{"id":343823,"date":"2015-02-01T01:00:00","date_gmt":"2015-02-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/algorithme-de-clarification-et-considerations-relatives-a-lassurance\/"},"modified":"2015-02-01T01:00:00","modified_gmt":"2015-02-01T00:00:00","slug":"algorithme-de-clarification-et-considerations-relatives-a-lassurance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/algorithme-de-clarification-et-considerations-relatives-a-lassurance\/","title":{"rendered":"Algorithme de clarification et consid\u00e9rations relatives \u00e0 l&#8217;assurance"},"content":{"rendered":"<p><strong>Dans le cas de la douleur chronique, diff\u00e9rents aspects diagnostiques, th\u00e9rapeutiques et d&#8217;expertise sont d&#8217;une grande importance. Un \u00e9tat physique minutieux reste tr\u00e8s important. Les mod\u00e8les de douleur en tant que pont de communication dans la relation m\u00e9decin-patient sont utiles pour les deux parties. Une approche th\u00e9rapeutique multimodale est indispensable. L&#8217;article explique l&#8217;importance des facteurs psychosociaux pour le v\u00e9cu subjectif de la douleur et l&#8217;\u00e9volution des maladies accompagn\u00e9es de douleurs chroniques, la classification et le diagnostic des douleurs somatoformes chroniques, les aspects importants pour l&#8217;assurance et un algorithme de clarification pour l&#8217;\u00e9valuation de l&#8217;invalidit\u00e9 en cas d&#8217;incapacit\u00e9 de travail de longue dur\u00e9e dans le cadre de douleurs chroniques.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Outre la fatigue et les vertiges, les douleurs sont les sympt\u00f4mes les plus fr\u00e9quents chez le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste. Selon la d\u00e9finition de l&#8217;ISAP de 1979, il s&#8217;agit d&#8217;une exp\u00e9rience sensorielle et \u00e9motionnelle d\u00e9sagr\u00e9able li\u00e9e \u00e0 un dommage tissulaire actuel ou potentiel ou d\u00e9crite en termes d&#8217;un tel dommage. La douleur entra\u00eene des restrictions significatives dans l&#8217;accomplissement des obligations professionnelles et familiales. La pr\u00e9valence annuelle de la douleur chronique idiopathique dans la population g\u00e9n\u00e9rale est d&#8217;environ 10%. La douleur est toujours subjective, la pr\u00e9sence d&#8217;une l\u00e9sion tissulaire n&#8217;est pas obligatoire [1].<\/p>\n<h2 id=\"definition-de-la-douleur-chronique\">D\u00e9finition de la douleur chronique<\/h2>\n<p>Il existe un v\u00e9cu chronique de la douleur&nbsp; lorsque la douleur persiste au-del\u00e0 de la p\u00e9riode de gu\u00e9rison habituelle apr\u00e8s des tentatives de traitement infructueuses [1]. Il en r\u00e9sulte un abaissement du seuil de la douleur et des atteintes aux niveaux biologique, psychologique et social. Souvent, il n&#8217;y a pas de substrat clinique d\u00e9tectable par l&#8217;appareil. La g\u00e9n\u00e9ralisation et l&#8217;extension \u00e0 des troubles fonctionnels suppl\u00e9mentaires sont typiques. Le mod\u00e8le de maladie biopsychosocial de G. L. Engels de 1977 permet une approche appropri\u00e9e pour le diagnostic et la th\u00e9rapie. Une anamn\u00e8se compl\u00e8te et une \u00e9valuation des r\u00e9sultats dans une atmosph\u00e8re de confiance sont des conditions pr\u00e9alables.<\/p>\n<p>Les douleurs p\u00e9riph\u00e9riques sont distingu\u00e9es des douleurs centrales. Apr\u00e8s une l\u00e9sion tissulaire (p. ex. une coupure), les impulsions douloureuses p\u00e9riph\u00e9riques sont transmises au centre par les voies nerveuses pr\u00e9vues \u00e0 cet effet et sont ressenties comme une sensation de douleur. Apr\u00e8s cicatrisation, les impulsions douloureuses et, parall\u00e8lement, la perception centrale de la douleur s&#8217;estompent. Dans le cas des douleurs dites centrales, la cause se trouve d\u00e8s le d\u00e9part dans le SNC. Les douleurs neuropathiques centrales sont distingu\u00e9es des douleurs somatoformes centrales. Environ 10% des patients d\u00e9veloppent des douleurs neuropathiques centrales apr\u00e8s un accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral ou une crise cardiaque. 