{"id":344176,"date":"2014-11-28T02:00:00","date_gmt":"2014-11-28T01:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/niveau-de-clarification-des-expertises-psychiatriques\/"},"modified":"2014-11-28T02:00:00","modified_gmt":"2014-11-28T01:00:00","slug":"niveau-de-clarification-des-expertises-psychiatriques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/niveau-de-clarification-des-expertises-psychiatriques\/","title":{"rendered":"Niveau de clarification des expertises psychiatriques"},"content":{"rendered":"<p><strong>D&#8217;un point de vue m\u00e9dical et scientifique, une expertise peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un instrument de mesure qui doit fournir des r\u00e9sultats pr\u00e9cis, reproductibles et compr\u00e9hensibles. Il faut savoir qu&#8217;il existe tr\u00e8s peu de concepts d&#8217;examen valid\u00e9s dans le domaine de l&#8217;expertise psychiatrique. L&#8217;\u00e9valuation m\u00e9dicale des performances reste une \u00e9valuation m\u00e9dicale, avec tous les inconv\u00e9nients que cela comporte. L&#8217;expert psychiatre doit conna\u00eetre parfaitement le cadre juridique et les exigences du client. Il serait \u00e9galement souhaitable que le donneur d&#8217;ordre comprenne mieux le contexte m\u00e9dico-scientifique, notamment en ce qui concerne la profondeur de l&#8217;examen et le temps n\u00e9cessaire de la part de l&#8217;expert, ce qui est le seul moyen de garantir la qualit\u00e9 de l&#8217;examen et un traitement \u00e9quitable des assur\u00e9s.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les expertises m\u00e9dicales sont souvent consid\u00e9r\u00e9es comme un pont entre la m\u00e9decine d&#8217;une part et l&#8217;application du droit d&#8217;autre part. Les expertises m\u00e9dico-assurantielles sont g\u00e9n\u00e9ralement demand\u00e9es dans des cas peu clairs et\/ou pour le moins partiellement complexes et litigieux, afin de fournir des bases de d\u00e9cision utilisables pour l&#8217;utilisateur juridique [1,2]. En ce qui concerne la valeur probante d&#8217;une expertise, il est crucial, du point de vue d&#8217;un juriste, de savoir si celle-ci est  <em>&#8220;est complet pour les int\u00e9r\u00eats en cause, repose sur des examens approfondis, tient \u00e9galement compte des plaintes d\u00e9pos\u00e9es, a \u00e9t\u00e9 rendu en connaissance du dossier ant\u00e9rieur (anamn\u00e8se), est \u00e9clairant dans l&#8217;appr\u00e9ciation du contexte m\u00e9dical et dans l&#8217;\u00e9valuation de la situation m\u00e9dicale et si les conclusions de l&#8217;expert sont fond\u00e9es&#8221;.  <\/em><strong>(Tab.1) <\/strong>[3].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-4918\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/tab1_np6_0.png\" style=\"height:448px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"821\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/tab1_np6_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/tab1_np6_0-800x597.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/tab1_np6_0-320x240.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/tab1_np6_0-300x225.png 300w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/tab1_np6_0-120x90.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/tab1_np6_0-90x68.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/tab1_np6_0-560x418.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>En revanche, les exigences m\u00e9dicales et scientifiques d&#8217;une expertise psychiatrique ne peuvent pas \u00eatre r\u00e9duites aux seuls crit\u00e8res formul\u00e9s par les juristes. Pour \u00e9valuer la qualit\u00e9 des expertises, les organismes d&#8217;assurance font donc appel &#8211; dans diff\u00e9rentes configurations &#8211; \u00e0 leurs propres experts m\u00e9dicaux (m\u00e9decins consultants) [4]. Au sein des offices AI, ces t\u00e2ches sont assum\u00e9es par des services m\u00e9dicaux r\u00e9gionaux [5].