{"id":344253,"date":"2014-11-13T01:00:00","date_gmt":"2014-11-13T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/guidelines-et-realite-de-la-pratique\/"},"modified":"2014-11-13T01:00:00","modified_gmt":"2014-11-13T00:00:00","slug":"guidelines-et-realite-de-la-pratique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/guidelines-et-realite-de-la-pratique\/","title":{"rendered":"Guidelines et r\u00e9alit\u00e9 de la pratique"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le th\u00e8me de la contraception est \u00e9galement important dans la pratique de la m\u00e9decine de famille. Les guidelines existantes sur la contraception hormonale offrent une aide importante \u00e0 l&#8217;orientation. Lors de la mise en \u0153uvre dans la pratique, il convient avant tout de d\u00e9terminer les \u00e9ventuelles contre-indications et d&#8217;\u00e9valuer le risque thromboembolique. Lors du choix d&#8217;une pr\u00e9paration, il est tout \u00e0 fait possible de prendre en compte les effets secondaires souhait\u00e9s, par exemple les effets sur l&#8217;acn\u00e9, la densit\u00e9 osseuse ou le syndrome pr\u00e9menstruel.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Tous les m\u00e9decins (g\u00e9n\u00e9ralistes) qui prennent en charge des patients en \u00e2ge de procr\u00e9er sont confront\u00e9s au th\u00e8me de la contraception : soit indirectement, lorsqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;exclure ou de prendre en compte des interactions, soit directement, lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de conseiller les femmes ou les couples sur les m\u00e9thodes de contraception et lorsqu&#8217;une contraception doit \u00eatre mise en place et suivie. Les nouvelles lignes directrices disponibles offrent d&#8217;une part des orientations, mais exigent d&#8217;autre part que les pratiques traditionnelles d&#8217;information et de d\u00e9livrance soient partiellement modifi\u00e9es et adapt\u00e9es. Dans ce contexte, il est certainement important, en vue d&#8217;une utilisation adapt\u00e9e \u00e0 l&#8217;indication et d&#8217;une &#8220;d\u00e9cision \u00e9clair\u00e9e&#8221;, de v\u00e9rifier soigneusement l&#8217;indication, d&#8217;informer de mani\u00e8re d\u00e9taill\u00e9e et compl\u00e8te et de bien documenter. En m\u00eame temps, cette approche ne devrait pas augmenter inutilement le seuil d&#8217;accessibilit\u00e9 aux contraceptifs, car cela pourrait avoir un impact n\u00e9gatif sur la pr\u00e9vention des grossesses non d\u00e9sir\u00e9es.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sent article pr\u00e9sente les guidelines existantes et explique leur application pratique. En outre, il aborde quelques aspects qui sont d\u00e9cisifs dans le choix d&#8217;une pr\u00e9paration.<\/p>\n<p>En ce qui concerne la contraception, il existe des lignes directrices sous la forme d&#8217;une lettre d&#8217;experts sur les pratiques de prescription des contraceptifs hormonaux combin\u00e9s (CHC) et d&#8217;un document de synth\u00e8se sur la contraception d&#8217;urgence.<\/p>\n<h2 id=\"lettre-dexperts-de-la-ssgo-sur-la-contraception\">Lettre d&#8217;experts de la SSGO sur la contraception<\/h2>\n<p>La lettre d&#8217;experts (n\u00b0 35, version mise \u00e0 jour en juin 2013) a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9e sous la direction de la commission Assurance qualit\u00e9 de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse de gyn\u00e9cologie et d&#8217;obst\u00e9trique (SSGO) et aborde la question du risque de thrombose [1]. Parall\u00e8lement, la SSGO met \u00e9galement \u00e0 disposition un polycopi\u00e9 pour les m\u00e9decins, une liste de contr\u00f4le pour la prescription et une fiche d&#8217;information pour les utilisatrices dans de nombreuses langues [2]. Swissmedic a \u00e9galement lanc\u00e9 fin 2013 une harmonisation des informations destin\u00e9es aux professionnels et aux patientes concernant les contraceptifs hormonaux, dans le but de permettre aux m\u00e9decins et \u00e0 leurs patientes de prendre une d\u00e9cision \u00e9clair\u00e9e quant au choix de la m\u00e9thode contraceptive.