{"id":343964,"date":"2015-01-04T01:00:00","date_gmt":"2015-01-04T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/linhibition-de-her2-peut-aussi-prolonger-la-survie-dans-le-cancer-de-lestomac\/"},"modified":"2015-01-04T01:00:00","modified_gmt":"2015-01-04T00:00:00","slug":"linhibition-de-her2-peut-aussi-prolonger-la-survie-dans-le-cancer-de-lestomac","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/linhibition-de-her2-peut-aussi-prolonger-la-survie-dans-le-cancer-de-lestomac\/","title":{"rendered":"L&#8217;inhibition de HER2 peut aussi prolonger la survie dans le cancer de l&#8217;estomac"},"content":{"rendered":"<p><strong>Dans le cadre du projet Atlas du g\u00e9nome du cancer, qui identifie toutes les anomalies g\u00e9n\u00e9tiques dans tous les cancers connus, une nouvelle classification g\u00e9n\u00e9tique mol\u00e9culaire du cancer de l&#8217;estomac en quatre sous-types a \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment propos\u00e9e. Ce typage devrait permettre \u00e0 l&#8217;avenir de nouvelles approches pour des th\u00e9rapies cibl\u00e9es bas\u00e9es sur les mol\u00e9cules. De nouvelles options th\u00e9rapeutiques ont \u00e9t\u00e9 discut\u00e9es lors de la r\u00e9union annuelle des soci\u00e9t\u00e9s allemande, autrichienne et suisse d&#8217;h\u00e9matologie et d&#8217;oncologie m\u00e9dicale.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p><em>(as)<\/em>  Le cancer de l&#8217;estomac est associ\u00e9 \u00e0 un mauvais pronostic. Peu de choses ont chang\u00e9 \u00e0 cet \u00e9gard au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. Malgr\u00e9 les progr\u00e8s des techniques de diagnostic, plus de 80% des tumeurs ne sont d\u00e9tect\u00e9es qu&#8217;\u00e0 des stades avanc\u00e9s. L&#8217;ann\u00e9e 2014 pourrait toutefois marquer un changement de paradigme dans la compr\u00e9hension de la maladie : Le cancer de l&#8217;estomac, trait\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent comme une entit\u00e9 unique, se pr\u00e9sente comme une maladie g\u00e9n\u00e9tiquement complexe avec diff\u00e9rents sous-types g\u00e9n\u00e9tiques mol\u00e9culaires.<\/p>\n<h2 id=\"quatre-sous-types\">Quatre sous-types<\/h2>\n<p>La classification du cancer de l&#8217;estomac bas\u00e9e sur la localisation de la tumeur ou l&#8217;histologie (ad\u00e9nocarcinome de la jonction \u0153sophagienne, du fundus, du corps ou de l&#8217;antre) est d\u00e9sormais compl\u00e9t\u00e9e par une classification g\u00e9n\u00e9tique mol\u00e9culaire, a rapport\u00e9 le professeur David Cunningham, Londres. Les chercheurs du Cancer Genome Atlas Research Network ont analys\u00e9 les biopsies de 295 patients atteints de cancer de l&#8217;estomac non trait\u00e9s pour d\u00e9terminer l&#8217;\u00e9tat de m\u00e9thylation de l&#8217;ADN, et ont s\u00e9quenc\u00e9 l&#8217;ARN messager et le micro-ARN&nbsp; afin de d\u00e9terminer quels g\u00e8nes et&nbsp; prot\u00e9ines cl\u00e9s sont impliqu\u00e9s dans chaque cellule canc\u00e9reuse. Les r\u00e9sultats r\u00e9cemment publi\u00e9s dans Nature sugg\u00e8rent une classification en quatre sous-types [1].<\/p>\n<p>Dans le premier sous-type, le virus d&#8217;Epstein-Barr (EBV) et des mutations dans la voie m\u00e9tabolique de l&#8217;oncog\u00e8ne PIK3CA ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9s. L&#8217;EBV est d\u00e9tect\u00e9 dans environ 9% des cellules tumorales des cancers gastriques ; il est possible qu&#8217;il favorise le d\u00e9veloppement du cancer en collaboration avec le germe gastrique Helicobacter pylori. Le deuxi\u00e8me sous-type, MSI, est caract\u00e9ris\u00e9 par l&#8217;apparition d&#8217;une instabilit\u00e9 microsatellite. Le troisi\u00e8me sous-type, GS, se caract\u00e9rise par une stabilit\u00e9 g\u00e9nomique avec une histologie diffuse et s&#8217;accompagne de mutations sp\u00e9cifiques. Le quatri\u00e8me sous-type, CIN, est caract\u00e9ris\u00e9 par une instabilit\u00e9 chromosomique et se produit dans 50% des cas. Il n&#8217;est pas encore possible de savoir quelle sera la pertinence de cette classification dans le choix du traitement \u00e0 l&#8217;avenir, selon Cunningham.