<\/p>\n<p>Une expertise peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un instrument de mesure complexe [6] qui, en tenant compte des connaissances scientifiques, fournit id\u00e9alement une \u00e9valuation pr\u00e9cise. Les bons instruments de mesure se caract\u00e9risent par le fait qu&#8217;ils fournissent des r\u00e9sultats identiques quel que soit l&#8217;enqu\u00eateur (objectivit\u00e9) et que les r\u00e9sultats sont fiables et reproductibles (fiabilit\u00e9). En outre, un bon instrument scientifique doit fournir des donn\u00e9es de mesure qui repr\u00e9sentent r\u00e9ellement la grandeur \u00e0 mesurer (validit\u00e9, exactitude du contenu) [7]. Il convient de mentionner \u00e0 cet \u00e9gard qu&#8217;en ce qui concerne la proc\u00e9dure d&#8217;\u00e9valuation (fonction de l&#8217;instrument de mesure), il n&#8217;existe que peu de crit\u00e8res valid\u00e9s, g\u00e9n\u00e9ralement uniquement en termes d&#8217;avis d&#8217;experts et d&#8217;exp\u00e9rience clinique (niveau de preuve IV) [8,9].<\/p>\n<p>Il convient \u00e9galement de mentionner deux \u00e9tudes sur la qualit\u00e9 des expertises en Suisse : Ludwig a constat\u00e9 en 2006 que la structure de l&#8217;expertise \u00e9tait insuffisante dans 6% des cas, la valeur probante dans 40% des cas, la terminologie dans 5% des cas et le contenu technique dans 36% des cas [10]. Une analyse d\u00e9taill\u00e9e de l&#8217;Asim a montr\u00e9 que, sur 97 expertises repr\u00e9sentatives, le r\u00e9sultat de l&#8217;\u00e9valuation globale \u00e9tait de 22,7% d&#8217;expertises qualitativement insuffisantes, de 48,4% d&#8217;expertises qualitativement suffisantes \u00e0 bonnes et de 28,9% d&#8217;expertises qualitativement tr\u00e8s bonnes. Cela montre clairement qu&#8217;il existe de grandes disparit\u00e9s de qualit\u00e9 dans les expertises m\u00e9dicales en Suisse et qu&#8217;avec plus de 22% d&#8217;expertises insuffisantes, les lacunes dans le syst\u00e8me d&#8217;expertise suisse mises en \u00e9vidence dans les \u00e9tudes pr\u00e9liminaires et communiqu\u00e9es dans les m\u00e9dias peuvent \u00eatre prouv\u00e9es. Les d\u00e9fauts des expertises ne concernent pas tant la structure formelle que des constatations superficielles et incompl\u00e8tes ainsi qu&#8217;une discussion et une justification des conclusions insuffisantes sur le plan de la m\u00e9decine des assurances [11].<\/p>\n<p>Afin d&#8217;am\u00e9liorer la qualit\u00e9 (pr\u00e9cision, fiabilit\u00e9 et reproductibilit\u00e9) des expertises psychiatriques d&#8217;assurance, des lignes directrices d&#8217;expertise ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es par la SSPP en 2012 [12].<\/p>\n<p>Il est compr\u00e9hensible que les lignes directrices ne soient consid\u00e9r\u00e9es que comme des aides \u00e0 la d\u00e9cision et \u00e0 l&#8217;orientation dans le sens de &#8220;corridors d&#8217;action et de d\u00e9cision&#8221; et de directives d&#8217;action [13]. Contrairement aux directives, elles ne sont pas contraignantes et ne peuvent pas r\u00e9pondre \u00e0 toutes les questions qui se posent dans la pratique.<\/p>\n<p>Dans le pr\u00e9sent document, les auteurs souhaitent mettre l&#8217;accent sur certains aspects sp\u00e9cifiques de la qualit\u00e9, notamment en ce qui concerne le niveau de clarification et le temps n\u00e9cessaire pour documenter les r\u00e9sultats de l&#8217;examen.