<\/p>\n<p>Le risque thromboembolique sous CHC a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit au cours des 30 derni\u00e8res ann\u00e9es gr\u00e2ce au d\u00e9veloppement des micropilules contenant \u226435&nbsp;\u03bcg d&#8217;\u00e9thinylestradiol (EE). Cependant, au cours de la p\u00e9riode suivante, il est apparu que le progestatif associ\u00e9 \u00e0 l&#8217;EE avait une influence sur l&#8217;h\u00e9mostase et le risque de thrombose qui en r\u00e9sulte. Dans ce contexte, les contraceptifs contenant des progestatifs de troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration (gestod\u00e8ne et d\u00e9sogestrel) et la drospir\u00e9none, introduite plus tard, semblent \u00eatre associ\u00e9s \u00e0 un risque l\u00e9g\u00e8rement plus \u00e9lev\u00e9 de thrombose. En revanche, il ne semble pas y avoir de diff\u00e9rence entre les progestatifs des diff\u00e9rentes g\u00e9n\u00e9rations pour les \u00e9v\u00e9nements art\u00e9riels beaucoup plus rares, mais souvent incomparablement plus fatals, comme l&#8217;infarctus du myocarde ou l&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral.  <strong>(Tab.1). Tableau&nbsp;2  <\/strong>donne un aper\u00e7u indicatif du risque de thrombose en fonction de l&#8217;\u00e2ge de la femme et de l&#8217;utilisation de CHC sans et avec consommation de nicotine.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-4815\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/21_tab1_h11.png\" style=\"height:450px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"824\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/21_tab1_h11.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/21_tab1_h11-800x600.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/21_tab1_h11-320x240.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/21_tab1_h11-300x225.png 300w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/21_tab1_h11-120x90.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/21_tab1_h11-90x68.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/21_tab1_h11-560x420.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4816 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/21_tab2_h11.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/724;height:395px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"724\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/21_tab2_h11.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/21_tab2_h11-800x527.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/21_tab2_h11-120x79.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/21_tab2_h11-90x59.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/21_tab2_h11-320x211.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/21_tab2_h11-560x369.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En s&#8217;appuyant sur les donn\u00e9es, qui repr\u00e9sentent aujourd&#8217;hui pr\u00e8s de deux millions d&#8217;ann\u00e9es-femmes, et en tenant compte de cinq autres \u00e9tudes publi\u00e9es en 2011 (niveau de preuve IIa-IV), les principales conclusions sont r\u00e9sum\u00e9es comme suit dans la lettre des experts :<\/p>\n<ul>\n<li>Le taux de thrombose est le plus \u00e9lev\u00e9 au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e d&#8217;utilisation d&#8217;un CHC.<\/li>\n<li>Le risque de thrombose sous CHC augmente avec l&#8217;\u00e2ge. Il est deux fois plus \u00e9lev\u00e9 pour les femmes \u00e2g\u00e9es de 30 \u00e0 34 ans que pour les femmes de moins de 20 ans (\u00e2ge 30-34 ans : 6 \u00e0 10 thromboses pour 10 000 ann\u00e9es-femmes). Chez les femmes de plus de 40 ans, le risque est quatre fois plus \u00e9lev\u00e9 !