50% apr\u00e8s des l\u00e9sions de la moelle \u00e9pini\u00e8re, les douleurs somatoformes centrales apparaissent par exemple sous forme de troubles fibromyalgiques ou apr\u00e8s une longue anamn\u00e8se de torture.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5187\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/pb1_np1_s18.png\" style=\"height:462px; width:600px\" width=\"845\" height=\"651\"><\/p>\n<p>Dans le cas des douleurs somatoformes centrales, on peut tout au plus mettre en \u00e9vidence des modifications structurelles mineures, mais dans certaines \u00e9tudes, des indices clairs de modifications fonctionnelles [2] <strong>(exemples de patients 1 et 2). <\/strong>Environ deux tiers des patients souffrant de douleurs chroniques apr\u00e8s un traumatisme et souvent d&#8217;un trouble de stress post-traumatique et d&#8217;une d\u00e9pression cons\u00e9cutifs d\u00e9veloppent des troubles h\u00e9misensoriels fonctionnels avec une hypoesth\u00e9sie thermique et tactile ipsilat\u00e9rale non li\u00e9e au dermatome. Le trouble doit \u00eatre activement recherch\u00e9 sur le plan clinique et n&#8217;est en aucun cas de nature hyst\u00e9rique. Un sch\u00e9ma complexe de d\u00e9r\u00e9gulation dans&nbsp; de la matrice somatosensorielle et limbique c\u00e9r\u00e9brale de la douleur est suppos\u00e9.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5188 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/pb2_np1_s18_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/727;height:396px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"727\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/pb2_np1_s18_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/pb2_np1_s18_0-800x529.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/pb2_np1_s18_0-120x79.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/pb2_np1_s18_0-90x59.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/pb2_np1_s18_0-320x211.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/pb2_np1_s18_0-560x370.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"modeles-de-douleur\">Mod\u00e8les de douleur<\/h2>\n<p>Les patients souffrant de douleurs chroniques centrales demandent souvent des explications \u00e0 leur m\u00e9decin traitant et sont \u00e9galement amen\u00e9s \u00e0 justifier leurs plaintes aupr\u00e8s de leur entourage social. Au cours de l&#8217;histoire de la m\u00e9decine, la conception de l&#8217;origine de la douleur centrale chronique s&#8217;est \u00e9largie. Cinq mod\u00e8les de douleur sont bri\u00e8vement esquiss\u00e9s ci-dessous :<\/p>\n<ol>\n<li>Au XVIIe si\u00e8cle, \u00e0 l&#8217;\u00e9poque de Ren\u00e9 Descartes, on pensait qu&#8217;apr\u00e8s une l\u00e9sion tissulaire p\u00e9riph\u00e9rique, les impulsions nerveuses transmises au cerveau interagissaient avec un esprit immat\u00e9riel, ce qui entra\u00eenait une sensation de douleur correspondante (dualisme interactionniste de la substance).<\/li>\n<li>Au d\u00e9but du si\u00e8cle dernier, des facteurs suppl\u00e9mentaires influen\u00e7aient d\u00e9j\u00e0 la perception de la douleur (par exemple le stress psychologique), comme Freud l&#8217;a expos\u00e9 dans sa th\u00e9orie de la douleur de conversion [3].