<\/p>\n<h2 id=\"profondeur-et-outils-dinvestigation-dun-point-de-vue-medical-et-juridique\">Profondeur et outils d&#8217;investigation d&#8217;un point de vue m\u00e9dical et juridique<\/h2>\n<p>Lors d&#8217;un examen d&#8217;expertise psychiatrique, une personne explor\u00e9e est g\u00e9n\u00e9ralement vue pour la premi\u00e8re fois par l&#8217;expert psychiatre. Pour se pr\u00e9parer, celui-ci dispose souvent de quelques dossiers m\u00e9dicaux et administratifs. Contrairement au setting th\u00e9rapeutique-clinique, o\u00f9 un suivi clinique peut fournir des informations essentielles, une expertise ne donne lieu qu&#8217;\u00e0 une enqu\u00eate transversale. Le profil longitudinal doit ensuite \u00eatre extrapol\u00e9 sur la base des informations et des dossiers collect\u00e9s.<\/p>\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, on consid\u00e8re qu&#8217;une expertise psychiatrique comprend une analyse de dossier, une exploration, y compris une analyse de la situation et une \u00e9valuation de la situation. Le rapport d&#8217;expertise doit contenir une enqu\u00eate sur les ant\u00e9c\u00e9dents m\u00e9dicaux ainsi qu&#8217;un examen clinique (associ\u00e9 \u00e0 l&#8217;utilisation d&#8217;autres proc\u00e9dures, \u00e0 la discr\u00e9tion de l&#8217;expert). L&#8217;examen clinique comprend, en plus de l&#8217;observation du comportement, y compris La description des interactions avec l&#8217;explorateur comprend \u00e9galement la saisie de l&#8217;apparence ext\u00e9rieure, y compris l&#8217;aspect du visage. la documentation des r\u00e9sultats correspondante. Les informations sur la compr\u00e9hension de la langue de l&#8217;explorateur [12] sont \u00e9galement pertinentes. Il faut \u00e9galement tenir compte du fait qu&#8217;une exploration r\u00e9alis\u00e9e avec l&#8217;aide d&#8217;un interpr\u00e8te peut durer plus longtemps en raison de la traduction bidirectionnelle n\u00e9cessaire [14].<\/p>\n<p>Divers arr\u00eats du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral pr\u00e9cisent que &#8220;l&#8217;\u00e9valuation de la psychopathologie par des tests (notamment selon le syst\u00e8me AMDP) ne peut g\u00e9n\u00e9ralement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e que comme compl\u00e9mentaire, alors que l&#8217;examen clinique avec recueil de l&#8217;anamn\u00e8se, enregistrement des sympt\u00f4mes et observation du comportement est d\u00e9terminant&#8221; [15,16]. Dans les motivations de chaque jugement, les anciennes directives d&#8217;expertise ont \u00e9t\u00e9 cit\u00e9es [17], qui ne mentionnaient une &#8220;repr\u00e9sentation sch\u00e9matique des r\u00e9sultats selon certaines \u00e9chelles&#8221;, notamment selon l&#8217;AMDP, que dans le sens d&#8217;un examen compl\u00e9mentaire. En revanche, les lignes directrices actuelles [12] recommandent un relev\u00e9 de statut selon l&#8217;AMDP. Le syst\u00e8me AMDP est la m\u00e9thode d&#8217;examen standardis\u00e9e la plus utilis\u00e9e dans les pays germanophones pour recueillir les r\u00e9sultats psychopathologiques. Les avantages sont une d\u00e9finition uniforme et la possibilit\u00e9 de documenter les r\u00e9sultats de mani\u00e8re compr\u00e9hensible pour les autres [18]. Un enregistrement de type &#8220;liste de contr\u00f4le&#8221; n&#8217;est pas suffisant. Une documentation descriptive approfondie semble n\u00e9cessaire pour la comparabilit\u00e9 et la tra\u00e7abilit\u00e9 des r\u00e9sultats recueillis. Il doit \u00eatre possible de savoir ce qui a \u00e9t\u00e9 examin\u00e9, avec quel r\u00e9sultat et, dans ce sens, les r\u00e9sultats normaux doivent \u00e9galement \u00eatre consign\u00e9s, le cas \u00e9ch\u00e9ant. Selon le manuel de l&#8217;AMDP, le temps n\u00e9cessaire \u00e0 l&#8217;\u00e9tablissement d&#8217;un bilan standardis\u00e9 lors du premier entretien correspond \u00e0 45 et 60 minutes, ceci sans documentation correspondante [19].