{"id":343564,"date":"2015-04-01T02:00:00","date_gmt":"2015-04-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/maladie-de-meniere-evaluations-et-options-therapeutiques\/"},"modified":"2015-04-01T02:00:00","modified_gmt":"2015-04-01T00:00:00","slug":"maladie-de-meniere-evaluations-et-options-therapeutiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/maladie-de-meniere-evaluations-et-options-therapeutiques\/","title":{"rendered":"Maladie de Meni\u00e8re &#8211; \u00c9valuations et options th\u00e9rapeutiques"},"content":{"rendered":"<p>Le diagnostic de la maladie de Meni\u00e8re repose sur l&#8217;anamn\u00e8se, l&#8217;audiom\u00e9trie et les tests vestibulaires fonctionnels. Le traitement doit \u00eatre effectu\u00e9 par un sp\u00e9cialiste ORL exp\u00e9riment\u00e9. Il existe de nombreuses options th\u00e9rapeutiques, on distingue les traitements destructifs et les traitements non destructifs. Le traitement est individuel et doit suivre un sch\u00e9ma par \u00e9tapes. Le diagnostic diff\u00e9rentiel le plus important et le plus difficile \u00e0 \u00e9tablir est celui de la migraine vestibulaire.<\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La maladie de Meni\u00e8re porte le nom du m\u00e9decin fran\u00e7ais Prosper Meni\u00e8re, qui a d\u00e9crit pour la premi\u00e8re fois les sympt\u00f4mes classiques : crises de vertiges immobilisantes de quelques heures, troubles auditifs fluctuants et lentement progressifs, acouph\u00e8nes et pressions dans les oreilles. L&#8217;\u00e9tiologie et la pathogen\u00e8se sont inconnues, la seule certitude \u00e9tant qu&#8217;il existe une pression \u00e9lev\u00e9e dans l&#8217;oreille interne remplie de liquide (hydrops endolymphatique). On ne sait pas si cela est d\u00fb \u00e0 une production excessive de liquide, \u00e0 une r\u00e9sorption insuffisante ou \u00e0 un flux endolymphatique perturb\u00e9 (st\u00e9nose du canal endolymphatique).<\/p>\n<p>Diverses \u00e9tiologies sont discut\u00e9es, telles que les troubles des jonctions gap qui entra\u00eenent un d\u00e9s\u00e9quilibre de l&#8217;hom\u00e9ostasie de l&#8217;oreille interne par une modification des concentrations ioniques et donc l&#8217;hydrops, ou encore une d\u00e9r\u00e9gulation du syst\u00e8me arginine-vasopressine-aquaproine 2, dans lequel un afflux d&#8217;eau excessif serait \u00e0 l&#8217;origine de l&#8217;hydrops.<br \/>\nD\u00e9finition de la maladie de Meni\u00e8re<\/p>\n<p>Le diagnostic de la M. Meni\u00e8re est clinique. Les directives de l&#8217;American Academy of Otolaryngology and Head and Neck Surgery (AAO-HNS) constituent la base [1]. Elles sont pr\u00e9sent\u00e9es dans <strong>le tableau&nbsp;1<\/strong>.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5487\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab1_np2_s20.png\" style=\"height:481px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"882\"><\/p>\n<p>Les crises de vertige rotatoire durent par d\u00e9finition au moins 20 minutes, typiquement quelques heures. Le plus souvent, les vertiges sont accompagn\u00e9s de naus\u00e9es et de vomissements, et les patients sont g\u00e9n\u00e9ralement immobilis\u00e9s et incapables de marcher pendant la crise. Ensuite, ils sont souvent tr\u00e8s \u00e9puis\u00e9s et une ins\u00e9curit\u00e9 plut\u00f4t diffuse persiste pendant quelques heures. Le vertige rotatoire est toujours accompagn\u00e9 d&#8217;un nystagmus, qui bat typiquement \u00e0 l&#8217;horizontale, avec une l\u00e9g\u00e8re composante rotatoire. La direction du nystagmus ne permet pas de d\u00e9terminer avec certitude le c\u00f4t\u00e9 affect\u00e9, car souvent, le nystagmus initial n&#8217;est pas un nystagmus par d\u00e9faut vers l&#8217;oreille saine (composante rapide), mais un nystagmus dit de stimulation vers l&#8217;oreille malade.  &nbsp;<\/p>\n<p>La perte auditive dans le M.