{"id":343965,"date":"2015-01-05T01:00:00","date_gmt":"2015-01-05T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/donner-une-concurrence-a-la-douleur-dans-la-tete\/"},"modified":"2015-01-05T01:00:00","modified_gmt":"2015-01-05T00:00:00","slug":"donner-une-concurrence-a-la-douleur-dans-la-tete","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/donner-une-concurrence-a-la-douleur-dans-la-tete\/","title":{"rendered":"Donner une concurrence \u00e0 la douleur dans la t\u00eate"},"content":{"rendered":"<p><strong>Pour une fois, le 1er Congr\u00e8s suisse pour le traitement global de la douleur a mis l&#8217;accent sur d&#8217;autres th\u00e8mes concernant la douleur que les m\u00e9dicaments, les interventions et le contr\u00f4le des effets secondaires. Des experts de diff\u00e9rentes disciplines telles que la psychologie, la neurologie, la dentisterie, la kin\u00e9sith\u00e9rapie, la r\u00e9\u00e9ducation, etc. ont fourni des informations sur les aspects sp\u00e9cifiques du v\u00e9cu de la douleur &#8211; et sur la mani\u00e8re dont on peut travailler avec les patients sur le plan th\u00e9rapeutique. Nous rendons compte de trois pr\u00e9sentations.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p><em>(ee)  <\/em>Lic. phil. Roberto Brioschi, directeur du centre de la douleur\/psychosomatique, RehaClinic Zurzach, a donn\u00e9 une conf\u00e9rence divertissante sur le th\u00e8me de la r\u00e9sistance dans le traitement de la douleur. En principe, il est plus facile de ne pas &#8220;savoir&#8221; une information non pertinente mais effrayante que de l&#8217;oublier. Cela vaut \u00e9galement pour la sensation de douleur, car la douleur est avant tout &#8211; selon la d\u00e9finition de l&#8217;ISAP &#8211; une sensation d\u00e9sagr\u00e9able et \u00e9motionnelle ! En tant que th\u00e9rapeute, il est important de percevoir les plaintes du patient avant de les interpr\u00e9ter.<\/p>\n<h2 id=\"vaincre-la-resistance-en-parlant-de-voitures\">Vaincre la r\u00e9sistance en parlant de voitures<\/h2>\n<p>Pour les patients, la douleur est une interruption permanente de l&#8217;attention et de la concentration. C&#8217;est pourquoi la douleur n&#8217;est pas seulement douloureuse, elle perturbe aussi la vie normale ou les activit\u00e9s quotidiennes. les activit\u00e9s de la vie quotidienne. C&#8217;est pourquoi il faut demander concr\u00e8tement au patient, lors de l&#8217;anamn\u00e8se, comment il est g\u00ean\u00e9 par la douleur : En quoi la douleur vous g\u00eane-t-elle ? Quelles sont ses cons\u00e9quences ? Qu&#8217;est-ce que vous ne pouvez plus faire ?<\/p>\n<p>Dans le traitement, il est important d&#8217;atteindre le patient douloureux l\u00e0 o\u00f9 il a de l&#8217;int\u00e9r\u00eat et des capacit\u00e9s. Le conf\u00e9rencier a d\u00e9crit un exemple frappant d&#8217;un patient italien souffrant d&#8217;une hernie discale. Le th\u00e9rapeute a su lui expliquer la maladie en comparant le disque intervert\u00e9bral \u00e0 un amortisseur de voiture. Et pour motiver le patient \u00e0 faire plus d&#8217;exercice, le th\u00e9rapeute a pos\u00e9 la question suivante : qu&#8217;arrive-t-il \u00e0 une voiture si elle reste au garage et n&#8217;est ni conduite ni utilis\u00e9e ? est d\u00e9plac\u00e9 ?<br \/>\nRoberto Brioschi a transmis dans son expos\u00e9 principalement deux messages \u00e0 prendre en compte dans la pratique : &#8220;Il faut donner une concurrence \u00e0 la douleur dans la t\u00eate&#8221; et &#8220;En tant que th\u00e9rapeute, il ne faut pas penser \u00e0 savoir si le patient veut ou non, mais simplement commencer \u00e0 travailler avec le patient&#8221;.