{"id":343864,"date":"2015-01-28T01:00:00","date_gmt":"2015-01-28T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/la-plupart-du-temps-un-traitement-multimodal-est-necessaire\/"},"modified":"2015-01-28T01:00:00","modified_gmt":"2015-01-28T00:00:00","slug":"la-plupart-du-temps-un-traitement-multimodal-est-necessaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/la-plupart-du-temps-un-traitement-multimodal-est-necessaire\/","title":{"rendered":"La plupart du temps, un traitement multimodal est n\u00e9cessaire"},"content":{"rendered":"<p><strong>En raison de la physiopathologie particuli\u00e8re et des options th\u00e9rapeutiques qui en d\u00e9coulent, le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste a un r\u00f4le d\u00e9cisif \u00e0 jouer dans le diagnostic et le traitement des douleurs neuropathiques. Les connaissances essentielles en mati\u00e8re de diagnostic clinique et instrumental et d&#8217;options th\u00e9rapeutiques devraient \u00eatre famili\u00e8res \u00e0 tout m\u00e9decin. Il n&#8217;est pas rare qu&#8217;il soit n\u00e9cessaire d&#8217;orienter le patient vers des experts en neurologie ou en neurochirurgie ou vers un cabinet ou une clinique interdisciplinaire travaillant de mani\u00e8re multimodale sur la douleur.  <\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La pr\u00e9valence des douleurs neuropathiques dans la pratique g\u00e9n\u00e9rale est d&#8217;environ 8% ; cette pr\u00e9valence \u00e9lev\u00e9e souligne l&#8217;importance du m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste dans le diagnostic et le traitement de ces sympt\u00f4mes [1].  <strong>Le tableau 1<\/strong> donne un aper\u00e7u de la pr\u00e9valence des maladies courantes associ\u00e9es aux douleurs neuropathiques <strong>.<\/strong><\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5140\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab1_hp1_s16_0.png\" style=\"height:480px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"880\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab1_hp1_s16_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab1_hp1_s16_0-800x640.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab1_hp1_s16_0-120x96.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab1_hp1_s16_0-90x72.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab1_hp1_s16_0-320x256.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab1_hp1_s16_0-560x448.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<h2 id=\"comment-definir-la-douleur-neuropathique\">Comment d\u00e9finir la douleur neuropathique ?<\/h2>\n<p>La douleur neuropathique est d\u00e9finie par l&#8217;Association internationale pour l&#8217;\u00e9tude de la douleur (IASP) comme une &#8220;douleur caus\u00e9e par une l\u00e9sion ou une maladie du syst\u00e8me somatosensoriel&#8221; [2]. Le syst\u00e8me somatosensoriel est la partie du syst\u00e8me nerveux qui traite les informations provenant des r\u00e9cepteurs cutan\u00e9s, articulaires et musculaires et qui transmet la perception des qualit\u00e9s sensorielles telles que la pression, le toucher, la douleur et la temp\u00e9rature. Il implique les nerfs aff\u00e9rents p\u00e9riph\u00e9riques, leurs voies centrales de transmission ainsi que les centres de traitement tels que le thalamus et le cortex somatosensoriel.<\/p>\n<p>Selon l&#8217;emplacement de la l\u00e9sion nerveuse, il en r\u00e9sulte certains syndromes douloureux neuropathiques <strong>(tableau 2). <\/strong>La cause peut varier en fonction de la maladie.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5141 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab2_hp1_s16.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1040;height:567px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1040\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab2_hp1_s16.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab2_hp1_s16-800x756.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab2_hp1_s16-120x113.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab2_hp1_s16-90x85.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab2_hp1_s16-320x303.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab2_hp1_s16-560x529.