<\/p>\n<p>Il est \u00e9galement n\u00e9cessaire d&#8217;\u00e9valuer la personnalit\u00e9, ce qui se fait en g\u00e9n\u00e9ral dans le sens d&#8217;une \u00e9valuation longitudinale, en se basant sur l&#8217;anamn\u00e8se recueillie et les donn\u00e9es anamnestiques de tiers. Le parcours professionnel peut fournir des indications importantes (par exemple, changements fr\u00e9quents d&#8217;emploi, interruption de la formation, conflits sur le lieu de travail). Le cas \u00e9ch\u00e9ant, d&#8217;autres tests psychom\u00e9triques, des diagnostics de performance neuropsychologique [20] et, \u00e0 la discr\u00e9tion des experts, des proc\u00e9dures \u00e9largies de validation des plaintes doivent \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9s [21].<\/p>\n<p>En ce qui concerne l&#8217;\u00e9valuation expertale de la capacit\u00e9 fonctionnelle, l&#8217;\u00e9valuation des activit\u00e9s et des capacit\u00e9s sur la base du Mini-ICF-APP s&#8217;est impos\u00e9e ces derni\u00e8res ann\u00e9es [22]. Selon la description du test (disponible sur www.testzentrale.ch), la dur\u00e9e de traitement de l&#8217;instrument est d&#8217;environ dix minutes, ce qui contredit toutefois la propre exp\u00e9rience clinique des auteurs et est \u00e9galement consid\u00e9r\u00e9 comme similaire par Mme B. Muschalla, co-d\u00e9veloppeuse du Mini-ICF-APP (personal communication, 21.08.2014). Il faut tenir compte du fait que, dans le cadre de l&#8217;examen initial, les informations relatives \u00e0 la capacit\u00e9 sociale de la personne examin\u00e9e doivent d&#8217;abord \u00eatre collect\u00e9es \u00e0 partir de diff\u00e9rentes sources (anamn\u00e8se personnelle, anamn\u00e8se externe, analyse des dossiers) et v\u00e9rifi\u00e9es en termes de coh\u00e9rence. Un simple marquage des niveaux de gravit\u00e9 dans chaque dimension Mini-ICF-APP &#8211; qui peut en fait prendre moins de dix minutes &#8211; semble insuffisant. Du point de vue des auteurs, une &#8220;explication narrative&#8221; de chaque dimension, \u00e0 la lumi\u00e8re des exigences du contexte et du r\u00f4le, et en tenant compte des d\u00e9finitions d&#8217;ancrage publi\u00e9es, est effectivement plus appropri\u00e9e pour d\u00e9crire les ressources ou les d\u00e9ficits qu&#8217;une simple &#8220;case \u00e0 cocher&#8221;.<\/p>\n<h2 id=\"la-duree-de-lexamen-varie\">La dur\u00e9e de l&#8217;examen varie<\/h2>\n<p>La jurisprudence en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 sociale part du principe que la valeur d&#8217;un rapport m\u00e9dical (et d&#8217;une expertise) ne d\u00e9pend pas de la dur\u00e9e de l&#8217;examen, mais de la question de savoir si le rapport d&#8217;examen est complet quant \u00e0 son contenu et concluant quant \u00e0 son r\u00e9sultat [23]. Dans l&#8217;arr\u00eat I 1094\/06 du 14 novembre 2007&nbsp; [24] , le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral pr\u00e9cise que le temps \u00e0 consacrer \u00e0 un examen psychiatrique d\u00e9pend de la question pos\u00e9e et de la psychopathologie \u00e0 \u00e9valuer et qu&#8217;il ne peut g\u00e9n\u00e9ralement pas \u00eatre d\u00e9fini de mani\u00e8re contraignante.