<\/li>\n<li>Les CHC au d\u00e9sogestrel, au gestod\u00e8ne, \u00e0 l&#8217;ac\u00e9tate de cyprot\u00e9rone et \u00e0 la drospir\u00e9none sont associ\u00e9s \u00e0 un risque relatif de thromboembolie veineuse deux fois plus \u00e9lev\u00e9 que les CHC au l\u00e9vonorgestrel (LNG).<\/li>\n<li>L&#8217;augmentation du risque de thrombose est \u00e9galement valable pour les modes d&#8217;application transdermique et vaginale des hormones.<\/li>\n<li>L&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 (IMC &gt;30 kg\/m2) entra\u00eene un doublement du risque thromboembolique.<\/li>\n<li>Plusieurs facteurs de risque ont un effet cumulatif sur le risque de thrombose veineuse profonde (TEV).<\/li>\n<\/ul>\n<p>La lettre d&#8217;experts indique sp\u00e9cifiquement que les pr\u00e9parations combin\u00e9es contenant de l&#8217;ac\u00e9tate de cyprot\u00e9rone pr\u00e9sentent un risque de thrombose nettement plus \u00e9lev\u00e9 que celles contenant du l\u00e9vonorgestrel et ne sont donc autoris\u00e9es que pour le traitement des femmes pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes d&#8217;androg\u00e9nisation et ayant besoin d&#8217;une contraception simultan\u00e9e [3].<\/p>\n<h2 id=\"prise-de-position-sur-la-contraception-durgence\">Prise de position sur la contraception d&#8217;urgence<\/h2>\n<p>La prise de position sur la contraception d&#8217;urgence (contraception NF) a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9e par le groupe interdisciplinaire d&#8217;experts en contraception d&#8217;urgence (IENK) et la commission Contraception de la Soci\u00e9t\u00e9 Suisse de M\u00e9decine de la Reproduction (SSMR) et refl\u00e8te les recommandations actuelles sur l&#8217;utilisation des pr\u00e9parations disponibles pour l&#8217;interception post-co\u00eftale [4]. Les principales conclusions peuvent \u00eatre r\u00e9sum\u00e9es comme suit :<\/p>\n<ul>\n<li>Il existe aujourd&#8217;hui trois m\u00e9thodes efficaces : <sup>NorLevo\u00ae<\/sup> (LNG 1,5 mg), <sup>ellaOne\u00ae<\/sup> (UPA 30 mg) et le st\u00e9rilet au cuivre.<\/li>\n<li>L&#8217;efficacit\u00e9 de la spirale de cuivre est la plus grande, celle du GNL semble l\u00e9g\u00e8rement inf\u00e9rieure \u00e0&nbsp; celle de l&#8217;UPA.<\/li>\n<li><sup>NorLevo\u00ae<\/sup> est limit\u00e9 \u00e0 une utilisation dans les 72 heures suivant un rapport non prot\u00e9g\u00e9 ; <sup>ellaOne\u00ae<\/sup> et le st\u00e9rilet au cuivre peuvent \u00eatre utilis\u00e9s jusqu&#8217;\u00e0 120 heures apr\u00e8s.<\/li>\n<li>Les avantages de <sup>NorLevo\u00ae<\/sup> sont que cette &#8220;pilule du lendemain&#8221; est disponible sans ordonnance et m\u00eame pour les moins de 16 ans, qu&#8217;il n&#8217;y a pas de contre-indications selon l&#8217;OMS et qu&#8217;elle peut \u00eatre utilis\u00e9e plusieurs fois au cours du m\u00eame cycle et m\u00eame pendant la lactation.<\/li>\n<li>Il existe des preuves que l&#8217;efficacit\u00e9 de la contraception par NF avec le LNG et l&#8217;UPA est r\u00e9duite chez les femmes ob\u00e8ses, et cet effet semble \u00eatre plus important avec le LNG qu&#8217;avec l&#8217;UPA.<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"signification-et-mise-en-oeuvre-des-guidelines-dans-la-pratique-quotidienne\">Signification et mise en \u0153uvre des guidelines dans la pratique quotidienne<\/h2>\n<p>La lettre d&#8217;experts et surtout les r\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9tude sur laquelle elle s&#8217;appuie soulignent l&#8217;importance de recueillir une anamn\u00e8se minutieuse chez chaque (future) utilisatrice de CHC et d&#8217;\u00e9valuer cliniquement le risque individuel d&#8217;\u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires. Le <strong>tableau 3<\/strong> \u00e9num\u00e8re les principales clarifications \u00e0 effectuer avant de prescrire. En m\u00eame temps, il n&#8217;y a aucune raison d&#8217;arr\u00eater une CHC \u00e0 faible dose chez une femme en bonne sant\u00e9, qui ne fume pas et qui ne pr\u00e9sente pas d&#8217;autres facteurs de risque, uniquement en raison de son \u00e2ge (&gt;35 ans), comme cela se faisait souvent auparavant. Dans de tels cas, un CHC peut \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 50 ans.