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>\nUne forme particuli\u00e8re est le syndrome douloureux r\u00e9gional complexe (abr\u00e9viation anglaise CRPS) de type I, c&#8217;est-\u00e0-dire sans l\u00e9sion nerveuse d\u00e9celable. Selon les nouveaux crit\u00e8res de diagnostic mentionn\u00e9s, il ne peut plus \u00eatre clairement class\u00e9 parmi les syndromes douloureux neuropathiques, car le lieu de la l\u00e9sion nerveuse n&#8217;est pas clair, bien qu&#8217;il existe un certain nombre d&#8217;indices de ph\u00e9nom\u00e8nes neuropathiques. C&#8217;est pourquoi des crit\u00e8res de diagnostic sp\u00e9cifiques sont utilis\u00e9s en prenant en compte les donn\u00e9es anamnestiques et les r\u00e9sultats cliniques concernant l&#8217;allodynie, l&#8217;hyperalg\u00e9sie, les particularit\u00e9s de la temp\u00e9rature cutan\u00e9e, la couleur de la peau, la transpiration, la formation d&#8217;\u0153d\u00e8mes, la motricit\u00e9 ainsi que la croissance des ongles et des cheveux dans la zone douloureuse en comparaison lat\u00e9rale sans r\u00e9partition dermatologique certaine [3]. Dans le CRPS de type II, les sympt\u00f4mes sont identiques, mais une l\u00e9sion nerveuse initiale peut \u00eatre mise en \u00e9vidence.<\/p>\n<h2 id=\"du-pathomecanisme-a-la-douleur-neuropathique\">Du pathom\u00e9canisme \u00e0 la douleur neuropathique<\/h2>\n<p>Une l\u00e9sion (par exemple une l\u00e9sion par compression de la racine nerveuse due \u00e0 une hernie discale) ou une maladie (par exemple une l\u00e9sion des fibres nerveuses due \u00e0 une hyperglyc\u00e9mie en cas de diab\u00e8te) affectant le syst\u00e8me somatosensoriel s&#8217;accompagne de la lib\u00e9ration de cytokines pro-inflammatoires comme le TNF-\u03b1 et de facteurs neurotrophiques comme le NGF. Cette lib\u00e9ration entra\u00eene la formation de canaux ioniques tels que les canaux Na+ ou encore de r\u00e9cepteurs tels que les r\u00e9cepteurs TRPV1 ou NA (noradr\u00e9naline), \u00e0 la fois sur les cellules nerveuses endommag\u00e9es et sur les cellules saines voisines. En cons\u00e9quence, des ph\u00e9nom\u00e8nes correspondant \u00e0 des douleurs neuropathiques apparaissent. Par exemple, l&#8217;accumulation de canaux Na+ entra\u00eene la formation de ce que l&#8217;on appelle l&#8217;excitation nerveuse ectopique spontan\u00e9e, qui se traduit cliniquement par des douleurs \u00e9lectrisantes et lancinantes lorsque les fibres C et A-\u03b4 conduisant la douleur sont touch\u00e9es. En cas d&#8217;affection des fibres A-\u03b2, qui transmettent des stimuli m\u00e9caniques, l&#8217;excitation nerveuse ectopique peut se traduire uniquement par des sensations de fourmillement.<\/p>\n<p>Le r\u00e9cepteur TRPV1 est impliqu\u00e9 dans le m\u00e9canisme de sensibilisation p\u00e9riph\u00e9rique. Cliniquement, cette sensibilisation peut se traduire par des douleurs permanentes \u00e0 type de br\u00fblures ou une hyperalg\u00e9sie due \u00e0 la chaleur. Suite \u00e0 la formation constante de signaux ectopiques par les fibres C endommag\u00e9es, il se produit \u00e9galement ce que l&#8217;on appelle une sensibilisation centrale \u00e0 l&#8217;endroit o\u00f9 la fibre douloureuse p\u00e9riph\u00e9rique de la corne post\u00e9rieure de la moelle \u00e9pini\u00e8re est commut\u00e9e sur la voie centrale de la douleur (cordon ant\u00e9rieur). Des m\u00e9canismes d&#8217;adaptation tels qu&#8217;une accumulation accrue de canaux Ca++ et de r\u00e9cepteurs NMDA entra\u00eenent une amplification du signal, par exemple une sensation douloureuse accrue de pointe, l&#8217;hyperalg\u00e9sie de Prinprick, ou une sensation douloureuse au toucher, appel\u00e9e allodynie [4,5].<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-de-la-douleur-neuropathique\">Diagnostic de la douleur neuropathique<\/h2>\n<p>Pour tout patient douloureux en pratique clinique, il convient de s&#8217;interroger sur le tableau de la douleur \u00e0 la recherche d&#8217;indices de m\u00e9canismes douloureux neuropathiques. Conform\u00e9ment aux lignes directrices europ\u00e9ennes pour le diagnostic des douleurs neuropathiques, les points suivants doivent \u00eatre pris en compte<strong> (tableau 3) <\/strong>[6].