{"id":344311,"date":"2014-10-28T00:00:00","date_gmt":"2014-10-27T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/on-ne-sait-pas-dans-quelle-mesure-la-prevalence-de-la-demence-va-reellement-augmenter-a-lavenir\/"},"modified":"2014-10-28T00:00:00","modified_gmt":"2014-10-27T23:00:00","slug":"on-ne-sait-pas-dans-quelle-mesure-la-prevalence-de-la-demence-va-reellement-augmenter-a-lavenir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/on-ne-sait-pas-dans-quelle-mesure-la-prevalence-de-la-demence-va-reellement-augmenter-a-lavenir\/","title":{"rendered":"&#8220;On ne sait pas dans quelle mesure la pr\u00e9valence de la d\u00e9mence va r\u00e9ellement augmenter \u00e0 l&#8217;avenir&#8221;."},"content":{"rendered":"<p><strong>Ansgar Felbecker, de la clinique de neurologie de l&#8217;h\u00f4pital cantonal de Saint-Gall, s&#8217;est entretenu avec HAUSARZT PRAXIS de questions relatives \u00e0 la d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer. Les chiffres \u00e9pid\u00e9miologiques actuels, les connaissances pathog\u00e9niques ainsi que les approches diagnostiques et th\u00e9rapeutiques ont \u00e9t\u00e9 au c\u0153ur de la discussion. Des progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es, m\u00eame si la perc\u00e9e th\u00e9rapeutique d\u00e9cisive se fait toujours attendre.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p><strong>Dr Felbecker, combien de personnes sont actuellement touch\u00e9es par la d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer en Suisse ?<\/strong><\/p>\n<p>Dr Felbecker : Il n&#8217;est pas facile d&#8217;obtenir des chiffres pr\u00e9cis sur la pr\u00e9valence de la d\u00e9mence. Ils d\u00e9pendent \u00e9galement de l&#8217;endroit o\u00f9 l&#8217;on trace la limite entre &#8220;sain&#8221; et &#8220;malade&#8221; et de la pr\u00e9cision des tests. Selon les crit\u00e8res de diagnostic courants, nous estimons actuellement \u00e0 environ 110 000 le nombre de personnes atteintes de d\u00e9mence en Suisse, dont&nbsp; environ 65 000 personnes devraient souffrir d&#8217;une d\u00e9mence de type Alzheimer.<\/p>\n<p><strong>Nos structures sociales et m\u00e9dicales sont-elles pr\u00e9par\u00e9es \u00e0 une augmentation future de la pr\u00e9valence ou quels sont les efforts entrepris \u00e0 cet \u00e9gard au niveau national ?<\/strong><\/p>\n<p>Les structures sociales et m\u00e9dicales sont d\u00e9j\u00e0 plus qu&#8217;occup\u00e9es et ne sont donc certainement pas pr\u00e9par\u00e9es \u00e0 une augmentation de la pr\u00e9valence \u00e0 l&#8217;heure actuelle. Mais il ne fait aucun doute que de gros efforts sont actuellement d\u00e9ploy\u00e9s pour s&#8217;attaquer \u00e0 ces probl\u00e8mes. La strat\u00e9gie nationale en mati\u00e8re de d\u00e9mence de l&#8217;Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique en est un exemple. La question de savoir si la pr\u00e9valence va r\u00e9ellement augmenter \u00e0 l&#8217;avenir reste cependant ouverte aujourd&#8217;hui. Notre esp\u00e9rance de vie augmente certes, mais certaines \u00e9tudes indiquent que les mesures pr\u00e9ventives sont tout \u00e0 fait efficaces et que l&#8217;augmentation de la pr\u00e9valence pourrait \u00eatre moins importante que ce que l&#8217;on craignait.<\/p>\n<p><strong>Dans l&#8217;\u00e9tat actuel des connaissances, en quoi la forme familiale de la maladie d&#8217;Alzheimer se distingue-t-elle de la forme sporadique en termes de pathogen\u00e8se ?<\/strong><\/p>\n<p>Dans la forme familiale de la maladie d&#8217;Alzheimer, des mutations dans certains g\u00e8nes peuvent \u00eatre d\u00e9tect\u00e9es dans certains cas. En ce qui concerne les processus pathologiques qui se d\u00e9roulent dans le cerveau, les diff\u00e9rences ne sont toutefois pas si importantes.<\/p>\n<p><strong>D&#8217;apr\u00e8s les derni\u00e8res connaissances, qu&#8217;est-ce qui provoque une surproduction ou une diminution de la d\u00e9gradation de l&#8217;amylo\u00efde-\u03b2 dans le cerveau ?