{"id":344084,"date":"2014-12-03T01:00:00","date_gmt":"2014-12-03T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/le-daclizumab-efficace-dans-la-sep-recurrente-remittente\/"},"modified":"2014-12-03T01:00:00","modified_gmt":"2014-12-03T00:00:00","slug":"le-daclizumab-efficace-dans-la-sep-recurrente-remittente","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-daclizumab-efficace-dans-la-sep-recurrente-remittente\/","title":{"rendered":"Le daclizumab efficace dans la SEP r\u00e9currente-r\u00e9mittente"},"content":{"rendered":"<p><strong>Lors du congr\u00e8s ACTRIMS-ECTRIMS \u00e0 Boston, une mise \u00e0 jour a \u00e9t\u00e9 faite sur l&#8217;\u00e9tude DECIDE. L&#8217;anticorps daclizumab y est compar\u00e9 \u00e0 l&#8217;interf\u00e9ron \u03b2-1a. Les r\u00e9sultats sont prometteurs, m\u00eame si les effets secondaires continuent de faire parler d&#8217;eux. En outre, il s&#8217;agissait de trouver des indicateurs possibles de l&#8217;activit\u00e9 de la maladie.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p><em>(ag) <\/em>Les donn\u00e9es de l&#8217;\u00e9tude randomis\u00e9e contr\u00f4l\u00e9e de phase III DECIDE illustrent la sup\u00e9riorit\u00e9 de l&#8217;anticorps monoclonal IL-2 daclizumab HYP (qui se lie sp\u00e9cifiquement \u00e0 CD25) sur l&#8217;interf\u00e9ron \u03b2-1a. L&#8217;\u00e9tude a port\u00e9 sur 1841 patients atteints de scl\u00e9rose en plaques r\u00e9currente-r\u00e9mittente (SEPR). Ludwig Kappos, B\u00e2le, a d\u00e9montr\u00e9 une r\u00e9duction hautement significative du taux annuel de pouss\u00e9es de 45% par rapport au groupe interf\u00e9ron (0,216 vs. 0,393) &#8211; il s&#8217;agissait du crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation primaire de l&#8217;\u00e9tude. Apr\u00e8s 144 semaines, 67% des patients sous daclizumab et 51% des patients sous interf\u00e9ron n&#8217;ont pas eu de rechute, ce qui correspond \u00e0 une r\u00e9duction hautement significative du risque de 41%. En outre, le risque de progression du handicap pendant plus de six mois \u00e9tait significativement plus faible avec le m\u00e9dicament test\u00e9 (pourcentage \u00e0 144 semaines : 13% dans le groupe daclizumab, 18% dans le groupe interf\u00e9ron, p=0,033). Le daclizumab a \u00e9galement montr\u00e9 une sup\u00e9riorit\u00e9 significative par rapport \u00e0 l&#8217;interf\u00e9ron dans la r\u00e9duction des nouvelles l\u00e9sions IRM et des l\u00e9sions qui se d\u00e9veloppent.<\/p>\n<h2 id=\"profil-deffets-secondaires-globalement-positif\">Profil d&#8217;effets secondaires globalement positif<\/h2>\n<p>Les effets secondaires \u00e9taient \u00e0 peu pr\u00e8s aussi fr\u00e9quents avec les deux substances. Les pr\u00e9occupations en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 concernant l&#8217;h\u00e9patotoxicit\u00e9, d\u00e9j\u00e0 exprim\u00e9es avant l&#8217;\u00e9tude, n&#8217;ont \u00e9t\u00e9 que partiellement confirm\u00e9es : Les augmentations de l&#8217;alanine aminotransf\u00e9rase &#8211; cinq fois plus \u00e9lev\u00e9es que la valeur normale sup\u00e9rieure &#8211; \u00e9taient certes plus fr\u00e9quentes chez les patients trait\u00e9s par daclizumab, mais globalement rares (6 vs 3%). Une