{"id":343773,"date":"2015-02-17T01:00:00","date_gmt":"2015-02-17T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/mise-a-jour-therapeutique-pour-le-medecin-de-premier-recours\/"},"modified":"2015-02-17T01:00:00","modified_gmt":"2015-02-17T00:00:00","slug":"mise-a-jour-therapeutique-pour-le-medecin-de-premier-recours","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/mise-a-jour-therapeutique-pour-le-medecin-de-premier-recours\/","title":{"rendered":"Mise \u00e0 jour th\u00e9rapeutique pour le m\u00e9decin de premier recours"},"content":{"rendered":"<p><strong>En cas de diagnostic et de traitement pr\u00e9coces, l&#8217;esp\u00e9rance de vie des personnes infect\u00e9es par le VIH se rapproche de celle des personnes s\u00e9ron\u00e9gatives dont l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 est par ailleurs comparable. Selon les directives de l&#8217;OFSP, le test VIH devrait \u00eatre effectu\u00e9 dans un grand nombre de situations cliniques indicatives afin de permettre un diagnostic pr\u00e9coce. Le traitement du VIH devient plus simple et mieux tol\u00e9r\u00e9, les avantages d&#8217;un d\u00e9but de traitement de plus en plus pr\u00e9coce sont \u00e9tudi\u00e9s. Des recherches sont en cours pour trouver un rem\u00e8de, mais elles sont encore loin d&#8217;aboutir. Les nouveaux m\u00e9dicaments pr\u00e9sentent des avantages en termes de tol\u00e9rance et de profil m\u00e9tabolique. Toutefois, un traitement contre le VIH qui fonctionne ne doit \u00eatre chang\u00e9 qu&#8217;en cas d&#8217;indication claire. Les co-m\u00e9dications doivent \u00eatre \u00e9valu\u00e9es en ce qui concerne les interactions avec les m\u00e9dicaments anti-VIH.  <\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;incidence du VIH n&#8217;a pas beaucoup \u00e9volu\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es, contrairement aux infections bact\u00e9riennes transmises par voie sexuelle, en hausse constante depuis 2009. Il convient de saluer l&#8217;excellente volont\u00e9 constante de pr\u00e9vention des consommateurs de drogues, qui pr\u00e9sentent l&#8217;incidence la plus faible parmi les groupes \u00e0 risque classiques depuis la fin des ann\u00e9es 1990 <strong>(figure&nbsp;1) <\/strong>[1]. Lorsque le diagnostic est pos\u00e9 \u00e0 temps, que le traitement est bien suivi et qu&#8217;il n&#8217;y a pas de comorbidit\u00e9s importantes, l&#8217;esp\u00e9rance de vie des patients infect\u00e9s par le VIH n&#8217;est que minimalement r\u00e9duite [2]. En raison du pronostic m\u00e9dical, une infection par le VIH bien contr\u00f4l\u00e9e est donc compatible avec la souscription d&#8217;une assurance vie [3]. N\u00e9anmoins, chaque nouvelle infection reste un fardeau pour les patients et leur famille. Malheureusement, les patients sont encore aujourd&#8217;hui menac\u00e9s de stigmatisation et perdent une partie de leur libert\u00e9 en raison des contr\u00f4les m\u00e9dicaux r\u00e9guliers et de la prise quotidienne de m\u00e9dicaments d\u00e8s le d\u00e9but du traitement. De plus, chaque nouvelle infection entra\u00eene des co\u00fbts consid\u00e9rables en raison du prix des m\u00e9dicaments, qui reste tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5309\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/abb1_hp2_s14.jpg\" style=\"height:1204px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"2207\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/abb1_hp2_s14.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/abb1_hp2_s14-800x1605.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/abb1_hp2_s14-120x241.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/abb1_hp2_s14-90x181.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/abb1_hp2_s14-320x642.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/abb1_hp2_s14-560x1124.