{"id":343878,"date":"2015-02-15T01:00:00","date_gmt":"2015-02-15T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/lymphome-gastrique-de-type-malt\/"},"modified":"2015-02-15T01:00:00","modified_gmt":"2015-02-15T00:00:00","slug":"lymphome-gastrique-de-type-malt","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/lymphome-gastrique-de-type-malt\/","title":{"rendered":"Lymphome gastrique de type MALT"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les lymphomes du MALT affectent le plus souvent l&#8217;estomac. Il existe une forte association avec une gastrite \u00e0 Helicobacter pylori (Hp) (plus de 90% des patients). Une antibioth\u00e9rapie ad\u00e9quate permet d&#8217;\u00e9radiquer Hp, ce qui entra\u00eene une r\u00e9mission compl\u00e8te chez pr\u00e8s de 80% des patients atteints d&#8217;un lymphome MALT au stade pr\u00e9coce. Le diagnostic du lymphome du MALT rel\u00e8ve en grande partie du domaine de l&#8217;\u00e9valuation morphologique par le pathologiste. La translocation sp\u00e9cifique t(11;18)(q21;q21) rev\u00eat ici une importance conceptuelle, physiopathologique, pronostique, pr\u00e9dictive et, de plus en plus, th\u00e9rapeutique.  <\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Le tissu lymphatique associ\u00e9 \u00e0 la muqueuse (MALT) est, en plus du tissu lymphatique somatique nodal, un deuxi\u00e8me compartiment&nbsp; qui se comporte biologiquement de mani\u00e8re diff\u00e9rente. L&#8217;importance conceptuelle et une meilleure compr\u00e9hension des lymphomes d&#8217;origine extranodale par rapport \u00e0 leurs \u00e9quivalents nodaux trouvent leur origine dans le travail d&#8217;Isaacson et Wright il y a 30 ans avec la premi\u00e8re description du lymphome MALT (MALTL) dans l&#8217;estomac, les poumons, la glande salivaire et la thyro\u00efde [1]. La reconnaissance de fr\u00e9quences variables d&#8217;aberrations g\u00e9n\u00e9tiques dans les MALTL de diff\u00e9rentes provenances donne une importance croissante \u00e0 la sp\u00e9cificit\u00e9 d&#8217;organe. L&#8217;estomac reste cependant l&#8217;organe le plus fr\u00e9quemment touch\u00e9 par le MALTL, parmi de nombreux autres.<\/p>\n<h2 id=\"le-concept-dinfection\">Le concept d&#8217;infection<\/h2>\n<p>En toute rigueur, le d\u00e9veloppement du concept de MALT commence en fait encore 20 ans plus t\u00f4t avec la description du &#8220;lymphome m\u00e9diterran\u00e9en&#8221; dans l&#8217;intestin gr\u00eale, caract\u00e9ris\u00e9 par une malabsorption et la formation d&#8217;immunoglobulines (Ig) abortives, compos\u00e9es de cha\u00eenes lourdes \u03b1 d\u00e9fectueuses sans cha\u00eenes l\u00e9g\u00e8res, pour lesquelles le terme &#8220;\u03b1-chain disease&#8221; a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9 [2].<\/p>\n<p>Dans le cas du lymphome connu plus tard sous le nom de &#8220;maladie immunoprolif\u00e9rative des petits intestins&#8221; (IPSID), les stades pr\u00e9coces pouvaient \u00eatre mis en r\u00e9mission sous antibioth\u00e9rapie, ce qui a donn\u00e9 naissance \u00e0 l&#8217;id\u00e9e de tumeur sensible aux antibiotiques et d\u00e9clench\u00e9e par l&#8217;antig\u00e8ne (Ag) [3]. Avec une association document\u00e9e avec une gastrite \u00e0 Helicobacter pylori (Hp) chez plus de 90% des patients atteints de MALTL, le lien de causalit\u00e9 entre l&#8217;infection Hp ant\u00e9rieure et le d\u00e9veloppement ult\u00e9rieur de la tumeur a \u00e9t\u00e9 rapidement \u00e9tabli.<br \/>\na \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli [4].<\/p>\n<h2 id=\"helicobacter-pylori\">Helicobacter pylori<\/h2>\n<p>La premi\u00e8re description de Hp<strong> (Fig.