{"id":344027,"date":"2014-12-30T01:00:00","date_gmt":"2014-12-30T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/prevenir-efficacement-les-chutes-et-les-fractures\/"},"modified":"2014-12-30T01:00:00","modified_gmt":"2014-12-30T00:00:00","slug":"prevenir-efficacement-les-chutes-et-les-fractures","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/prevenir-efficacement-les-chutes-et-les-fractures\/","title":{"rendered":"Pr\u00e9venir efficacement les chutes et les fractures"},"content":{"rendered":"<p><strong>Par d\u00e9finition, les vitamines sont des substances que l&#8217;organisme humain ne peut pas produire lui-m\u00eame, mais dont il a besoin pour vivre et qui doivent donc \u00eatre apport\u00e9es. Cependant, les pr\u00e9curseurs de la vitamine D sont fabriqu\u00e9s par le corps lui-m\u00eame. A cette &#8220;pro-hormone&#8221;, comme on devrait l&#8217;appeler, il faut ensuite ajouter la lumi\u00e8re du soleil. Des douleurs osseuses, une faiblesse musculaire et divers sympt\u00f4mes non sp\u00e9cifiques peuvent \u00eatre le signe d&#8217;une carence en vitamine D. En outre, elle est souvent asymptomatique. La plupart du temps, on passe donc \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&#8217;un manque de soins. En \u00e9t\u00e9 2012, l&#8217;Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique a formul\u00e9 des recommandations concernant l&#8217;apport en vitamine <sub>D3<\/sub> tout au long de l&#8217;ann\u00e9e pour la population en bonne sant\u00e9. L&#8217;article suivant explique la proc\u00e9dure pratique de la suppl\u00e9mentation et d\u00e9crit des situations d\u00e9licates.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La vitamine <sub>D3<\/sub> liposoluble est produite \u00e0 80% dans la peau par l&#8217;exposition au soleil. Environ 20% sont apport\u00e9s par l&#8217;alimentation. Les poissons de mer gras (maquereau, anguille, saumon) ont la plus forte teneur en vitamine D. On en trouve \u00e9galement de petites quantit\u00e9s dans le lait, le jaune d&#8217;\u0153uf et les champignons [1].<\/p>\n<p>Dans la peau, la vitamine <sub>D3<\/sub> (chol\u00e9calcif\u00e9rol) se forme \u00e0 partir du 7-d\u00e9hydrocholest\u00e9rol sous l&#8217;influence des rayons UVB apr\u00e8s une \u00e9tape interm\u00e9diaire ; pour cela, une longueur d&#8217;onde de 290-315&nbsp;nm est n\u00e9cessaire. Celle-ci est coupl\u00e9e \u00e0 la prot\u00e9ine de liaison de la vitamine D et transport\u00e9e par la circulation sanguine jusqu&#8217;au foie, o\u00f9 elle est hydroxyl\u00e9e en position 25. Il en r\u00e9sulte de la 25-hydroxyvitamine <sub>D3<\/sub> (25[OH]<sub>D3<\/sub>, calcidiol), la forme de stockage de la vitamine <sub>D3<\/sub>. Ce dernier effectue \u00e9galement des mesures du taux sanguin afin de v\u00e9rifier l&#8217;apport en vitamine D d&#8217;un patient. Dans une \u00e9tape ult\u00e9rieure, l&#8217;hydroxylation a lieu dans le rein par la 1\u03b1-hydroxylase en position&nbsp;1, ce qui produit la 1,25-dihydroxyvitamine <sub>D3<\/sub> (1,25[OH]<sub>2D3<\/sub>, calcitriol), la vitamine <sub>D3<\/sub> active. En l&#8217;absence de signaux stimulants pour l&#8217;activation de l&#8217;enzyme, l&#8217;hydroxylation en position 24 entra\u00eene l&#8217;inactivation. Le chol\u00e9calcif\u00e9rol est apparent\u00e9 aux hormones st\u00e9ro\u00efdes et donc au cholest\u00e9rol. La vitamine <sub>D2<\/sub>, l&#8217;ergocalcif\u00e9rol, poss\u00e8de un groupe m\u00e9thyle suppl\u00e9mentaire en position 24 et se trouve dans les produits v\u00e9g\u00e9taux, par exemple les champignons.<\/p>\n<p>Les v\u00eatements, les \u00e9crans solaires avec filtre UVB, les nuages et une exposition plate \u00e0 la lumi\u00e8re du soleil, comme c&#8217;est le cas le matin et le soir pendant la journ\u00e9e, ainsi que de mani\u00e8re saisonni\u00e8re pendant l&#8217;hiver, emp\u00eachent la formation de vitamine D dans la peau. Une couleur de peau fonc\u00e9e et un \u00e2ge avanc\u00e9, avec une diminution de l&#8217;\u00e9paisseur de la peau et une teneur r\u00e9duite en 7-d\u00e9hydrocholest\u00e9rol, sont d&#8217;autres facteurs qui entra\u00eenent une diminution jusqu&#8217;\u00e0 quatre fois de la synth\u00e8se de la vitamine D dans la peau pour une m\u00eame dose de rayons UV [2]. N\u00e9anmoins, des augmentations significatives du taux de 25(OH)<sub>D3<\/sub> peuvent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es chez les personnes \u00e2g\u00e9es qui s&#8217;exposent r\u00e9guli\u00e8rement au soleil [3]. Lors d&#8217;un s\u00e9jour dans un solarium, la longueur d&#8217;onde de la lumi\u00e8re UV utilis\u00e9e est d\u00e9terminante : Comme les solariums modernes utilisent principalement des rayons UVA de grande longueur d&#8217;onde, ils ne produisent pas de chol\u00e9calcif\u00e9rol. En fait, une exposition aux UVA uniquement d\u00e9grade la vitamine D au lieu de l&#8217;augmenter [4].<\/p>\n<p>Alors que la production de calcidiol dans le foie est plus ou moins continue &#8211; en fonction de l&#8217;offre de chol\u00e9calcif\u00e9rol &#8211; celle du calcitriol, qui a lieu principalement dans le rein par l&#8217;interm\u00e9diaire de la 1\u03b1-hydroxylase, est \u00e9troitement r\u00e9gul\u00e9e<strong> (figure&nbsp;1)<\/strong> [1]. Des niveaux \u00e9lev\u00e9s de calcium, de phosphate et de FGF-23 inhibent la production, tandis que l&#8217;hormone parathyro\u00efdienne (PTH), la calcitonine et des niveaux r\u00e9duits de phosphate l&#8217;augmentent. En revanche, la d\u00e9gradation du calcitriol est moins \u00e9troitement r\u00e9gul\u00e9e et li\u00e9e \u00e0 l&#8217;activit\u00e9 de la 24-hydroxylase en particulier, qui est activ\u00e9e par des<sub>niveaux<\/sub>\u00e9lev\u00e9s<sub>de<\/sub>1,25(OH<sub>)<\/sub><sub>2D3<\/sub> et le transforme en acide calcitriolique biologiquement inactif par une s\u00e9rie de processus d&#8217;oxydation en position 23 et 24. L&#8217;administration de calcitriol pr\u00e9sente donc un risque d&#8217;hypercalc\u00e9mie, contrairement au chol\u00e9calcif\u00e9rol. Il existe donc une possibilit\u00e9 d&#8217;application th\u00e9rapeutique \u00e9troite.