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4817 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/22_tab3_h11.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 828px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 828\/480;height:348px; width:600px\" width=\"828\" height=\"480\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/22_tab3_h11.png 828w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/22_tab3_h11-800x464.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/22_tab3_h11-120x70.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/22_tab3_h11-90x52.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/22_tab3_h11-320x186.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/22_tab3_h11-560x325.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 828px) 100vw, 828px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le polycopi\u00e9 destin\u00e9 aux m\u00e9decins fournit un guide pratique \u00e9tape par \u00e9tape sur la proc\u00e9dure \u00e0 suivre lors de la premi\u00e8re prescription d&#8217;un CHC et contient une liste des contre-indications absolues \u00e0 leur utilisation. Les &#8220;Medical Eligibility Criteria&#8221; (MEC) de l&#8217;OMS sont un autre outil utile pour clarifier les \u00e9ventuelles contre-indications relatives ou absolues [5]. Elles sont accessibles en ligne et contiennent une classification bas\u00e9e sur des preuves en quatre cat\u00e9gories (1 = toujours applicable ; 2 = les b\u00e9n\u00e9fices l&#8217;emportent sur les risques ; 3 = les risques l&#8217;emportent sur les b\u00e9n\u00e9fices ; 4 = non applicable) pour tous les contraceptifs hormonaux et les DIU au cuivre et au LNG, non seulement en ce qui concerne le risque de thrombose, mais aussi en ce qui concerne un grand nombre d&#8217;autres conditions m\u00e9dicales. <strong> (Fig. 1)<\/strong> [6].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4818 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/22_abb1_h11.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1253;height:684px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1253\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/22_abb1_h11.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/22_abb1_h11-800x911.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/22_abb1_h11-120x137.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/22_abb1_h11-90x103.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/22_abb1_h11-320x365.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/22_abb1_h11-560x638.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La liste de contr\u00f4le de la SSGO sert \u00e0 v\u00e9rifier s&#8217;il existe des contre-indications et \u00e0 les documenter dans le dossier de la patiente. La patiente peut \u00e0 son tour recevoir la fiche d&#8217;utilisation \u00e9galement mise \u00e0 disposition par la SSGO. Celui-ci contient entre autres une liste des sympt\u00f4mes pour lesquels un contact avec un m\u00e9decin doit avoir lieu ou l&#8217;utilisation du CHC doit \u00eatre imm\u00e9diatement suspendue. D&#8217;une part, cette liste garantit que chaque utilisatrice dispose des informations n\u00e9cessaires, mais en m\u00eame temps, l&#8217;\u00e9num\u00e9ration des sympt\u00f4mes et des signes d&#8217;alerte possibles peut aussi d\u00e9stabiliser l&#8217;utilisatrice. Il est donc important de bien \u00e9valuer les risques lors de la consultation, notamment pour \u00e9viter un arr\u00eat pr\u00e9cipit\u00e9 d&#8217;un CHC et le risque de grossesse non d\u00e9sir\u00e9e qui en r\u00e9sulte.