{"id":344456,"date":"2014-10-07T09:24:55","date_gmt":"2014-10-07T07:24:55","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/mise-a-jour-chirurgicale-sur-le-cancer-du-pancreas\/"},"modified":"2014-10-07T09:24:55","modified_gmt":"2014-10-07T07:24:55","slug":"mise-a-jour-chirurgicale-sur-le-cancer-du-pancreas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/mise-a-jour-chirurgicale-sur-le-cancer-du-pancreas\/","title":{"rendered":"Mise \u00e0 jour chirurgicale sur le cancer du pancr\u00e9as"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;objectif de la chirurgie du cancer du pancr\u00e9as est d&#8217;enlever la tumeur en milieu sain avec la meilleure marge de s\u00e9curit\u00e9 possible entre les bords de la tumeur et les surfaces de r\u00e9section. Les tumeurs r\u00e9s\u00e9cables sont celles pour lesquelles l&#8217;esp\u00e9rance de vie est la plus longue. Les cancers du pancr\u00e9as limite r\u00e9s\u00e9cables sont d\u00e9finis en fonction du degr\u00e9 d&#8217;infiltration des organes voisins. Dans la nouvelle ligne directrice S3, le bord de coupe est d\u00e9crit de mani\u00e8re plus pr\u00e9cise qu&#8217;auparavant dans l&#8217;expertise histopathologique. Un pronostic d\u00e9favorable doit \u00eatre d\u00e9duit si le rapport entre les ganglions lymphatiques atteints et les ganglions lymphatiques sans tumeur (ratio lymphatique) est \u22650,2. Les th\u00e9rapies n\u00e9oadjuvantes semblent \u00eatre une option tr\u00e8s prometteuse.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le taux de survie \u00e0 5 ans du cancer du pancr\u00e9as reste le plus faible de toutes les tumeurs malignes dans le monde, soit 8%. Le traitement chirurgical reste n\u00e9anmoins essentiel, car il s&#8217;agit de la seule proc\u00e9dure potentiellement curative [1]. Le diagnostic pr\u00e9alable est complet et pr\u00e9voit, outre les enqu\u00eates de base, les examens suivants :<\/p>\n<ul>\n<li>Laboratoire de routine<\/li>\n<li>Marqueurs tumoraux CA 19-9 et CEA<\/li>\n<li>HbA1c<\/li>\n<li>Diagnostic fonctionnel avec \u00e9lastase f\u00e9cale et test de d\u00e9tection du glucose par voie orale<\/li>\n<li>Radiographie du thorax<\/li>\n<li>Sonographie<\/li>\n<li>Couche mince renforc\u00e9e par un agent de contraste<\/li>\n<li>CT-abdomen<\/li>\n<li>Cholangiopancr\u00e9atographie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique (MRCP)<\/li>\n<li>\u0152sophago-gastro-duod\u00e9noscopie<\/li>\n<li>Endosonographie<\/li>\n<li>Cholangiopancr\u00e9atographie r\u00e9trograde endoscopique (CPRE) avec tentative de pr\u00e9l\u00e8vement ou de pose de stent en cas d&#8217;ict\u00e8re s\u00e9v\u00e8re.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans des cas s\u00e9lectionn\u00e9s, une laparoscopie de stadification doit \u00eatre discut\u00e9e : Lorsque l&#8217;imagerie ne montre pas de r\u00e9sultats clairs concernant une m\u00e9tastase dans le p\u00e9ritoine et\/ou le foie, mais qu&#8217;une m\u00e9tastase est probable en raison d&#8217;un taux \u00e9lev\u00e9 de CA 19-9 de &gt;1000&nbsp;U\/ml, ou lorsque la tentative endosonographique pr\u00e9alable de confirmation biopsique du malignome a \u00e9chou\u00e9 [2].