<\/li>\n<li>La th\u00e9orie du gate control a mis en \u00e9vidence une inhibition ou un contr\u00f4le de l&#8217;activit\u00e9. Le syst\u00e8me de traitement de la douleur est bas\u00e9 sur le principe de la &#8220;porte de la douleur&#8221;, qui est ouverte ou ferm\u00e9e par le corps [4]. Les impulsions douloureuses p\u00e9riph\u00e9riques au niveau de la peau, des muscles, des articulations et des organes internes peuvent \u00eatre amplifi\u00e9es au niveau de la nociception, \u00eatre pr\u00e9par\u00e9es dans le deuxi\u00e8me neurone de la douleur situ\u00e9 dans la corne post\u00e9rieure ou \u00eatre transmises dans le thalamus et le cortex sensoriel ou dans le cerveau. \u00eatre modifi\u00e9s par des influences du syst\u00e8me limbique. Ce mod\u00e8le de douleur est bien adapt\u00e9 pour expliquer les douleurs neuropathiques ou l&#8217;effet de l&#8217;acupuncture, de l&#8217;hypnose, de l&#8217;autosuggestion ou du placebo. La th\u00e9orie permet \u00e9galement de comprendre pourquoi la douleur est souvent moins per\u00e7ue dans les cas de blessures graves et aigu\u00ebs. l&#8217;humeur du moment et la dur\u00e9e du sommeil influencent la perception de la douleur. Le m\u00e9canisme d&#8217;action central des analg\u00e9siques opio\u00efdes est \u00e9galement bas\u00e9 sur la th\u00e9orie du gate control.<\/li>\n<li>Le mod\u00e8le bio-psycho-social part fondamentalement du principe d&#8217;une disposition du syst\u00e8me nerveux central et rend l&#8217;amplification des stimuli somatosensoriels responsable des diff\u00e9rences de perception de la douleur entre les individus et au sein d&#8217;un m\u00eame individu [5]. La perception subjective du stress psychologique, l&#8217;interpr\u00e9tation cognitive de la douleur et les influences des zones c\u00e9r\u00e9brales associ\u00e9es voisines ont un effet in\u00e9gal sur la douleur.<\/li>\n<li>La conception actuelle de l&#8217;origine de la douleur dans les sciences humaines est bas\u00e9e sur ce que l&#8217;on appelle la matrice de la douleur [6]. Il s&#8217;agit principalement du cortex somatosensoriel primaire et secondaire (S1 et S2), du cortex cingulaire ant\u00e9rieur (ACC) et de l&#8217;insula, qui sont impliqu\u00e9s dans la perception subjective de la douleur, comme l&#8217;ont d\u00e9montr\u00e9 de nombreuses \u00e9tudes h\u00e9modynamiques, cliniques, neuro\u00e9lectriques et neurochimiques. Il ne faut cependant pas oublier les mod\u00e8les individuels de douleur dans la prise en charge des patients, qui doivent \u00eatre recherch\u00e9s pour chaque patient de mani\u00e8re centr\u00e9e sur le patient, au moyen de questions ouvertes et d&#8217;une \u00e9coute active \u00e0 toutes les \u00e9tapes du diagnostic et de la th\u00e9rapie [7].<\/li>\n<\/ol>\n<h2 id=\"influence-des-facteurs-psychosociaux\">Influence des facteurs psychosociaux<\/h2>\n<p>De nombreuses \u00e9tudes montrent que les facteurs psychosociaux ont une plus grande influence sur l&#8217;intensit\u00e9 et l&#8217;\u00e9volution de la douleur chronique que les dommages structurels eux-m\u00eames. Le stress au travail, les conflits de couple et les souvenirs n\u00e9gatifs de l&#8217;enfance sont plus importants dans la chronicisation des lombalgies que les l\u00e9sions structurelles de la colonne vert\u00e9brale [8]. L&#8217;intensit\u00e9 de la douleur arthrosique d\u00e9pend principalement du stress quotidien, de facteurs de personnalit\u00e9 et du statut socio-\u00e9conomique. Les \u00e9tats d\u00e9pressifs ou les hypoth\u00e8ses sur les causes de la douleur sont plus d\u00e9terminants pour la perception subjective de la douleur que la taille de la tumeur et les m\u00e9tastases.<\/p>\n<h2 id=\"classification-et-diagnostic-de-la-douleur-chronique\">Classification et diagnostic de la douleur chronique<\/h2>\n<p>Un entretien biopsychosocial semi-structur\u00e9 et un examen physique minutieux sont indispensables au diagnostic. Il en r\u00e9sulte des indications importantes pour le diagnostic et la classification des douleurs centralis\u00e9es<strong> (tab.