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-5053\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/abb1_hp12_s26.jpg\" style=\"height:1371px; width:600px\" width=\"883\" height=\"2018\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/abb1_hp12_s26.jpg 883w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/abb1_hp12_s26-800x1828.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/abb1_hp12_s26-120x274.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/abb1_hp12_s26-90x206.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/abb1_hp12_s26-320x731.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/abb1_hp12_s26-560x1280.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 883px) 100vw, 883px\" \/><\/p>\n<p>Physiologiquement, la vitamine D sert \u00e0 min\u00e9raliser l&#8217;ost\u00e9o\u00efde dans les os. En son absence, on observe un rachitisme chez les enfants et une ost\u00e9omalacie chez les adultes. La vitamine D et la PTH sont des m\u00e9diateurs essentiels pour l&#8217;\u00e9quilibre du calcium et du phosphate dans l&#8217;organisme. La vitamine D favorise l&#8217;absorption intestinale du calcium et du phosphate ainsi que la r\u00e9absorption r\u00e9nale tubulaire du calcium filtr\u00e9. Les r\u00e9cepteurs de vitamine D se trouvent dans presque tous les tissus du corps ! La vitamine D contr\u00f4le plus de 200 g\u00e8nes responsables de la prolif\u00e9ration, de la diff\u00e9renciation et de la mort cellulaires. De plus, la vitamine D a des propri\u00e9t\u00e9s immunomodulatrices [1].<\/p>\n<h2 id=\"clinique-de-la-carence-en-vitamine-d\">Clinique de la carence en vitamine D<\/h2>\n<p>Une carence en vitamine D est souvent asymptomatique, de sorte qu&#8217;il est facile de passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&#8217;une carence. Des douleurs osseuses et une faiblesse musculaire peuvent \u00eatre le signe d&#8217;une carence en vitamine D. Un certain nombre de sympt\u00f4mes non sp\u00e9cifiques peuvent \u00eatre associ\u00e9s \u00e0 une carence en vitamine D : troubles du sommeil, fatigue, d\u00e9pression (hivernale), frilosit\u00e9, faiblesse musculaire, crampes ou contractions, vertiges, yeux noirs ou naus\u00e9es, douleurs dans la t\u00eate, le tronc ou les membres, sensibilit\u00e9 aux infections et allergies [5].<\/p>\n<p><strong>Le tableau&nbsp;1 <\/strong>r\u00e9sume les facteurs de risque de carence en vitamine D.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5054 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab1_hp12_s26.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/611;height:334px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"611\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab1_hp12_s26.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab1_hp12_s26-800x444.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab1_hp12_s26-120x67.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab1_hp12_s26-90x50.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab1_hp12_s26-320x178.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab1_hp12_s26-560x311.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p><strong>Le tableau&nbsp;2<\/strong> dresse la liste des groupes de patients vuln\u00e9rables qui pourraient b\u00e9n\u00e9ficier particuli\u00e8rement de suppl\u00e9ments de vitamine D. Il s&#8217;agit notamment des personnes \u00e2g\u00e9es, des personnes souffrant de maladies chroniques et des personnes \u00e2g\u00e9es de plus de 65 ans. Un mot ici sur la diff\u00e9rence entre substitution et suppl\u00e9mentation : \u00e0 la m\u00e9nopause, on parle de substitution hormonale, et chez les h\u00e9ro\u00efnomanes, de substitution aux opiac\u00e9s. Pour la vitamine D, en revanche, nous donnons du chol\u00e9calcif\u00e9rol naturellement identique en compl\u00e9ment de la production de l&#8217;organisme. Il s&#8217;agit donc d&#8217;un suppl\u00e9ment et non d&#8217;un substitut.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5055 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab2_hp12_s27.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1548;height:845px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1548\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab2_hp12_s27.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab2_hp12_s27-800x1126.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab2_hp12_s27-120x169.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab2_hp12_s27-90x127.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab2_hp12_s27-320x450.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab2_hp12_s27-560x788.