. Cela est alors d\u00e9terminant pour le handicap \u00e0 long terme, comme l&#8217;a illustr\u00e9 le professeur Nicola De Stefano, MD, Universit\u00e9 de Sienne, dans son expos\u00e9 pr\u00e9c\u00e9dent [8].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5504\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab1_np2_s38.png\" style=\"height:206px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"378\"><\/p>\n<p>&#8220;Le traitement doit donc avoir lieu le plus t\u00f4t possible afin d&#8217;am\u00e9liorer les r\u00e9sultats \u00e0 long terme. Mais il faut aussi appliquer le principe &#8220;Primum nihil nocere&#8221; (&#8220;D&#8217;abord ne pas nuire&#8221;), c&#8217;est-\u00e0-dire trouver le meilleur \u00e9quilibre entre l&#8217;effet et les effets secondaires&#8221;, a expliqu\u00e9 le professeur Mattle.<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5505 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_np2_s38_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/795;height:434px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"795\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_np2_s38_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_np2_s38_0-800x578.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_np2_s38_0-120x87.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_np2_s38_0-90x65.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_np2_s38_0-320x231.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_np2_s38_0-560x405.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p><strong>M\u00e9dicaments injectables (<sup>Betaferon\u00ae<\/sup>, <sup>Rebif\u00ae<\/sup>, <sup>Avonex\u00ae<\/sup>, <sup>Copaxone\u00ae<\/sup>) :  <\/strong>N\u00e9cessitent des injections r\u00e9guli\u00e8res. Les effets secondaires possibles sont des r\u00e9actions cutan\u00e9es ou syst\u00e9miques. Toutefois, il n&#8217;y a pas d&#8217;effets secondaires graves \u00e0 long terme. &#8220;Nous ne connaissons pas encore les effets des nouveaux m\u00e9dicaments apr\u00e8s 20 ans. C&#8217;est l\u00e0 que les agents injectables sont les plus \u00e9tudi\u00e9s&#8221;, a soulign\u00e9 le professeur Mattle. De plus, l&#8217;interf\u00e9ron \u03b2 p\u00e9gyl\u00e9 (peginterf\u00e9ron-\u03b2-1a) sera bient\u00f4t disponible sur le march\u00e9 suisse (\u00e9tude ADVANCE [9]) et n\u00e9cessitera moins d&#8217;injections que les autres agents.<\/p>\n<p><strong>Fingolimod (<sup>Gilenya\u00ae<\/sup>) : <\/strong>L&#8217;administration se fait par voie orale, une fois par jour. La substance active peut provoquer des effets secondaires cardiaques (surveillance n\u00e9cessaire lors de la premi\u00e8re administration). Des \u0153d\u00e8mes maculaires et des infections par le virus de l&#8217;herp\u00e8s sont \u00e9galement possibles, mais rares. Le m\u00e9dicament est contre-indiqu\u00e9 en cas de grossesse. Chez les patients \u00e0 risque de tumeurs cutan\u00e9es malignes, la prudence ou une surveillance dermatologique r\u00e9guli\u00e8re s&#8217;impose par mesure de s\u00e9curit\u00e9 (bien que les pr\u00e9occupations \u00e0 ce sujet ne soient pas clairement \u00e9tablies).<\/p>\n<p><strong>t\u00e9riflunomide (<sup>Aubagio\u00ae<\/sup>) :<\/strong> L&#8217;administration se fait par voie orale, une fois par jour. Un monitoring des enzymes h\u00e9patiques toutes les deux semaines est n\u00e9cessaire au cours du premier semestre, puis un monitoring toutes les huit semaines suffit. Les effets secondaires possibles sont les naus\u00e9es, la diarrh\u00e9e et l&#8217;alop\u00e9cie. Une m\u00e9thode de contraception fiable est une condition pr\u00e9alable au traitement.<\/p>\n<p><strong>le fumarate de dim\u00e9thyle (<sup>Tecfidera\u00ae<\/sup>) : <\/strong>La substance active est administr\u00e9e par voie orale deux fois par jour (ce qui peut limiter l&#8217;adh\u00e9rence). Un bilan sanguin doit \u00eatre effectu\u00e9 avant le d\u00e9but du traitement, apr\u00e8s trois et six mois, puis tous les six \u00e0 douze mois. Les effets secondaires possibles comprennent les bouff\u00e9es vasomotrices, les douleurs abdominales et la diarrh\u00e9e. Ici aussi, la contraception est une condition pr\u00e9alable.