&nbsp;1) <\/strong>.  <\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5189 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab1_np1_s19.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 913px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 913\/825;height:542px; width:600px\" width=\"913\" height=\"825\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Les \u00e9tats douloureux chroniques sans cause organique claire sont repr\u00e9sent\u00e9s dans la CIM-10 sous F45. Depuis 2009, ils sont regroup\u00e9s sous le diagnostic de &#8220;trouble douloureux persistant F45.4&#8221;, lorsqu&#8217;ils ne sont pas caus\u00e9s par des processus physiologiques ou par une maladie. peuvent \u00eatre expliqu\u00e9s par un trouble organique (F45.40) ou que des facteurs somatiques sont certes \u00e0 l&#8217;origine de la maladie, mais que des facteurs psychiques sont \u00e9galement impliqu\u00e9s (F45.41)<strong> (tab.&nbsp;2 et 3).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5190 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab2_np1_s19_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/759;height:414px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"759\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab2_np1_s19_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab2_np1_s19_0-800x552.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab2_np1_s19_0-120x83.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab2_np1_s19_0-90x62.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab2_np1_s19_0-320x221.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab2_np1_s19_0-560x386.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5191 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab3_np1_s21.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 858px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 858\/759;height:531px; width:600px\" width=\"858\" height=\"759\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Les patients dont la douleur n&#8217;est pas clairement d&#8217;origine organique sont souvent pris en charge par des sp\u00e9cialistes de sous-sp\u00e9cialit\u00e9s m\u00e9dicales. Un syndrome douloureux fonctionnel est alors souvent d\u00e9fini <strong>(tab.&nbsp;4).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5192 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab4_np1_s21_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 865px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 865\/898;height:623px; width:600px\" width=\"865\" height=\"898\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab4_np1_s21_0.png 865w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab4_np1_s21_0-800x831.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab4_np1_s21_0-120x125.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab4_np1_s21_0-90x93.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab4_np1_s21_0-320x332.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab4_np1_s21_0-560x581.