<\/p>\n<p>Un traitement n\u00e9oadjuvant peut permettre d&#8217;augmenter la probabilit\u00e9 d&#8217;une r\u00e9section en fonction du degr\u00e9 de r\u00e9ponse et de rendre possible une r\u00e9section ult\u00e9rieure de la tumeur. Les tumeurs qui ne sont pas raisonnablement r\u00e9s\u00e9cables doivent \u00eatre trait\u00e9es par chimioth\u00e9rapie dans une intention palliative, conform\u00e9ment aux lignes directrices S3 actuelles, via un port i.v. implant\u00e9 au pr\u00e9alable.<\/p>\n<h2 id=\"principes-de-loperation\">Principes de l&#8217;op\u00e9ration<\/h2>\n<p>L&#8217;objectif de l&#8217;op\u00e9ration est l&#8217;ablation de la tumeur en milieu sain avec la meilleure distance de s\u00e9curit\u00e9 possible entre les bords de la tumeur et les surfaces de r\u00e9section (situation R0) [3,4]. L&#8217;intervention standard pour une tumeur r\u00e9s\u00e9cable de la t\u00eate du pancr\u00e9as (y compris le processus uncinatus) est la pancr\u00e9aticoduod\u00e9nectomie partielle comme op\u00e9ration de Whipple dite classique ou pr\u00e9servant le pylore avec dissection correspondante des ganglions lymphatiques <strong>(Fig.&nbsp;1)<\/strong> [5].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-4477\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/abb1_oh7_s11.png\" style=\"height:972px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1782\"><\/p>\n<p>\nLe niveau de dissection des ganglions lymphatiques comprend les ganglions lymphatiques p\u00e9ripancr\u00e9atiques et p\u00e9riduod\u00e9naux, les ganglions lymphatiques situ\u00e9s \u00e0 droite de l&#8217;art\u00e8re m\u00e9sent\u00e9rique inf\u00e9rieure et les ganglions lymphatiques du ligament h\u00e9patoduod\u00e9nal. Une lymphad\u00e9nectomie radicale \u00e9largie (interaortique, \u00e0 gauche de l&#8217;art\u00e8re m\u00e9sent\u00e9rique sup\u00e9rieure) n&#8217;am\u00e9liore pas le pronostic et est plut\u00f4t contre-indiqu\u00e9e en raison de la morbidit\u00e9 postop\u00e9ratoire \u00e9lev\u00e9e suppl\u00e9mentaire avec fistule chyleuse et diarrh\u00e9es massives [6]. Si la tumeur est situ\u00e9e \u00e0 gauche de la veine m\u00e9sent\u00e9rique sup\u00e9rieure (corps ou queue du pancr\u00e9as), on proc\u00e8de \u00e0 une r\u00e9section gauche avec spl\u00e9nectomie et dissection locale correspondante des ganglions lymphatiques.<\/p>\n<p>S&#8217;il n&#8217;appara\u00eet qu&#8217;en perop\u00e9ratoire qu&#8217;il existe des m\u00e9tastases \u00e0 distance (p\u00e9ritoine\/foie) ou que la tumeur n&#8217;est pas raisonnablement r\u00e9s\u00e9cable localement, une intervention palliative doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e. Si aucune confirmation histologique n&#8217;a \u00e9t\u00e9 possible jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, la tumeur est biopsi\u00e9e pour confirmer le diagnostic de mani\u00e8re \u00e0 ce qu&#8217;il n&#8217;y ait qu&#8217;une faible probabilit\u00e9 de morbidit\u00e9 concernant une fistule pancr\u00e9atique (par ex. par voie transduod\u00e9nale ou par le canal biliaire). Une confirmation claire du carcinome est une condition sine qua non pour une chimioth\u00e9rapie palliative ou n\u00e9oadjuvante ult\u00e9rieure. Les r\u00e9sections de m\u00e9tastases h\u00e9patiques ne sont g\u00e9n\u00e9ralement pas utiles.<\/p>\n<p>En cas de cholestase, une anastomose biliodigestive est r\u00e9alis\u00e9e et le stent biliaire est retir\u00e9 en perop\u00e9ratoire. Dans cette situation, il est g\u00e9n\u00e9ralement conseill\u00e9 de cr\u00e9er une gastroent\u00e9rostomie transm\u00e9socolique suppl\u00e9mentaire, m\u00eame en l&#8217;absence de st\u00e9nose duod\u00e9nale existante. La combinaison des deux proc\u00e9dures constitue la reconstruction par double pontage.