personne dans le bras interf\u00e9ron et sept dans le bras daclizumab ont pr\u00e9sent\u00e9 une augmentation de trois fois, accompagn\u00e9e d&#8217;une augmentation de la bilirubine d&#8217;un facteur deux par rapport \u00e0 la valeur normale sup\u00e9rieure. En outre, les r\u00e9actions cutan\u00e9es \u00e9taient plus fr\u00e9quentes dans le groupe exp\u00e9rimental. Il s&#8217;agissait principalement d&#8217;\u00e9ryth\u00e8mes qui \u00e9taient r\u00e9versibles sous st\u00e9ro\u00efdes et ne n\u00e9cessitaient pas n\u00e9cessairement l&#8217;arr\u00eat du traitement. Le taux d&#8217;abandon \u00e9tait d&#8217;environ un tiers dans les deux groupes &#8211; la raison en \u00e9tant souvent des effets secondaires (des formes graves sont apparues chez 141 vs 88 patients sous interf\u00e9ron).<\/p>\n<p>Selon les auteurs, les effets secondaires sont certes s\u00e9rieux, mais bien contr\u00f4lables avec un monitoring appropri\u00e9 et une intervention indiqu\u00e9e &#8211; dans l&#8217;ensemble, la substance offre donc un bon rapport risque\/b\u00e9n\u00e9fice pour les patients atteints de RRMS et repr\u00e9sente une nouvelle option th\u00e9rapeutique prometteuse (administr\u00e9e mensuellement). Parfois, la diminution du volume c\u00e9r\u00e9bral \u00e9tait \u00e9galement r\u00e9duite avec le daclizumab, ce qui a fait l&#8217;objet de plusieurs autres pr\u00e9sentations au congr\u00e8s de Boston.<\/p>\n<h2 id=\"le-volume-cerebral-comme-indicateur-de-lactivite-de-la-maladie\">Le volume c\u00e9r\u00e9bral comme indicateur de l&#8217;activit\u00e9 de la maladie ?<\/h2>\n<p>Le congr\u00e8s a \u00e9galement abord\u00e9 la question de savoir dans quelle mesure le volume c\u00e9r\u00e9bral (ou sa perte) dans la SEP d\u00e9termine l&#8217;activit\u00e9 de la maladie : Le professeur Kappos a plaid\u00e9 pour que le volume soit inclus dans le concept th\u00e9rapeutique en tant qu&#8217;indicateur important de l&#8217;absence de maladie. L&#8217;hypoth\u00e8se de base est que la perte de volume c\u00e9r\u00e9bral dans la SEP commence d\u00e8s les premiers stades de la maladie (parfois avant l&#8217;apparition des sympt\u00f4mes) et progresse \u00e0 un rythme plus \u00e9lev\u00e9, \u00e0 savoir environ trois \u00e0 cinq fois plus vite que chez les personnes \u00e2g\u00e9es en bonne sant\u00e9. Comme l&#8217;ont montr\u00e9 des \u00e9tudes ant\u00e9rieures, la perte de volume est pr\u00e9dictive des limitations fonctionnelles \u00e0 long terme dans la SEP [1].<\/p>\n<p>&#8220;Actuellement, la d\u00e9finition de ce que l&#8217;on appelle NEDA (&#8220;no evidence of disease activity&#8221;) pour la SEP comprend trois domaines : pas d&#8217;invalidit\u00e9 progressive, pas de r\u00e9cidive et pas de l\u00e9sions actives \u00e0 l&#8217;IRM&#8221;, explique-t-il. En se basant sur les deux \u00e9tudes FREEDOMS comparant le fingolimod \u00e0 un placebo, le professeur Kappos a maintenant pu d\u00e9montrer que le relev\u00e9 du volume c\u00e9r\u00e9bral constituait un indicateur suppl\u00e9mentaire utile de l&#8217;absence de maladie. Le nombre de patients sans activit\u00e9 de la maladie (&#8220;disease-activity free&#8221;, DAF) de FREEDOMS I\/II \u00e9tait int\u00e9ressant. Dans