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5142 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab3_hp1_s17_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1260;height:687px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1260\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab3_hp1_s17_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab3_hp1_s17_0-800x916.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab3_hp1_s17_0-120x137.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab3_hp1_s17_0-90x103.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab3_hp1_s17_0-320x367.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab3_hp1_s17_0-560x641.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p><strong>Anamn\u00e8se : <\/strong>dans l&#8217;anamn\u00e8se, il convient de v\u00e9rifier le caract\u00e8re de la douleur \u00e0 la recherche d&#8217;indices de signes neuropathiques (br\u00fblure, \u00e9lectrisation, fourmillement, constriction). En outre, on examine si la localisation correspond \u00e0 une r\u00e9partition neurologiquement plausible (par exemple, r\u00e9partition dermatomique, syndrome h\u00e9misph\u00e9rique, r\u00e9partition sym\u00e9trique distale). Il convient \u00e9galement de rechercher une l\u00e9sion (par exemple, des signes de hernie discale) ou une maladie (par exemple, le diab\u00e8te sucr\u00e9) susceptible de provoquer un syndrome douloureux neuropathique.  &nbsp;<\/p>\n<p><strong>Examen clinique : <\/strong>l&#8217;examen clinique implique la recherche de signes sensoriels positifs ou n\u00e9gatifs pour les diff\u00e9rentes qualit\u00e9s somatosensorielles. La zone douloureuse suspecte est examin\u00e9e en vue d&#8217;une augmentation ou d&#8217;une diminution de la sensation de toucher (p. ex. avec un support de coton, un pinceau), d&#8217;une augmentation ou d&#8217;une diminution de la sensation de douleur (p. ex. avec un stimulus de piq\u00fbre d&#8217;aiguille) ou d&#8217;une augmentation ou d&#8217;une diminution de la sensation de temp\u00e9rature (p. ex. par une stimulation par le froid). En cas d&#8217;ant\u00e9c\u00e9dents de polyneuropathie, l&#8217;examen se fait en comparant la partie proximale (cuisse) \u00e0 la partie distale (dos du pied) [7].<\/p>\n<p><strong>Diagnostic instrumental :<\/strong> d&#8217;autres tests de diagnostic peuvent \u00eatre effectu\u00e9s pour v\u00e9rifier le dysfonctionnement neurologique sous-jacent, par exemple l&#8217;imagerie en cas de suspicion de douleur apr\u00e8s un accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral ou de suspicion de hernie discale, ou des examens neurophysiologiques pour confirmer une l\u00e9sion nerveuse (par exemple, suspicion de radiculopathie, de syndrome du canal carpien ou de polyneuropathie).<\/p>\n<p>Plus il y a d&#8217;indices, plus le diagnostic de suspicion de douleur neuropathique peut \u00eatre \u00e9valu\u00e9 avec certitude. Si le diagnostic est incertain ou peu clair, le patient doit \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 un neurologue ou \u00e0 un centre de la douleur. Les centres de la douleur disposent d&#8217;outils de diagnostic sp\u00e9cifiques tels que les tests sensoriels quantitatifs (QST), les potentiels \u00e9voqu\u00e9s par la chaleur de contact (CHEPS), les potentiels \u00e9voqu\u00e9s par laser (LEP) ou la biopsie cutan\u00e9e, qui permettent par exemple d&#8217;\u00e9tudier la fonction des petites fibres nerveuses conduisant la douleur, telles que les fibres A-\u03b4 et les fibres C, et de confirmer ou d&#8217;infirmer le diagnostic de douleur neuropathique [7,8]. L&#8217;\u00e9chographie prend de plus en plus d&#8217;importance dans la recherche d&#8217;une l\u00e9sion nerveuse focale des nerfs p\u00e9riph\u00e9riques [9].  &nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-differentiel-important-nociceptif-vs-neuropathique\">Diagnostic diff\u00e9rentiel important nociceptif vs. neuropathique<\/h2>\n<p>Dans un premier temps, un patient peut se pr\u00e9senter avec un probl\u00e8me circonscrit, par exemple une douleur au dos ou \u00e0 la jambe. L&#8217;examen clinique sugg\u00e8re une radiculopathie avec des indices de hernie discale \u00e0 l&#8217;IRM. Bien que le diagnostic et le traitement semblent ici simples, il faut toujours regarder plus loin. Il n&#8217;est pas rare de constater que le tableau clinique \u00e0 premi\u00e8re vue monosymptomatique n&#8217;est que la partie \u00e9merg\u00e9e d&#8217;une maladie douloureuse chronique multiloculaire ; il est possible que plusieurs op\u00e9rations du dos aient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es, par exemple. Chez le patient souffrant de douleurs chroniques, le diagnostic clair de douleur neuropathique en cas de radiculopathie ne peut donc jouer qu&#8217;un r\u00f4le secondaire, car d&#8217;autres aspects biopsychosociaux de la chronicit\u00e9 de la douleur viennent s&#8217;y ajouter, ce qui se traduit par le fait que les options th\u00e9rapeutiques que nous connaissons ne sont que peu efficaces.