&nbsp;Meni\u00e8re est toujours neurosensorielle (oreille interne) et survient g\u00e9n\u00e9ralement en m\u00eame temps que les crises de vertige. Typiquement, les premi\u00e8res crises entra\u00eenent une \u00e9l\u00e9vation du seuil dans les basses fr\u00e9quences, qui se r\u00e9tablit initialement apr\u00e8s la crise. Avec la multiplication des crises, cette r\u00e9cup\u00e9ration est incompl\u00e8te et une surdit\u00e9 progressive par pouss\u00e9es se d\u00e9veloppe, touchant \u00e9galement les fr\u00e9quences aigu\u00ebs au fur et \u00e0 mesure de l&#8217;\u00e9volution. Au stade initial, l&#8217;audition est parfois fluctuante, m\u00eame en l&#8217;absence de crise. Ils sont souvent accompagn\u00e9s d&#8217;acouph\u00e8nes et d&#8217;une pression dans l&#8217;oreille, et certains patients rapportent une sensation de pl\u00e9nitude ou de coton dans l&#8217;oreille.<\/p>\n<p>Dans seulement 20% des cas, la maladie commence par la triade typique : crises de vertiges rotatoires, perte d&#8217;audition et acouph\u00e8nes. Au d\u00e9but, 40% des patients ne ressentent que des vertiges ou des douleurs. des sympt\u00f4mes auriculaires apparaissent. Il s&#8217;\u00e9coule donc souvent plusieurs ann\u00e9es entre l&#8217;apparition des premiers sympt\u00f4mes et la pose du diagnostic.<\/p>\n<p>La caract\u00e9ristique de la maladie de M.&nbsp;Meni\u00e8re est que son \u00e9volution est totalement impr\u00e9visible. La s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la perte auditive ainsi que la fr\u00e9quence et l&#8217;intensit\u00e9 des crises de vertige peuvent varier consid\u00e9rablement d&#8217;une personne \u00e0 l&#8217;autre.<\/p>\n<p>En cas de crises de vertige r\u00e9currentes avec ou sans sympt\u00f4mes auriculaires associ\u00e9s, un examen neuro-otologique par un sp\u00e9cialiste ORL est indiqu\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>Outre l&#8217;anamn\u00e8se et l&#8217;examen clinique, l&#8217;audiom\u00e9trie tonale fait partie du diagnostic primaire. Il existe \u00e9galement diff\u00e9rents tests vestibulaires.  &nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;examen clinique du vestibule se concentre sur l&#8217;examen avec les lunettes de Frenzel pour d\u00e9tecter un nystagmus. Un nystagmus vestibulaire p\u00e9riph\u00e9rique bat dans la m\u00eame direction quelle que soit la direction du regard, l&#8217;intensit\u00e9 augmente quand on regarde dans la direction de la phase rapide et diminue quand on regarde dans la direction oppos\u00e9e (loi d&#8217;Alexander). La fixation visuelle permet de supprimer ou du moins de freiner le nystagmus. Dans la maladie de Meni\u00e8re, un nystagmus peut \u00eatre d\u00e9tect\u00e9 pendant ou juste apr\u00e8s une crise de vertige, mais pas pendant l&#8217;intervalle sans crise. En plus de l&#8217;otoscopie, le test du diapason de Weber doit \u00eatre effectu\u00e9. Normalement, le son du diapason est lat\u00e9ralis\u00e9 vers l&#8217;oreille saine, mais dans certains cas, il est lat\u00e9ralis\u00e9 vers le c\u00f4t\u00e9 malade. L&#8217;audiogramme montre typiquement une surdit\u00e9 de perception \u00e0 pr\u00e9dominance de graves (courbe d&#8217;hydrops, puits de graves). Comme l&#8217;audition est souvent fluctuante, il se peut qu&#8217;aucune perte auditive ne soit d\u00e9celable au moment de l&#8217;examen. Dans ces cas, le patient doit \u00eatre encourag\u00e9 \u00e0 se pr\u00e9senter imm\u00e9diatement en cas de baisse de l&#8217;audition afin de refaire le test pendant la mauvaise p\u00e9riode.<\/p>\n<p>Dans le cadre des examens instrumentaux, la calorique est au premier plan. Les organes vestibulaires sont stimul\u00e9s pendant 30 secondes avec de l&#8217;eau chaude \u00e0 44\u00b0C et de l&#8217;eau froide \u00e0 30\u00b0C, s\u00e9par\u00e9ment sur chaque c\u00f4t\u00e9. Au stade initial de la maladie, on trouve souvent une excitabilit\u00e9 encore sym\u00e9trique. Cependant, au cours de l&#8217;\u00e9volution, une hyperexcitabilit\u00e9 se d\u00e9veloppe du c\u00f4t\u00e9 malade, dans le sens d&#8217;un dysfonctionnement vestibulaire p\u00e9riph\u00e9rique. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, une IRM en coupes fines de l&#8217;oreille interne\/du tronc c\u00e9r\u00e9bral est r\u00e9alis\u00e9e pour exclure un trouble r\u00e9trocochl\u00e9aire (en particulier un schwannome vestibulaire). Gr\u00e2ce \u00e0 des s\u00e9quences IRM sp\u00e9ciales, il est possible depuis peu de mettre en \u00e9vidence l&#8217;hydrops endolymphatique [2].