<\/p>\n<p><strong>le natalizumab (<sup>Tysabri\u00ae<\/sup>) : <\/strong>La substance active est administr\u00e9e commod\u00e9ment par perfusion une fois par mois. Un risque important est la leucoenc\u00e9phalopathie multifocale progressive (LEMP) chez les patients infect\u00e9s par le virus JC, d&#8217;o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 de d\u00e9tecter les anticorps.<\/p>\n<p><strong>l&#8217;alemtuzumab (<sup>Lemtrada\u00ae<\/sup>) : <\/strong>La substance active est administr\u00e9e confortablement deux fois en deux ans par s\u00e9rie de perfusions. Des r\u00e9actions graves \u00e0 la perfusion peuvent se produire. Il convient \u00e9galement de mentionner le risque de d\u00e9velopper d&#8217;autres maladies auto-immunes (entre autres de la thyro\u00efde ou des reins) ou une thrombocytop\u00e9nie immunitaire.<\/p>\n<h2 id=\"application-dans-la-pratique\">Application dans la pratique<\/h2>\n<p>Au moment de l&#8217;\u00e9v\u00e9nement (janvier 2015), le sch\u00e9ma th\u00e9rapeutique suivant \u00e9tait en vigueur \u00e0 Berne pour la SEP r\u00e9mittente :<\/p>\n<p><strong>Premi\u00e8re ligne : <\/strong>en fonction des effets secondaires et de l&#8217;activit\u00e9 de la maladie, on utilise l&#8217;interf\u00e9ron-\u03b2, l&#8217;ac\u00e9tate de glatiram\u00e8re, le t\u00e9riflunomide, le fumarate de dim\u00e9thyle ou le fingolimod. Dans le cas d&#8217;une SEP tr\u00e8s active, le natalizumab et l&#8217;alemtuzumab peuvent \u00eatre envisag\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Deuxi\u00e8me ligne :<\/strong> en cas d&#8217;activit\u00e9 existante, on choisit entre le fumarate de dim\u00e9thyle, le fingolimod, le natalizumab ou l&#8217;alemtuzumab (\u00e9ventuellement aussi la mitoxantrone).<\/p>\n<p><strong>Troisi\u00e8me ligne : <\/strong>on dispose ici d&#8217;abord du natalizumab et de l&#8217;alemtuzumab (\u00e9ventuellement aussi de la mitoxantrone). Les m\u00e9dicaments non autoris\u00e9s en Suisse dans cette indication, comme le rituximab ou le daclizumab, ou encore l&#8217;autogreffe de cellules souches, sont des proc\u00e9dures exp\u00e9rimentales (y compris pour les formes tr\u00e8s actives).<\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 la forme d\u00e9g\u00e9n\u00e9rative primaire, il existe davantage de donn\u00e9es sur la SEP secondairement progressive, mais dans l&#8217;ensemble, les recherches sont moins avanc\u00e9es que pour la SEP r\u00e9mittente. Pour la SEP secondaire progressive, <sup>Rebif\u00ae<\/sup> s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 plus efficace chez les patients qui connaissent encore des pouss\u00e9es cliniques [10]. <sup>Betaferon\u00ae<\/sup> est \u00e9galement le plus b\u00e9n\u00e9fique pour les patients pr\u00e9sentant une activit\u00e9 de pouss\u00e9e et une progression significative du handicap (changement d&#8217;EDSS &gt;1, deux ans avant l&#8217;entr\u00e9e dans l&#8217;\u00e9tude) [11].<\/p>\n<p>Le <sup>Sativex\u00ae<\/sup> est un traitement symptomatique. Il est utilis\u00e9 pour am\u00e9liorer les sympt\u00f4mes chez les patients souffrant de spasticit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 s\u00e9v\u00e8re.<\/p>\n<p><em>Source : Symposium sur la scl\u00e9rose en plaques, 8 janvier 2015, Berne<\/em><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Ascherio A, et al : Vitamin D as an early predictor of multiple sclerosis activity and progression. JAMA Neurol 2014 Mar ; 71(3) : 306-314.<\/li>\n<li>Hartmann FJ, et al : Le polymorphisme IL2RA associ\u00e9 \u00e0 la scl\u00e9rose en plaques contr\u00f4le la production de GM-CSF dans les cellules TH humaines. Nat Commun 2014 Oct 3 ; 5 : 5056. doi : 10.1038\/ncomms6056.<\/li>\n<li>Korolkiewicz RP, et al : \u00c9tude de phase Ib pour \u00e9valuer MOR103 dans la scl\u00e9rose en plaques. NCT01517282. En ligne sur : https:\/\/clinicaltrials.gov\/ct2\/show\/study\/NCT01517282.<\/li>\n<li>Oxford Grice K, et al : Normes adultes pour un test Nine Hole Peg pour la dext\u00e9rit\u00e9 des doigts disponible dans le commerce. Am J Occup Ther 2003 Sep-Oct ; 57(5) : 570-573.