<\/p>\n<p>Les facteurs biologiques peuvent \u00eatre l&#8217;\u00e9v\u00e9nement neurologique initial qui, avec les facteurs musculaires, acquiert une composante myofasciale ou nociceptive en raison d&#8217;une mauvaise posture. Les facteurs psychologiques sont par exemple une \u00e9volution d\u00e9pressive qui en r\u00e9sulte et des concepts de maladie inad\u00e9quats, les facteurs sociaux refl\u00e8tent l&#8217;interaction de la douleur dans la vie professionnelle et priv\u00e9e. Dans ce contexte, le diagnostic diff\u00e9rentiel concernant les douleurs myofasciales nociceptives est important. Il faut toujours essayer de faire ressortir la composante nociceptive de la douleur.<\/p>\n<p>Les signes de douleur nociceptive sont des douleurs qui s&#8217;intensifient ou s&#8217;att\u00e9nuent en fonction du mouvement ou qui se modifient en fonction du changement de position. En g\u00e9n\u00e9ral, on trouve une sensibilit\u00e9 \u00e0 la pression des structures musculo-squelettiques, mais l&#8217;imagerie n&#8217;indique pas toujours une pathologie li\u00e9e au squelette. Typiquement, les patients d\u00e9crivent la douleur comme sourde, oppressante ou tirante. La description des douleurs \u00e0 type de br\u00fblure doit \u00eatre remise en question, car elle n&#8217;est pas pathognomonique des douleurs neuropathiques &#8211; les douleurs myofasciales sont souvent d\u00e9crites comme des douleurs \u00e0 type de br\u00fblure.<\/p>\n<p>Il faut \u00e9galement distinguer les douleurs soudaines : Une douleur survenant uniquement lors d&#8217;un mouvement est plut\u00f4t corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 une douleur nociceptive, alors que la douleur survenant de mani\u00e8re neuropathique survient typiquement au repos, surtout le soir ou la nuit. Cette distinction importante se refl\u00e8te dans la litt\u00e9rature r\u00e9cente, dans laquelle il existe un certain nombre de propositions de classification de la douleur pour diff\u00e9rentes maladies neurologiques, par exemple la classification de la douleur en cas d&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral [10], en cas de parapl\u00e9gie [11] et en cas de scl\u00e9rose en plaques [12]. Ces classifications soulignent que m\u00eame en cas de maladie neurologique sous-jacente, la douleur n&#8217;est pas n\u00e9cessairement neuropathique.<\/p>\n<p>Le syndrome de la douleur persistante apr\u00e8s une intervention chirurgicale (persistent post surgical pain\/PPSP), dont il est de plus en plus question dans la litt\u00e9rature actuelle, occupe une place particuli\u00e8re [13]. Le PPSP, dont l&#8217;incidence est de 14,8% apr\u00e8s une intervention chirurgicale, est mal compris sur le plan physiopathologique et pr\u00e9sente des aspects \u00e0 la fois nociceptifs et neuropathiques [14,15]. Les syndromes que nous connaissons, tels que la douleur post-mastectomie, la douleur post-thoracotomie, la douleur post-herniotomie et autres, en font partie.  &nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"aspects-therapeutiques-multimodaux\">Aspects th\u00e9rapeutiques multimodaux<\/h2>\n<p>En pr\u00e9sence d&#8217;un tableau douloureux complexe, les diff\u00e9rentes composantes de la douleur doivent \u00e9galement \u00eatre trait\u00e9es de mani\u00e8re sp\u00e9cifique ou le patient doit \u00eatre adress\u00e9 \u00e0 un cabinet ou \u00e0 une clinique de la douleur travaillant de mani\u00e8re interdisciplinaire et multimodale. -Le patient doit \u00eatre adress\u00e9 \u00e0 la clinique de l&#8217;h\u00f4pital. En ce qui concerne les priorit\u00e9s th\u00e9rapeutiques, le traitement m\u00e9dicamenteux antineuropathique, la kin\u00e9sith\u00e9rapie et la gestion psychologique de la douleur devraient \u00eatre sur un pied