<\/p>\n<h2 id=\"ce-qui-est-pertinent-pour-la-pratique-au-dela-des-lignes-directrices-officielles\">Ce qui est pertinent pour la pratique au-del\u00e0 des lignes directrices officielles<\/h2>\n<p>Le risque d&#8217;\u00e9v\u00e9nement cardiovasculaire est faible en valeur absolue, en particulier chez les jeunes femmes, de sorte que l&#8217;augmentation du risque li\u00e9e \u00e0 l&#8217;utilisation d&#8217;un progestatif de troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration n&#8217;est pas non plus consid\u00e9rable. Pour cette raison, et notamment en ce qui concerne l&#8217;adh\u00e9rence, il convient de tenir compte, lors du choix de la pr\u00e9paration, des effets secondaires souhaitables ou, au contraire, ind\u00e9sirables.<\/p>\n<p><strong>CHC dans l&#8217;acn\u00e9 :<\/strong> tous les CHC peuvent en principe avoir un effet positif sur l&#8217;acn\u00e9, l&#8217;EE augmentant le taux de globuline liant les hormones sexuelles et entra\u00eenant ainsi une diminution de la testost\u00e9rone libre active. Mais en m\u00eame temps, les progestatifs de premi\u00e8re et deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration ont un effet partiellement androg\u00e8ne <strong>(tableau 1)<\/strong>, ce qui rend leur utilisation probl\u00e9matique en cas d&#8217;acn\u00e9 n\u00e9cessitant un traitement. Dans ces cas, il est pr\u00e9f\u00e9rable de choisir un d\u00e9riv\u00e9 de la progest\u00e9rone \u00e0 action anti-androg\u00e8ne (ac\u00e9tate de cyprot\u00e9rone, ac\u00e9tate de chlormadinone) ou la drospir\u00e9none comme composant progestatif.<\/p>\n<p><strong>CHC en cas de syndrome pr\u00e9menstruel (SPM) :<\/strong> la tol\u00e9rance au CHC chez les femmes souffrant de SPM est variable, mais souvent plut\u00f4t mauvaise. En ce qui concerne l&#8217;effet des CHC &#8211; en particulier ceux contenant de la drospir\u00e9none comme composant progestatif &#8211; sur le SPM, une revue Cochrane a conclu que les CHC contenant de la drospir\u00e9none semblent r\u00e9duire les sympt\u00f4mes du syndrome dysphorique pr\u00e9menstruel (SDPM) [7]. Parall\u00e8lement, il est fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&#8217;effet placebo, parfois impressionnant. Il n&#8217;existe pas de donn\u00e9es sur l&#8217;efficacit\u00e9 au-del\u00e0 d&#8217;une p\u00e9riode d&#8217;utilisation de trois mois, et il n&#8217;est pas non plus prouv\u00e9 que la drospir\u00e9none soit plus efficace que d&#8217;autres progestatifs.<\/p>\n<p><strong>Effets du CHC sur la densit\u00e9 osseuse :<\/strong> La dose d&#8217;EE est pertinente pour les effets potentiels sur la densit\u00e9 osseuse. Les CHC contenant 20 \u00e0 30 \u03bcg d&#8217;EE inhibent le remodelage osseux dans tous les groupes d&#8217;\u00e2ge \u00e9tudi\u00e9s, bien qu&#8217;il ait \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que cela n&#8217;avait pas d&#8217;effet n\u00e9gatif chez les femmes de plus de 30 ans. En revanche, chez les adolescents, la formation du pic de masse osseuse peut \u00eatre compromise pour les CHC contenant \u2264 20 \u03bcg EE, de sorte qu&#8217;il est pr\u00e9f\u00e9rable d&#8217;utiliser des pr\u00e9parations contenant 30 \u03bcg EE chez les adolescents.