&nbsp;1)<\/strong> comme &#8220;bacilles incurv\u00e9s non identifi\u00e9s dans l&#8217;estomac de patients atteints de gastrite et d&#8217;ulc\u00e9ration peptique&#8221; par Barry Marshall et John Robin Warren remonte \u00e9galement \u00e0 30 ans [5]. Ils ont re\u00e7u le prix Nobel de m\u00e9decine en 2005 pour cette d\u00e9couverte. En particulier, l&#8217;infection \u00e0 Hp provoque une gastrite chronique et entra\u00eene l&#8217;acquisition de tissu lymphatique associ\u00e9 \u00e0 la muqueuse, qui peut donner naissance \u00e0 un MALTL par s\u00e9lection clonale.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5244\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/abb1_oh1_s24.jpg\" style=\"height:514px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"943\"><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p>La stimulation Ag indirecte et directe des lymphocytes B, d\u00e9clench\u00e9e par Hp, est m\u00e9di\u00e9e par les cellules pr\u00e9sentatrices d&#8217;Ag et les lymphocytes T intratumoraux sp\u00e9cifiques d&#8217;Hp. La r\u00e9ponse immunitaire, c&#8217;est-\u00e0-dire la production d&#8217;anticorps anti-Hp et d&#8217;Ig idiotypiques, ne peut pas \u00e9liminer efficacement l&#8217;Ag. Au contraire, une antibioth\u00e9rapie ad\u00e9quate permet d&#8217;\u00e9radiquer l&#8217;Hp et d&#8217;obtenir une r\u00e9mission compl\u00e8te du lymphome chez pr\u00e8s de 80% des patients au stade pr\u00e9coce du MALTL [6].<\/p>\n<p>Une meilleure compr\u00e9hension du changement de paradigme th\u00e9rapeutique r\u00e9volutionnaire consistant \u00e0 traiter avec succ\u00e8s une tumeur avec des antibiotiques r\u00e9sulte du continuum biologique des&nbsp; infiltrations lymphoprolif\u00e9ratives dans l&#8217;estomac, qui commence par la gastrite Hp et se termine par le lymphome \u00e0 cellules B transform\u00e9es hautement malin.<\/p>\n<h2 id=\"hp-positif-hp-negatif\">Hp-positif\/Hp-n\u00e9gatif<\/h2>\n<p>En l&#8217;absence de gold standard, les patients symptomatiques sont soumis \u00e0 un test combin\u00e9 de d\u00e9tection de l&#8217;Hp, qui se r\u00e9v\u00e8le souvent faussement n\u00e9gatif en cas de traitement continu par des bloqueurs H2. Cliniquement, les diff\u00e9rents types d&#8217;Hp se distinguent par leur virulence, les souches Cag-A+ \u00e9tant associ\u00e9es \u00e0 une morbidit\u00e9 significativement plus \u00e9lev\u00e9e chez les patients.<\/p>\n<p>Environ 10% des patients atteints de MALTL sont Hp n\u00e9gatifs ; ils ont probablement un moins bon pronostic en termes de survie globale. Il est compr\u00e9hensible que le traitement d&#8217;\u00e9radication seul ne donne que rarement des r\u00e9sultats positifs, de sorte qu&#8217;un traitement antitumoral est n\u00e9cessaire. <em>Helicobacter heilmannii <\/em>n&#8217;est impliqu\u00e9 que dans environ un pour mille des infections \u00e0 Hp chez l&#8217;homme.<\/p>\n<h2 id=\"vaccination-hp\">Vaccination Hp<\/h2>\n<p>Avec une incidence moyenne de 30% d&#8217;infection \u00e0 Hp et le risque associ\u00e9 de d\u00e9velopper une gastrite B, un ulc\u00e8re gastrique, un MALTL ou m\u00eame un carcinome gastrique, on comprend l&#8217;urgence d&#8217;une prophylaxie. Les vaccins Hp ne sont toutefois utilis\u00e9s \u00e0 ce jour que sur des souris en laboratoire. L&#8217;exp\u00e9rience a tout de m\u00eame permis d&#8217;obtenir une r\u00e9duction significative de la colonisation bact\u00e9rienne, ce qui prouve que les vaccins d\u00e9clenchent une r\u00e9ponse immunitaire chez l&#8217;h\u00f4te et que celui-ci dispose donc d&#8217;un potentiel d&#8217;\u00e9radication. La r\u00e9ponse immunitaire naturelle reste cependant li\u00e9e aux lymphocytes T r\u00e9gulateurs, ce qui limite \u00e0 son tour l&#8217;\u00e9limination de l&#8217;Hp. On peut s&#8217;attendre \u00e0 davantage de concepts de vaccination futurs qui pourraient contourner ou masquer la r\u00e9gulation immunitaire li\u00e9e \u00e0 l&#8217;h\u00f4te [7].