<\/p>\n<h2 id=\"la-resecabilite-chirurgicale-determine-le-pronostic\">La r\u00e9s\u00e9cabilit\u00e9 chirurgicale d\u00e9termine le pronostic<\/h2>\n<p>Malgr\u00e9 la grande qualit\u00e9 des techniques d&#8217;imagerie modernes, la r\u00e9s\u00e9cabilit\u00e9 d&#8217;une tumeur du pancr\u00e9as ne peut \u00eatre \u00e9valu\u00e9e que par le chirurgien visc\u00e9ral. L&#8217;exp\u00e9rience du chirurgien et du centre jouent ici un r\u00f4le central. Les patients doivent donc \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9s dans des centres o\u00f9 le nombre de cas est \u00e9lev\u00e9 afin d&#8217;\u00e9valuer la r\u00e9s\u00e9cabilit\u00e9 locor\u00e9gionale. Les tumeurs r\u00e9s\u00e9cables sont celles pour lesquelles l&#8217;esp\u00e9rance de vie est la plus longue. On peut aujourd&#8217;hui obtenir des taux de survie \u00e0 5 ans de 24 \u00e0 36% apr\u00e8s une r\u00e9section oncologique avec chimioth\u00e9rapie adjuvante. L&#8217;infiltration d&#8217;organes voisins n&#8217;exclut pas n\u00e9cessairement une r\u00e9section R0. La r\u00e9section \u00e9largie (en bloc) n\u00e9cessaire \u00e0 cet effet promet un pronostic comparable \u00e0 celui de l&#8217;op\u00e9ration standard et devrait \u00eatre effectu\u00e9e dans des centres pancr\u00e9atiques [7].<\/p>\n<p>Le NCCN (National Comprehensive Cancer Network) d\u00e9finit les cancers du pancr\u00e9as \u00e0 la limite de la r\u00e9s\u00e9cabilit\u00e9 en fonction du degr\u00e9 d&#8217;infiltration des organes voisins <strong>(tableau&nbsp;1). <\/strong>Un &#8220;mur&#8221; de l&#8217;art\u00e8re m\u00e9sent\u00e9rique sup\u00e9rieure ou du tronc coeliaque de plus de 180\u00b0 n&#8217;est pas consid\u00e9r\u00e9 comme raisonnablement r\u00e9s\u00e9cable, mais ne constitue pas \u00e0 ce jour une contre-indication absolue \u00e0 une r\u00e9section selon le consensus des experts. Il faut cependant \u00eatre conscient que la morbidit\u00e9 et le taux de mortalit\u00e9 p\u00e9riop\u00e9ratoires sont plus \u00e9lev\u00e9s [8]. En revanche, l&#8217;infiltration de la veine porte, de la veine m\u00e9sent\u00e9rique sup\u00e9rieure et de la veine iliaque ne constituent pas des contre-indications absolues. Les r\u00e9sections en bloc du pancr\u00e9as et des segments veineux portaux ont un taux de complications comparable \u00e0 celui des op\u00e9rations sans infiltration des vaisseaux veineux portaux [3,9]. Les donn\u00e9es \u00e0 long terme de certaines \u00e9tudes montrent des pronostics comparables \u00e0 ceux des interventions sans r\u00e9section partielle des veines. En revanche, l&#8217;infiltration de la veine porte au-del\u00e0 de 2&nbsp;cm est consid\u00e9r\u00e9e comme critique et constitue un facteur pronostique n\u00e9gatif [10].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4478 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/tab1-oh7_s12.