{"id":343560,"date":"2015-04-02T02:00:00","date_gmt":"2015-04-02T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/traitement-systemique-cible-du-nsclc-metastatique\/"},"modified":"2015-04-02T02:00:00","modified_gmt":"2015-04-02T00:00:00","slug":"traitement-systemique-cible-du-nsclc-metastatique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/traitement-systemique-cible-du-nsclc-metastatique\/","title":{"rendered":"Traitement syst\u00e9mique cibl\u00e9 du NSCLC m\u00e9tastatique"},"content":{"rendered":"<p><strong>Plus de la moiti\u00e9 des patients atteints de cancer du poumon pr\u00e9sentent d\u00e9j\u00e0 des m\u00e9tastases au moment du diagnostic. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, de nouvelles substances ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es pour cibler les patients atteints de cancer bronchique non \u00e0 petites cellules m\u00e9tastas\u00e9 et de mutations oncog\u00e9niques. Dr. med. Martin Fr\u00fch, St. Gallen, a inform\u00e9 dans son expos\u00e9 sur les possibilit\u00e9s actuelles et les perspectives d&#8217;avenir.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Dans le cas du cancer bronchique non \u00e0 petites cellules (NSCLC), l&#8217;histologie est essentielle pour planifier le traitement syst\u00e9mique. Chez les patients atteints de carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes, les tests mol\u00e9culaires et les traitements par pemetrexed (<sup>Alimta\u00ae<\/sup>) ou par chimioth\u00e9rapie sont recommand\u00e9s. Bevacizumab (<sup>Avastin\u00ae<\/sup>) n&#8217;a pas de sens. De nouvelles \u00e9tudes montrent un l\u00e9ger avantage en termes de survie chez les patients atteints de carcinome \u00e9pidermo\u00efde lorsque le necitumumab est ajout\u00e9 \u00e0 la chimioth\u00e9rapie de premi\u00e8re ligne (gemcitabine plus cisplatine) ou \u00e0 la chimioth\u00e9rapie de deuxi\u00e8me ligne. lors de l&#8217;ajout de ramucirumab au traitement par doc\u00e9taxel en deuxi\u00e8me ligne.<\/p>\n<p>Sous nos latitudes, seuls 15% environ des patients peuvent b\u00e9n\u00e9ficier des nouvelles th\u00e9rapies cibl\u00e9es sur les mutations. Environ 10% des patients pr\u00e9sentent une mutation de l&#8217;EGFR, environ 4% une mutation de l&#8217;ALK et 1-2% suppl\u00e9mentaires une des autres mutations \u00e0 effet oncog\u00e8ne (BRAF, MET, ROS1+, etc.).<\/p>\n<h2 id=\"traitement-par-inhibiteurs-de-la-tyrosine-kinase-egfr\">Traitement par inhibiteurs de la tyrosine kinase EGFR<\/h2>\n<p>Les mutations de l&#8217;EGFR sont plus fr\u00e9quentes chez les patients atteints d&#8217;ad\u00e9nocarcinomes, les personnes qui fument peu ou pas, les femmes et les Asiatiques. Les mutations de l&#8217;EGFR sont rares chez les fumeurs. &#8220;Gallen, nous commen\u00e7ons imm\u00e9diatement la chimioth\u00e9rapie chez les fumeurs, sans attendre le r\u00e9sultat du test EGFR&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le conf\u00e9rencier. Environ 70% des patients pr\u00e9sentant une mutation de l&#8217;EGFR r\u00e9pondent \u00e0 un traitement par un inhibiteur de la tyrosine kinase (ITK) de l&#8217;EGFR, contre seulement 1,1% des patients sans mutation.