<\/p>\n<h2 id=\"morphologie\">Morphologie<\/h2>\n<p>Dans l&#8217;entr\u00e9e de routine du pathologiste, le diagnostic du MALTL rel\u00e8ve en grande partie du domaine de la morphologie. Ainsi, la biopsie gastrique montre une lymphoprolif\u00e9ration diffuse dans la muqueuse et la sous-muqueuse avec des foyers d&#8217;infiltration tr\u00e8s circonscrits dans l&#8217;\u00e9pith\u00e9lium de surface et le corps glandulaire, appel\u00e9s l\u00e9sions lympho\u00e9pith\u00e9liales<strong> (Fig.&nbsp;2).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5245 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/abb2_oh1_s24.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/940;height:513px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"940\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les follicules lymphatiques r\u00e9actifs r\u00e9siduels se trouvent dans la r\u00e9gion intratumorale, d&#8217;abord \u00e9pargn\u00e9s par la tumeur, puis colonis\u00e9s par celle-ci. Sur le plan cytomorphologique, les cellules tumorales sont de taille petite \u00e0 moyenne et de forme variable, centrocyto\u00efde, lymphocyto\u00efde ou monocyto\u00efde. De plus, le MALTL pr\u00e9sente une diff\u00e9renciation plasmocytaire typiquement dirig\u00e9e contre l&#8217;\u00e9pith\u00e9lium de surface. Comme pour d&#8217;autres lymphomes de faible malignit\u00e9, le MALTL peut se transformer en lymphome blastique.<\/p>\n<h2 id=\"profil-immunitaire\">Profil immunitaire<\/h2>\n<p>Selon la classification de l&#8217;OMS en vigueur en 2008, le MALTL n&#8217;a pas de profil immunitaire sp\u00e9cifique et ne peut donc pas \u00eatre d\u00e9fini de mani\u00e8re affirmative sur le plan immunoph\u00e9notypique. Il s&#8217;agit plut\u00f4t d&#8217;un diagnostic diff\u00e9rentiel par rapport \u00e0 d&#8217;autres lymphomes \u00e0 cellules B de faible malignit\u00e9, qui reste simplement la derni\u00e8re option, quasiment per exclusionem. La positivit\u00e9 est obligatoire pour CD20 et, en tant qu&#8217;expression de la diff\u00e9renciation des plasmocytes, g\u00e9n\u00e9ralement un peu plus prononc\u00e9e pour CD79a, tandis que la d\u00e9tectabilit\u00e9 des Ig monotypiques d\u00e9pend fortement de la qualit\u00e9 de la biopsie. On trouve typiquement une positivit\u00e9 pour CD21, CD35, CD43, Bcl-10, IRTA-1 et T-bet, mais tous ces marqueurs non sp\u00e9cifiques peuvent \u00e9galement \u00eatre exprim\u00e9s dans d&#8217;autres sous-types de lymphomes. L&#8217;\u00e9l\u00e9ment le plus utile pour le diagnostic est sans doute l&#8217;absence de d\u00e9tection de CD10 ou de la cycline D-1 et de SOX-11 pour distinguer le lymphome folliculaire du lymphome des cellules du manteau.<\/p>\n<h2 id=\"marqueurs-moleculaires\">Marqueurs mol\u00e9culaires<\/h2>\n<p>Lors de l&#8217;interpr\u00e9tation d&#8217;infiltrations lymphoprolif\u00e9ratives ambigu\u00ebs de cellules B dans l&#8217;estomac, l&#8217;analyse de clonalit\u00e9 en PCR a certes une valeur de diagnostic diff\u00e9rentiel.&nbsp;  En effet, la gastrite polyclonale \u00e0 Hp et la MALTL monoclonale sont toutes deux trait\u00e9es par \u00e9radication antibiotique de l&#8217;Hp au stade pr\u00e9coce Ag-d\u00e9pendant. En guise d&#8217;apart\u00e9, il convient de noter que la &#8220;gastrite clonale&#8221; est bien plus souvent diagnostiqu\u00e9e par les gastroent\u00e9rologues qu&#8217;elle ne le serait par les h\u00e9matopathologues [8].