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"valeurs-de-mesure-problemes-de-mesure\">Valeurs de mesure &#8211; Probl\u00e8mes de mesure<\/h2>\n<p>Quels sont les taux s\u00e9riques de 25(OH)<sub>D3<\/sub> observ\u00e9s chez nous ? Une \u00e9tude men\u00e9e par le laboratoire Risch et l&#8217;universit\u00e9 du Liechtenstein a mesur\u00e9 les taux de vitamine D chez des personnes de plus de 60 ans [6]. On a observ\u00e9 une baisse des niveaux li\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e2ge. La m\u00eame \u00e9tude a montr\u00e9 une variation saisonni\u00e8re : les valeurs les plus basses ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es en hiver et au printemps, les valeurs les plus \u00e9lev\u00e9es en \u00e9t\u00e9 et en automne, avec une faible variation saisonni\u00e8re absolue des valeurs moyennes d&#8217;environ 10&nbsp;nmol\/l. Les valeurs les plus basses ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es en \u00e9t\u00e9 et en automne. Une autre \u00e9tude men\u00e9e \u00e0 Lucerne sur des patients de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale a \u00e9galement montr\u00e9 un l\u00e9ger effet saisonnier [7]. Il est int\u00e9ressant de noter que les hommes, avec 11&nbsp;nmol\/l, pr\u00e9sentaient une plus grande amplitude de variation que les femmes, avec 4&nbsp;nmol\/l. Se pourrait-il que le stockage du chol\u00e9calcif\u00e9rol dans la graisse corporelle, plus importante chez les hommes que chez les femmes, ait un effet compensateur ? La valeur estivale plus \u00e9lev\u00e9e chez les hommes est-elle due \u00e0 un comportement diff\u00e9rent en mati\u00e8re de loisirs et de travail et \u00e0 une pratique moins syst\u00e9matique de la cr\u00e8me solaire ? Dans le cadre de notre propre \u00e9tude, qui n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e, nous avons mesur\u00e9 la vitamine D chez 42 patients de maisons de retraite en plein \u00e9t\u00e9. 68% des personnes avaient des taux de 25(OH)<sub>D3<\/sub> inf\u00e9rieurs \u00e0 50&nbsp;nmol\/l et pr\u00e9sentaient donc une carence en vitamine D.<\/p>\n<p>Il convient de noter que la mesure des taux de vitamine D n&#8217;est pas triviale [8]. La m\u00e9thode la plus pr\u00e9cise (mais aussi la plus co\u00fbteuse et la plus compliqu\u00e9e) est la chromatographie liquide haute performance (CLHP). Mais les m\u00e9thodes immunologiques peuvent \u00e9galement donner des r\u00e9sultats fiables. Certains dosages ne font pas la distinction entre la vitamine <sub>D2<\/sub> (ergocalcif\u00e9rol) et la vitamine <sub>D3<\/sub>. Ceci est significatif lorsque la suppl\u00e9mentation en vitamine <sub>D2<\/sub> est utilis\u00e9e, comme c&#8217;est le cas aux \u00c9tats-Unis. En outre, la question se pose de savoir si les m\u00e9tabolites inactifs sont \u00e9galement mesur\u00e9s. Il faut \u00e9galement s&#8217;attendre \u00e0 un coefficient de variation sup\u00e9rieur \u00e0 10%, en particulier dans les plages de mesure inf\u00e9rieures \u00e0 25&nbsp;nmol\/l. En cas de doute, il vaut la peine d&#8217;effectuer un deuxi\u00e8me pr\u00e9l\u00e8vement dans un autre laboratoire avec une autre m\u00e9thode de mesure, ainsi qu&#8217;une d\u00e9termination conjointe de la PTH, car on trouve souvent des valeurs \u00e9lev\u00e9es en cas de carence marqu\u00e9e en vitamine D. Une pr\u00e9analytique correcte doit \u00eatre respect\u00e9e : La vitamine D \u00e9tant liposoluble, la prise de sang apr\u00e8s un repas gras peut montrer des valeurs fauss\u00e9es, le mieux est de faire un dosage \u00e0 jeun.<\/p>\n<p>La mesure de la 25(OH)<sub>D3<\/sub> est un param\u00e8tre essentiel pour estimer l&#8217;apport en vitamines. L&#8217;analyse co\u00fbte 42 points tarifaires \u00e0 90&nbsp;centimes. En outre, les frais de traitement de 24 points de taxe sont factur\u00e9s. Soit un total d&#8217;environ 60 francs. Des valeurs inf\u00e9rieures \u00e0 25&nbsp;nmol\/l signifient une carence s\u00e9v\u00e8re, des valeurs jusqu&#8217;\u00e0 50&nbsp;nmol\/l une &#8220;insuffisance&#8221;, c&#8217;est-\u00e0-dire un effet insuffisant dans certaines circonstances <strong>(tableau&nbsp;3).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5056 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab3_hp12_s27.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/564;height:308px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"564\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab3_hp12_s27.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab3_hp12_s27-800x410.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab3_hp12_s27-120x62.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab3_hp12_s27-90x46.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab3_hp12_s27-320x164.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab3_hp12_s27-560x287.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>Le dosage du 1,25(OH<sub>)<\/sub><sub>2D3<\/sub> est plus cher (85 points) et doit \u00eatre laiss\u00e9 au sp\u00e9cialiste. Il ne refl\u00e8te pas l&#8217;apport en vitamine D, il peut paradoxalement \u00eatre normal ou m\u00eame \u00e9lev\u00e9 malgr\u00e9 une carence en vitamine D.<\/p>\n<h2 id=\"la-question-de-loeuf-et-de-la-poule\">La question de l&#8217;\u0153uf et de la poule<\/h2>\n<p>Dans de nombreuses maladies, une association a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e entre des taux s\u00e9riques bas de vitamine D et l&#8217;incidence ou l&#8217;\u00e9volution de la maladie <strong>(tableau&nbsp;4) <\/strong>[5].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5057 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab4_hp12_s28.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1482;height:808px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1482\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab4_hp12_s28.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab4_hp12_s28-800x1078.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab4_hp12_s28-120x162.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab4_hp12_s28-90x120.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab4_hp12_s28-320x431.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/tab4_hp12_s28-560x754.