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 862px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 862\/1019;height:709px; width:600px\" width=\"862\" height=\"1019\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"indications-pour-la-mise-en-place-dun-stent-biliaire\">Indications pour la mise en place d&#8217;un stent biliaire<\/h2>\n<p>Les tumeurs de la t\u00eate du pancr\u00e9as se remarquent g\u00e9n\u00e9ralement par un ict\u00e8re indolore et entra\u00eenent une CPRE. Cependant, la mise en place d&#8217;un stent biliaire drainant entra\u00eene tr\u00e8s souvent une colonisation bact\u00e9rienne de la bile (environ 73%) et une cholangite cons\u00e9cutive, qui augmente encore la morbidit\u00e9 en cas de r\u00e9section pancr\u00e9atique [11]. L&#8217;indication de la pose d&#8217;un stent doit donc \u00eatre pos\u00e9e en concertation avec les chirurgiens visc\u00e9raux et \u00eatre rigoureuse. Toutefois, si la chirurgie ne peut pas \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e rapidement en cas d&#8217;ict\u00e8re rapidement croissant (plus de dix fois la norme), l&#8217;indication de stenting est indispensable (crit\u00e8res de &#8220;bonnes pratiques cliniques&#8221;, GCP).<\/p>\n<h2 id=\"traitement-histopathologique-standardise\">Traitement histopathologique standardis\u00e9<\/h2>\n<p>La distance minimale \u00e0 respecter par rapport aux limites de coupe a r\u00e9cemment fait l&#8217;objet de discussions tr\u00e8s controvers\u00e9es, suite \u00e0 la red\u00e9finition &#8220;arbitraire&#8221; de la classification R par le &#8220;Royal College of Pathologists&#8221; (RCP). Le RCP postule d\u00e9j\u00e0 une situation R1 lorsque des cellules tumorales &lt;1&nbsp;mm sont pr\u00e9sentes par rapport \u00e0 la limite de r\u00e9section, mais qu&#8217;aucune cellule tumorale n&#8217;est d\u00e9tectable sur la zone de coupe. Dans la nouvelle ligne directrice S3, il a donc \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 de d\u00e9crire plus pr\u00e9cis\u00e9ment le bord de coupe circonf\u00e9rentiel (ventral, m\u00e9dial et post\u00e9rieur) dans l&#8217;expertise histopathologique (concept CRM bas\u00e9 sur l&#8217;\u00e9valuation histologique des cancers colorectaux) :<\/p>\n<ul>\n<li>Les r\u00e9sections R0 sont d\u00e9crites comme CRM-n\u00e9gatives (R0-wide) lorsque les cellules tumorales &gt;sont \u00e0 1&nbsp;mm du bord de la r\u00e9section.<\/li>\n<li>Les r\u00e9sections R0 sont d\u00e9crites comme positives pour la CRM (R0-narrow) lorsque la distance entre les cellules malignes et la surface de coupe &lt;est de 1&nbsp;mm <strong>(Fig.&nbsp;2).<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4479 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/abb2_oh7_s12.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/505;height:275px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"505\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>Des \u00e9tudes r\u00e9centes montrent que l&#8217;absence de cellules tumorales sur le bord de la coupe est le crit\u00e8re d\u00e9cisif (correspond \u00e0 l&#8217;ancienne d\u00e9finition R selon l&#8217;UICC) [12]. L&#8217;objectif du nouveau traitement histologique standardis\u00e9 est d&#8217;obtenir de meilleures donn\u00e9es pour l&#8217;\u00e9valuation du pronostic et de la probabilit\u00e9 de r\u00e9cidive \u00e0 l&#8217;avenir.<\/p>\n<h2 id=\"le-ratio-des-ganglions-lymphatiques-est-un-facteur-pronostique\">Le ratio des ganglions lymphatiques est un facteur pronostique<\/h2>\n<p>Les nouvelles lignes directrices S3 sur le cancer du pancr\u00e9as exigent, outre le traitement histologique standardis\u00e9, une lymphad\u00e9nectomie d&#8217;au moins dix ganglions lymphatiques locor\u00e9gionaux. Celles-ci sont trait\u00e9es de mani\u00e8re \u00e0 permettre l&#8217;indication du ratio ganglionnaire, c&#8217;est-\u00e0-dire le ratio entre les ganglions atteints et les ganglions non atteints (recommandation des GCP). Un pronostic d\u00e9favorable doit \u00eatre d\u00e9duit si le quotient des ganglions lymphatiques atteints par rapport aux ganglions lymphatiques sans tumeur est \u2265 0,2 [13].