<\/p>\n<h2 id=\"therapie\">Th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Le traitement de la maladie de Meni\u00e8re suit g\u00e9n\u00e9ralement un sch\u00e9ma par \u00e9tapes <strong>(Fig. 1), mais <\/strong>il doit toujours \u00eatre adapt\u00e9 \u00e0 chaque patient. Comme plusieurs options th\u00e9rapeutiques sont souvent envisag\u00e9es, les avantages et les inconv\u00e9nients de chaque traitement doivent \u00eatre discut\u00e9s en d\u00e9tail avec le patient.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5488 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/abb1_np2_s20.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/604;height:329px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"604\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Les th\u00e9rapies courantes peuvent \u00eatre divis\u00e9es en deux groupes principaux : les th\u00e9rapies non destructives \u00e0 faible risque et les th\u00e9rapies destructives \u00e0 plus haut risque. Dans le second groupe, les l\u00e9sions de l&#8217;organe de l&#8217;\u00e9quilibre sont cibl\u00e9es par des moyens chimiques ou chirurgicaux. C&#8217;est pourquoi les patients souffrent de vertiges plus ou moins prononc\u00e9s et d&#8217;une d\u00e9marche incertaine \u00e0 la suite de ces th\u00e9rapies. Le groupe des th\u00e9rapies destructrices comprend le traitement par gentamicine intratympanique ainsi que la labyrinthectomie et la neurectomie vestibulaire. Ces traitements comportent un risque de perte auditive pouvant aller jusqu&#8217;\u00e0 la surdit\u00e9. Les th\u00e9rapies non destructives \u00e0 faible risque sont divis\u00e9es en th\u00e9rapies m\u00e9dicamenteuses et chirurgicales minimales. Outre les m\u00e9dicaments oraux, il s&#8217;agit du traitement st\u00e9ro\u00efdien intratympanique, de la pose de tubes tympaniques et de la chirurgie du sac.<\/p>\n<p>En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, en cas de suspicion de maladie de Meni\u00e8re, le traitement primaire est la b\u00e9tahistine 2\u00d7 24&nbsp;mg\/j pendant six \u00e0 huit semaines. La b\u00e9tahistine agit comme un agoniste partiel des r\u00e9cepteurs H1 de l&#8217;histamine et comme un antagoniste des r\u00e9cepteurs H3 de l&#8217;histamine. Des tests pharmacologiques sur des animaux ont montr\u00e9 que la circulation sanguine dans la stria vascularis de l&#8217;oreille interne s&#8217;am\u00e9liore, probablement par un rel\u00e2chement des sphincters pr\u00e9capillaires de la microcirculation de l&#8217;oreille interne. Si la r\u00e9ponse est bonne, le traitement doit \u00eatre poursuivi pendant au moins six mois. Si les crises r\u00e9apparaissent apr\u00e8s une tentative d&#8217;arr\u00eat, un traitement continu peut s&#8217;av\u00e9rer n\u00e9cessaire. En cas d&#8217;\u00e9chec du traitement, les antagonistes calciques du groupe 4 ou le traitement st\u00e9ro\u00efdien intratympanique sont des alternatives envisageables. Le plus souvent, on utilise la cinnarizine (<sup>Stugeron\u00ae<\/sup>) 3\u00d7 25&nbsp;mg\/j. Chez les patients souffrant de migraines connues, la flunarizine (<sup>Sibelium\u00ae<\/sup>) 10&nbsp;mg\/j le soir constitue une bonne alternative, car elle peut avoir un effet positif \u00e0 la fois sur la maladie de Meni\u00e8re et sur les migraines. Le traitement st\u00e9ro\u00efdien intratympanique consiste \u00e0 appliquer un liquide contenant de la cortisone (g\u00e9n\u00e9ralement de la dexam\u00e9thasone) directement dans l&#8217;oreille moyenne, sous anesth\u00e9sie de surface, \u00e0 travers le tympan. Dans jusqu&#8217;\u00e0 75% des cas, ce traitement entra\u00eene une am\u00e9lioration significative, 50% des patients n&#8217;ayant plus de crises \u00e0 long terme. Un peu plus d&#8217;un tiers des patients b\u00e9n\u00e9ficient d&#8217;une am\u00e9lioration significative de leur audition sous traitement [3]. La raison pour laquelle la pose d&#8217;un tube tympanique a un effet positif sur les crises de vertige dans la maladie de Meni\u00e8re n&#8217;est pas claire. Comme pour la plupart des th\u00e9rapies non destructives, le taux de r\u00e9ussite est d&#8217;environ 67%.