{"id":344355,"date":"2014-10-25T00:00:00","date_gmt":"2014-10-24T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/que-fait-le-poisson-zebre-mieux-que-nous\/"},"modified":"2014-10-25T00:00:00","modified_gmt":"2014-10-24T22:00:00","slug":"que-fait-le-poisson-zebre-mieux-que-nous","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/que-fait-le-poisson-zebre-mieux-que-nous\/","title":{"rendered":"Que fait le poisson-z\u00e8bre mieux que nous ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Dans le cadre de la 6e r\u00e9union annuelle de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de n\u00e9phrologie (DGfN) \u00e0 Berlin, une conf\u00e9rence de presse a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e pour discuter de l&#8217;impact de la dialyse moderne sur la survie \u00e0 long terme, de la mani\u00e8re dont la confiance dans la m\u00e9decine de transplantation pourrait \u00eatre renforc\u00e9e et des possibilit\u00e9s de r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration r\u00e9nale.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Selon le professeur Jan Galle de L\u00fcdenscheid, la survie \u00e0 5 ans des patients nouvellement dialys\u00e9s est de 39,3 % pour les plus de 65 ans et de 21,3 % pour les plus de 75 ans, ce qui reste des valeurs faibles. Parall\u00e8lement, il existe des patients dialys\u00e9s \u00e0 long terme, qui survivent parfois jusqu&#8217;\u00e0 40 ans sous dialyse. Il doit donc y avoir une diff\u00e9rence significative entre les patients moyens et les patients dialys\u00e9s \u00e0 long terme. &#8220;Et il existe aussi : \u00e0 savoir les maladies concomitantes. Plus de 33% des patients en n\u00e9dialyse sont diab\u00e9tiques et doivent \u00eatre dialys\u00e9s en raison d&#8217;une n\u00e9phropathie diab\u00e9tique. Le patient moyen est plus \u00e2g\u00e9 et pr\u00e9sente de nombreuses comorbidit\u00e9s &#8211; par exemple l&#8217;hypertension, le diab\u00e8te ou l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 (syndrome m\u00e9tabolique). Il fume peut-\u00eatre et il n&#8217;est pas rare qu&#8217;il ait d\u00e9j\u00e0 subi des infarctus et des accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux. Il va sans dire que tous ces facteurs affectent significativement le pronostic. Pour le dire de mani\u00e8re provocante, ce n&#8217;est pas le fait d&#8217;\u00eatre dialys\u00e9 qui tue, mais les maladies qui l&#8217;accompagnent&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 l&#8217;orateur.<\/p>\n<p>Les jeunes patients sans l\u00e9sions vasculaires peuvent tirer un grand profit d&#8217;une technique de dialyse sophistiqu\u00e9e et d&#8217;une prise en charge n\u00e9phrologique attentive ; il n&#8217;est pas rare qu&#8217;ils deviennent des patients \u00e0 long terme qui survivent \u00e0 la dialyse pendant des ann\u00e9es, voire des d\u00e9cennies.<\/p>\n<h2 id=\"don-post-mortem-vs-don-du-vivant\">Don post-mortem vs. don du vivant<\/h2>\n<p>Il est clair que le nombre de patients en attente d&#8217;un rein est incomparablement plus \u00e9lev\u00e9 que celui des transplantations r\u00e9nales effectives. Le professeur J\u00fcrgen Floege, d&#8217;Aix-la-Chapelle, s&#8217;est exprim\u00e9 sur ce sujet. La tendance n\u00e9gative ne cesse d&#8217;augmenter (notamment en raison de la forte baisse du nombre de donneurs), ce qui entra\u00eene des d\u00e9lais d&#8217;attente de plus en plus longs : En moyenne, un patient doit actuellement attendre environ cinq \u00e0 six ans pour obtenir un rein.<\/p>\n<p>La survie avec un greffon est nettement meilleure apr\u00e8s un don de son vivant qu&#8217;apr\u00e8s un don post-mortem. &#8220;Il existe des donn\u00e9es compl\u00e8tes et claires \u00e0 ce sujet&#8221;, a affirm\u00e9 le professeur Floege. Sur la base de cas individuels, le don d&#8217;organes par des personnes vivantes est de plus en plus critiqu\u00e9 &#8211; mais ces doutes exprim\u00e9s sont-ils justifi\u00e9s et scientifiquement fond\u00e9s ?<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9valuation du risque li\u00e9 au donneur d\u00e9pend en grande partie du groupe de comparaison :<\/p>\n<p>Si celle-ci est la population normale du m\u00eame \u00e2ge, les donneurs de rein vivants pr\u00e9sentent une survie plus longue et un risque plus faible de survenue d&#8217;une dialyse obligatoire.