d&#8217;\u00e9galit\u00e9. En outre, la th\u00e9rapie interventionnelle de la douleur peut apporter une contribution importante sur le plan diagnostique et th\u00e9rapeutique. Cependant, les donn\u00e9es actuelles montrent que l&#8217;efficacit\u00e9 des mesures interventionnelles en m\u00e9decine de la douleur repose sur des preuves faibles [16], de sorte que ces mesures th\u00e9rapeutiques devraient \u00eatre mises en \u0153uvre dans des cabinets ou des cliniques sp\u00e9cialis\u00e9s dans la douleur et disposant d&#8217;une expertise dans ce domaine. Par exemple, il n&#8217;existe que de faibles recommandations pour les injections \u00e9pidurales en cas de zona, les injections de st\u00e9ro\u00efdes en cas de radiculopathie et l&#8217;application d&#8217;un stimulateur de la moelle \u00e9pini\u00e8re en cas de &#8220;syndrome de la chirurgie \u00e9chou\u00e9e du dos&#8221; (douleurs inchang\u00e9es dans le dos et les jambes apr\u00e8s une op\u00e9ration du dos) ou de &#8220;syndrome de la chirurgie \u00e9chou\u00e9e du dos&#8221;. dans le CRPS de type I. Pour un certain nombre de proc\u00e9dures de th\u00e9rapie interventionnelle pour diff\u00e9rentes pathologies, les donn\u00e9es ne sont pas concluantes [16].<\/p>\n<h2 id=\"principes-de-base-de-la-therapie-medicamenteuse\">Principes de base de la th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse<\/h2>\n<p>Les m\u00e9canismes physiopathologiques peuvent \u00eatre utilis\u00e9s \u00e0 des fins pharmacoth\u00e9rapeutiques en ciblant les antagonistes Na+ (par ex. carbamaz\u00e9pine, oxcarbaz\u00e9pine, lamotrigine), les modulateurs des canaux Ca++ (gabapentine, pr\u00e9gabaline) ou encore les antagonistes TRPV1 (capsa\u00efcine) contre les douleurs neuropathiques. En outre, les voies spinales inhibitrices descendantes, qui ont leur origine dans le tronc c\u00e9r\u00e9bral et inhibent la transmission des stimuli douloureux dans la moelle \u00e9pini\u00e8re, peuvent \u00eatre utilis\u00e9es \u00e0 des fins th\u00e9rapeutiques. Les tricycliques (amitriptyline) et les inhibiteurs de la recapture de la s\u00e9rotonine et de la noradr\u00e9naline (dulox\u00e9tine, venlafaxine) ont un effet analg\u00e9sique en renfor\u00e7ant cette inhibition. Les opiac\u00e9s inhibent la transmission des signaux de douleur en se liant aux r\u00e9cepteurs \u00b5 ou kappa, ils peuvent donc \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9s pour traiter les douleurs neuropathiques. Les opiac\u00e9s plus r\u00e9cents, tels que le tapentadol et la bupr\u00e9norphine, peuvent \u00eatre sup\u00e9rieurs aux opiac\u00e9s traditionnels, car le tapentadol exerce une action suppl\u00e9mentaire d&#8217;inhibition descendante (liaison aux r\u00e9cepteurs de la noradr\u00e9naline) et la bupr\u00e9norphine a une propri\u00e9t\u00e9 suppl\u00e9mentaire de blocage des canaux K+. Le tramadol inhibe \u00e9galement les voies inhibitrices descendantes. En cas de mononeuropathies douloureuses circonscrites, telles que la n\u00e9vralgie post-zost\u00e9rienne, la lidoca\u00efne en gel \u00e0 5%, qui agit comme un bloqueur des canaux Na+, peut \u00eatre appliqu\u00e9e par voie topique.  &nbsp;<\/p>\n<p>En fonction du m\u00e9canisme de douleur sous-jacent, il convient \u00e9galement d&#8217;envisager des th\u00e9rapies causales, par exemple le contr\u00f4le optimal de la glyc\u00e9mie chez le diab\u00e9tique ou des interventions chirurgicales (op\u00e9ration de Janetta pour la n\u00e9vralgie du trijumeau, d\u00e9compression pour la hernie discale).<\/p>\n<p>Les objectifs du traitement m\u00e9dicamenteux sont une r\u00e9duction de la douleur de plus de 50%, une am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 du sommeil, le maintien de l&#8217;activit\u00e9 sociale et des relations sociales ainsi que le maintien de la capacit\u00e9 de travail. Pour cela, il est n\u00e9cessaire de titrer les m\u00e9dicaments \u00e0 action antineuropathique en tenant compte de leur effet et de leurs effets secondaires, avec une dur\u00e9e de traitement suffisante et une dose suffisamment \u00e9lev\u00e9e. Il est \u00e9galement souvent n\u00e9cessaire de recourir \u00e0 des th\u00e9rapies combin\u00e9es de diff\u00e9rents groupes de substances actives.