<\/p>\n<p><strong>Interactions de la CHC avec d&#8217;autres m\u00e9dicaments : <\/strong>Les interactions avec d&#8217;autres m\u00e9dicaments peuvent compromettre l&#8217;effet contraceptif de la CHC et doivent donc \u00eatre prises en compte. L&#8217;interaction se produit g\u00e9n\u00e9ralement par induction enzymatique. Ceci est bien connu pour les anti\u00e9pileptiques et les CHC ne doivent pas \u00eatre utilis\u00e9s en combinaison avec un traitement anti\u00e9pileptique [5]. Les pr\u00e9parations \u00e0 base de millepertuis entra\u00eenent \u00e9galement une induction enzymatique pertinente, \u00e0 savoir le cytochrome P 450 3A4, de sorte que l&#8217;utilisation suppl\u00e9mentaire d&#8217;une m\u00e9thode de barri\u00e8re devrait \u00eatre recommand\u00e9e en cas de contraception par CHC [8]. La prise de la plupart des antibiotiques est relativement insignifiante. Les MEC de l&#8217;OMS constituent \u00e9galement une r\u00e9f\u00e9rence utile en mati\u00e8re d&#8217;interactions.<\/p>\n<p><strong>CONCLUSION POUR LA PRATIQUE<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Lors d&#8217;une premi\u00e8re prescription de CHC et afin de garantir une d\u00e9cision \u00e9clair\u00e9e, il est recommand\u00e9 d&#8217;exclure soigneusement les contre-indications, de fournir des informations compl\u00e8tes et une bonne documentation.<\/li>\n<li>Les CHC contenant de la drospir\u00e9none, de l&#8217;ac\u00e9tate de chlormadinone ou de l&#8217;ac\u00e9tate de cyprot\u00e9rone sont les mieux adapt\u00e9s aux jeunes femmes en bonne sant\u00e9 souffrant d&#8217;acn\u00e9 n\u00e9cessitant un traitement.<\/li>\n<li>Afin de ne pas compromettre le peak-bone-mass, les CHC contenant &lt;20&nbsp;\u03bcg EE ne doivent pas \u00eatre prescrits aux adolescents.<\/li>\n<li>Les pr\u00e9parations \u00e0 base de millepertuis peuvent entra\u00eener une induction enzymatique pertinente, de sorte qu&#8217;une m\u00e9thode de barri\u00e8re suppl\u00e9mentaire devrait \u00eatre recommand\u00e9e en cas de contraception par CHC.<\/li>\n<li>En mati\u00e8re de contraception d&#8217;urgence, <sup>ellaOne\u00ae<\/sup> est plus efficace et reste efficace jusqu&#8217;\u00e0 120 heures apr\u00e8s un rapport non prot\u00e9g\u00e9, mais NorLevo\u00ae continue d&#8217;offrir une alternative \u00e0 bas seuil et sans ordonnance.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em>Litt\u00e9rature :<\/em><\/p>\n<ol>\n<li>Commission Assurance Qualit\u00e9 de la Soci\u00e9t\u00e9 Suisse de Gyn\u00e9cologie et d&#8217;Obst\u00e9trique SSGO. Lettre d&#8217;expert No 35 : Risque thromboembolique sous contraception hormonale. 2013.<\/li>\n<li>Soci\u00e9t\u00e9 suisse de gyn\u00e9cologie et d&#8217;obst\u00e9trique (SSGO). http:\/\/sggg.ch\/de\/members_news\/1005.<\/li>\n<li>Vasilakis-Scaramozza C, Jick H : Risque de thromboembolie veineuse avec les contraceptifs \u00e0 base de cyprot\u00e9rone ou de levonorgestrel. Lancet 2001 ; 358(9291) : 1427-1429.<\/li>\n<li>Prise de position sur la contraception d&#8217;urgence en Suisse.&nbsp;2014 ; www.sante-sexuelle.ch\/wp-content\/uploads\/ 2014\/03\/PositionspapierNK_M\u00e4rz14_fr_def.pdf.<\/li>\n<li>Department of Reproductive Health, W.H.O., Medical eligibility criteria for contraceptive use Fourth edition. Quatri\u00e8me \u00e9dition ed. 2010.<\/li>\n<li>www.who.int\/reproductivehealth\/publications\/family_planning\/9789241563888\/en.<\/li>\n<li>Lopez LM, Kaptein AA, Helmerhorst FM : Contraceptifs oraux contenant de la drospir\u00e9none pour le syndrome pr\u00e9menstruel. The Cochrane database of systematic reviews 2009 ; 2 : CD006586.<\/li>\n<li>Hall SD, et al : The interaction between St John&#8217;s wort and an oral contraceptive. Clinical pharmacology and therapeutics 2003 ; 74(6) : 525-535.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2014 ; 9(11) : 20-23<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le th\u00e8me de la contraception est \u00e9galement important dans la pratique de la m\u00e9decine de famille. Les guidelines existantes sur la contraception hormonale offrent une aide importante \u00e0 l&#8217;orientation. 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