<br \/>\nEn revanche, s&#8217;il s&#8217;agit de personnes t\u00e9moins, consid\u00e9r\u00e9es comme en meilleure sant\u00e9 que la moyenne \u00e0 la plupart des \u00e9gards, les donneurs vivants de reins pr\u00e9sentent un risque l\u00e9g\u00e8rement plus \u00e9lev\u00e9 (en chiffres absolus) d&#8217;\u00eatre un jour eux-m\u00eames dialys\u00e9s. Le risque n&#8217;est donc pas nul, mais les taux de r\u00e9ussite sont en principe tr\u00e8s bons.<\/p>\n<p>&#8220;Bien entendu, les lignes directrices pr\u00e9voient \u00e9galement des contre-indications au don de rein. Les donneurs doivent disposer de deux reins fonctionnant normalement et ne pas souffrir de maladies pertinentes pour le don (ce qui ne comprend d&#8217;ailleurs pas encore une hypertension art\u00e9rielle mod\u00e9r\u00e9e et bien contr\u00f4l\u00e9e)&#8221;, explique l&#8217;expert. Dans une initiative, la DGfN et la Bundesverband Niere e.V. demandent la cr\u00e9ation d&#8217;un registre des transplantations (d\u00e9j\u00e0 en pr\u00e9paration) ainsi qu&#8217;un d\u00e9p\u00f4t s\u00e9curis\u00e9 de la disponibilit\u00e9 des donneurs (consultable dans les unit\u00e9s de soins intensifs). La cr\u00e9ation de fiches d&#8217;information compr\u00e9hensibles par les non-sp\u00e9cialistes pour les patients (receveurs et donneurs) et, plus g\u00e9n\u00e9ralement, une meilleure information de l&#8217;ensemble de la population sont \u00e9galement demand\u00e9es.<\/p>\n<h2 id=\"regenerer-les-reins-malades\">R\u00e9g\u00e9n\u00e9rer les reins malades<\/h2>\n<p>Le professeur Christian Hugo, de Dresde, a pr\u00e9sent\u00e9 un aper\u00e7u de la recherche sur la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration des reins malades. Bien s\u00fbr, la dialyse repr\u00e9sentait d\u00e9j\u00e0 un grand progr\u00e8s dans le domaine des techniques de remplacement r\u00e9nal, mais l&#8217;\u00e9volution future ira dans une autre direction : L&#8217;objectif est la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration. Le tissu r\u00e9nal sain doit, dans le meilleur des cas, &#8220;repousser&#8221;, c&#8217;est l&#8217;approche des chercheurs du monde entier qui est actuellement consid\u00e9r\u00e9e comme une vision. Dans le monde animal, la formation de nouveaux n\u00e9phrons apr\u00e8s une l\u00e9sion a d\u00e9j\u00e0 lieu, par exemple chez le poisson z\u00e8bre au moyen de diff\u00e9rentes cellules prog\u00e9nitrices (comme cela a \u00e9t\u00e9 montr\u00e9 en 2011 [1]). Pour g\u00e9n\u00e9rer un grand nombre de n\u00e9phrons, il suffit de transplanter 10 \u00e0 30 de ces cellules. Il existe \u00e9galement des cellules pr\u00e9curseurs similaires chez les mammif\u00e8res, il faudrait donc les identifier et les produire (ing\u00e9nierie cellulaire) pour d\u00e9velopper des th\u00e9rapies r\u00e9nales r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives. Le concept d\u00e9couvert par Shin`Ya Yamanaka, selon lequel toute cellule mature (par exemple une cellule de la peau) peut en principe \u00eatre transform\u00e9e en cellule souche, pourrait notamment aider.<br \/>\nUn projet de recherche [2] a r\u00e9cemment r\u00e9ussi \u00e0 orienter la diff\u00e9renciation des cellules souches embryonnaires &#8211; ce qui, en soi, suscite des pr\u00e9occupations \u00e9thiques &#8211; vers la formation de cellules pr\u00e9curseurs sp\u00e9cifiques des reins, y compris des n\u00e9phrons et une structure r\u00e9nale.<\/p>\n<p>Toujours en 2014, des chercheurs [3] ont d\u00e9velopp\u00e9 des cellules souches sp\u00e9cifiques au rein dans une bo\u00eete de P\u00e9tri \u00e0 partir de cellules de peau humaine, qui forment ensuite des structures de tubules r\u00e9naux.<\/p>\n<p>La d\u00e9cellularisation compl\u00e8te du rein jusqu&#8217;\u00e0 la matrice, suivie d&#8217;une reconstruction (recellularisation avec des cellules saines et culture suppl\u00e9mentaire dans ce que l&#8217;on appelle un bior\u00e9acteur), constitue une autre approche prometteuse, d\u00e9j\u00e0 test\u00e9e dans des exp\u00e9riences sur des animaux [4].<\/p>\n<p>Enfin, on s&#8217;efforce de freiner la progression de la maladie (en cours) et de l&#8217;orienter vers la gu\u00e9rison. Les structures et les cellules devraient alors \u00eatre remplac\u00e9es de mani\u00e8re ad\u00e9quate par des cellules souches ou prog\u00e9nitrices adultes afin de stimuler\/g\u00e9rer le processus r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratif. Lors du congr\u00e8s de la DGfN de cette ann\u00e9e, diff\u00e9rentes th\u00e9ories ont \u00e9t\u00e9 discut\u00e9es \u00e0 ce sujet et de nouveaux r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s [5\u20137].