cette analyse, les patients DAF ont \u00e9t\u00e9 red\u00e9finis en fonction de quatre facteurs : L&#8217;activit\u00e9 et la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la maladie (r\u00e9cidives confirm\u00e9es et progression du handicap), l&#8217;activit\u00e9 IRM (nouvelles\/croissance des l\u00e9sions T2) et justement la perte de volume c\u00e9r\u00e9bral (d\u00e9finie comme une diminution annuelle de volume de \u22650,4%). &#8220;Cette valeur r\u00e9sulte de la perte de volume moyenne&nbsp; d&#8217;une personne en bonne sant\u00e9, qui se situe entre 0,1 et 0,3% par an, et de celle d&#8217;un patient atteint de SEP (0,5-1,35%). Ce n&#8217;est que lorsque toutes ces mesures cliniques et d&#8217;imagerie indiquaient une inactivit\u00e9 que les personnes \u00e9taient class\u00e9es comme patients DAF&#8221;, a expliqu\u00e9 le professeur Kappos.<\/p>\n<h2 id=\"quest-il-ressorti\">Qu&#8217;est-il ressorti ?<\/h2>\n<p>Sans prise en compte du volume c\u00e9r\u00e9bral, 31% des patients sous fingolimod et 9,9% des patients sous placebo ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9s comme indemnes de la maladie (OR 4,07). En ajoutant la diminution du volume comme indicateur suppl\u00e9mentaire, le pourcentage de patients atteints de DAF a diminu\u00e9 (19,7 vs 5,3%), mais l&#8217;odds ratio est rest\u00e9 significatif, voire plus \u00e9lev\u00e9 qu&#8217;auparavant (OR 4,41 ; p&lt;0,0001). Cela indique que l&#8217;ajout du volume c\u00e9r\u00e9bral permet de conserver la sensibilit\u00e9 de la mesure. Selon l&#8217;analyse, les patients sous fingolimod ont une probabilit\u00e9 significativement plus \u00e9lev\u00e9e d&#8217;atteindre ce statut sans maladie nouvellement d\u00e9fini. Ernst-Wilhelm Radue, B\u00e2le, qui se basait sur FREEDOMS I\/II et LONGTERMS : la perte de volume c\u00e9r\u00e9bral est rest\u00e9e faible \u00e0 long terme, jusqu&#8217;\u00e0 plus de six ans (et toujours inf\u00e9rieure \u00e0 celle du groupe qui n&#8217;est pass\u00e9 que plus tard du placebo au fingolimod). Inversement, la pr\u00e9sentation de Douglas Jeffrey, MD, Mooresville, \u00c9tats-Unis, a montr\u00e9 qu&#8217;une r\u00e9duction plus importante du volume c\u00e9r\u00e9bral \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 une progression plus importante des handicaps \u00e0 long terme (\u00e0 nouveau \u00e9tudi\u00e9e dans FREEDOMS). La perte de volume c\u00e9r\u00e9bral a donc, selon les auteurs, une pertinence clinique importante.<\/p>\n<p><em>Source : Congr\u00e8s ACTRIMS-ECTRIMS, 10-13 septembre 2014, Boston<\/em><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Popescu V, et al : Brain atrophy and lesion load predict long term disability in multiple sclerosis. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2013 Oct ; 84(10) : 1082-1091.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2014 ; 12(6) : 47-48<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lors du congr\u00e8s ACTRIMS-ECTRIMS \u00e0 Boston, une mise \u00e0 jour a \u00e9t\u00e9 faite sur l&#8217;\u00e9tude DECIDE. L&#8217;anticorps daclizumab y est compar\u00e9 \u00e0 l&#8217;interf\u00e9ron \u03b2-1a. 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