<\/p>\n<h2 id=\"la-chirurgie-seule-ne-suffit-pas\">La chirurgie seule ne suffit pas<\/h2>\n<p>Un staging pr\u00e9cis est indispensable dans le traitement du cancer de l&#8217;estomac. M\u00eame les tumeurs localis\u00e9es sont trait\u00e9es de mani\u00e8re multimodale. Comme la majorit\u00e9 des tumeurs sont diagnostiqu\u00e9es \u00e0 un stade avanc\u00e9, les cancers gastriques r\u00e9s\u00e9cables n\u00e9cessitent des approches th\u00e9rapeutiques n\u00e9oadjuvantes et adjuvantes en plus du traitement chirurgical. Dans l&#8217;\u00e9tude britannique MAGIC portant sur 503 patients atteints d&#8217;un cancer gastrique op\u00e9rable, le groupe dirig\u00e9 par l&#8217;auteur principal Cunningham a montr\u00e9 que la chimioth\u00e9rapie p\u00e9riop\u00e9ratoire \u00e0 base d&#8217;\u00e9pirubicine, de cisplatine et de 5-fluorouracile permettait d&#8217;obtenir une am\u00e9lioration significative de la survie globale \u00e0 cinq ans, de 23 \u00e0 36% [2]. Cela correspond \u00e0&nbsp; une augmentation de 13% du taux de survie \u00e0 5 ans. &#8220;Cependant, m\u00eame avec une prise en charge chirurgicale optimale, le risque de diss\u00e9mination microscopique demeure&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Cunningham. &#8220;Le pronostic du patient d\u00e9pend du staging apr\u00e8s la chimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante&#8221;.<\/p>\n<h2 id=\"nouveaux-algorithmes-et-voies-tumorales\">Nouveaux algorithmes et voies tumorales<\/h2>\n<p>Dans le cas du cancer de l&#8217;estomac m\u00e9tastas\u00e9, la chimioth\u00e9rapie prolonge la survie et am\u00e9liore le contr\u00f4le des sympt\u00f4mes, a rapport\u00e9 le professeur Florian Lordick, directeur du centre universitaire de canc\u00e9rologie de Leipzig. La combinaison d&#8217;un d\u00e9riv\u00e9 du platine et d&#8217;une fluoropyrimidine s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e sup\u00e9rieure \u00e0 la monoth\u00e9rapie. Le cisplatine peut \u00eatre remplac\u00e9 par l&#8217;oxaliplatine, moins toxique, et la cap\u00e9citabine orale peut \u00eatre utilis\u00e9e \u00e0 la place du 5-FU intraveineux. Dans certains pays, on utilise une triple combinaison avec du doc\u00e9taxel ou de l&#8217;\u00e9pirubicine &#8211; mais elle est associ\u00e9e \u00e0 une toxicit\u00e9 accrue et n&#8217;est pas recommand\u00e9e, dit-il.<br \/>\nCes derni\u00e8res ann\u00e9es, la perspective mol\u00e9culaire a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9e au traitement du carcinome gastrique : Au lieu de traiter les carcinomes uniquement en fonction de la localisation de la tumeur, les connaissances en biologie mol\u00e9culaire sur certaines voies tumorales aident \u00e0 la d\u00e9cision th\u00e9rapeutique. Dans environ 15 \u00e0 20% des cas, une surexpression de HER2 peut \u00eatre d\u00e9tect\u00e9e dans le carcinome gastrique, comme dans le carcinome mammaire. Dans une \u00e9tude portant sur 594 patients atteints de cancer gastrique HER2-positif et dont la maladie \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 m\u00e9tastas\u00e9e, l&#8217;anticorps monoclonal trastuzumab, associ\u00e9 au cisplatine et \u00e0 une fluoropyrimidine, a permis de prolonger la survie de 11 \u00e0 16 mois [3].<\/p>\n<h2 id=\"stabilisation-de-la-tumeur-comme-objectif-du-traitement-de-deuxieme-ligne\">Stabilisation de la tumeur comme objectif du traitement de deuxi\u00e8me ligne<\/h2>\n<p>Lordick a qualifi\u00e9 de progr\u00e8s pour la qualit\u00e9 de vie des patients atteints de cancer gastrique m\u00e9tastas\u00e9 l&#8217;anticorps monoclonal ramucirumab, qui cible le r\u00e9cepteur 2 du facteur de croissance endoth\u00e9lial vasculaire (VEGFR2). L&#8217;inhibiteur de l&#8217;angiogen\u00e8se est le premier anticorps monoclonal destin\u00e9 au traitement des patients atteints de cancer gastrique avanc\u00e9. Cette substance peut \u00eatre utilis\u00e9e en monoth\u00e9rapie chez les patients dont la tumeur a progress\u00e9 apr\u00e8s un traitement de premi\u00e8re ligne. Dans ce groupe de patients (n=355), le traitement par ramucirumab avait prolong\u00e9 la survie globale m\u00e9diane de 3,8 \u00e0 5,2 mois par rapport aux &#8220;meilleurs soins de support&#8221; [4]. Aucune nouvelle toxicit\u00e9 ou effet ind\u00e9sirable n&#8217;est apparu.