<\/p>\n<p>La d\u00e9tection d&#8217;une cassure du g\u00e8ne MALT-1 ne joue pas non plus un r\u00f4le dans le diagnostic de routine du MALTL, et je reviendrai plus tard sur la signification plus pr\u00e9cise de la translocation t(11;18)(q21;q21) dans le MALTL gastrique.<\/p>\n<h2 id=\"biologie-moleculaire-specifique-au-maltl\">Biologie mol\u00e9culaire sp\u00e9cifique au MALTL<\/h2>\n<p>Sur le plan diagnostique, la translocation r\u00e9currente r\u00e9ciproque t(11;18)(q21;q21), qui conduit \u00e0 l&#8217;hybride de fusion chim\u00e9rique&nbsp; BIRC3(API2)-MALT1, est l&#8217;aberration structurelle la plus sp\u00e9cifique du MALTL gastrique [9], qui peut \u00eatre d\u00e9tect\u00e9e par analyse FISH chez 30 \u00e0 50 % des patients <strong>(Fig.&nbsp;3).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5246 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/abb3_oh1_s25.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 859px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 859\/1024;height:715px; width:600px\" width=\"859\" height=\"1024\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Sur le plan pathophysiologique, t(11;18)\/BIRC3(API2)-MALT1, en synergie avec les translocations t(1;14)\/BCL10-IGH et t(14;18)\/IGH-MALT1 et la mutation TNFAIP3, entra\u00eene une inhibition synchrone de l&#8217;apoptose et une activation de NF-\u03baB via l&#8217;interaction oncog\u00e9nique de MALT1 et BCL10.<\/p>\n<p>Sur le plan pronostique, t(11;18) caract\u00e9rise typiquement, en tant qu&#8217;aberration g\u00e9n\u00e9tique unique, les cas pr\u00e9sentant une grande stabilit\u00e9 caryotypique et a un effet protecteur contre une transformation blastique potentielle. La translocation t(11;18) est plus souvent d\u00e9tect\u00e9e dans les MALTL avec un stade initialement avanc\u00e9 et une \u00e9volution plus agressive, une progression tumorale et une diss\u00e9mination vers d&#8217;autres organes, et est plus souvent associ\u00e9e aux souches Cag-A+-Hp.<\/p>\n<p>Dans le cas du MALTL t(11;18)-positif, le d\u00e9veloppement de la tumeur n&#8217;est pas d\u00e9clench\u00e9 par l&#8217;Hp et, par cons\u00e9quent, 78% de ces patients sont r\u00e9fractaires au traitement sous la seule \u00e9radication de l&#8217;Hp. Cependant, l&#8217;\u00e9chec suppos\u00e9 du traitement le plus fr\u00e9quent est d\u00fb \u00e0 un intervalle de contr\u00f4le trop court et donc \u00e0 l&#8217;impatience du patient ou de l&#8217;oncologue. Il est \u00e9galement important de diff\u00e9rencier clairement s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une colonisation Hp persistante de la muqueuse gastrique, de la d\u00e9tection histologique d&#8217;infiltrats lympho\u00efdes r\u00e9siduels dans la biopsie gastrique r\u00e9p\u00e9t\u00e9e ou simplement d&#8217;un clone de cellules B persistant dans la PCR.<\/p>\n<p>Sur le plan th\u00e9rapeutique, des inhibiteurs de MALT1 ont r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 test\u00e9s directement <em>in vitro<\/em> pour leur activit\u00e9 antitumorale [10].<\/p>\n<h2 id=\"biologie-moleculaire-non-specifique-maltl\">Biologie mol\u00e9culaire non sp\u00e9cifique MALTL<\/h2>\n<p>En revanche, les translocations t(3;14)\/FOX-P1-IGH, t(3;14)\/BCL6-IGH et t(8;14)\/C-MYC-IGH sont des aberrations g\u00e9n\u00e9tiques structurelles non sp\u00e9cifiques que l&#8217;on trouve exclusivement dans le MALTL transform\u00e9 par blast. Les anomalies num\u00e9riques fr\u00e9quentes, telles qu&#8217;une trisomie 3 associ\u00e9e dans 80% des cas \u00e0 des trisomies 11, 12 ou 18, une instabilit\u00e9 des microsatellites\/un d\u00e9s\u00e9quilibre all\u00e9lique, une inactivit\u00e9 TP53 ou une d\u00e9l\u00e9tion p16 restent enfin \u00e0 mentionner pour \u00eatre complet.