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>Cependant, nous ne savons pas si les miroirs profonds<\/p>\n<ul>\n<li>sont li\u00e9es de mani\u00e8re causale \u00e0 l&#8217;apparition ou \u00e0 l&#8217;aggravation du trouble de sant\u00e9 en question,<\/li>\n<li>sont g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par l&#8217;organisme lui-m\u00eame, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;ils sont des marqueurs de maladie au sens strict du terme<\/li>\n<li>proviennent d&#8217;une cause commune inconnue,<\/li>\n<li>ou ont \u00e9t\u00e9 caus\u00e9s indirectement par la maladie en raison d&#8217;un changement des conditions de vie.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Exemple : les patients atteints de la maladie de Parkinson ont r\u00e9guli\u00e8rement des taux bas de vitamine D [9]. Mais ils sont g\u00e9n\u00e9ralement plus immobiles que les personnes en bonne sant\u00e9 et s&#8217;exposent moins \u00e0 la lumi\u00e8re du soleil, ce qui plaiderait en faveur de cette derni\u00e8re hypoth\u00e8se. Dans une \u00e9tude de cohorte, on a toutefois observ\u00e9 que les patients atteints de la maladie de Parkinson pr\u00e9sentaient d\u00e9j\u00e0 des taux de vitamine D plus faibles jusqu&#8217;\u00e0 20 ans avant le diagnostic de la maladie, ce qui pourrait indiquer la validit\u00e9 des trois premi\u00e8res hypoth\u00e8ses.<\/p>\n<p>L&#8217;esprit humain a tendance \u00e0 vouloir diviser le monde en causalit\u00e9s de cause \u00e0 effet (&#8220;les patients atteints de scl\u00e9rose en plaques ont de faibles taux de vitamine D, donc une carence en vitamine D aggrave le processus c\u00e9r\u00e9bral auto-immun, et donc les suppl\u00e9ments de vitamine D devraient inhiber l&#8217;\u00e9volution de la maladie&#8221;). Et m\u00eame si nous pouvons \u00e9tablir une relation de cause \u00e0 effet entre l&#8217;administration de vitamine D et le bien-\u00eatre ou la sant\u00e9, nous ne savons pas si cette relation est vraie ou fausse. Si l&#8217;on consid\u00e8re comme acquis que la vitamine D pr\u00e9vient les sympt\u00f4mes de la maladie, on ne sait toujours pas si la courbe dose-effet des suppl\u00e9ments est lin\u00e9aire ou, comme c&#8217;est souvent le cas, en forme de U (&#8220;Si peu de vitamine D aide peu, beaucoup de vitamine D aide beaucoup&#8221;). Seules des \u00e9tudes d&#8217;intervention peuvent fournir des informations \u00e0 ce sujet.<\/p>\n<p>Des recherches r\u00e9centes men\u00e9es dans le cadre d&#8217;\u00e9tudes d&#8217;observation indiquent, par exemple, qu&#8217;une carence en vitamine D est associ\u00e9e \u00e0 un risque accru de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et de diab\u00e8te sucr\u00e9 de type 1. Toutefois, cela ne prouve pas l&#8217;existence d&#8217;un lien de causalit\u00e9. Il n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9 qu&#8217;une suppl\u00e9mentation puisse retarder l&#8217;apparition ou la progression de ces maladies, de sorte qu&#8217;il n&#8217;est pas encore possible de formuler des recommandations claires.<\/p>\n<h2 id=\"etudes-dintervention\">\u00c9tudes d&#8217;intervention<\/h2>\n<p>La plupart des \u00e9tudes d&#8217;intervention ont examin\u00e9 la densit\u00e9 osseuse et le risque de fracture et de chute. Outre la pr\u00e9vention du rachitisme, qui n&#8217;\u00e9tait bien s\u00fbr pas document\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e9poque dans des \u00e9tudes contr\u00f4l\u00e9es par placebo de type actuel, une grande m\u00e9ta-analyse a pu d\u00e9montrer qu&#8217;au moins 800 U de vitamine D par jour permettaient de pr\u00e9venir les chutes et les fractures du col du f\u00e9mur \u00e0 hauteur d&#8217;environ 30%, en particulier lorsque des taux s\u00e9riques de 75&nbsp;nmol\/l ou plus sont atteints. Une autre m\u00e9ta-analyse a montr\u00e9 un gain significatif d&#8217;os min\u00e9ralis\u00e9 au niveau du col du f\u00e9mur avec des suppl\u00e9ments de vitamine D par rapport \u00e0 un placebo [10].<\/p>\n<h2 id=\"recommandations\">Recommandations<\/h2>\n<p>En \u00e9t\u00e9 2012, l&#8217;Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique a formul\u00e9 les recommandations suivantes pour l&#8217;approvisionnement en vitamine <sub>D3<\/sub> de la population en bonne sant\u00e9 tout au long de l&#8217;ann\u00e9e [11]:<\/p>\n<ul>\n<li>nourrissons jusqu&#8217;\u00e0 1 an 400 E (10 \u03bcg)\/d<\/li>\n<li>Enfants en bas \u00e2ge jusqu&#8217;\u00e0 3 ans 600 E (15 \u03bcg)\/d<\/li>\n<li>Personnes \u00e2g\u00e9es de 3 \u00e0 60 ans, femmes enceintes et allaitantes 600 E (15 \u03bcg)\/d<\/li>\n<li>Personnes de plus de 60 ans 800 E (20 \u03bcg)\/d<\/li>\n<\/ul>\n<p>Par &#8220;approvisionnement&#8221;, on entend toutes les sources alimentaires de vitamine D (alimentation et suppl\u00e9ments), en supposant une exposition limit\u00e9e au soleil (par exemple, les personnes vivant dans des institutions telles que les foyers, sous le climat hivernal europ\u00e9en, en cas d&#8217;utilisation de produits de protection solaire, etc.)<\/p>\n<h2 id=\"calcium\">Calcium<\/h2>\n<p>Comment proc\u00e9der dans la pratique de la m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale ? Tout d&#8217;abord, un mot sur le calcium. En cas de bon apport en vitamine D, l&#8217;apport oral de calcium n&#8217;entra\u00eene plus de baisse suppl\u00e9mentaire de la PTH \u00e0 partir d&#8217;une quantit\u00e9 de 700-800&nbsp;mg\/j [1]. Donc, avec un bon apport en vitamine D, un apport quotidien de 800&nbsp;mg de calcium peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme suffisant. L&#8217;Institute of Medicine (IOM) \u00e9crit dans son communiqu\u00e9 de presse du 30.11.2010 que les personnes de plus de 50 ans ont besoin de 800-1000&nbsp;mg de calcium par jour et recommande donc de viser un apport de 1000-1200&nbsp;mg par jour (l&#8217;apport total, c&#8217;est-\u00e0-dire l&#8217;alimentation plus les suppl\u00e9ments \u00e9ventuels, ne devrait toutefois <em>pas d\u00e9passer 2000&nbsp;mg)<\/em> [12].