<\/p>\n<p>Une maladie dont les sympt\u00f4mes sont clairement exprim\u00e9s peut souvent \u00eatre diagnostiqu\u00e9e dans un court d\u00e9lai [25], tandis qu&#8217;un temps important peut \u00eatre n\u00e9cessaire en cas de suspicion de simulation, de diagnostic complexe de la personnalit\u00e9 et de suspicion d&#8217;un \u00e9ventuel trouble post-traumatique. Foerster et Winckler notent toutefois clairement que, selon la question pos\u00e9e, il peut \u00eatre n\u00e9cessaire d&#8217;examiner la personne explor\u00e9e pendant plusieurs jours. Ils partent \u00e9galement du principe qu&#8217;un temps de moins de deux heures n&#8217;est pas suffisant pour un diagnostic de personnalit\u00e9 difficile. En g\u00e9n\u00e9ral, on consid\u00e8re qu&#8217;une courte dur\u00e9e d&#8217;enqu\u00eate est associ\u00e9e \u00e0 un risque d&#8217;erreur de jugement potentiel. Traub  [26]  explique qu&#8217;en ce qui concerne une expertise m\u00e9dico-l\u00e9gale (arr\u00eat 6P.40\/2001 du 14 septembre 2001, consid. 4d\/dd), le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral est parti du principe qu&#8217;une \u00e9valuation minutieuse par un expert d&#8217;une personne auparavant inconnue ne pouvait gu\u00e8re r\u00e9ussir dans le cadre d&#8217;un examen d&#8217;une ou deux heures, ce qui &#8211; selon Traub &#8211; peut \u00e9galement \u00eatre transpos\u00e9 par analogie au contexte de la m\u00e9decine des assurances. Il note qu&#8217;un examen de vingt minutes n&#8217;est manifestement pas suffisant pour l&#8217;analyse clinique, la collecte des ant\u00e9c\u00e9dents, la d\u00e9tection des sympt\u00f4mes et l&#8217;observation du comportement. Ce n&#8217;est que lorsqu&#8217;il s&#8217;agit essentiellement d&#8217;\u00e9valuer un fait m\u00e9dical \u00e9tabli et qu&#8217;il n&#8217;est pas n\u00e9cessaire de proc\u00e9der \u00e0 de nouvelles investigations qu&#8217;une simple expertise du dossier peut \u00e9galement avoir une valeur probante totale.<\/p>\n<h2 id=\"profondeur-dinvestigation-en-clinique-et-en-recherche\">Profondeur d&#8217;investigation en clinique et en recherche<\/h2>\n<p>Les proc\u00e9dures d&#8217;examen des consultations sp\u00e9cialis\u00e9es de la clinique psychiatrique universitaire de Zurich (PUK) [27] ou de l&#8217;h\u00f4pital universitaire de Zurich (USZ, Psychiatrische Polyklinik) sont d\u00e9crites ici \u00e0 titre d&#8217;exemple. Une comparaison entre ces \u00e9valuations et le setting d&#8217;expertise s&#8217;impose, car il s&#8217;agit \u00e0 chaque fois de premiers contacts et les mesures th\u00e9rapeutiques ne sont pas au premier plan dans un premier temps.<\/p>\n<p>Dans le cadre de la consultation TDAH de la PUK de Zurich, l&#8217;\u00e9valuation se fait g\u00e9n\u00e9ralement en quatre rendez-vous de 60 minutes (240 minutes). Outre la collecte des ant\u00e9c\u00e9dents et l&#8217;examen clinique, les tests sp\u00e9cifiques (Wender Reimherr Interview [WRI], Symptom Check List 90-Revised, Wender Utah Rating Scale [WURS-k] et Attention Deficit\/Hyperactivity Self-Report Scale [ADHS-SB]) sont \u00e9galement utilis\u00e9s. La charge administrative ou la documentation des r\u00e9sultats et les rapports n&#8217;ont pas encore \u00e9t\u00e9 pris en compte (personal communication,&nbsp; Dr. med. A. Buadze, m\u00e9decin-chef, 22.08.2014).<\/p>\n<p>Dans le cadre de la consultation de d\u00e9pistage des psychoses, l&#8217;exploration dure environ trois \u00e0 quatre heures (deux rendez-vous de 1,5 \u00e0 2 heures chacun), \u00e0 laquelle s&#8217;ajoute, si l&#8217;indication le justifie, un examen neuropsychologique qui prend environ trois heures (personal communication, Dr C. Obermann, m\u00e9decin-chef, 26.08.2014).