<\/strong><br \/>\nC&#8217;est une question sur laquelle les chercheurs du monde entier se cassent encore les dents. Ceux qui parviendront \u00e0 r\u00e9soudre d\u00e9finitivement cette question peuvent avoir de grands espoirs de recevoir un prix Nobel. Pour l&#8217;instant, nous nous appuyons sur des hypoth\u00e8ses : Le processus critique n&#8217;est pas la surproduction, mais la r\u00e9duction. M\u00eame chez les personnes en bonne sant\u00e9, une grande quantit\u00e9 d&#8217;amylo\u00efde-\u03b2 est produite chaque jour et doit \u00eatre \u00e9limin\u00e9e de mani\u00e8re fiable. Ce qui est s\u00fbr, c&#8217;est qu&#8217;il existe certaines conditions g\u00e9n\u00e9tiques qui influencent \u00e9galement la d\u00e9gradation de l&#8217;amylo\u00efde-\u03b2. Des mutations dans certains g\u00e8nes ont m\u00eame \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es, dont la pr\u00e9sence offre une protection relativement fiable contre la d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer. La grande question qui se pose actuellement est de savoir si l'&#8221;hypoth\u00e8se amylo\u00efde&#8221; est correcte ou si un tout autre processus, encore incompris, n&#8217;est pas \u00e0 l&#8217;origine des changements pathologiques.<\/p>\n<p><strong>Quel est le pourcentage de concordance entre le diagnostic clinique (tests neuropsychologiques, anamn\u00e8se personnelle et externe) et le diagnostic d\u00e9finitif de la MA (post-mortem par autopsie) ?<\/strong><\/p>\n<p>La concordance entre le diagnostic clinique et le diagnostic pathologique est relativement mauvaise. M\u00eame les meilleurs centres experts ne parviennent &#8220;qu&#8217;\u00e0&#8221; un taux de 80-90%. Ce taux diminue consid\u00e9rablement si les diagnostics ne sont pas pos\u00e9s par des experts dans ce domaine et sans diagnostics suppl\u00e9mentaires tels qu&#8217;un test neuropsychologique, une imagerie c\u00e9r\u00e9brale et, par exemple, un diagnostic du liquide c\u00e9phalorachidien. En principe, les taux de d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer sont l\u00e9g\u00e8rement meilleurs que ceux d&#8217;autres formes de d\u00e9mence, comme la maladie \u00e0 corps de Lewy, ne serait-ce qu&#8217;en raison de leur fr\u00e9quence \u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9. Celle-ci est nettement sous-diagnostiqu\u00e9e de son vivant.<\/p>\n<p><strong>Quels biomarqueurs (par ex. amylo\u00efde-\u03b2, neurofibrilles, m\u00e9tabolisme du glucose) peuvent \u00eatre d\u00e9tect\u00e9s aujourd&#8217;hui et \u00e0 l&#8217;avenir par la tomographie par \u00e9mission de positons (TEP) ?<\/strong><\/p>\n<p>Le standard actuel est le FDG-PET, qui permet de visualiser le m\u00e9tabolisme du glucose dans les cellules c\u00e9r\u00e9brales. Depuis peu, celui-ci est \u00e9galement pris en charge par les caisses d&#8217;assurance maladie en Suisse, sous certaines conditions. Je recommande toutefois vivement que ce diagnostic ne soit effectu\u00e9 que par des sp\u00e9cialistes de la d\u00e9mence, car les r\u00e9sultats doivent toujours \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9s en fonction de la clinique. Dans d&#8217;autres pays, comme les \u00c9tats-Unis, diff\u00e9rents traceurs amylo\u00efdes sont d\u00e9j\u00e0 autoris\u00e9s et permettent de d\u00e9tecter sp\u00e9cifiquement les d\u00e9p\u00f4ts amylo\u00efdes. Je pense qu&#8217;il est tr\u00e8s probable qu&#8217;ils seront \u00e9galement plus largement utilis\u00e9s. Ces examens, qui permettent un diagnostic pr\u00e9coce, ne seront toutefois pertinents que lorsque nous disposerons de th\u00e9rapies plus efficaces. D&#8217;autres traceurs, qui permettent par exemple de visualiser les d\u00e9p\u00f4ts de ros\u00e9e, n&#8217;ont pour l&#8217;instant qu&#8217;une valeur scientifique.<\/p>\n<p><strong>Que pensez-vous des diagnostics pr\u00e9coces bas\u00e9s sur des tests oculaires et olfactifs (par ex. UPSIT) qui font actuellement parler d&#8217;eux ?