<\/p>\n<p>En pratique : si l&#8217;apport calcique calcul\u00e9 est de 800-1000&nbsp;mg\/j ou plus, l&#8217;objectif recommand\u00e9 est atteint. Si elle est inf\u00e9rieure, il faut optimiser les produits laitiers et l&#8217;eau min\u00e9rale. Si cela n&#8217;est pas possible, un suppl\u00e9ment de calcium est n\u00e9cessaire. Il ne doit pas d\u00e9passer 500 mg et doit \u00eatre pris apr\u00e8s un repas principal et non \u00e0 jeun. Le carbonate de calcium ne doit pas \u00eatre utilis\u00e9 en cas de gastrite atrophique ou de traitement continu par IPP, car il n&#8217;est pas soluble dans un milieu basique. Les personnes sous IPP [13] ou sous traitement st\u00e9ro\u00efdien \u00e0 long terme [14], le statut apr\u00e8s un pontage gastrique, les maladies inflammatoires chroniques de l&#8217;intestin actives et la maldigestion\/malabsorption ou les calculs r\u00e9naux d&#8217;oxalate ont besoin d&#8217;un apport plus \u00e9lev\u00e9 en calcium, de 1500 \u00e0 2000&nbsp;mg maximum.<\/p>\n<p>La plupart des \u00e9tudes sur la pr\u00e9vention de l&#8217;ost\u00e9oporose ont examin\u00e9 le calcium en combinaison avec la vitamine D, sans tenir compte de l&#8217;apport individuel et donc de l&#8217;influence du calcium par l&#8217;alimentation. L&#8217;efficacit\u00e9 des suppl\u00e9ments de calcium chez les personnes qui en consomment suffisamment par le biais de leur alimentation n&#8217;est pas prouv\u00e9e. La seule suppl\u00e9mentation en calcium sans administration simultan\u00e9e de vitamine D n&#8217;est plus recommand\u00e9e, car des \u00e9tudes d&#8217;observation et une m\u00e9ta-analyse ont observ\u00e9 un taux accru de fractures de la hanche [15]. Un apport excessif en calcium pourrait \u00e9galement augmenter le risque cardiovasculaire [16].<\/p>\n<h2 id=\"vitamine-d\">Vitamine D<\/h2>\n<p>En principe, tous les habitants de la Suisse pr\u00e9sentent une carence en vitamine D, au moins de mani\u00e8re saisonni\u00e8re [6,7]. C&#8217;est la raison pour laquelle il n&#8217;est pas n\u00e9cessaire de mesurer la vitamine D pour justifier une suppl\u00e9mentation en vitamine D. Comment la vitamine D doit-elle \u00eatre apport\u00e9e \u00e0 l&#8217;organisme ? Le plus simple serait d&#8217;administrer de la vitamine D par h\u00e9lioth\u00e9rapie naturelle : exposer un quart de la surface du corps (visage, mains et parties des bras et des jambes) au soleil deux \u00e0 trois fois par semaine entre 11 et 15 heures pendant 5 \u00e0 25 minutes, selon le type de peau et la saison [1]. Cependant, de nombreuses personnes \u00e9viteront de le faire en raison du risque de cancer. De plus, l&#8217;incidence plate du soleil de midi en hiver (sauf en haute montagne) emp\u00eache une production suffisante de vitamine D.<\/p>\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, la vitamine D doit \u00eatre administr\u00e9e par voie orale. Nous donnons aux seniors 800&nbsp;E de chol\u00e9calcif\u00e9rol par jour. Des doses plus \u00e9lev\u00e9es doivent \u00eatre justifi\u00e9es par des mesures de taux de vitamine D bas. Dans le cadre d&#8217;un traitement \u00e0 long terme, des doses allant jusqu&#8217;\u00e0 4000&nbsp;E\/d sont consid\u00e9r\u00e9es comme sans danger pour la sant\u00e9. Les solutions hydro-alcooliques et huileuses de vitamine <sub>D3<\/sub> entrent en ligne de compte. Attention : la composition des pr\u00e9parations n&#8217;est pas uniforme, ce dont il faut tenir compte lors du dosage ! Une goutte de la solution hydro-alcoolique contient 100 unit\u00e9s, mais une goutte de la solution huileuse Wild ou Burgerstein contient 500 unit\u00e9s. Une solution huileuse pipetable de la soci\u00e9t\u00e9 Streuli a \u00e9t\u00e9 nouvellement introduite. La vitamine D est peu co\u00fbteuse (environ 0,08&nbsp;Fr.\/d). En Suisse, seules les gouttes hydro-alcooliques ViDe3 4500&nbsp;U\/ml de la soci\u00e9t\u00e9 Wild sont actuellement rembours\u00e9es par les caisses, la solution huileuse Streuli le sera \u00e0 partir de novembre 2014.<\/p>\n<p>Avec une demi-vie d&#8217;\u00e9limination d&#8217;un peu plus d&#8217;un mois, la vitamine D peut \u00eatre administr\u00e9e quotidiennement, hebdomadairement ou mensuellement au cours d&#8217;un repas. &nbsp;Il convient de noter que les frais d&#8217;administration quotidiens par les services d&#8217;aide et de soins \u00e0 domicile ou les \u00e9tablissements m\u00e9dico-sociaux, qui peuvent atteindre jusqu&#8217;\u00e0 5 francs, peuvent d\u00e9passer massivement le prix de la pr\u00e9paration elle-m\u00eame. C&#8217;est pourquoi, pour les personnes qui ne peuvent pas redresser elles-m\u00eames les m\u00e9dicaments, il est recommand\u00e9 de les administrer chaque mois dans du jus d&#8217;orange ou de l&#8217;eau (attention au taux d&#8217;alcool) ou sur une tartine de pain grill\u00e9 lors de l&#8217;administration de la solution huileuse.<br \/>\nPour les patients qui ne peuvent pas coop\u00e9rer et qui pr\u00e9sentent des besoins accrus, une ampoule de 300 000 unit\u00e9s tous les quatre mois par voie i.m. peut constituer une solution \u00e9conomique (env. 5.-&nbsp;Fr.\/an) (ce qui correspond \u00e0 environ 2500&nbsp;E\/d). L&#8217;injection i.m. huileuse produit un effet de d\u00e9p\u00f4t naturel. Cependant, des granulomes douloureux sont parfois observ\u00e9s. Ils peuvent \u00e9galement entra\u00eener un retard dans l&#8217;absorption et l&#8217;action. Selon des \u00e9tudes r\u00e9centes, l&#8217;administration de doses \u00e9lev\u00e9es, par exemple 500&#8217;000&nbsp;E, une seule fois par an, peut entra\u00eener une augmentation des chutes et des fractures de la hanche chez les patients \u00e2g\u00e9s et ne devrait plus avoir lieu [17].<\/p>\n<h2 id=\"caveats-a-quoi-faut-il-faire-attention\">Caveats &#8211; \u00e0 quoi faut-il faire attention ?