<\/p>\n<p>Les th\u00e9rapies destructrices ne sont g\u00e9n\u00e9ralement utilis\u00e9es que lorsque les traitements mentionn\u00e9s ci-dessus ne sont pas suffisamment efficaces et que le c\u00f4t\u00e9 malade est connu. Chez les patients qui souffrent de migraines, il faut \u00eatre s\u00fbr que les vertiges sont caus\u00e9s par la maladie de Meni\u00e8re. La gentamicine est un antibiotique aminoglycoside qui a une action vestibulotoxique. En administration intratympanique, il provoque une d\u00e9t\u00e9rioration de la fonction vestibulaire, qui se traduit par un vertige diffus ou une sensation de malaise. d&#8217;une d\u00e9marche incertaine. Le risque de perte auditive li\u00e9e au traitement est d&#8217;environ 20% [4]. La neurectomie vestibulaire consiste \u00e0 sectionner le nerf vestibulaire, d\u00e9connectant ainsi l&#8217;organe de l&#8217;\u00e9quilibre du cerveau. La labyrinthectomie consiste \u00e0 retirer chirurgicalement l&#8217;organe de l&#8217;\u00e9quilibre tout en laissant la cochl\u00e9e en place. Comme cette intervention entra\u00eene une surdit\u00e9, elle n&#8217;est pratiqu\u00e9e que dans les cas de surdit\u00e9 profonde. La neurectomie est indiqu\u00e9e en cas de bonne ou de mauvaise sant\u00e9. de l&#8217;audition. Le risque de perte auditive postop\u00e9ratoire est inf\u00e9rieur \u00e0 10%. Ces deux op\u00e9rations entra\u00eenent une perte totale de la fonction de l&#8217;organe de l&#8217;\u00e9quilibre correspondant. Initialement, il existe un vertige important comme dans le cas d&#8217;une neuronite vestibulaire. Dans le cadre de la compensation centrale, l&#8217;\u00e9quilibre se normalise \u00e0 nouveau en deux ou trois mois. Dans la plupart des cas, il est utile d&#8217;effectuer un entra\u00eenement de l&#8217;\u00e9quilibre sous la direction d&#8217;un physioth\u00e9rapeute. Certaines limitations de l&#8217;\u00e9quilibre dans la vie quotidienne peuvent toutefois persister, en particulier lors de mouvements rapides et dans l&#8217;obscurit\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-differentiel\">Diagnostic diff\u00e9rentiel<\/h2>\n<p>Rarement, un trouble r\u00e9trocochl\u00e9aire (schwannome vestibulaire) peut imiter une maladie de Meni\u00e8re, d&#8217;o\u00f9 l&#8217;int\u00e9r\u00eat d&#8217;un examen IRM. L&#8217;anamn\u00e8se d&#8217;un vertige positionnel paroxystique b\u00e9nin permet de le distinguer facilement d&#8217;une maladie de Meni\u00e8re, car les crises de vertige ne durent que quelques secondes et il n&#8217;y a pas de sympt\u00f4me auriculaire. Dans le cas d&#8217;un dysfonctionnement cochl\u00e9o-vestibulaire aigu, le vertige rotatoire dure plusieurs jours et la perte auditive est g\u00e9n\u00e9ralement pancochl\u00e9aire et non profonde.<\/p>\n<p>Chez les patients pr\u00e9sentant des crises de vertiges rotatoires qui durent des heures, la migraine vestibulaire constitue le principal diagnostic diff\u00e9rentiel avec la maladie de Meni\u00e8re. Depuis quelques ann\u00e9es, on d\u00e9crit la migraine vestibulaire comme une forme particuli\u00e8re de migraine [5], qui se pr\u00e9sente typiquement par des crises de vertiges spontan\u00e9s ou li\u00e9s \u00e0 la position pendant quelques secondes \u00e0 quelques jours et des sympt\u00f4mes de migraine. Les sympt\u00f4mes auriculaires sont plut\u00f4t rares, mais peuvent \u00e9galement se produire. La Soci\u00e9t\u00e9 internationale des c\u00e9phal\u00e9es (IHS) et la B\u00e1r\u00e1ny-Society, une soci\u00e9t\u00e9 internationale pour l&#8217;\u00e9tude des maladies vestibulaires, ont \u00e9labor\u00e9 un document de consensus avec des crit\u00e8res diagnostiques uniformes pour la migraine vestibulaire et l&#8217;ont publi\u00e9 en 2012\/2013 <strong>(tableau&nbsp;2)<\/strong> [6].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5489 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_np2_s22_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1215;height:663px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1215\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_np2_s22_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_np2_s22_0-800x884.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_np2_s22_0-120x133.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_np2_s22_0-90x99.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_np2_s22_0-320x353.