<\/p>\n<p>Le gefitinib (<sup>Iressa\u00ae<\/sup>) et l&#8217;erlotinib (Tarceva\u00ae) sont consid\u00e9r\u00e9s comme des EGFR-TKI de premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration ; ils se lient de mani\u00e8re r\u00e9versible au r\u00e9cepteur de l&#8217;EGFR. Les EGFR-TKI de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration tels que l&#8217;afatinib (<sup>Giotrif\u00ae<\/sup>) et le dacomitinib entra\u00eenent une inhibition irr\u00e9versible des r\u00e9cepteurs. On peut donc esp\u00e9rer qu&#8217;ils soient plus efficaces que les EGFR-TKI de premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration &#8211; des \u00e9tudes sont actuellement en cours \u00e0 ce sujet. Le co\u00fbt du traitement est \u00e0 peu pr\u00e8s le m\u00eame pour tous les EGFR-TKI, mais les mol\u00e9cules se distinguent par leurs effets secondaires.<\/p>\n<h2 id=\"prolongation-de-la-survie-sans-progression\">Prolongation de la survie sans progression<\/h2>\n<p>Dans les \u00e9tudes men\u00e9es jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent avec les EGFR-TKI (gefitinib, erlotinib, afatinib), ceux-ci ont significativement prolong\u00e9 la survie m\u00e9diane sans progression (PFS) et la qualit\u00e9 de vie par rapport au traitement par chimioth\u00e9rapie. Cependant, la survie globale n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 affect\u00e9e en raison du taux \u00e9lev\u00e9 de cross-over et, au cours de l&#8217;\u00e9volution, tous les patients ont d\u00e9velopp\u00e9 une r\u00e9sistance \u00e0 l&#8217;EGFR-TKI. L&#8217;ajout de bevacizumab \u00e0 l&#8217;erlotinib a permis de prolonger la PFS moyenne de pr\u00e8s de 10 \u00e0 16 mois dans une \u00e9tude japonaise, probablement en retardant le d\u00e9veloppement de la r\u00e9sistance [1].<\/p>\n<p>Les causes possibles de r\u00e9sistance incluent la transformation en carcinome \u00e0 petites cellules (dans environ 5% des cas), les mutations de r\u00e9sistance des cellules canc\u00e9reuses (mutations T790 dans 50-60% des cas) ou d&#8217;autres modifications g\u00e9n\u00e9tiques telles que la mutation BRAF ou l&#8217;amplification MET. &#8220;Si l&#8217;EGFR-TKI n&#8217;est plus efficace, il est recommand\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 une re-biopsie afin de pouvoir diagnostiquer d&#8217;\u00e9ventuelles alt\u00e9rations&#8221;, a expliqu\u00e9 le Dr Fr\u00fch. S&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;alt\u00e9rations, les patients peuvent \u00eatre trait\u00e9s par une chimioth\u00e9rapie combin\u00e9e (par ex. permetrexed et un platine). Une th\u00e9rapie combin\u00e9e est \u00e9galement plus efficace qu&#8217;une monoth\u00e9rapie chez les patients \u00e2g\u00e9s et les patients de niveau de performance 1 ou 2, mais s&#8217;accompagne d&#8217;une toxicit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"que-faire-en-cas-de-progression-de-la-maladie\">Que faire en cas de progression de la maladie ?<\/h2>\n<p>Le traitement par erlotinib peut-il avoir un effet b\u00e9n\u00e9fique au-del\u00e0 de la progression de la maladie ? Dans l&#8217;\u00e9tude de Park et al. pr\u00e9sent\u00e9e au congr\u00e8s ESMO 2014, la poursuite du traitement par erlotinib a permis de prolonger la PFS2 d&#8217;environ trois mois [2]. &#8220;En cas de progression de la maladie, la question se pose toujours de savoir \u00e0 quel point elle est mena\u00e7ante&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le Dr Fr\u00fch. &#8220;En cas de progression syst\u00e9mique mena\u00e7ante, le traitement doit \u00eatre chang\u00e9 imm\u00e9diatement. En cas de progression locale, par exemple de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales, il convient d&#8217;appliquer un traitement local. En cas de progression syst\u00e9mique non mena\u00e7ante, je recommanderais de continuer avec le traitement EGFR-TKI&#8221;. Une autre possibilit\u00e9 serait de passer \u00e0 un autre TKI, mais il manque encore de bonnes donn\u00e9es \u00e0 ce sujet.