<\/h2>\n<p>L&#8217;administration de pr\u00e9parations contenant de la vitamine D active, telles que Rocaltrol\u00ae ou AT&nbsp;10\u00ae, doit \u00eatre laiss\u00e9e au sp\u00e9cialiste n\u00e9phrologue ou endocrinologue. En cas de possibilit\u00e9 d&#8217;utilisation th\u00e9rapeutique \u00e9troite avec un risque d&#8217;hypercalc\u00e9mie, l&#8217;utilisation de ces substances n&#8217;est indiqu\u00e9e et justifiable que pour des maladies endocrinologiques et n\u00e9phrologiques bien d\u00e9finies.<\/p>\n<p>Si l&#8217;apport alimentaire en calcium est insuffisant, le suppl\u00e9ment ne doit pas d\u00e9passer 500&nbsp;mg. Le patient doit \u00eatre inform\u00e9 de la prise de ce m\u00e9dicament imm\u00e9diatement apr\u00e8s un repas principal. Pris \u00e0 jeun, il peut en r\u00e9sulter des taux \u00e9lev\u00e9s de calcium, ce qui pourrait favoriser les d\u00e9p\u00f4ts de calcium (calcinose tissulaire, art\u00e9rioscl\u00e9rose). Dans le cas d&#8217;un r\u00e9gime riche en acide oxalique (\u00e9pinards, rhubarbe, blettes), l&#8217;absorption du calcium est compromise, car des complexes d&#8217;oxalate de calcium se forment et sont \u00e9limin\u00e9s dans les f\u00e8ces, ce qui est bien s\u00fbr souhaitable pour la pr\u00e9vention des calculs r\u00e9naux, mais limite le calcium disponible pour l&#8217;organisme.<\/p>\n<p>Les personnes qui restent symptomatiques malgr\u00e9 l&#8217;administration de vitamine D et de calcium, en particulier les insuffisants r\u00e9naux et les patients prenant des diur\u00e9tiques, pourraient pr\u00e9senter un syndrome de d\u00e9ficience en magn\u00e9sium. Celui-ci entra\u00eene, outre des troubles neuromusculaires, une alt\u00e9ration de la s\u00e9cr\u00e9tion de PTH, qui est elle-m\u00eame associ\u00e9e \u00e0 une diminution de la stimulation de la 1\u03b1-hydroxylase et peut donc conduire \u00e0 un trouble de la synth\u00e8se de la vitamine 1,25(OH<sub>)<\/sub><sub>2D3<\/sub> active [18]. Outre le calcium, le magn\u00e9sium et la vitamine D, l&#8217;apport en calories et en prot\u00e9ines ainsi qu&#8217;en autres micronutriments essentiels doit \u00eatre suffisant. Il est \u00e9galement souhaitable de pratiquer des activit\u00e9s de loisirs aussi actives que possible, avec des exercices sollicitant le poids, id\u00e9alement effectu\u00e9s \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur. Il est prouv\u00e9 que cela a des effets positifs sur le m\u00e9tabolisme osseux et la synth\u00e8se de la vitamine D.<\/p>\n<p>L&#8217;avenir pourrait \u00eatre l&#8217;administration directe de calcidiol, c&#8217;est-\u00e0-dire de 25(OH)<sub>D3<\/sub>. Toutefois, aucune pr\u00e9paration commerciale n&#8217;est encore disponible. Le calcidiol est la substance la plus hydrophile parmi les d\u00e9riv\u00e9s de la vitamine D. Il s&#8217;agit d&#8217;une substance qui ne peut pas \u00eatre absorb\u00e9e par l&#8217;organisme. Son absorption ne d\u00e9pend pas des aliments gras. Il n&#8217;est pas non plus n\u00e9cessaire de proc\u00e9der \u00e0 une hydroxylation h\u00e9patique en position 25 ; avec cette pr\u00e9paration, l&#8217;\u00e9quilibre en vitamine D pourrait \u00eatre normalis\u00e9 de mani\u00e8re pr\u00e9visible en quelques heures.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-5058 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/kasten_achtung.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 848px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 848\/185;height:131px; width:600px\" width=\"848\" height=\"185\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/kasten_achtung.png 848w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/kasten_achtung-800x175.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/kasten_achtung-120x26.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/kasten_achtung-90x20.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/kasten_achtung-320x70.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/12\/kasten_achtung-560x122.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 848px) 100vw, 848px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"la-confiance-cest-bien-le-controle-cest-mieux\">La confiance, c&#8217;est bien &#8211; le contr\u00f4le, c&#8217;est mieux<\/h2>\n<p>Normalement, si l&#8217;indication est donn\u00e9e, il faut suppl\u00e9menter et non mesurer. Le taux de vitamine D ne doit \u00eatre contr\u00f4l\u00e9 que si les troubles persistent malgr\u00e9 une suppl\u00e9mentation correcte ou en cas de doute sur la coop\u00e9ration du patient [1]. Un dosage de routine doit \u00eatre effectu\u00e9 si une intervention chirurgicale sur la parathyro\u00efde [19] ou un traitement parent\u00e9ral de l&#8217;ost\u00e9oporose sont pr\u00e9vus [20], afin d&#8217;\u00e9viter le risque d&#8217;hypocalc\u00e9mie symptomatique. Toutes les autres mesures de miroir doivent \u00eatre demand\u00e9es de mani\u00e8re cibl\u00e9e, par exemple en cas de probl\u00e8mes musculo-squelettiques, de sympt\u00f4mes peu clairs ou pour le contr\u00f4le du traitement \/ l&#8217;am\u00e9lioration de la motivation.<\/p>\n<p>Des niveaux de 25(OH)D3 sup\u00e9rieurs \u00e0 50&nbsp;nmol\/l sont suffisants pour la formation normale des os, mais des niveaux sup\u00e9rieurs \u00e0 75&nbsp;nmol\/l sont n\u00e9cessaires pour optimiser la force musculaire et pr\u00e9venir les chutes chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Les doses de suppl\u00e9mentation recommand\u00e9es visent \u00e0 obtenir des taux de 25(OH)D3 sup\u00e9rieurs \u00e0 50&nbsp;nmol\/l chez 97,5% des personnes [21]. Comme nous l&#8217;avons d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9, les seniors ont besoin de taux plus \u00e9lev\u00e9s si l&#8217;on veut \u00e9galement lutter efficacement contre le risque de chute et la faiblesse musculaire. Ainsi, si nous constatons un taux de 50&nbsp;nmol\/l chez un senior sous 800&nbsp;E de gouttes de ViDe3 par jour avec une bonne observance, la dose doit \u00eatre augment\u00e9e \u00e0 1500&nbsp;E par exemple, afin de minimiser le risque de chute.