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>Pour une pr\u00e9sentation plus compl\u00e8te de ce sujet, nous vous renvoyons au num\u00e9ro sp\u00e9cial de Therapeutische Umschau d&#8217;ao\u00fbt 2014 (&#8220;VIH aujourd&#8217;hui&#8221;, volume 71, cahier 8, ao\u00fbt 2014).<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-et-examens-de-base\">Diagnostic et examens de base<\/h2>\n<p>Un test VIH doit \u00eatre propos\u00e9 aux groupes de patients suivants : les personnes appartenant \u00e0 un groupe d\u00e9mographique pr\u00e9sentant un risque accru de contracter le VIH (hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, femmes ayant des rapports sexuels avec des femmes, etc.  [MSM]Les personnes qui souhaitent se faire d\u00e9pister \u00e0 leur propre demande apr\u00e8s avoir pris un risque sexuel ou au retour d&#8217;un voyage (&#8220;voluntary counselling and testing&#8221;, VCT). Les professionnels de la sant\u00e9 doivent \u00e9galement proposer un d\u00e9pistage du VIH (&#8220;provider initiated counselling and testing&#8221;, PICT)&nbsp;[4] dans les situations mentionn\u00e9es dans le <strong>tableau&nbsp;1<\/strong>.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5310 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab1_hp2_s15_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1097;height:598px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1097\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab1_hp2_s15_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab1_hp2_s15_0-800x798.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab1_hp2_s15_0-80x80.png 80w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab1_hp2_s15_0-120x120.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab1_hp2_s15_0-90x90.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab1_hp2_s15_0-320x320.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab1_hp2_s15_0-560x558.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>D\u00e9roulement pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 du processus de d\u00e9pistage du VIH : \u00e0 partir du premier \u00e9chantillon (sang capillaire ou s\u00e9rum\/plasma), seul le d\u00e9pistage du VIH est effectu\u00e9 avec des tests combin\u00e9s (anticorps anti-VIH 1\/2 et antig\u00e8ne p24). Si le premier test est positif, un deuxi\u00e8me \u00e9chantillon de sang EDTA frais (7-10&nbsp;ml) est envoy\u00e9 directement \u00e0 l&#8217;un des laboratoires de d\u00e9claration du VIH d\u00e9sign\u00e9s pour confirmation, accompagn\u00e9 du r\u00e9sultat \u00e9crit du premier test. Dans ce cadre, des tests sont effectu\u00e9s : Confirmation de la r\u00e9activit\u00e9 par un autre test, diff\u00e9renciation VIH-1\/2\/double infection, charge virale, test de r\u00e9sistance et distinction importante sur le plan \u00e9pid\u00e9miologique entre les infections r\u00e9centes (&lt;3-6 mois auparavant) ou plus anciennes par Western-Blot [5].<\/p>\n<h2 id=\"progres-sur-le-front-de-la-recherche\">Progr\u00e8s sur le front de la recherche<\/h2>\n<p>A l&#8217;exception du patient dit de Berlin, qui a \u00e9t\u00e9 gu\u00e9ri de sa leuc\u00e9mie et du VIH gr\u00e2ce \u00e0 un don de moelle osseuse &#8220;r\u00e9sistant au VIH&#8221;, il n&#8217;y a pas encore eu de gu\u00e9rison durable du VIH. N\u00e9anmoins, c&#8217;est surtout une strat\u00e9gie de base pour une &#8220;HIV-cure&#8221; qui gagne en popularit\u00e9. Elle consiste \u00e0 mobiliser le r\u00e9servoir de VIH dormant dans les cellules du corps, puis \u00e0 tuer de mani\u00e8re cibl\u00e9e les cellules et les virus activ\u00e9s. Malgr\u00e9 des approches prometteuses, on estime qu&#8217;il faudra encore des ann\u00e9es, voire des d\u00e9cennies, avant qu&#8217;un traitement soit possible. La recherche a \u00e9galement montr\u00e9 que les patients sans traitement, m\u00eame s&#8217;ils ont encore des cellules CD4 normales, vieillissent plus rapidement sur le plan m\u00e9tabolique, du moins tant que la r\u00e9plication du VIH et la r\u00e9ponse inflammatoire associ\u00e9e ne sont pas supprim\u00e9es. C&#8217;est l&#8217;une des raisons pour lesquelles l&#8217;indication de traitement est de plus en plus pr\u00e9coce.