<\/p>\n<p><em>Source : Conf\u00e9rence de presse de la 6e r\u00e9union annuelle de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de n\u00e9phrologie (DGfN), 8 septembre 2014, Berlin<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Diep CQ, et al : Identification of adult nephron progenitors capable of kidney regeneration in zebrafish. Nature 2011 Feb 3 ; 470(7332) : 95-100.<\/li>\n<li>Takasato M, et al : Diriger la diff\u00e9renciation des cellules souches embryonnaires humaines vers une lign\u00e9e r\u00e9nale g\u00e9n\u00e8re un rein auto-organis\u00e9. Nat Cell Biol 2014 Jan ; 16(1) : 118-126.<\/li>\n<li>Lam AQ, et al : Diff\u00e9renciation rapide et efficace de cellules souches pluripotentes humaines en un m\u00e9soderme interm\u00e9diaire qui forme des tubules exprimant des marqueurs tubulaires proximaux du rein. J Am Soc Nephrol 2014 Jun ; 25(6) : 1211-1225.<\/li>\n<li>Song JJ, et al : R\u00e9g\u00e9n\u00e9ration et transplantation orthotopique exp\u00e9rimentale d&#8217;un rein bio-ing\u00e9ni\u00e9. Nat Med 2013 mai ; 19(5) : 646-651.<\/li>\n<li>Starke C, et al : Les cellules \u00e0 tige de r\u00e9nine sont des pr\u00e9curseurs adultes du m\u00e9sangium en cas de l\u00e9sion des cellules m\u00e9sangiales. Congr\u00e8s DGfN 2014 ; Abstract FV11.<\/li>\n<li>Hickmann L, et al : Evidence for the existence of a precursor pool for renin-producing cells. Congr\u00e8s DGfN 2014 ; Abstract FV12.<\/li>\n<li>Sradnick J, et al. : La r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration d&#8217;une l\u00e9sion des cellules endoth\u00e9liales dans le rein de souris se fait sans recrutement de cellules \u00e0 partir d&#8217;une niche de cellules souches extrar\u00e9nales. Congr\u00e8s DGfN 2014 ; Abstract P027.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>CARDIOVASC 2014 ; 13(5) : 26-27<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le cadre de la 6e r\u00e9union annuelle de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de n\u00e9phrologie (DGfN) \u00e0 Berlin, une conf\u00e9rence de presse a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e pour discuter de l&#8217;impact de la&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":47300,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"6e r\u00e9union annuelle de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de n\u00e9phrologie","footnotes":""},"category":[11434,11535,11549],"tags":[50158,26719,50148],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-344355","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-nephrologie-fr","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-dgfn-fr","tag-dialyse-fr","tag-poisson-zebre","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-29 08:45:03","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":344365,"slug":"cosa-fa-il-pesce-zebra-meglio-di-noi","post_title":"Cosa fa il pesce zebra meglio di noi?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/cosa-fa-il-pesce-zebra-meglio-di-noi\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":344373,"slug":"o-que-e-que-o-zebrafish-faz-melhor-que-nos","post_title":"O que \u00e9 que o zebrafish faz melhor que n\u00f3s?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/o-que-e-que-o-zebrafish-faz-melhor-que-nos\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":344381,"slug":"que-hace-el-pez-cebra-mejor-que-nosotros","post_title":"\u00bfQu\u00e9 hace el pez cebra mejor que nosotros?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/que-hace-el-pez-cebra-mejor-que-nosotros\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/344355","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=344355"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/344355\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/47300"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=344355"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=344355"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=344355"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=344355"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}