<\/p>\n<p>A la consultation de traumatologie (PTSD) de l&#8217;H\u00f4pital universitaire de Zurich [28], une \u00e9valuation est effectu\u00e9e en quatre rendez-vous. Un premier entretien d&#8217;environ une heure et demie est organis\u00e9, suivi de trois autres entretiens de soixante minutes. Il s&#8217;agit d&#8217;une \u00e9valuation purement clinique utilisant des instruments psychologiques de test. Aucune \u00e9valuation explicite de la performance n&#8217;est effectu\u00e9e \u00e0 cette occasion (personal communication, Dr. med. K. Hassanpour, m\u00e9decin-chef, 21.08.2014).<\/p>\n<p>Dans l&#8217;\u00e9tude de Suppiger et al. [29], qui a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e pour valider une proc\u00e9dure d&#8217;entretien diagnostique dans un cadre clinique, la dur\u00e9e moyenne de l&#8217;entretien \u00e9tait de 106&nbsp;minutes et une fiabilit\u00e9 inter-juges \u00e9lev\u00e9e de &gt;89% a pu \u00eatre atteinte.<br \/>\nLe temps n\u00e9cessaire semble relativement \u00e9lev\u00e9. Il faut en outre tenir compte du fait que dans le cadre clinique, les aspects sp\u00e9cifiques \u00e0 l&#8217;expertise, tels que l&#8217;anamn\u00e8se professionnelle d\u00e9taill\u00e9e, l&#8217;anamn\u00e8se sociale et l&#8217;enqu\u00eate sur le profil de performance, n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 collect\u00e9s ou ne l&#8217;ont \u00e9t\u00e9 que de mani\u00e8re marginale.<\/p>\n<h2 id=\"le-temps-necessaire-ne-doit-pas-etre-sous-estime\">Le temps n\u00e9cessaire ne doit pas \u00eatre sous-estim\u00e9<\/h2>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, on peut partir du principe que des examens psychiatriques et diagnostiques approfondis dans un cadre clinique peuvent tout \u00e0 fait durer de trois \u00e0 quatre heures. Il convient de noter que les aspects sp\u00e9cifiques de la m\u00e9decine des assurances ne sont pas explicitement collect\u00e9s.<\/p>\n<p>La litt\u00e9rature en psychiatrie l\u00e9gale estime que le temps n\u00e9cessaire \u00e0 une exploration expertale peut atteindre cinq \u00e0 six heures, voire plus [20]. L&#8217;arr\u00eat du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9 [30] mentionne \u00e9galement qu&#8217;en g\u00e9n\u00e9ral (dans le domaine du droit p\u00e9nal), il faut compter avec un investissement en temps d&#8217;environ quatre \u00e0 huit heures &#8211; voire plus dans certains cas &#8211; pour au moins deux rendez-vous d&#8217;examen.<\/p>\n<h2 id=\"conclusions\">Conclusions<\/h2>\n<p>Bien que les donn\u00e9es disponibles ne permettent pas de formuler une recommandation absolue concernant la dur\u00e9e de l&#8217;examen, les auteurs estiment, \u00e0 l&#8217;instar de Foerster et Winckler [25], qu&#8217;il faut s&#8217;attendre \u00e0 une probabilit\u00e9 d&#8217;erreur plus \u00e9lev\u00e9e si l&#8217;examen est trop superficiel ou trop court. Les auteurs estiment que les dur\u00e9es d&#8217;examen manifestement discordantes dans le domaine des expertises p\u00e9nales et de s\u00e9curit\u00e9 sociale ne s&#8217;expliquent pas par des raisons m\u00e9dicales et scientifiques, mais sont dues aux exigences respectives du donneur d&#8217;ordre.<\/p>\n<p>Un examen psychiatrique complet de plusieurs heures, si possible r\u00e9parti sur deux ou plusieurs rendez-vous &#8211; ce qui est courant dans le domaine du droit p\u00e9nal en Suisse &#8211; constitue souvent une condition pr\u00e9alable \u00e0 la r\u00e9alisation d&#8217;une expertise psychiatrique de qualit\u00e9. Cela implique toutefois que le donneur d&#8217;ordre mette \u00e0 disposition les ressources (financi\u00e8res) n\u00e9cessaires \u00e0 cet effet. Si le niveau d&#8217;investigation n\u00e9cessaire d&#8217;un point de vue m\u00e9dical n&#8217;est pas r\u00e9alisable en raison des conditions g\u00e9n\u00e9rales d\u00e9finies par le client, cela doit \u00eatre rendu transparent &#8211; y compris les implications possibles pour la fiabilit\u00e9 des r\u00e9sultats.