<\/p>\n<h2 id=\"indications-therapeutiques\">Indications th\u00e9rapeutiques<\/h2>\n<p>L&#8217;indication de commencer le traitement doit \u00eatre discut\u00e9e avec un m\u00e9decin exp\u00e9riment\u00e9 dans la m\u00e9decine du VIH. Les indications classiques suivantes s&#8217;appliquent au d\u00e9but d&#8217;un traitement antir\u00e9troviral (TAR) :<\/p>\n<ol>\n<li>D\u00e9but en urgence (dans un d\u00e9lai d&#8217;un ou deux jours maximum) en cas de primo-infection VIH symptomatique ou de nouveau diagnostic VIH en fin de grossesse.<\/li>\n<li>Aussi rapidement que possible d\u00e8s l&#8217;apparition d&#8217;une maladie d\u00e9finissant le SIDA<strong> (tab.&nbsp;1) :<\/strong> Commencer le traitement d\u00e8s que celle-ci est stabilis\u00e9e.<\/li>\n<li>Chez les patients asymptomatiques, le TAR peut \u00eatre d\u00e9marr\u00e9 de mani\u00e8re \u00e9lective (c&#8217;est-\u00e0-dire apr\u00e8s une information d\u00e9taill\u00e9e sur le TAR et si le patient se d\u00e9clare pr\u00eat \u00e0 commencer) lorsque les patients ont un taux de cellules CD4 inf\u00e9rieur \u00e0 350 cellules\/\u00b5l. En outre, dans certains cas, il est possible de commencer un TAR \u00e0 des taux de CD4 plus \u00e9lev\u00e9s afin de pr\u00e9venir d&#8217;autres contaminations, par exemple chez les couples discordants ou en cas de comportement \u00e0 risque persistant prononc\u00e9. Ce concept de &#8220;treatment as prevention&#8221; prend de plus en plus d&#8217;importance sur le plan \u00e9pid\u00e9miologique. Une \u00e9tude randomis\u00e9e men\u00e9e sur des couples s\u00e9rodiscordants en Afrique australe a d\u00e9montr\u00e9 de mani\u00e8re impressionnante que cela fonctionne [6]. Toutefois, seule une p\u00e9riode d&#8217;observation plus longue permettra de d\u00e9terminer si le d\u00e9but pr\u00e9coce du traitement chez les patients s\u00e9ropositifs est b\u00e9n\u00e9fique \u00e0 long terme (comme le sugg\u00e8rent d\u00e9j\u00e0 certaines directives internationales). Une \u00e9tude mondiale est toujours en cours, dont les r\u00e9sultats permettront de mieux informer sur cette question (insight.ccbr.umn.edu\/start\/).<\/li>\n<\/ol>\n<h2 id=\"options-therapeutiques\">Options th\u00e9rapeutiques<\/h2>\n<p>Le traitement de premi\u00e8re ligne consiste toujours en deux inhibiteurs nucl\u00e9osidiques de la transcriptase inverse (INTI) et une troisi\u00e8me substance appartenant \u00e0 l&#8217;une des classes th\u00e9rapeutiques suivantes : Inhibiteurs non nucl\u00e9osidiques de la transcriptase inverse (NNRTI)\/Inhibiteurs de la prot\u00e9ase boost\u00e9e par le ritonavir (r\/PI)\/Inhibiteurs de l&#8217;int\u00e9grase (INI). Au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es, de nouvelles substances et de nouvelles combinaisons de TAR \u00e0 dose fixe (&#8220;fixed dose combinations&#8221;, FDC) ont \u00e9t\u00e9 mises sur le march\u00e9. Les avantages de ces nouveaux traitements incluent une prise de comprim\u00e9s plus facile, une meilleure tol\u00e9rance et un profil m\u00e9tabolique plus favorable par rapport aux anciens traitements. Dans toutes les classes de substances, de nouvelles substances ont \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9es au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li>NNRTI : rilpivirine<\/li>\n<li>PI : Darunavir<\/li>\n<li>INI : Elvit\u00e9gravir et dolut\u00e9gravir<\/li>\n<\/ul>\n<p>La poursuite du d\u00e9veloppement du fumarate de t\u00e9nofovir alafenamide (TAF) est attendue avec impatience. Cette substance est un pr\u00e9curseur du fumarate de t\u00e9nofovir disoproxil (TDF, <sup>Viread\u00ae<\/sup>) d\u00e9j\u00e0 connu, mais avec une plus grande puissance antivirale et une accumulation dans les cellules lymphatiques, de sorte que les doses doivent \u00eatre plus faibles. Il est int\u00e9ressant de noter que la concentration dans les cellules r\u00e9nales est simultan\u00e9ment r\u00e9duite, ce qui entra\u00eene nettement moins d&#8217;effets secondaires r\u00e9naux et osseux qu&#8217;avec le TDF.