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-medicamenteux-des-douleurs-neuropathiques-dorigine-peripherique-et-centrale\">Traitement m\u00e9dicamenteux des douleurs neuropathiques d&#8217;origine p\u00e9riph\u00e9rique et centrale<\/h2>\n<p>Les guidelines suisses actuelles pour le traitement des douleurs neuropathiques [7] sont en accord avec les guidelines internationales [17,18]. Pour le traitement g\u00e9n\u00e9ral des douleurs neuropathiques g\u00e9n\u00e9r\u00e9es en p\u00e9riph\u00e9rie, les tricycliques, les modulateurs des canaux calciques et les inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine et de la noradr\u00e9naline (IRSN) sont des agents th\u00e9rapeutiques de premier choix <strong>(tableau&nbsp;4) <\/strong>[17]. Les opiac\u00e9s peuvent \u00eatre utilis\u00e9s comme m\u00e9dicaments de deuxi\u00e8me intention. En termes d&#8217;efficacit\u00e9, les opiac\u00e9s ne diff\u00e8rent pas des m\u00e9dicaments de premi\u00e8re intention, mais ils ont un taux d&#8217;effets secondaires plus \u00e9lev\u00e9 en comparaison avec les tricycliques et la gabapentine, et il existe un risque d&#8217;hyperalg\u00e9sie potentielle induite par les opiac\u00e9s ou de d\u00e9veloppement d&#8217;une d\u00e9pendance aux opiac\u00e9s.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5143 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab4_hp1_s18.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/923;height:503px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"923\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab4_hp1_s18.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab4_hp1_s18-800x671.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab4_hp1_s18-120x101.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab4_hp1_s18-90x76.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab4_hp1_s18-320x269.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab4_hp1_s18-560x470.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>Si ces m\u00e9dicaments ne permettent pas de soulager suffisamment la douleur, il existe des traitements de troisi\u00e8me intention pour lesquels il n&#8217;existe qu&#8217;une seule \u00e9tude positive ou pour lesquels les donn\u00e9es sont incoh\u00e9rentes. Les repr\u00e9sentants de cette classe sont les antagonistes des canaux Na+, les inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine (ISRS), les analogues de la lidoca\u00efne et \u00e9galement la capsa\u00efcine. En Suisse, la capsa\u00efcine (patch \u00e0 8%) est autoris\u00e9e pour le traitement des douleurs neuropathiques p\u00e9riph\u00e9riques chez les adultes qui ne souffrent pas de diab\u00e8te. Pour \u00eatre rembours\u00e9 par la caisse d&#8217;assurance maladie, il faut le plus souvent pr\u00e9senter une demande de garantie de prise en charge des frais. La capsa\u00efcine doit \u00eatre appliqu\u00e9e dans les cabinets de traitement de la douleur. Il existe des recommandations sp\u00e9cifiques pour certaines pathologies <strong>(tableau&nbsp;5) <\/strong>[19].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5144 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab5_hp1_s20_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1882;height:1027px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1882\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab5_hp1_s20_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab5_hp1_s20_0-800x1369.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab5_hp1_s20_0-120x205.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab5_hp1_s20_0-90x154.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab5_hp1_s20_0-320x547.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab5_hp1_s20_0-560x958.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>Pour le traitement des douleurs neuropathiques d&#8217;origine centrale, les options sont plus limit\u00e9es [8]. Les tricycliques sont des traitements de premi\u00e8re intention pour les douleurs post-AVC et les modulateurs des canaux Ca++ pour les douleurs post-l\u00e9sionnelles de la moelle \u00e9pini\u00e8re. Les m\u00e9dicaments de deuxi\u00e8me intention disponibles en cas d&#8217;AVC et de parapl\u00e9gie incompl\u00e8te avec allodynie sont le tramadol et les opiac\u00e9s forts ainsi que la lamotrigine, et en cas de scl\u00e9rose en plaques, les cannabino\u00efdes, mais uniquement apr\u00e8s l&#8217;\u00e9chec d&#8217;autres traitements <strong>(tableau&nbsp;6) <\/strong>.  <\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5145 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab6_hp1_s20.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/540;height:294px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"540\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab6_hp1_s20.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab6_hp1_s20-800x393.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab6_hp1_s20-120x59.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab6_hp1_s20-90x44.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab6_hp1_s20-320x157.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/tab6_hp1_s20-560x275.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>Si ces m\u00e9dicaments ne sont pas efficaces ou s&#8217;il existe des contre-indications, il est possible de recourir aux m\u00e9dicaments de premi\u00e8re et deuxi\u00e8me intention pour les douleurs neuropathiques g\u00e9n\u00e9r\u00e9es en p\u00e9riph\u00e9rie.<\/p>\n<h2 id=\"conclusion-pour-la-pratique\">Conclusion pour la pratique<\/h2>\n<ul>\n<li>La connaissance des signes sensoriels positifs et n\u00e9gatifs est importante pour le diagnostic clinique des douleurs neuropathiques.<\/li>\n<li>Le diagnostic de suspicion de douleurs neuropathiques doit \u00eatre pos\u00e9 d\u00e8s le cabinet du m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste.<\/li>\n<li>Pour confirmer le diagnostic, il est souvent indiqu\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 un examen neurologique et, dans les cas peu clairs ou r\u00e9sistants au traitement, d&#8217;adresser le patient \u00e0 un cabinet ou \u00e0 une clinique interdisciplinaire sp\u00e9cialis\u00e9e dans la douleur.<\/li>\n<li>Le diagnostic diff\u00e9rentiel entre les douleurs nociceptives et neuropathiques joue \u00e9galement un r\u00f4le dans les maladies neurologiques primaires.<\/li>\n<li>Le traitement des douleurs neuropathiques n\u00e9cessite souvent une \u00e9quipe interdisciplinaire et multimodale.<\/li>\n<li>Les tricycliques, les IRSN et les modulateurs des canaux Ca++ sont disponibles pour le traitement de premi\u00e8re intention des douleurs neuropathiques g\u00e9n\u00e9r\u00e9es en p\u00e9riph\u00e9rie.<\/li>\n<li>Pour le traitement des douleurs neuropathiques d&#8217;origine centrale, les options de premier choix sont les tricycliques et les modulateurs des canaux Ca++.<\/li>\n<li>Bien que les preuves de la th\u00e9rapie interventionnelle de la douleur soient limit\u00e9es, celle-ci peut aider \u00e0 la prise en charge diagnostique et th\u00e9rapeutique des patients douloureux.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Torrance N, et al : The epidemiology of chronic pain of predominantly neuropathic origin. R\u00e9sultats d&#8217;une enqu\u00eate de population g\u00e9n\u00e9rale. The journal of pain : official journal of the American Pain Society 2006 ; 7(4) : 281-289.<\/li>\n<li>Treede RD, et al : Neuropathic pain : redefinition and a grading system for clinical and research purposes. Neurology 2008 ; 70(18) : 1630-1635.<\/li>\n<li>Harden RN : Proposed new diagnostic criteria for complex reghilan pain syndrome. M\u00e9decine de la douleur 2007 ; 8(4) : 326-331.<\/li>\n<li>Baron R : Douleurs neuropathiques. Anesth\u00e9siste 2000 ; 49 : 373-386.<\/li>\n<li>Baron R, Freynhagen R : Compendium de la douleur neuropathique. 2e \u00e9dition, \u00c9ditions \u00c9sope, 2006.<\/li>\n<li>Cruccu G, et al : EFNS guidelines on neuropathic pain assessment : revised 2009. Eur J Neurol 2010 ; 17(8) : 1010-1018.<\/li>\n<li>Renaud R, et al : Douleurs neuropathiques chroniques Recommandations du groupe de travail (Special Interest Group, SIG) de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse pour l&#8217;\u00e9tude de la douleur (SGSS). Forum M\u00e9dical Suisse 2011 ; 11(Suppl. 57) : 3-19.<\/li>\n<li>Gosrau G, et al. : M\u00e9thodes de mesure \u00e9lectrophysiologiques dans le traitement de la douleur. Douleur 2008 ; 22 : 471-481.<\/li>\n<li>B\u00f6hm J, Schelle T : Place de l&#8217;\u00e9chographie \u00e0 haute r\u00e9solution dans le diagnostic des maladies nerveuses p\u00e9riph\u00e9riques. Akt Neurol 2013 ; 40(05) : 258-268.