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 865px) 100vw, 865px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>Il n&#8217;est pas rare que la douleur chronique soit consid\u00e9r\u00e9e \u00e0 tort comme un substitut \u00e0 la d\u00e9pression. Le terme somatoforme n&#8217;est pas consid\u00e9r\u00e9 comme pertinent par les m\u00e9decins de premier recours qui assurent le suivi des patients, ni accept\u00e9 par ces derniers. L&#8217;expression &#8220;sympt\u00f4mes m\u00e9dicalement inexplicables&#8221;, \u00e9galement courante, implique un dualisme corps-esprit, au prix d&#8217;investigations co\u00fbteuses, et comporte un risque de complications iatrog\u00e8nes. Avec la nouvelle entit\u00e9 diagnostique &#8220;trouble des sympt\u00f4mes somatiques&#8221; (&#8220;Somatic Symptom Disorder&#8221;, SSD), le DSM-5 accepte l&#8217;interaction permanente entre les facteurs psycho-\u00e9motionnels et physiologiques-corporels. Les patients souffrant d&#8217;une maladie somatique primaire \u00e0 laquelle s&#8217;ajoutent des sympt\u00f4mes psychiques devraient ainsi avoir plus facilement acc\u00e8s \u00e0 des offres de traitement appropri\u00e9es. Les offres de formation continue et de perfectionnement correspondantes pour la reconnaissance des indices de troubles psychiques n\u00e9cessitant un traitement psychoth\u00e9rapeutique cibl\u00e9 sont de plus en plus utilis\u00e9es et d\u00e9velopp\u00e9es (ISFM).<\/p>\n<h2 id=\"acces-therapeutique\">Acc\u00e8s th\u00e9rapeutique<\/h2>\n<p>La douleur chronique est abord\u00e9e de mani\u00e8re multimodale dans des unit\u00e9s de traitement d\u00e9sign\u00e9es. Diff\u00e9rents m\u00e9decins sp\u00e9cialistes, psychologues, infirmiers, physioth\u00e9rapeutes, ergoth\u00e9rapeutes, conseillers sociaux et th\u00e9rapeutes sp\u00e9cialis\u00e9s travaillent ensemble de mani\u00e8re interdisciplinaire. Des m\u00e9dicaments contre la douleur sont utilis\u00e9s sur la base de donn\u00e9es probantes, ainsi que des moyens de r\u00e9gulation du sommeil et de traitement des troubles psychiatriques comorbides. La psychoth\u00e9rapie fait g\u00e9n\u00e9ralement appel \u00e0 des m\u00e9thodes cognitivo-comportementales [9]. L&#8217;implication syst\u00e9mique des proches, de l&#8217;employeur ou d&#8217;autres personnes de r\u00e9f\u00e9rence importantes peut en outre \u00eatre utile, par exemple pour traiter le gain secondaire de la maladie et les sch\u00e9mas relationnels collusifs. Une th\u00e9rapie d&#8217;orientation psychodynamique permet d&#8217;aborder les facteurs de stress et les conflits internes <strong>(tab.&nbsp;5).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5193 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab5_np1_s21.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 864px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 864\/759;height:527px; width:600px\" width=\"864\" height=\"759\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>En fin de compte, toutes les mesures psychoth\u00e9rapeutiques visent \u00e0 \u00e9viter les hypoth\u00e8ses n\u00e9gatives qui entretiennent la douleur et \u00e0 remplacer les &#8220;sc\u00e9narios catastrophes&#8221; par des hypoth\u00e8ses r\u00e9alistes. Indications pour les mesures structurelles ou les mesures d&#8217;accompagnement des changements fonctionnels apr\u00e8s des interventions psychoth\u00e9rapeutiques ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 mis en \u00e9vidence dans des \u00e9tudes d&#8217;imagerie. Concr\u00e8tement, il s&#8217;agit d&#8217;identifier les stimuli d\u00e9clencheurs internes et externes qui d\u00e9clenchent ou renforcent la douleur. Les troubles psychiatriques associ\u00e9s aux syndromes douloureux chroniques doivent \u00eatre pris en compte dans le traitement, en particulier les d\u00e9pressions, les troubles anxieux, les addictions, les troubles de stress post-traumatique et les troubles de la personnalit\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"expertise-et-aspects-lies-a-lassurance\">Expertise et aspects li\u00e9s \u00e0 l&#8217;assurance<\/h2>\n<p>Les patients souffrant de douleurs chroniques doivent \u00eatre pris au s\u00e9rieux dans leur exp\u00e9rience subjective. Il est imp\u00e9ratif de s&#8217;enqu\u00e9rir activement de la mani\u00e8re dont les