<\/p>\n<p>L&#8217;approche de l&#8217;expert doit suivre les lignes directrices de la SSPP. En outre, les lignes directrices cliniques de toute soci\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9e devraient \u00eatre (au moins) prises en compte en ce qui concerne les pathologies ou les troubles en question. Il est indispensable de disposer d&#8217;une documentation d\u00e9taill\u00e9e, compr\u00e9hensible par d&#8217;autres professionnels de la sant\u00e9 et par les juristes, en utilisant les termes usuels et pr\u00e9cis\u00e9ment d\u00e9finis dans les milieux professionnels concern\u00e9s.<\/p>\n<p>Les caract\u00e9ristiques d&#8217;un investissement en temps \u00e9lev\u00e9 sont entre autres de multiples diagnostics diff\u00e9rentiels de diff\u00e9rentes cat\u00e9gories de la CIM-10 document\u00e9s dans les dossiers, le diagnostic d&#8217;un trouble de la personnalit\u00e9 ainsi que d&#8217;un trouble n\u00e9vrotique, d&#8217;un trouble li\u00e9 au stress et d&#8217;un trouble somatoforme (en particulier dans les cas litigieux), l&#8217;agression et la simulation, la pr\u00e9sence de mat\u00e9riel d&#8217;observation, la clarification des questions de lien entre les \u00e9v\u00e9nements traumatiques et la symptomatologie qui s&#8217;ensuit, les \u00e9valuations r\u00e9trospectives complexes et les examens avec interpr\u00e8tes, ainsi que les cas pour lesquels il existe d\u00e9j\u00e0 une ou plusieurs expertises pr\u00e9alables qu&#8217;il convient d&#8217;appr\u00e9cier. Ces cas de figure peuvent se pr\u00e9senter ind\u00e9pendamment de l&#8217;\u00e9tat d&#8217;avancement de la proc\u00e9dure. Du point de vue des auteurs, il est d\u00e9conseill\u00e9 de se laisser enfermer dans un corset en raison des contraintes de temps impos\u00e9es par le donneur d&#8217;ordre, ce qui ne permettrait plus de satisfaire aux crit\u00e8res de qualit\u00e9 requis.<\/p>\n<p><strong><em>Dr. m\u00e9d. Michael Liebrenz<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Loi f\u00e9d\u00e9rale sur la partie g\u00e9n\u00e9rale du droit des assurances sociales (LPGA), art. 43 et 44.<\/li>\n<li>R\u00e8glement sur l&#8217;assurance-invalidit\u00e9 (RAI) Art. 69 al. 2.<\/li>\n<li>Arr\u00eat du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral 122 V 160 du 3.5.1996.<\/li>\n<li>Arr\u00eat du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral 8C_400\/2013 consid. 5.1 du 31.7.2013.<\/li>\n<li>Loi f\u00e9d\u00e9rale sur l&#8217;assurance-invalidit\u00e9 (LAI) Art. 59.<\/li>\n<li>Deutsche Rentenversicherung Bund, Berlin (\u00e9d.) : Sozialmedizinische Begutachtung f\u00fcr die gesetzliche Rentenversicherung &#8211; Table des mati\u00e8res. Springer-Verlag Berlin, Heidelberg, New York 2011 ; 98-99.<\/li>\n<li>Linden M : Aspects artisanaux de l&#8217;expertise m\u00e9dico-sociale des troubles mentaux. La r\u00e9\u00e9ducation 2014 ; 52(06) : 412-422.<\/li>\n<li>Dittmann V, et al. : Etude bibliographique comme base pour le d\u00e9veloppement de crit\u00e8res de qualit\u00e9 bas\u00e9s sur des preuves pour l&#8217;\u00e9valuation des handicaps psychiques. Berne : Office f\u00e9d\u00e9ral des assurances sociales OFAS 2009.<\/li>\n<li>Ebner G, et al. : D\u00e9veloppement de lignes directrices pour l&#8217;\u00e9valuation des handicaps mentaux. Enqu\u00eate sur la qualit\u00e9 formelle des expertises psychiatriques. Berne : Office f\u00e9d\u00e9ral des assurances sociales OFAS 2012.<\/li>\n<li>Ludwig CA : Qualit\u00e9 de l&#8217;expertise dans le domaine de l&#8217;assurance accident. Nouvelles m\u00e9dicales 2006 ; 5-16.