<\/li>\n<li>Heldner MR, et al : Coin rotation task : a valid test for manual dexterity in multiple sclerosis. Phys Ther 2014 Nov ; 94(11) : 1644-1651.<\/li>\n<li>Van Schependom J, et al : The Symbol Digit Modalities Test as sentinel test for cognitive impairment in multiple sclerosis. Eur J Neurol 2014 Sep ; 21(9) : 1219-1225, e71-72.<\/li>\n<li>Kutzelnigg A, et al : D\u00e9my\u00e9linisation corticale et l\u00e9sion diffuse de la mati\u00e8re blanche dans la scl\u00e9rose en plaques. Brain 2005 Nov ; 128(Pt 11) : 2705-2712.<\/li>\n<li>Filippi M, et al : Gray matter damage predicts the accumulation of disability 13 years later in MS. Neurology 2013 Nov 12 ; 81(20) : 1759-1767.<\/li>\n<li>Calabresi PA, et al : Pegylated interferon \u03b2-1a for relapsing-remitting multiple sclerosis (ADVANCE) : a randomised, phase 3, double-blind study. Lancet Neurol 2014 Jul ; 13(7) : 657-665.<\/li>\n<li>Secondary Progressive Efficacy Clinical Trial of Recombinant Interferon-Beta-1a in MS (SPECTRIMS) Study Group : Randomized controlled trial of interferon- beta-1a in secondary progressive MS : Clinical results. Neurology 2001 Jun 12 ; 56(11) : 1496-1504.<\/li>\n<li>Kappos L, et al : Interferon beta-1b in secondary progressive MS : a combined analysis of the two trials. Neurology 2004 Nov 23 ; 63(10) : 1779-1787.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2015 ; 13(2) : 36-39<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le symposium sur la scl\u00e9rose en plaques qui s&#8217;est tenu \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital de l&#8217;\u00cele \u00e0 Berne a donn\u00e9 un large aper\u00e7u de l&#8217;\u00e9pid\u00e9miologie, de l&#8217;\u00e9tiologie, de l&#8217;\u00e9volution, de l&#8217;\u00e9valuation et&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":50238,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Symposium sur la scl\u00e9rose en plaques","footnotes":""},"category":[11383,11489,11535,11505,11549],"tags":[47385,27662,34845,26414,47380,47386,27661,15599,21333,40800,47383],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-343544","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-neurologie-fr","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rapports-de-congres","category-rhumatologie","category-rx-fr","tag-advance-fr","tag-aubagio-fr","tag-crt-fr","tag-cytokine","tag-gilenya-fr","tag-kinect-fr","tag-lemtrada-fr","tag-ms-fr","tag-sativex-fr","tag-tecfidera-fr","tag-tysabri-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-14 22:25:36","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":343504,"slug":"iniziare-presto-la-terapia-per-migliorare-i-risultati-a-lungo-termine","post_title":"Iniziare presto la terapia per migliorare i risultati a lungo termine","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/iniziare-presto-la-terapia-per-migliorare-i-risultati-a-lungo-termine\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":343517,"slug":"comecar-cedo-a-terapia-para-melhorar-os-resultados-a-longo-prazo","post_title":"Come\u00e7ar cedo a terapia para melhorar os resultados a longo prazo","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/comecar-cedo-a-terapia-para-melhorar-os-resultados-a-longo-prazo\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":343528,"slug":"empezar-la-terapia-pronto-para-mejorar-los-resultados-a-largo-plazo","post_title":"Empezar la terapia pronto para mejorar los resultados a largo plazo","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/empezar-la-terapia-pronto-para-mejorar-los-resultados-a-largo-plazo\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343544","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=343544"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343544\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/50238"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=343544"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=343544"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=343544"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=343544"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}