<\/p>\n<h2 id=\"pas-de-resection-en-cas-de-metastases-a-distance\">Pas de r\u00e9section en cas de m\u00e9tastases \u00e0 distance<\/h2>\n<p>Si des m\u00e9tastases \u00e0 distance sont d\u00e9j\u00e0 d\u00e9tect\u00e9es en pr\u00e9op\u00e9ratoire, le traitement chirurgical n&#8217;est g\u00e9n\u00e9ralement pas utile. Il s&#8217;agit notamment de m\u00e9tastases d&#8217;organes, par exemple dans le foie et les poumons, d&#8217;une carcinose p\u00e9riton\u00e9ale avec ascite ou de m\u00e9tastases de ganglions lymphatiques en dehors des zones locor\u00e9gionales (consid\u00e9r\u00e9es comme des m\u00e9tastases \u00e0 distance). Si des m\u00e9tastases \u00e0 distance jusque-l\u00e0 inconnues sont d\u00e9couvertes en perop\u00e9ratoire, la r\u00e9section entra\u00eene une morbidit\u00e9 p\u00e9riop\u00e9ratoire accrue et ne pr\u00e9sente aucun avantage en termes de survie. Cependant, il n&#8217;existe que des donn\u00e9es bibliographiques limit\u00e9es \u00e0 ce sujet [14].<\/p>\n<h2 id=\"traitement-neoadjuvant-du-cancer-du-pancreas\">Traitement n\u00e9oadjuvant du cancer du pancr\u00e9as<\/h2>\n<p>Bien que les donn\u00e9es d&#8217;\u00e9tudes sur les approches th\u00e9rapeutiques n\u00e9oadjuvantes chez les patients atteints de tumeurs r\u00e9s\u00e9cables ou \u00e0 la limite de la r\u00e9s\u00e9cabilit\u00e9 (chimioradioth\u00e9rapie ou chimioth\u00e9rapie suivie d&#8217;une radioth\u00e9rapie) soient encore insuffisantes, les traitements n\u00e9oadjuvants semblent \u00eatre une option tr\u00e8s prometteuse [15,16]. Dans certaines \u00e9tudes unicentriques, il a ainsi \u00e9t\u00e9 possible d&#8217;obtenir une r\u00e9s\u00e9cabilit\u00e9 secondaire et d&#8217;am\u00e9liorer ainsi le pronostic des patients concern\u00e9s. En particulier, des sch\u00e9mas de chimioth\u00e9rapie intensifi\u00e9e plus efficaces sont aujourd&#8217;hui disponibles (FOLFIRINOX et gemcitabine\/abraxane), qui permettent pour la premi\u00e8re fois une r\u00e9gression significative de la tumeur.<\/p>\n<p>Bien qu&#8217;aucune \u00e9tude contr\u00f4l\u00e9e et randomis\u00e9e n&#8217;ait encore \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e, les approches th\u00e9rapeutiques n\u00e9oadjuvantes pourraient s&#8217;imposer [17]. Ainsi, des patients sont actuellement recrut\u00e9s dans cinq \u00e9tudes diff\u00e9rentes visant \u00e0 \u00e9valuer l&#8217;int\u00e9r\u00eat d&#8217;un traitement n\u00e9oadjuvant, y compris pour les cancers consid\u00e9r\u00e9s comme r\u00e9s\u00e9cables ou \u00e0 la limite de la r\u00e9s\u00e9cabilit\u00e9. des tumeurs pancr\u00e9atiques localement avanc\u00e9es. L&#8217;objectif est d&#8217;obtenir plus souvent une r\u00e9section tumorale R0 \u00e0 vis\u00e9e curative afin d&#8217;am\u00e9liorer la survie \u00e0 long terme des patients atteints de cancer du pancr\u00e9as.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Seufferlein T, et al : Dtsch Arztebl Int 2014 ; 111 : 396-402.<\/li>\n<li>Doi R, et al : Surg Today 2008 ; 38 : 1021-1028.