personnes explor\u00e9es g\u00e8rent les limitations fonctionnelles et de leur mod\u00e8le de maladie. Avec une attitude impartiale, critique mais empathique, une exploration compl\u00e8te des sympt\u00f4mes physiques et psychologiques est effectu\u00e9e par une \u00e9quipe m\u00e9dicale interdisciplinaire sp\u00e9cialis\u00e9e, coordonn\u00e9e par un m\u00e9decin sp\u00e9cialiste exp\u00e9riment\u00e9. Ce dernier, sous la direction du m\u00e9decin, \u00e9value de mani\u00e8re critique tous les r\u00e9sultats, v\u00e9rifie leur coh\u00e9rence, les r\u00e9sume apr\u00e8s une \u00e9tude approfondie du dossier et \u00e9value le lien de causalit\u00e9 entre les r\u00e9sultats objectifs et l&#8217;exp\u00e9rience subjective en tenant compte de l&#8217;\u00e9volution.  &nbsp;<\/p>\n<p>Les douleurs peuvent \u00eatre class\u00e9es en trois groupes par les experts :<\/p>\n<p>A) La douleur en tant que sympt\u00f4me associ\u00e9 \u00e0 une l\u00e9sion tissulaire (par ex. li\u00e9e \u00e0 une blessure)<\/p>\n<p>B) Douleur avec l\u00e9sion tissulaire et maladie mentale concomitante (par ex. trouble douloureux persistant avec l\u00e9sion physique et facteurs psychologiques persistants)<\/p>\n<p>C) La douleur comme sympt\u00f4me principal d&#8217;une maladie mentale (par exemple, c\u00e9nesth\u00e9sies dans la psychose schizophr\u00e9nique).<\/p>\n<p>La jurisprudence ne tient pas compte des facteurs sociaux. Pour \u00e9valuer le degr\u00e9 d&#8217;invalidit\u00e9, une \u00e9ventuelle atteinte \u00e0 la sant\u00e9 psychique doit, apr\u00e8s exclusion d&#8217;une cause organique, pouvoir \u00eatre diagnostiqu\u00e9e avec suffisamment de certitude dans le cadre d&#8217;un syst\u00e8me de classification valable (p. ex. trouble somatoforme douloureux F45.4) et les douleurs qui en r\u00e9sultent doivent avoir \u00e9t\u00e9 tax\u00e9es d&#8217;insurmontables volontairement. En dehors d&#8217;une maladie psychiatrique concomitante d&#8217;une gravit\u00e9, d&#8217;une intensit\u00e9, d&#8217;une s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et d&#8217;une dur\u00e9e consid\u00e9rables, susceptible de rendre la douleur insurmontable (p. ex. trouble d\u00e9pressif majeur r\u00e9current), la capacit\u00e9 \u00e0 surmonter volontairement la douleur \u00e0 l&#8217;aide des crit\u00e8res dits de Foerster est alors au centre de l&#8217;\u00e9valuation <strong>(tab.&nbsp;6). <\/strong> <\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5194 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab6_np1_s21_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/576;height:314px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"576\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab6_np1_s21_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab6_np1_s21_0-800x419.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab6_np1_s21_0-120x63.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab6_np1_s21_0-90x47.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab6_np1_s21_0-320x168.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/tab6_np1_s21_0-560x293.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p><strong>La figure&nbsp;1<\/strong> montre l&#8217;algorithme r\u00e9capitulatif pour l&#8217;\u00e9valuation d&#8217;un trouble du traitement de la douleur au sens de la jurisprudence actuellement en vigueur [10].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5195 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/abb1_np1_s22.