<\/strong><\/p>\n<p>En effet, l&#8217;odorat en particulier diminue souvent tr\u00e8s t\u00f4t dans l&#8217;\u00e9volution de la d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer. Il n&#8217;est pas rare que la perte de l&#8217;odorat pr\u00e9c\u00e8de m\u00eame la d\u00e9mence. Cela s&#8217;explique tout \u00e0 fait d&#8217;un point de vue physiopathologique, car les anomalies pathologiques pr\u00e9coces dans la d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer sont souvent d\u00e9tectables dans le cortex entorhinal. Cependant, comme cette observation clinique s&#8217;applique \u00e9galement \u00e0 d&#8217;autres maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives telles que la maladie de Parkinson, ces tests ne sont absolument pas sp\u00e9cifiques et ne sont pas utiles dans la pratique clinique.<\/p>\n<p>La recherche d&#8217;autres tests peu invasifs et fiables pour le diagnostic pr\u00e9coce de la d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer se poursuit. Outre les tests sanguins, il s&#8217;agit \u00e9galement de d\u00e9tecter la pr\u00e9sence d&#8217;amylo\u00efde, par exemple dans la r\u00e9tine au niveau de l&#8217;\u0153il. Mais il faut d&#8217;abord prouver dans de grandes \u00e9tudes si ces m\u00e9thodes de test sont suffisamment sensibles et sp\u00e9cifiques dans une application \u00e0 grande \u00e9chelle.<\/p>\n<p><strong>Dans quelles circonstances les traitements actuels peuvent-ils avoir une influence n\u00e9gative sur le patient et aggraver sa maladie au lieu de l&#8217;am\u00e9liorer ?<\/strong><\/p>\n<p>Les traitements actuels comprennent d&#8217;une part des mesures m\u00e9dicamenteuses. Ces traitements ont certes certains effets secondaires, mais ils ne devraient pas aggraver directement la maladie. On observe cependant parfois un ph\u00e9nom\u00e8ne de &#8220;rebond&#8221;, avec une aggravation apr\u00e8s l&#8217;arr\u00eat des m\u00e9dicaments. Mais \u00e0 mon avis, cela ne fait que refl\u00e9ter l&#8217;\u00e9volution pr\u00e9c\u00e9demment retard\u00e9e de la maladie, qui se rapproche ensuite de l&#8217;\u00e9volution initiale.<br \/>\nEn ce qui concerne les autres mesures th\u00e9rapeutiques beaucoup plus importantes, comme la physioth\u00e9rapie et l&#8217;ergoth\u00e9rapie, nous ne nous attendons gu\u00e8re \u00e0 des effets n\u00e9gatifs si elles sont r\u00e9alis\u00e9es de mani\u00e8re professionnelle.<\/p>\n<p><strong>Quels sont les d\u00e9veloppements concernant les inhibiteurs de l&#8217;ac\u00e9tylcholinest\u00e9rase (par exemple, les patchs transdermiques) et quelle est votre position sur le d\u00e9bat controvers\u00e9 concernant le ginkgo biloba ?<\/strong><\/p>\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, la plupart des fournisseurs d&#8217;inhibiteurs de l&#8217;ac\u00e9tylcholinest\u00e9rase ont mis sur le march\u00e9 de nouvelles formes gal\u00e9niques telles que les patchs ou les comprim\u00e9s sublinguaux. Ceux-ci facilitent effectivement l&#8217;application des m\u00e9dicaments dans certains cas, mais tous n&#8217;ont pas apport\u00e9 de perc\u00e9e d\u00e9cisive dans le traitement de la maladie.<\/p>\n<p>Les pr\u00e9parations \u00e0 base de ginkgo ont, selon moi, une certaine valeur dans le traitement de la d\u00e9mence. Certes, les grandes m\u00e9ta-analyses n&#8217;ont pas pu apporter de preuve d\u00e9finitive de l&#8217;efficacit\u00e9, mais il existe des \u00e9tudes qui, \u00e0 des doses suffisamment \u00e9lev\u00e9es, ont montr\u00e9 des effets, notamment sur la d\u00e9mence l\u00e9g\u00e8re. Comme pour les autres substances, l&#8217;effet doit \u00eatre r\u00e9guli\u00e8rement \u00e9valu\u00e9 et mis en balance avec les \u00e9ventuels effets secondaires.<\/p>\n<p><strong>Quels sont les objectifs des approches de nutrition m\u00e9dicale en vente libre comme <sup>Souvenaid\u00ae<\/sup>?