<\/p>\n<p><em>Source : Formation continue sur le carcinome gastrique, r\u00e9union annuelle des soci\u00e9t\u00e9s allemande, autrichienne et suisse d&#8217;h\u00e9matologie et d&#8217;oncologie m\u00e9dicale (DGHO), 12 octobre 2014, Hambourg (D)<\/em><\/p>\n<p><strong>Litt\u00e9rature :<\/strong><\/p>\n<ol>\n<li>The Cancer Genome Atlas Research Network : caract\u00e9risation mol\u00e9culaire compl\u00e8te de l&#8217;ad\u00e9nocarcinome gastrique. Nature 2014 Sept ; 513 : 202-209.<\/li>\n<li>Cunningham D, Allum WH, Stenning SP, et al : Chimioth\u00e9rapie p\u00e9riop\u00e9ratoire versus chirurgie seule pour un cancer gastro-oesophagien r\u00e9s\u00e9cable. N Engl J Med 2006 ; 355(1) : 11-20.<\/li>\n<li>Bang YJ, et al. : Trastuzumab en association avec la chimioth\u00e9rapie versus chimioth\u00e9rapie seule pour le traitement du cancer de la jonction gastrique ou gastro-\u0153sophagienne avanc\u00e9 (ToGA) HER2-positif : un essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9 de phase 3, en ouvert. Lancet 2010 ; 376(9742) : 687-697.<\/li>\n<li>Fuchs CS, et al : Ramucirumab monotherapy for previously treated advanced gastric or gastro-oesophageal junction adenocarcinoma (REGARD) : an international, randomised, multicentre, placebo-controlled, phase 3 trial. Lancet 2014 ; 383(9911) : 31-39.<\/li>\n<\/ol>\n<p><span style=\"font-size:8px\">InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2014 ; 2(10) : 27-28<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le cadre du projet Atlas du g\u00e9nome du cancer, qui identifie toutes les anomalies g\u00e9n\u00e9tiques dans tous les cancers connus, une nouvelle classification g\u00e9n\u00e9tique mol\u00e9culaire du cancer de l&#8217;estomac&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":48707,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Cancer de l'estomac","footnotes":""},"category":[11414,11389,11535,11549],"tags":[48819,15395,48828,16468,48840,48824,48833,48845],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-343964","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-gastro-enterologie-et-hepatologie","category-oncologie","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-arn-messager","tag-cancer-de-lestomac-fr","tag-genome-du-cancer","tag-her2-fr","tag-magic-fr","tag-micro-arn","tag-oxaliplatine","tag-vegfr2-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-14 07:05:29","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":343933,"slug":"linibizione-di-her2-puo-anche-prolungare-la-sopravvivenza-nel-cancro-allo-stomaco","post_title":"L'inibizione di HER2 pu\u00f2 anche prolungare la sopravvivenza nel cancro allo stomaco","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/linibizione-di-her2-puo-anche-prolungare-la-sopravvivenza-nel-cancro-allo-stomaco\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":343956,"slug":"a-inibicao-do-her2-tambem-pode-prolongar-a-sobrevivencia-no-cancro-do-estomago","post_title":"A inibi\u00e7\u00e3o do HER2 tamb\u00e9m pode prolongar a sobreviv\u00eancia no cancro do est\u00f4mago","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/a-inibicao-do-her2-tambem-pode-prolongar-a-sobrevivencia-no-cancro-do-estomago\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":343972,"slug":"la-inhibicion-de-her2-tambien-puede-prolongar-la-supervivencia-en-el-cancer-de-estomago","post_title":"La inhibici\u00f3n de HER2 tambi\u00e9n puede prolongar la supervivencia en el c\u00e1ncer de est\u00f3mago","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/la-inhibicion-de-her2-tambien-puede-prolongar-la-supervivencia-en-el-cancer-de-estomago\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343964","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=343964"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343964\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/48707"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=343964"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=343964"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=343964"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=343964"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}