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/764;height:417px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"764\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"take-home-messages\">Take-home-messages<\/h2>\n<ul>\n<li>Une anamn\u00e8se et un bilan biopsychosocial complets et semi-structur\u00e9s avec des questions ouvertes et une \u00e9coute active dans une atmosph\u00e8re de confiance sont des conditions pr\u00e9alables \u00e0 la th\u00e9rapie et \u00e0 l&#8217;expertise de la douleur chronique &#8211; chaque \u00e9tape diagnostique fait \u00e9galement partie de la th\u00e9rapie.<\/li>\n<li>L&#8217;\u00e9tat de l&#8217;art est une th\u00e9rapie multimodale dans des unit\u00e9s de traitement d\u00e9sign\u00e9es ou en r\u00e9seau dans la pratique, au sein d&#8217;une \u00e9quipe interdisciplinaire compos\u00e9e de diff\u00e9rents m\u00e9decins sp\u00e9cialistes, psychologues, physioth\u00e9rapeutes et ergoth\u00e9rapeutes, de th\u00e9rapies sp\u00e9cialis\u00e9es, d&#8217;infirmi\u00e8res et de&nbsp; th\u00e9rapeutes sp\u00e9cialis\u00e9s &#8211; ensemble plut\u00f4t que seuls.<\/li>\n<li>Contrairement \u00e0 la m\u00e9decine, la jurisprudence ne suit pas le mod\u00e8le bio-psycho-social de la maladie, mais la conception bio-psychique de la maladie, qui ne tient pas compte des facteurs sociaux. Pour \u00e9valuer le degr\u00e9 d&#8217;invalidit\u00e9 apr\u00e8s une incapacit\u00e9 de travail prolong\u00e9e, la capacit\u00e9 \u00e0 surmonter volontairement la douleur est compar\u00e9e au gain secondaire de la maladie \u00e0 l&#8217;aide des crit\u00e8res de F\u00f6rster.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em><strong>PD Dr. med. Stefan Begr\u00e9, EMBA<\/strong><\/em><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Classification of chronic pain : descriptions of chronic pain syndromes and definitions of pain terms \/ pr\u00e9par\u00e9 par la Task Force on Taxonomy de l&#8217;International Association for the Study of Pain, <sup>2nd<\/sup> ed, IASP Press, Seattle, 1994.<\/li>\n<li>Mackey SC : Neuroimagerie centrale de la douleur. J Pain 2013 ; 14(4) : 328-331.<\/li>\n<li>Freud S, Elisabeth von R : In : \u00c9tudes sur l&#8217;hyst\u00e9rie. 1895 ; GW I : 75-312.<\/li>\n<li>Melzack R, Wall PD : M\u00e9canismes de la douleur : une nouvelle th\u00e9orie. Science 1965 ; 150(699) : 971-979.<\/li>\n<li>Latremoliere A, Woolf CJ : Sensibilisation centrale : un g\u00e9n\u00e9rateur d&#8217;hypersensibilit\u00e9 \u00e0 la douleur par plasticit\u00e9 neuronale centrale. J Pain 2009 ; 10(9) : 895-926.<\/li>\n<li>Apkarian AV, et al : M\u00e9canismes c\u00e9r\u00e9braux humains de perception et de r\u00e9gulation de la douleur dans la sant\u00e9 et la maladie. Eur J Pain 2005 ; 9(4) : 463-484.<\/li>\n<li>Langewitz W, et al. : \u00c9valuation d&#8217;un programme d&#8217;\u00e9tudes de deux ans en m\u00e9decine psychosociale et psychosomatique &#8211; gestion des \u00e9motions et conduite d&#8217;entretiens centr\u00e9s sur le patient. Psychother Psych Med 2010 ; 60(11) : 451-456.<\/li>\n<li>Carragee EJ : Pratique clinique. Douleur lombaire persistante. N Eng J Med 2005 ; 352(18) : 1891-1898.<\/li>\n<li>van Dessel N, et al : Non-pharmacological interventions for somatoform disorders and medically unxplained physical symptoms (MUPS) in adults. Cochrane Database Syst Rev 2014 ; 11 : CD011142.<\/li>\n<li>Arr\u00eat du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral ATF 130 V 352 du 12 mars 2004.<\/li>\n<li>Rief W, et al : La classification des sympt\u00f4mes somatoformes multiples. J Nerv Ment Dis 1996 ; 184(11) : 680-687.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2015 ; 13(1) : 16-22<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le cas de la douleur chronique, diff\u00e9rents aspects diagnostiques, th\u00e9rapeutiques et d&#8217;expertise sont d&#8217;une grande importance. Un \u00e9tat physique minutieux reste tr\u00e8s important. 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