<\/p>\n<h2 id=\"situations-particulieres\">Situations particuli\u00e8res<\/h2>\n<p>Pour traiter l&#8217;ost\u00e9oporose \u00e0 haut turn-over (perte rapide de densit\u00e9 osseuse due \u00e0 une d\u00e9gradation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e), on commence souvent un traitement parent\u00e9ral avec un bisphosphonate i.v. ou du d\u00e9nosumab (<sup>Prolia\u00ae<\/sup>) s.c.. Les deux m\u00e9dicaments contre l&#8217;ost\u00e9oporose&nbsp; ont un effet antir\u00e9sorptif et freinent l&#8217;acc\u00e9l\u00e9ration de la perte osseuse. Il convient toutefois de noter que dans cette situation, il existe g\u00e9n\u00e9ralement aussi une carence marqu\u00e9e en vitamine D et qu&#8217;il faut donc supposer un trouble de la min\u00e9ralisation au sens d&#8217;une ost\u00e9omalacie. Il s&#8217;agit d&#8217;une contre-indication aux deux modalit\u00e9s de traitement [19]. Tout d&#8217;abord, le m\u00e9tabolisme de la vitamine D doit \u00eatre normalis\u00e9. Si cela est fait avec la dose d&#8217;entretien de 800&nbsp;E par jour, il faut environ deux mois pour atteindre les niveaux cibles. Il faut ensuite attendre encore un mois pour que l&#8217;ost\u00e9o\u00efde se min\u00e9ralise. Ce n&#8217;est qu&#8217;alors que le traitement anti-r\u00e9sorptif de l&#8217;ost\u00e9oporose peut \u00eatre commenc\u00e9. Ce processus peut \u00eatre acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 en commen\u00e7ant le traitement \u00e0 la vitamine D par un bolus. La dose de charge (en unit\u00e9s de chol\u00e9calcif\u00e9rol) peut \u00eatre calcul\u00e9e selon la formule suivante : 40\u00d7 (75 &#8211; valeur actuelle 25(OH)<sub>D3<\/sub> en nmol\/l) \u00d7 KG du patient [22]. Le bolus doit g\u00e9n\u00e9ralement \u00eatre administr\u00e9 par voie per os apr\u00e8s un repas gras, suivi de la dose d&#8217;entretien. Dans ce cas, le traitement sp\u00e9cifique de l&#8217;ost\u00e9oporose, qui n&#8217;est g\u00e9n\u00e9ralement pas un traitement d&#8217;urgence, peut \u00eatre mis en place au bout d&#8217;un mois seulement. Les patients doivent \u00eatre inform\u00e9s que le risque de chute peut augmenter pendant une courte p\u00e9riode imm\u00e9diatement apr\u00e8s l&#8217;administration d&#8217;un bolus de vitamine D (meilleure mobilit\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 une force musculaire accrue ?) et que la pr\u00e9vention des chutes pourrait donc rev\u00eatir une importance particuli\u00e8re [17].<\/p>\n<p>Une situation particuli\u00e8re se pr\u00e9sente en cas d&#8217;hyperparathyro\u00efdie primaire. La plupart des patients pr\u00e9sentent une carence s\u00e9v\u00e8re en vitamine D malgr\u00e9 l&#8217;hypercalc\u00e9mie. Si elle n&#8217;est pas corrig\u00e9e en pr\u00e9op\u00e9ratoire, des crises d&#8217;hypocalc\u00e9mie potentiellement mortelles peuvent survenir en postop\u00e9ratoire. Il est int\u00e9ressant de noter que les suppl\u00e9ments de vitamine D \u00e0 faible dose n&#8217;augmentent pratiquement pas le calcium s\u00e9rique, alors que la PTH peut diminuer partiellement malgr\u00e9 l&#8217;autonomie du n\u0153ud [19].<\/p>\n<p>Une hypoth\u00e8se non fond\u00e9e consiste \u00e0 dire que les suppl\u00e9ments de vitamine D sont contre-indiqu\u00e9s chez les patients atteints de psoriasis et recevant un traitement topique \u00e0 grande \u00e9chelle par des analogues de la vitamine D. En effet, une hypercalc\u00e9mie peut survenir lors d&#8217;un traitement topique du psoriasis sur de grandes surfaces et le taux de calcium doit \u00eatre \u00e9troitement contr\u00f4l\u00e9 lors de ces traitements. Cependant, la plupart des patients atteints de psoriasis, tout comme tous les autres habitants \u00e2g\u00e9s de notre pays, pr\u00e9senteront une carence en vitamine D, au moins en hiver. C&#8217;est peut-\u00eatre aussi la raison pour laquelle le psoriasis r\u00e9appara\u00eet souvent en hiver. En tout \u00e9tat de cause, les patients atteints de psoriasis \u00e2g\u00e9s de plus de 60 ans doivent \u00e9galement recevoir 800&nbsp;E de vitamine D par jour, conform\u00e9ment aux recommandations de l&#8217;OFSP. La th\u00e9rapie topique n&#8217;est pas en mesure d&#8217;obtenir des niveaux et des effets normaux de vitamine D [23].<\/p>\n<p>Un probl\u00e8me similaire se pose pour la sarco\u00efdose. Ces patients pr\u00e9sentent plus souvent que la moyenne une densit\u00e9 osseuse r\u00e9duite et des fractures de fragilit\u00e9. Ils pr\u00e9sentent \u00e9galement une hypercalciurie et\/ou une hypercalc\u00e9mie plus fr\u00e9quentes. Des niveaux bas de 25(OH)<sub>D3<\/sub> et des niveaux \u00e9lev\u00e9s de 1,25(OH<sub>)<\/sub><sub>2D3<\/sub> peuvent \u00eatre une expression de l&#8217;activit\u00e9 de la maladie. La sarco\u00efdose n&#8217;est pas, en soi, une indication \u00e0 l&#8217;administration de vitamine D. Cependant, une recommandation g\u00e9n\u00e9rale de renoncer aux suppl\u00e9ments de vitamine D chez les patients atteints de sarco\u00efdose n&#8217;est pas vraiment \u00e9tay\u00e9e empiriquement. Par cons\u00e9quent, les suppl\u00e9ments de vitamine D peuvent \u00e9galement \u00eatre administr\u00e9s \u00e0 ces patients s&#8217;ils sont justifi\u00e9s par ailleurs (directives de l&#8217;OFSP). La prudence devrait sans doute \u00eatre de mise pour les doses \u00e9lev\u00e9es de vitamine D. Les taux de calcium, de 25(OH)<sub>D3<\/sub> et de 1,25(OH<sub>)<\/sub><sub>2D3<\/sub> doivent \u00eatre \u00e9troitement surveill\u00e9s ; pour la 25(OH)<sub>D3<\/sub>, il convient de viser une valeur comprise entre 50 et 75&nbsp;nmol\/l, \u00e0 laquelle le risque d&#8217;hypercalc\u00e9mie ne semble pas encore augment\u00e9 [24].