<\/strong><\/p>\n<p>En principe, on sait depuis un certain temps, gr\u00e2ce \u00e0 de grandes \u00e9tudes de cohorte, que certaines formes d&#8217;alimentation, comme le &#8220;r\u00e9gime m\u00e9diterran\u00e9en&#8221;, semblent avoir un effet pr\u00e9ventif sur la d\u00e9mence &#8211; tout comme d&#8217;ailleurs une activit\u00e9 sportive r\u00e9guli\u00e8re. Mais je ne suis pas du tout convaincu que la &#8220;formule magique&#8221; d&#8217;un r\u00e9gime m\u00e9diterran\u00e9en puisse \u00eatre simplement emball\u00e9e dans un flacon de compl\u00e9ments alimentaires. De plus, la question de savoir \u00e0 quel moment il faudrait commencer un tel r\u00e9gime pour voir des effets protecteurs reste ouverte. La plupart des \u00e9tudes positives sur ce sujet ont \u00e9t\u00e9 plus ou moins soutenues par les entreprises productrices. Comme il ne s&#8217;agit pas de m\u00e9dicaments, les r\u00e8gles concernant la publicit\u00e9 et la conception des \u00e9tudes, par exemple, sont tr\u00e8s diff\u00e9rentes de celles du march\u00e9 pharmaceutique, qui est strictement contr\u00f4l\u00e9. En d&#8217;autres termes, les entreprises peuvent faire de la publicit\u00e9 pour des choses qui ne sont pas n\u00e9cessairement consid\u00e9r\u00e9es comme prouv\u00e9es selon des crit\u00e8res scientifiques stricts.<\/p>\n<p>Tant que nous n&#8217;aurons pas ici la confirmation des r\u00e9sultats par de grandes \u00e9tudes ind\u00e9pendantes, je pr\u00e9f\u00e9rerais d\u00e9penser les quelque cinq francs par jour pour d&#8217;autres choses.<\/p>\n<p><strong><em>Entretien : Andreas Grossmann<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2014 ; 9(10) : 29-31<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ansgar Felbecker, de la clinique de neurologie de l&#8217;h\u00f4pital cantonal de Saint-Gall, s&#8217;est entretenu avec HAUSARZT PRAXIS de questions relatives \u00e0 la d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer. Les chiffres \u00e9pid\u00e9miologiques actuels, les connaissances&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":47465,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Nouveaux d\u00e9veloppements dans le domaine de la d\u00e9mence d'Alzheimer","footnotes":""},"category":[11523,11368,11539,11383,11549],"tags":[12103,49974,18179],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-344311","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-actualites","category-geriatrie-fr","category-interviews-fr","category-neurologie-fr","category-rx-fr","tag-demence-fr","tag-developpement","tag-neurologie-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-06-16 23:56:27","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":344317,"slug":"e-una-questione-aperta-quanto-la-prevalenza-della-demenza-aumentera-effettivamente-in-futuro","post_title":"\"\u00c8 una questione aperta quanto la prevalenza della demenza aumenter\u00e0 effettivamente in futuro\".","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/e-una-questione-aperta-quanto-la-prevalenza-della-demenza-aumentera-effettivamente-in-futuro\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":344323,"slug":"e-uma-questao-em-aberto-saber-ate-que-ponto-a-prevalencia-da-demencia-ira-realmente-aumentar-no-futuro","post_title":"\"\u00c9 uma quest\u00e3o em aberto saber at\u00e9 que ponto a preval\u00eancia da dem\u00eancia ir\u00e1 realmente aumentar no futuro\".","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/e-uma-questao-em-aberto-saber-ate-que-ponto-a-prevalencia-da-demencia-ira-realmente-aumentar-no-futuro\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":344330,"slug":"es-una-cuestion-abierta-cuanto-aumentara-realmente-la-prevalencia-de-la-demencia-en-el-futuro","post_title":"\"Es una cuesti\u00f3n abierta cu\u00e1nto aumentar\u00e1 realmente la prevalencia de la demencia en el futuro\"","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/es-una-cuestion-abierta-cuanto-aumentara-realmente-la-prevalencia-de-la-demencia-en-el-futuro\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/344311","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=344311"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/344311\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=344311"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=344311"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=344311"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=344311"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}