<\/li>\n<li>Wagner M, et al : Br J Surg 2004 ; 91 : 586-594.<\/li>\n<li>Hartwig W, et al : Ann Surg 2011 ; 254 : 311-319.<\/li>\n<li>Chromik AM, et al : Oncologue 2012 ; 18 : 269-282.<\/li>\n<li>Kahlert C, et al : Chirurg 2008 ; 79 : 1115-1122.<\/li>\n<li>Nikfarjam M, et al : J Gastrointest Surg 2009 ; 13 : 915-921.<\/li>\n<li>Yamada S, et al : Pancr\u00e9as 2009 ; 38 : e13-17.<\/li>\n<li>Bachellier P, et al : Am J Surg 2001 ; 182 : 120-129.<\/li>\n<li>Ouaissi M, et al : World J Surg 2010 ; 34 : 2648-2661.<\/li>\n<li>van der Gaag NA, et al : N Engl J Med 2010 ; 362 : 129-137.<\/li>\n<li>Janot MS, et al : Langenbecks Arch Surg 2012 ; 397 : 917-925.<\/li>\n<li>Michalski CW, et al : Br J Surg 2007 ; 94 : 265-273.<\/li>\n<li>Gleisner AL, et al : Cancer 2007 ; 110 : 2484-2492.<\/li>\n<li>Chen KT, et al : Ann Surg Oncol 2014 ; 21 : 662-669.<\/li>\n<li>Rose JB, et al : Ann Surg Oncol 2014 ; 21 : 1530-1537.<\/li>\n<li>Hammel P, et al. : R\u00e9sultats finaux de l&#8217;\u00e9tude internationale de phase III LAP 07. ASCT Meeting Abstracts 2013 ; 31 : LBA4003.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2014 ; 2(7) : 10-13<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;objectif de la chirurgie du cancer du pancr\u00e9as est d&#8217;enlever la tumeur en milieu sain avec la meilleure marge de s\u00e9curit\u00e9 possible entre les bords de la tumeur et les&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":46385,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Th\u00e9rapie actuelle 2014","footnotes":""},"category":[11531,11414,11389,11549],"tags":[12996,15763,50541,41726,41722],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-344456","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-gastro-enterologie-et-hepatologie","category-oncologie","category-rx-fr","tag-chimiotherapie","tag-endoscopie","tag-ercp-fr","tag-pancreas-fr-2","tag-pancreas-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-29 09:51:43","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":344469,"slug":"aggiornamento-chirurgico-sul-cancro-al-pancreas","post_title":"Aggiornamento chirurgico sul cancro al pancreas","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/aggiornamento-chirurgico-sul-cancro-al-pancreas\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":344479,"slug":"actualizacao-cirurgica-sobre-o-cancro-pancreatico","post_title":"Actualiza\u00e7\u00e3o cir\u00fargica sobre o cancro pancre\u00e1tico","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/actualizacao-cirurgica-sobre-o-cancro-pancreatico\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":344486,"slug":"actualizacion-quirurgica-del-cancer-de-pancreas","post_title":"Actualizaci\u00f3n quir\u00fargica del c\u00e1ncer de p\u00e1ncreas","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/actualizacion-quirurgica-del-cancer-de-pancreas\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/344456","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=344456"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/344456\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/46385"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=344456"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=344456"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=344456"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=344456"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}