<\/p>\n<h2 id=\"lexercice-physique-contre-la-douleur-chronique\">L&#8217;exercice physique contre la douleur chronique<\/h2>\n<p>Balz Winteler, MSc physioth\u00e9rapie, Institut de physioth\u00e9rapie de l&#8217;H\u00f4pital de l&#8217;\u00cele \u00e0 Berne, a mis en lumi\u00e8re la question de savoir dans quelle mesure l&#8217;exercice physique peut soulager les douleurs chroniques. En Suisse, 10% de la population souffre de douleurs dorsales ou lombaires s\u00e9v\u00e8res, et un nombre similaire de douleurs articulaires s\u00e9v\u00e8res. 670 000 actifs sont concern\u00e9s par des troubles musculo-squelettiques, les femmes plus souvent que les hommes. Les co\u00fbts induits pour l&#8217;\u00e9conomie sont \u00e9normes : 3,3 milliards de francs sont perdus en raison de la baisse de productivit\u00e9. Le nombre d&#8217;hospitalisations pour des douleurs dorsales et articulaires a consid\u00e9rablement augment\u00e9 depuis 2002 : 17% chez les hommes, 24% chez les femmes. Les causes de ces troubles sont les maladies, les malformations, les accidents et les surmenages, les facteurs socio-\u00e9conomiques et psychosociaux (stress) et \u00e9galement la s\u00e9dentarit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans notre soci\u00e9t\u00e9, ce sont surtout les personnes \u00e2g\u00e9es et les femmes qui ne font pas assez d&#8217;exercice, et environ un tiers de la population mondiale est insuffisamment active. Le manque d&#8217;activit\u00e9 physique augmente consid\u00e9rablement le risque de maladies cardiovasculaires, de diab\u00e8te, de douleurs articulaires, etc. C&#8217;est pourquoi les interventions favorisant l&#8217;activit\u00e9 physique contribuent \u00e9galement de mani\u00e8re importante \u00e0 la pr\u00e9vention primaire et secondaire. Une \u00e9tude conjointe de l&#8217;H\u00f4pital de l&#8217;\u00cele et de la Haute \u00e9cole sp\u00e9cialis\u00e9e de Berne a montr\u00e9 qu&#8217;un entra\u00eenement compl\u00e9mentaire de marche nordique permettait d&#8217;am\u00e9liorer les performances quotidiennes de personnes souffrant de maladies psychosomatiques.<\/p>\n<p>Les patients souffrant de lombalgie chronique forment un groupe tr\u00e8s inhomog\u00e8ne avec des comportements diff\u00e9rents. Pour am\u00e9liorer le traitement, on recherche dans le cadre d&#8217;\u00e9tudes des sous-groupes homog\u00e8nes afin de leur appliquer un traitement sp\u00e9cifique. On distingue par exemple trois strat\u00e9gies diff\u00e9rentes pour faire face \u00e0 la douleur : les &#8220;dysfunctional&#8221; (patients ayant beaucoup d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et des comportements d&#8217;\u00e9vitement), les &#8220;adaptive copers&#8221; (patients qui s&#8217;adaptent \u00e0 la douleur, mais qui se surm\u00e8nent parfois) et les &#8220;interpersonally distressed&#8221; (patients ayant des conflits relationnels suite \u00e0 leur probl\u00e8me de douleur). Un traitement sp\u00e9cifique \u00e0 un sous-groupe pourrait apporter un b\u00e9n\u00e9fice suppl\u00e9mentaire en termes de fonctionnalit\u00e9 et de r\u00e9duction de la douleur. Une \u00e9tude correspondante men\u00e9e \u00e0 Zurzach a montr\u00e9 que la th\u00e9rapie sp\u00e9cifique a permis de r\u00e9duire le degr\u00e9 de handicap et l&#8217;intensit\u00e9 de la douleur dans le sous-groupe &#8220;dysfunctional&#8221;.<\/p>\n<ul>\n<li>Les interventions suivantes ont une efficacit\u00e9 scientifiquement prouv\u00e9e :<\/li>\n<li>Combinaison de la th\u00e9rapie active par l&#8217;exercice et de l&#8217;instruction donn\u00e9e au patient de rester physiquement actif.<\/li>\n<li>L&#8217;important est de faire de l&#8217;exercice r\u00e9guli\u00e8rement ; le type d&#8217;exercice n&#8217;est pas essentiel, il ne doit pas \u00eatre &#8220;fatigant&#8221;.<\/li>\n<li>Si la douleur persiste au-del\u00e0 de 6 \u00e0 12 semaines, il convient d&#8217;orienter rapidement le patient vers une \u00e9quipe interprofessionnelle de la douleur.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&#8220;Il est \u00e9galement important de mettre l&#8217;accent sur l&#8217;autonomisation efficace des personnes concern\u00e9es par la gestion de la douleur&#8221;, a soulign\u00e9 le conf\u00e9rencier.