<\/p>\n<p>Ces nouvelles substances sont des compl\u00e9ments tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9s aux traitements actuels. Toutefois, le changement de traitements existants, qui sont virologiquement et immunologiquement efficaces, ne doit \u00eatre effectu\u00e9 que dans des cas strictement indiqu\u00e9s. L&#8217;objectif principal du traitement reste la suppression durable de la r\u00e9plication virale.<\/p>\n<h2 id=\"surveillance-et-prevention-des-effets-secondaires-des-therapies-a-long-terme\">Surveillance et pr\u00e9vention des effets secondaires des th\u00e9rapies \u00e0 long terme<\/h2>\n<p>Pour la plupart des patients, le TAR est un m\u00e9dicament qui doit \u00eatre pris pendant des d\u00e9cennies. Celle-ci implique un contr\u00f4le r\u00e9gulier quant \u00e0 d&#8217;\u00e9ventuelles toxicit\u00e9s. La lipodystrophie, principalement imputable aux premi\u00e8res combinaisons ART, est devenue beaucoup plus rare. En revanche, les effets secondaires r\u00e9naux (notamment une tubulopathie proximale) et l&#8217;\u00e9volution acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e de l&#8217;ost\u00e9oporose ainsi que les dyslipid\u00e9mies dues aux m\u00e9dicaments restent pertinents et n\u00e9cessitent des contr\u00f4les r\u00e9guliers.<\/p>\n<h2 id=\"interactions-de-pieges\">Interactions de pi\u00e8ges<\/h2>\n<p>Les IP et les NNRTI ont un potentiel d&#8217;interaction \u00e9lev\u00e9, car ils sont m\u00e9tabolis\u00e9s par le syst\u00e8me du cytochrome P450 et inhibent eux-m\u00eames ce syst\u00e8me (IP) ou l&#8217;induisent (NNRTI). Les NRTI et les INI posent moins de probl\u00e8mes \u00e0 cet \u00e9gard. En particulier, les taux d&#8217;antagonistes du calcium, de statines, d&#8217;immunosuppresseurs, de st\u00e9ro\u00efdes (y compris les pr\u00e9parations inhal\u00e9es et injectables \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e), de nouveaux anticoagulants oraux et d&#8217;anticonceptifs hormonaux peuvent \u00eatre modifi\u00e9s de mani\u00e8re significative en pr\u00e9sence de NNRTI et d&#8217;IP. Nous recommandons vivement de consulter le site web des interactions (www.hiv-druginteractions.org), le Compendium des m\u00e9dicaments (www.compendium.ch) ou un sp\u00e9cialiste du VIH avant tout changement de traitement chez les patients sous TAR.<\/p>\n<h2 id=\"pep-les-principaux-points-anciens-et-nouveaux\">PEP &#8211; les principaux points anciens et nouveaux<\/h2>\n<p>La d\u00e9cision d&#8217;une prophylaxie post-exposition (PEP) avec une combinaison triple d&#8217;antir\u00e9troviraux apr\u00e8s un contact av\u00e9r\u00e9 ou possible avec le VIH est une urgence qui n\u00e9cessite une \u00e9valuation pr\u00e9cise des risques. En principe, les deux situations principales dans lesquelles une PEP peut se produire sont trait\u00e9es diff\u00e9remment en ce qui concerne l&#8217;\u00e9valuation du risque : d&#8217;une part, l&#8217;exposition au sang potentiellement infectieux chez les professionnels de la sant\u00e9, avec des directives datant de 2007 [7] ; d&#8217;autre part, l&#8217;exposition \u00e0 des agents infectieux dans le cadre de l&#8217;exercice d&#8217;une activit\u00e9 professionnelle. D&#8217;autre part, une PEP doit \u00e9galement \u00eatre envisag\u00e9e apr\u00e8s des contacts sexuels \u00e0 risque pertinents ; les directives correspondantes ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9vis\u00e9es l&#8217;ann\u00e9e derni\u00e8re [8].