<\/p>\n<h2 id=\"take-home-messages\">Take home messages<\/h2>\n<ul>\n<li>Le lymphome \u00e0 cellules B hautement malin de l&#8217;estomac peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une transformation v\u00e9siculaire en cas de r\u00e9arrangement isoclonal des Ig prouv\u00e9 et de signature d&#8217;expression g\u00e9nique identique \u00e0 celle du MALTL, m\u00eame si les m\u00e9canismes mol\u00e9culaires de cette transformation ne sont pas encore totalement \u00e9lucid\u00e9s.<\/li>\n<li><em>Helicobacter heilmannii <\/em>(Hh, Gastrospirillium hominis) ne joue un r\u00f4le que dans environ un pour mille des infections \u00e0 Helicobacter chez l&#8217;homme. Les rares cas de lymphome MALT associ\u00e9 \u00e0 Hh peuvent \u00eatre mis en r\u00e9mission compl\u00e8te sous traitement antibiotique d&#8217;\u00e9radication, comme pour Hp.<\/li>\n<li>&#8220;Tumor is a genetic diease&#8221; : la translocation t(11;18)(q21;q21)\/BIRC3(API2)-MALT1 est le principal biomarqueur mol\u00e9culaire du lymphome gastrique MALT et a une importance diagnostique, conceptuelle, physiopathologique, pronostique, pr\u00e9dictive et th\u00e9rapeutique.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em><strong>PD Dr. med. Sergio B. Cogliatti<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Isaacson PG, Wright DH : Lymphome malin extranodal issu du tissu lympho\u00efde associ\u00e9 \u00e0 la muqueuse. Cancer 1984 ; 53 : 2515-2524.<\/li>\n<li>Frand U, et al : Lymphome malin en Isra\u00ebl &#8211; une \u00e9tude \u00e9pid\u00e9miologique sur 399 cas. Harefua 1963 ; 65 : 83-86.<\/li>\n<li>Galian A, et al : Etude pathologique de la maladie des cha\u00eenes alpha avec un accent particulier sur l&#8217;\u00e9volution. Cancer 1977 ; 39 : 2081-2101.<\/li>\n<li>Doglioni C, et al : Forte incidence du lymphome gastrique primaire dans le nord-est de l&#8217;Italie. Lancet 1992 ; 339 : 834-835.<\/li>\n<li>Marshall BJ, Warren JR : Bacillus curvilignes non identifi\u00e9s dans l&#8217;estomac de patients atteints de gastrite et d&#8217;ulc\u00e9ration peptique. Lancet 1984 ; 323 : 1311-1315.<\/li>\n<li>Wotherspoon AC, et al : Regression of primary low-grade B-cell gastric lymphoma of mucosa-associated lymphoid tissue type after eradication of Helicobater pylori. Lancet 1993 ; 342 : 575-577.<\/li>\n<li>Czinn SJ, Blanchard T : Vaccination contre l&#8217;infection \u00e0 Helicobater pylori. Nat Rev Gastroenterol Hepatol 2011 ; 8 : 133-140.<\/li>\n<li>Hummel M, et al : Le crit\u00e8re de Wotherspoon combin\u00e9 \u00e0 l&#8217;analyse de clonalit\u00e9 des cellules B par une technologie avanc\u00e9e de r\u00e9action en cha\u00eene de la polym\u00e9rase permet de distinguer le lymphome de la zone marginale gastrique couverte de la gastrite chronique. Gut 2006 ; 55 : 782-787.<\/li>\n<li>Mathijs B, Marynen P : t(11 ;18)(q21 ;q21) BIRC3\/MALT1. Atlas Genet Cytogenet Oncol Haematol 2002 ; 6 : 34-36.<\/li>\n<li>Burgess DJ : Assault on MALT1. Nature Reviews Cancer 2013 ; 13 : 80-81.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2015 ; 3(1) : 22-26<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les lymphomes du MALT affectent le plus souvent l&#8217;estomac. Il existe une forte association avec une gastrite \u00e0 Helicobacter pylori (Hp) (plus de 90% des patients). 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