<\/p>\n<h2 id=\"imagerie-irm-fonctionnelle-des-douleurs-dentaires\">Imagerie IRM fonctionnelle des douleurs dentaires<\/h2>\n<p>PD Dr. med. et Dr. med. dent. Dominik Ettlin, du Centre de m\u00e9decine dentaire de l&#8217;Universit\u00e9 de Zurich, a pr\u00e9sent\u00e9 une m\u00e9thode permettant de &#8220;visualiser&#8221; la douleur gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;imagerie. Pour ce faire, des volontaires sont expos\u00e9s \u00e0 un stimulus douloureux au niveau des dents. Les dents s&#8217;y pr\u00eatent tr\u00e8s bien, car la pulpe dentaire, compos\u00e9e \u00e0 90% de fibres douloureuses, ne peut ressentir que la douleur, mais pas la temp\u00e9rature ni la pression, par exemple. C&#8217;est pourquoi diff\u00e9rents stimuli (vibration, courant \u00e9lectrique, flux d&#8217;air) permettent de d\u00e9clencher une sensation de douleur lorsque l&#8217;intensit\u00e9 du stimulus d\u00e9passe le seuil de douleur. L&#8217;application de stimuli douloureux active diff\u00e9rentes zones du cerveau impliqu\u00e9es dans le traitement de la perception sensorielle, de l&#8217;exp\u00e9rience \u00e9motionnelle et du traitement cognitif. L&#8217;IRM fonctionnelle permet de visualiser les activations dans ces r\u00e9gions du cerveau (mesure de l&#8217;intensit\u00e9 du flux sanguin dans les diff\u00e9rentes zones du cerveau) et de les corr\u00e9ler avec les sensations du sujet.<\/p>\n<p>Les connaissances acquises sont pr\u00e9cieuses dans diff\u00e9rents domaines, notamment pour mesurer l&#8217;ampleur des effets des interventions sur la douleur. Par exemple, les entreprises s&#8217;int\u00e9ressent aux dentifrices qui permettent de soulager au mieux la douleur des collets dentaires sensibles. La repr\u00e9sentation visuelle des douleurs dentaires permet d&#8217;objectiver si un effet peut \u00eatre obtenu avec les produits correspondants. Une autre application possible est l&#8217;identification des zones du cerveau chez les patients souffrant de douleurs dentaires chroniques, o\u00f9 un traitement par stimulation c\u00e9r\u00e9brale profonde pourrait apporter un soulagement.<\/p>\n<p><em>Source : 1er Congr\u00e8s suisse pour le traitement holistique de la douleur, 8 novembre 2014, Zurich<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-size:10px\">PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2014 ; 9(12) : 40-41<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour une fois, le 1er Congr\u00e8s suisse pour le traitement global de la douleur a mis l&#8217;accent sur d&#8217;autres th\u00e8mes concernant la douleur que les m\u00e9dicaments, les interventions et le&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":48576,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Congr\u00e8s sur le traitement holistique de la douleur","footnotes":""},"category":[11472,11383,11489,11535,11549],"tags":[],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-343965","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-medecine-physique-et-de-readaptation","category-neurologie-fr","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-25 22:37:10","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":343935,"slug":"dare-un-po-di-competizione-al-dolore-alla-testa","post_title":"Dare un po' di competizione al dolore alla testa","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/dare-un-po-di-competizione-al-dolore-alla-testa\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":343940,"slug":"dando-a-dor-na-cabeca-alguma-competicao","post_title":"Dando \u00e0 dor na cabe\u00e7a alguma competi\u00e7\u00e3o","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/dando-a-dor-na-cabeca-alguma-competicao\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":343942,"slug":"haciendo-la-competencia-al-dolor-de-cabeza","post_title":"Haciendo la competencia al dolor de cabeza","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/haciendo-la-competencia-al-dolor-de-cabeza\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343965","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=343965"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/343965\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/48576"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=343965"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=343965"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=343965"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=343965"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}