<\/p>\n<p><strong>Des nouveaut\u00e9s importantes : <\/strong>En cas de contacts <em>sexuels<\/em> \u00e0 risque, le d\u00e9but de la PEP est d\u00e9sormais fix\u00e9 \u00e0 <em>48 heures.<\/em> Pour les PEP professionnelles, la fen\u00eatre de 72 heures est maintenue. La PEP doit d\u00e9sormais \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e avec l&#8217;une des combinaisons de TAR suivantes pendant quatre semaines :<\/p>\n<ul>\n<li><sup>Truvada\u00ae<\/sup> (t\u00e9nofovir\/emtricitabine) 1\u00d7\/j plus <sup>Isentress\u00ae<\/sup> (raltegravir) 2\u00d7 400 mg\/j<\/li>\n<li><sup>Truvada\u00ae<\/sup> (t\u00e9nofovir\/emtricitabine) 1\u00d7\/j plus <sup>Tivicay\u00ae<\/sup> (dolut\u00e9gravir) 50 mg 1\u00d7\/j<\/li>\n<li><sup>Truvada\u00ae<\/sup> (t\u00e9nofovir\/emtricitabine) 1\u00d7\/j plus <sup>Prezista\u00ae<\/sup> (darunavir) 800 mg<br \/>\n  1\u00d7\/j plus <sup>Norvir\u00ae<\/sup> (ritonavir) 100 mg 1\u00d7\/j<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans certains cas, la PEP peut \u00eatre modifi\u00e9e apr\u00e8s avoir demand\u00e9 l&#8217;avis d&#8217;un expert. Pour savoir \u00e0 qui il convient de donner une PPE, <strong>consultez le tableau&nbsp;2<\/strong>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5311 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab2_hp2_s16.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/856;height:467px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"856\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab2_hp2_s16.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab2_hp2_s16-800x623.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab2_hp2_s16-120x93.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab2_hp2_s16-90x70.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab2_hp2_s16-320x249.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab2_hp2_s16-560x436.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"prep-prophylaxie-pre-exposition-aux-situations-sexuelles-a-risque\">PrEP &#8211; Prophylaxie pr\u00e9-exposition aux situations sexuelles \u00e0 risque<\/h2>\n<p>Le <sup>Truvada\u00ae<\/sup> (t\u00e9nofovir\/emtricitabine) a montr\u00e9 son efficacit\u00e9 dans la PrEP dans plusieurs \u00e9tudes. Le 29 octobre 2014, l&#8217;\u00e9tude fran\u00e7aise IPERGAY [9] sur le <sup>Truvada\u00ae<\/sup> a \u00e9t\u00e9 interrompue pr\u00e9matur\u00e9ment en raison d&#8217;une efficacit\u00e9 convaincante. La condition pr\u00e9alable \u00e0 un fonctionnement est la prise d&#8217;au moins quatre comprim\u00e9s \u00e0 la suite en cas d&#8217;exposition \u00e9pisodique peu fr\u00e9quente et la prise d&#8217;au moins quatre comprim\u00e9s par semaine en cas d&#8217;utilisation pratiquement continue. En raison de son co\u00fbt \u00e9lev\u00e9, la PrEP n&#8217;est pas encore rembours\u00e9e par les caisses d&#8217;assurance maladie et reste r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 une minorit\u00e9 ayant un comportement \u00e0 risque et des moyens financiers correspondants. Les pr\u00e9parations injectables \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e pourraient constituer une alternative \u00e0 l&#8217;avenir.<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique : VIH et SIDA en Suisse : graphiques. 2013. www.bag.admin.ch\/de\/hiv-grafiken (disponible dans les quatre langues nationales).&nbsp;&nbsp; &nbsp;<\/li>\n<li>Sabin CA : Les personnes infect\u00e9es par le VIH ont-elles une esp\u00e9rance de vie normale \u00e0 l&#8217;\u00e8re des traitements antir\u00e9troviraux combin\u00e9s ? BMC Med 2013 ; 11 : 251.<\/li>\n<li>Kaulich-Bartz J, et al : Insurabilit\u00e9 des personnes s\u00e9ropositives trait\u00e9es par antir\u00e9troviraux en Europe : analyse collaborative des \u00e9tudes de cohorte VIH. AIDS 2013 ; 27(10) : 1641-1655.