<\/p>\n<h2 id=\"mutations-braf-et-alk\">Mutations BRAF et ALK<\/h2>\n<p>Pr\u00e8s de 2% des patients atteints de NSCLC, plus souvent des fumeurs, pr\u00e9sentent une mutation BRAF, dont environ 50% une mutation V600E. Plusieurs rapports de cas et \u00e9tudes ont test\u00e9 les mol\u00e9cules v\u00e9muraf\u00e9nib (Zelboraf\u00ae) et dabraf\u00e9nib (Dafinlar\u00ae), autoris\u00e9es en Suisse pour le traitement du m\u00e9lanome malin m\u00e9tastatique, dans l&#8217;indication du NSCLC avanc\u00e9. Ces premi\u00e8res donn\u00e9es indiquent une certaine efficacit\u00e9. Le crizotinib (Xalkori\u00ae) est commercialis\u00e9 depuis l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re pour le traitement du NSCLC ALK-positif. D&#8217;autres inhibiteurs de l&#8217;ALK sont test\u00e9s dans le cadre d&#8217;essais cliniques.<\/p>\n<h2 id=\"inhibiteurs-du-recepteur-pdl-1\">Inhibiteurs du r\u00e9cepteur PDL-1<\/h2>\n<p>Les inhibiteurs des r\u00e9cepteurs PD-1 et PDL-1 (&#8220;programmed cell death ligand 1&#8221;) constituent une nouvelle approche th\u00e9rapeutique qui peut \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9e chez les patients atteints de carcinome \u00e9pidermo\u00efde. Les mol\u00e9cules les plus avanc\u00e9es dans les essais sont le nivolumab et le pembrolizumab (approuv\u00e9 aux \u00c9tats-Unis sous le nom de &#8220;Keytruda&#8221;). Plusieurs \u00e9tudes sont actuellement en cours pour tester de tels inhibiteurs chez des patients positifs pour le r\u00e9cepteur PDL-1 et non s\u00e9lectionn\u00e9s. L&#8217;immunoth\u00e9rapie avec un inhibiteur du r\u00e9cepteur PDL-1 devrait durer un \u00e0 deux ans. Les premiers r\u00e9sultats pr\u00e9liminaires sont prometteurs.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats de telles \u00e9tudes ne sont pas seulement remarqu\u00e9s par la communaut\u00e9 scientifique, comme l&#8217;a fait remarquer le Dr Fr\u00fch : &#8220;Nous avons souvent des demandes de patients qui s&#8217;interrogent sur un traitement par un inhibiteur du r\u00e9cepteur PD-1\/PDL-1&#8221;.<\/p>\n<p><em>Source : 25e cours de formation continue des m\u00e9decins en oncologie clinique, 19-21 f\u00e9vrier 2015, St-Gall<\/em><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Seto T, et al : Erlotinib seul ou avec le bevacizumab comme traitement de premi\u00e8re ligne chez les patients atteints de cancer du poumon non-squameux avanc\u00e9 \u00e0 mutations EGFR (JO25567) : une \u00e9tude de phase 2, randomis\u00e9e, multicentrique, en ouvert. Lancet Oncol 2014 Oct ; 15(11) : 1236-1244.<\/li>\n<li>Park et al. ASPIRATION : erlotinib en premi\u00e8re ligne jusqu&#8217;\u00e0 et au-del\u00e0 de la progression RECIST chez les patients asiatiques atteints deNSCLC EGFR mutation-positif. Ann Oncol 2014 ; 25 (suppl 4) : abstr 12230.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2015 ; 10(3) : 51-52<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plus de la moiti\u00e9 des patients atteints de cancer du poumon pr\u00e9sentent d\u00e9j\u00e0 des m\u00e9tastases au moment du diagnostic. 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