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/04\/tab2_np2_s22_0-560x619.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>La probabilit\u00e9 de migraine chez les femmes est de 12-15%, chez les hommes de 6-8%. Selon diff\u00e9rents auteurs, un nombre nettement plus important (25 \u00e0 40%) de patients atteints de la maladie de Meni\u00e8re souffrent cependant en m\u00eame temps de migraines. La raison de la coexistence de ces deux maladies n&#8217;est pas claire. Comme le M.&nbsp;Meni\u00e8re pr\u00e9sente souvent des r\u00e9sultats discrets au stade initial (en particulier dans l&#8217;intervalle), il n&#8217;est pas possible dans certains cas de poser un diagnostic s\u00fbr au d\u00e9part. Dans de tels cas, la r\u00e9ponse ou la Non-r\u00e9ponse \u00e0 une th\u00e9rapie de Meni\u00e8re ou \u00e0 une th\u00e9rapie de l&#8217;oreille interne correspondante. traitement de la migraine. Chez certains patients, il peut \u00eatre n\u00e9cessaire de traiter les deux affections, par exemple la b\u00e9tahistine combin\u00e9e \u00e0 de fortes doses de magn\u00e9sium.<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Comit\u00e9 sur l&#8217;audition et l&#8217;\u00e9quilibre Guidelines for the diagnosis and evaluation of therapy in Meni\u00e8re&#8217;s disease. Otolarnygol Head Neck Surg 1995 ; 113 : 181-185.<\/li>\n<li>Bar\u00e1th K, et al : Am J Neuroradiol 2014 ; 35 : 1387-1392.<\/li>\n<li>Gardu\u00f1o-Anaya MA, et al : Otolaryngol Head Neck Surg 2005 ; 133 : 285-294.<\/li>\n<li>Lange G, Mann W, Maurer J : ORL 2003 ; 51 : 898-902.<\/li>\n<li>Dieterich M, Brandt T : J Neurol 1999 ; 246(10) : 883-892.<\/li>\n<li>Lempert T, et al : Nervenarzt 2013 ; 84 : 511-516.<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le diagnostic de la maladie de Meni\u00e8re repose sur l&#8217;anamn\u00e8se, l&#8217;audiom\u00e9trie et les tests vestibulaires fonctionnels. Le traitement doit \u00eatre effectu\u00e9 par un sp\u00e9cialiste ORL exp\u00e9riment\u00e9. Il existe de nombreuses&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":50172,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Vertiges","footnotes":""},"category":[11531,11315,11383,11448,11489,11549],"tags":[15124,19727,13867,42817,47428,17409,47433,12738,19724],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-343564","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-medecine-interne-generale","category-neurologie-fr","category-orl-fr","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rx-fr","tag-acouphenes","tag-maladie-de-meniere","tag-migraine-fr","tag-nystagmus-fr","tag-perte-auditive-fr","tag-surdite","tag-vertige-dattaque","tag-vertiges","tag-vertiges-rotatoires","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-20 00:54:04","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":343574,"slug":"malattia-di-meniere-chiarimenti-e-opzioni-di-trattamento","post_title":"Malattia di Meniere - chiarimenti e opzioni di trattamento","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/malattia-di-meniere-chiarimenti-e-opzioni-di-trattamento\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":343577,"slug":"doenca-de-meniere-esclarecimento-e-opcoes-de-tratamento","post_title":"Doen\u00e7a de Meniere - esclarecimento e op\u00e7\u00f5es de tratamento","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/doenca-de-meniere-esclarecimento-e-opcoes-de-tratamento\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":343585,"slug":"enfermedad-de-meniere-aclaracion-y-opciones-de-tratamiento","post_title":"Enfermedad de Meniere - aclaraci\u00f3n y opciones de tratamiento","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/enfermedad-de-meniere-aclaracion-y-opciones-de-tratamiento\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343564","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=343564"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343564\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/50172"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=343564"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=343564"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=343564"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=343564"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}