<\/p>\n<p>Les patients souffrant de malabsorption ou de maldigestion \u00e0 la suite d&#8217;une maladie inflammatoire chronique de l&#8217;intestin ou d&#8217;un pontage gastrique, ainsi que ceux qui prennent de l&#8217;orlistat (<sup>Xenical\u00ae<\/sup>), ont souvent des selles grasses. Ceux-ci se lient au calcium alimentaire, ce qui entrave la formation de complexes insolubles d&#8217;oxalate de calcium dans l&#8217;intestin. Cela entra\u00eene une augmentation de l&#8217;absorption de l&#8217;oxalate alimentaire. Ces patients, en particulier s&#8217;ils ont des ant\u00e9c\u00e9dents de calculs r\u00e9naux, doivent suivre un r\u00e9gime pauvre en oxalate et prendre r\u00e9guli\u00e8rement des suppl\u00e9ments de calcium. Comme toutes les vitamines liposolubles, la vitamine D est absorb\u00e9e dans le j\u00e9junum et l&#8217;il\u00e9on. Cela reste possible chez les patients ayant un statut post-chirurgie de l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, de sorte que l&#8217;injection intramusculaire n&#8217;est g\u00e9n\u00e9ralement pas n\u00e9cessaire. Cependant, les patients ont parfois des besoins plus \u00e9lev\u00e9s, de l&#8217;ordre de 3000 \u00e0 6000&nbsp;E\/d [1].<\/p>\n<h2 id=\"des-questions-restent-en-suspens\">Des questions restent en suspens<\/h2>\n<p>Comment d\u00e9finir r\u00e9ellement une carence en vitamine D dans diff\u00e9rentes ethnies ? Les personnes d&#8217;origine africaine ont des taux de 25(OH)D3 plus bas, mais une masse osseuse plus \u00e9lev\u00e9e que les Caucasiens [25]. A partir de quel seuil une baisse du taux de vitamine D devient-elle en soi une maladie ? Quel est le r\u00f4le de la prot\u00e9ine de liaison \u00e0 la vitamine D et du pl\u00e9omorphisme du r\u00e9cepteur de la vitamine D ? Tout n&#8217;est pas clair, loin s&#8217;en faut. Les \u00e9tudes prennent du temps et de l&#8217;argent. L&#8217;industrie de la recherche n&#8217;est pas pr\u00eate \u00e0 d\u00e9penser cette derni\u00e8re somme en raison du faible prix et de l&#8217;absence de protection par brevet.<\/p>\n<p><em>Conflits d&#8217;int\u00e9r\u00eats : les auteurs n&#8217;ont pas de conflits d&#8217;int\u00e9r\u00eats en rapport avec le contenu de cet article.<\/em><\/p>\n<p><strong><em>Dr. med. Markus Gn\u00e4dinger<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Holick MH : Vitamine D defiency. NEJM 2007 ; 357 : 266-281.<\/li>\n<li>MacLaughin J, Holick FM : J Clin Invest 1985 ; 76 : 1536-1538.<\/li>\n<li>Sato Y, et al : J Bone Mineral Res 2005 ; 20 : 1327-1333.<\/li>\n<li>Holick MF : Am J Clin Nutr 1995 ; 61(suppl) : 638S-645S.<\/li>\n<li>www.vitamindwiki.com\/VitaminDWiki.<\/li>\n<li>Sakem B, et al : BMC Medicine 2013 ; 11 : 176.<\/li>\n<li>Merlo C, et al : Pratique 2012 ; 101(22) : 1417-1422.<\/li>\n<li>Heijboer A, et al : Clin Chem 2012 ; 58(3) : 534-538.<\/li>\n<li>Petersen AL : Maturitas 2014 ; 78(1) : 40-44.<\/li>\n<li>Bischoff-Ferrari HA, et al. : NEJM 2012 ; 367 : 40-49.<\/li>\n<li>Approvisionnement en vitamine D de la population : nouvelles recommandations de l&#8217;OFSP du 20.6.2012 : www.news.admin.ch<\/li>\n<li>Communiqu\u00e9 de presse de l&#8217;IOM sur le calcium et la vitamine D du 30.11.2010.<\/li>\n<li>Tetsuhide I, Jensen RT : Curr Gastroenterol Rep 2010 D\u00e9cembre ; 12(6) : 448-457.<\/li>\n<li>Reid IR : Eur J Endocrinol 1997 ; 137 : 209-217.<\/li>\n<li>Bischoff-Ferrari HA, et al : Am J Clin Nutr 2007 ; 86(6) : 1780-1790.<\/li>\n<li>Bolland MJ, et al. : BMJ 2011 ; 342 : d2040.<\/li>\n<li>Sanders KM, et al. : JAMA 2010 ; 303 : 1815-1822. [Erratum, JAMA 2010 ; 303 : 2357.]<\/li>\n<li>Kanazawa I, et al : Endocrine Journal 2007 ; 54(6) : 935-940.<\/li>\n<li>Gn\u00e4dinger M, et al : Forum M\u00e9dical Suisse 2012 ; 12(34) : 659-661.<\/li>\n<li>Gn\u00e4dinger M, Mellinghoff HU : Forum Med Suisse 2012 ; 12(37) : 720-721.<\/li>\n<li>Holick MF, et al : J Clin Endocrinol Metab 2011 ; 96(7) : 1911-1930.<\/li>\n<li>Van Groningen L, et al : Eur J Endocrinol 2010 ; 162 : 805-811.<\/li>\n<li>Gn\u00e4dinger M : Forum Med Suisse 2013 ; 13(12) : 262.<\/li>\n<li>Saidenberg-Kermanac&#8217;h N, et al : Arthritis Res Ther 2014 ; 16 : R78.<\/li>\n<li>Harris SS : J Nutr 2006 ; 136(4) : 1126-1129.<\/li>\n<li>Jehle S, et al. : Swiss Med Wkly 2014 ; 144 : w13942.<\/li>\n<li>Gn\u00e4dinger M, Mellinghoff HU, Kaelin-Lang A : Swiss Med Wkly 2011 ; 141 : w13154.<\/li>\n<li>OFSP : Rapport sur la vitamine D de la CFE : Ars Medici 2013 ; 3 : 154-159.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<strong>CONCLUSION POUR LA PRATIQUE<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>M\u00eame si des doutes ont \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9s r\u00e9cemment, la suppl\u00e9mentation en vitamine D et le dosage de la 25-hydroxyvitamine D3 constituent une pratique peu co\u00fbteuse, bien tol\u00e9r\u00e9e et efficace chez les groupes \u00e0 risque.<\/li>\n<li>Il permet notamment de pr\u00e9venir efficacement les chutes et les fractures chez les patients \u00e2g\u00e9s.<\/li>\n<li>Les liens de corr\u00e9lation \u00e9tablis dans les \u00e9tudes d&#8217;observation avec toute une s\u00e9rie de maladies n\u00e9cessitent d&#8217;\u00eatre \u00e9tay\u00e9s par des \u00e9tudes d&#8217;intervention.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2014 ; 9(12) : 24-32<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par d\u00e9finition, les vitamines sont des substances que l&#8217;organisme humain ne peut pas produire lui-m\u00eame, mais dont il a besoin pour vivre et qui doivent donc \u00eatre apport\u00e9es. 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