<\/li>\n<li>Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique : Le test VIH \u00e0 l&#8217;initiative du m\u00e9decin pour certaines pathologies (maladies indicatrices du VIH). Bulletin de l&#8217;OFSP 18 novembre 2013. www.bag.admin.ch\/hiv_aids\/05464\/12752\/index.html?lang=de<\/li>\n<li>Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique : Le concept de test suisse &#8211; une vue d&#8217;ensemble actualis\u00e9e. 2013. www.bag.admin.ch\/hiv_aids\/05464\/12752\u2122\/index.html?lang=fr&nbsp;&nbsp; &nbsp;<\/li>\n<li>Cohen MS, et al : Prevention of HIV-1 infection with early antiretroviral therapy. N Engl J Med 2011 ; 365(6) : 493-505.<\/li>\n<li>Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique : Proc\u00e9dure \u00e0 suivre apr\u00e8s exposition au sang ou \u00e0 d&#8217;autres liquides biologiques du personnel de sant\u00e9 &#8211; Recommandations actualis\u00e9es. 2007. www.bag.admin.ch\/hiv_aids\/05464\/12752\/index.html?lang=de<\/li>\n<li>Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique : Urgence exposition au VIH &#8211; la PEP peut \u00eatre la bonne r\u00e9ponse. 2014. www.bag.admin.ch\/hiv_aids\/05464\/12752\/index.html?lang=de&nbsp;&nbsp; &nbsp;<\/li>\n<li>Molina JM, ANRS. \u00c9tude Ipergay. 2014. %20release%<br \/>\n\t&nbsp;<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2015 ; 10(2) : 13-16<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En cas de diagnostic et de traitement pr\u00e9coces, l&#8217;esp\u00e9rance de vie des personnes infect\u00e9es par le VIH se rapproche de celle des personnes s\u00e9ron\u00e9gatives dont l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 est par&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":49482,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Le VIH en 2015","footnotes":""},"category":[11531,11428,11315,11549],"tags":[18424,46122,48229,48234,48236,30530,48232,48238,48226,48213,48216,48222,48239,18428,48237,48219,18422],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-343773","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-infectiologie","category-medecine-interne-generale","category-rx-fr","tag-art-fr","tag-cd4-fr","tag-edta-fr","tag-ini-fr","tag-ipergay-fr","tag-msm-fr","tag-nnrti-fr","tag-norvir-fr","tag-nrti-fr","tag-pep-fr","tag-pi-fr","tag-pict-fr","tag-ritonavir-fr","tag-sida","tag-truvada-fr","tag-vct-fr","tag-vih","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-10 23:41:00","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":343742,"slug":"aggiornamento-sulla-terapia-per-il-fornitore-di-cure-primarie","post_title":"Aggiornamento sulla terapia per il fornitore di cure primarie","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/aggiornamento-sulla-terapia-per-il-fornitore-di-cure-primarie\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":343760,"slug":"actualizacao-terapeutica-para-o-prestador-de-cuidados-primarios","post_title":"Actualiza\u00e7\u00e3o terap\u00eautica para o prestador de cuidados prim\u00e1rios","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/actualizacao-terapeutica-para-o-prestador-de-cuidados-primarios\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":343772,"slug":"actualizacion-terapeutica-para-el-medico-de-atencion-primaria","post_title":"Actualizaci\u00f3n terap\u00e9utica para el m\u00e9dico de atenci\u00f3n primaria","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/actualizacion-terapeutica-para-el-medico-de-atencion-primaria\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343773","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=343773"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343773\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/49482"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=343773"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=343773"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=343773"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=343773"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}