<\/li>\n<li>St\u00f6hr S, et al. : Qualit\u00e9 des expertises en Suisse : r\u00e9sultats d&#8217;une \u00e9tude. Staempfli Verlag Bern Sozialrechtstage 2010 ; 218-238.<\/li>\n<li>Colomb E, et al. : Lignes directrices de qualit\u00e9 pour les expertises psychiatriques dans le cadre de l&#8217;assurance invalidit\u00e9 f\u00e9d\u00e9rale. Swiss Society of Psychiatry and Psychotherapy 2012. Disponible sur : www.psychiatrie.ch.<\/li>\n<li>D\u00e9velopper une m\u00e9thodologie pour l&#8217;\u00e9laboration de guides de bonnes pratiques m\u00e9dicales. Bulletin des m\u00e9decins suisses 2003 ; 84(39) : 2042-2044.<\/li>\n<li>Hadziabdic E : Travailler avec des interpr\u00e8tes : conseils pratiques pour l&#8217;utilisation d&#8217;un interpr\u00e8te dans le domaine de la sant\u00e9. Int J Evid Based Healthc 2013 ; 11 : 69-76.<\/li>\n<li>Arr\u00eat du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral 9C_391\/2010 du 19.7.2010.<\/li>\n<li>Arr\u00eat du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral I 391\/06 du 9. 08. 2006, E. 3.2.2.<\/li>\n<li>Lignes directrices de la Soci\u00e9t\u00e9 Suisse de Psychiatrie d&#8217;Assurance pour l&#8217;\u00e9valuation des troubles mentaux. Bulletin des m\u00e9decins suisses 2004 ; 85(20) : 1048-1051.<\/li>\n<li>R\u00f6sler M, et al. : 50 ans de syst\u00e8me AMDP &#8211; un bilan. Revue de psychiatrie, de psychologie et de psychoth\u00e9rapie 2012 ; 60(4) : 269-280.<\/li>\n<li>AMDP : le syst\u00e8me AMDP. Manuel de documentation des r\u00e9sultats psychiatriques. 8e \u00e9dition r\u00e9vis\u00e9e. Hogrefe G\u00f6ttingen 2006.<\/li>\n<li>Stevens A, Fabra M, Merten T : Guide pour la r\u00e9daction d&#8217;expertises psychiatriques. Med Sach 2009 ; 105 : 100-106.<\/li>\n<li>Schleifer R, et al. : (Plus) d&#8217;\u00e9vidence des proc\u00e9dures de validation des plaintes dans la proc\u00e9dure AI. SMF &#8211; Forum M\u00e9dical Suisse 2014 ; 14(10) : 214.<\/li>\n<li>Linden M, Baron S, Muschalla B : Mini-ICF-APP. Mini-ICF-Rating pour les troubles de l&#8217;activit\u00e9 et de la participation dans les maladies mentales (manuel et mat\u00e9riel). \u00c9ditions Hans Huber, Hogrefe Berne 2009.<\/li>\n<li>Arr\u00eat du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral 9C_664\/2009 du 6 novembre 2009.<\/li>\n<li>Arr\u00eat du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral I 1094\/06 du 14 novembre 2007.<\/li>\n<li>Foerster K, Winckler P : Forensisch-psychiatrische Untersuchung, in : Venzlaff U, Foerster K : Psychiatrische Begutachtung. 5e \u00e9dition Urban &amp; Fischer 2009.<\/li>\n<li>Traub A : Sur la valeur probante des expertises psychiatriques sous l&#8217;aspect de la dur\u00e9e de l&#8217;examen Arr\u00eat I 1094\/06 du 14 novembre 2007 SZS 2008 ; 393.<\/li>\n<li>www.pukzh.ch\/diagnose-behandlung\/ambulantes-spezialangebot\/spezialsprechstunden.<\/li>\n<li>www.psychiatrie.usz.ch\/HEALTHPROFESSIONALS\/ABKLAERUNGENUNDBEHANDLUNGEN\/Seiten\/PTDS.aspx.<\/li>\n<li>Suppiger A, et al. : Reliabilit\u00e9 de l&#8217;entretien diagnostique pour les troubles mentaux (DIPS pour DSM-IV-TR) dans des conditions cliniques de routine. Th\u00e9rapie comportementale 2008 ; 18(4) : 237-244.<\/li>\n<li>Arr\u00eat du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral 6P.40\/2001 du 14 septembre 2001, consid. 4d\/dd.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2014 ; 12(6) : 30-34<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D&#8217;un point de vue m\u00e9dical et scientifique, une expertise peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un instrument de mesure qui doit fournir des r\u00e9sultats pr\u00e9cis, reproductibles et compr\u00e9hensibles. 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