<\/li>\n<li>Klit H, et al : Central post-stroke pain : clinical characteristics, pathophysiology, and management. Lancet Neurol 2009 ; 8(9) : 857-868.<\/li>\n<li>Bryce TN, et al : International spinal cord injury pain classification : part I. Background and description. Spinal Cord 2012 ; 50(6) : 413-417.<\/li>\n<li>Truini A, et al : M\u00e9canismes de la douleur dans la scl\u00e9rose en plaques : une \u00e9tude combin\u00e9e clinique et neurophysiologique. Pain 2012 ; 153(10) : 2048-2054.<\/li>\n<li>Werner MU, Kongsgaard UE. D\u00e9finir la douleur post-op\u00e9ratoire persistante : une mise \u00e0 jour est-elle n\u00e9cessaire ? Br J Anaesth 2014 ; 113(1) : 1-4.<\/li>\n<li>Simanski CJ, et al : Incidence de la douleur chronique post-urgicale (CPSP) apr\u00e8s une chirurgie g\u00e9n\u00e9rale. Pain medicine (Malden, Mass) 2014 ; 15(7) : 1222-1229.<\/li>\n<li>Haroutiunian S, et al : The neuropathic component in persistent postsurgical pain : a systematic literature review. Pain 2013 ; 154(1) : 95-102.<\/li>\n<li>Dworkin RH, et al : Interventional management of neuropathic pain : NeuPSIG recommendations. Pain 2013 ; 154(11) : 2249-2261.<\/li>\n<li>Dworkin RH, et al : Pharmacologic management of neuropathic pain : evidence-based recommendations. Pain 2007 ; 132(3) : 237-251.<\/li>\n<li>O&#8217;Connor AB, Dworkin RH : Treatment of neuropathic pain : an overview of recent guidelines. Am J Med 2009 ; 122(10 Suppl) : S22-32.<\/li>\n<li>Attal N, et al : EFNS guidelines on the pharmacological treatment of neuropathic pain : 2010 revision. Eur J Neurol 2010 ; 17(9) : 1113-1188.<\/li>\n<li>Cruccu G, et al : AAN-EFNS guidelines on trigelminal neuralgia management. Eur J Neurol 2008 ; 15(10) : 1013-1028.<\/li>\n<li>Sadosky A, et al : A review of the epidemiology of painful diabetic peripheral neuropathy, postherpetic neuralgia, and less commonly studied neuropathic pain conditions. Pain practice : the official journal of World Institute of Pain 2008 ; 8(1) : 45-56.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2015 ; 10(1) : 14-21<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En raison de la physiopathologie particuli\u00e8re et des options th\u00e9rapeutiques qui en d\u00e9coulent, le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste a un r\u00f4le d\u00e9cisif \u00e0 jouer dans le diagnostic et le traitement des douleurs&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":48809,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Douleur neuropathique","footnotes":""},"category":[11531,11383,11549],"tags":[42258,21679,48534,41349,24916,48539,20505],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-343864","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-neurologie-fr","category-rx-fr","tag-crps-fr","tag-lesion-fr","tag-neuropathique","tag-opiaces","tag-recepteur-nmda","tag-recepteur-trbv1","tag-syndrome-de-la-douleur","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-07-01 18:14:10","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":343836,"slug":"di-solito-e-necessaria-una-terapia-multimodale","post_title":"Di solito \u00e8 necessaria una terapia multimodale","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/di-solito-e-necessaria-una-terapia-multimodale\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":343850,"slug":"uma-terapia-multimodal-e-normalmente-necessaria","post_title":"Uma terapia multimodal \u00e9 normalmente necess\u00e1ria","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/uma-terapia-multimodal-e-normalmente-necessaria\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":343860,"slug":"suele-ser-necesaria-una-terapia-multimodal","post_title":"Suele ser necesaria una terapia multimodal","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/suele-ser-necesaria-una-terapia-multimodal\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343864","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=343864"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343864\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=343864"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=343864"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=343864"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=343864"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}