{"id":344463,"date":"2014-10-06T16:00:47","date_gmt":"2014-10-06T14:00:47","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/lerysipele-et-les-furoncles-presentent-un-risque-eleve-de-recidive\/"},"modified":"2014-10-06T16:00:47","modified_gmt":"2014-10-06T14:00:47","slug":"lerysipele-et-les-furoncles-presentent-un-risque-eleve-de-recidive","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/lerysipele-et-les-furoncles-presentent-un-risque-eleve-de-recidive\/","title":{"rendered":"L&#8217;\u00e9rysip\u00e8le et les furoncles pr\u00e9sentent un risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive"},"content":{"rendered":"<p><strong>Lors de la 96e assembl\u00e9e annuelle de la SSDV \u00e0 B\u00e2le, il a parfois \u00e9t\u00e9 question d&#8217;infections cutan\u00e9es d&#8217;origine bact\u00e9rienne. Les antibiotiques restent des options th\u00e9rapeutiques de premier choix, tant pour l&#8217;\u00e9rysip\u00e8le que pour la furonculose. En outre, il faut r\u00e9duire le risque de r\u00e9cidive en s&#8217;attaquant \u00e9galement aux facteurs pr\u00e9disposants. Dans tous les cas, il est essentiel de conna\u00eetre pr\u00e9cis\u00e9ment la pathogen\u00e8se.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p><em>(ag)<\/em> Le British Medical Journal a publi\u00e9 en 1937 la premi\u00e8re \u00e9tude activement contr\u00f4l\u00e9e sur un agent antibact\u00e9rien (<sup>Prontosil\u00ae<\/sup>), dans le traitement de l&#8217;\u00e9rysip\u00e8le. C&#8217;est ainsi que le premier antibiotique synth\u00e9tique a \u00e9t\u00e9 mis sur le march\u00e9. Deux ans plus tard, Gerhard Domagk a re\u00e7u le prix Nobel pour la d\u00e9couverte de l&#8217;effet antibact\u00e9rien du sulfonamide. Mais quelle est la situation actuelle en mati\u00e8re de diagnostic et de traitement des infections cutan\u00e9es telles que l&#8217;\u00e9rysip\u00e8le ou la furonculose ? Stefano Bassetti, de l&#8217;h\u00f4pital cantonal d&#8217;Olten, dans son expos\u00e9 \u00e0 la 96e assembl\u00e9e annuelle de la SSDV.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9rysip\u00e8le est d\u00e9fini comme une infection des couches sup\u00e9rieures de la peau (\u00e9piderme, derme), <em>sans<\/em> envahissement des tissus sous-cutan\u00e9s. La cause principale est le streptocoque \u03b2-h\u00e9molytique du groupe A (et G). La cellulite est une infection qui touche \u00e9galement les tissus sous-cutan\u00e9s. Le staphylocoque dor\u00e9, par exemple, peut en \u00eatre la cause. Aux \u00c9tats-Unis, les deux termes &#8220;cellulite&#8221; et &#8220;\u00e9rysip\u00e8le&#8221; sont souvent utilis\u00e9s comme synonymes.<\/p>\n<p>Selon une \u00e9tude [1], outre un \u00e9rysip\u00e8le pass\u00e9 et une perturbation de la barri\u00e8re cutan\u00e9e, une tinea pedis interdigitalis, un \u0153d\u00e8me chronique des jambes, mais aussi l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 sont par exemple des facteurs de risque d&#8217;\u00e9rysip\u00e8le (sur les jambes). &#8220;La vuln\u00e9rabilit\u00e9 d&#8217;un h\u00f4te pourrait \u00e9galement \u00eatre li\u00e9e \u00e0 son patrimoine g\u00e9n\u00e9tique, ce qui fait \u00e9galement l&#8217;objet d&#8217;\u00e9tudes [2]&#8221;, ajoute-t-il. &#8220;Les facteurs de risque significatifs pour les formes chroniques et r\u00e9cidivantes d&#8217;\u00e9rysip\u00e8le incluent les maladies de peau, l&#8217;insuffisance veineuse et le lymph\u0153d\u00e8me. Ces derniers repr\u00e9sentaient le facteur de risque de r\u00e9cidive le plus \u00e9vident [3]&#8221;.<\/p>\n<h2 id=\"antibiotiques-et-plus\">Antibiotiques et plus<\/h2>\n<p>Un \u00e9pisode r\u00e9current est trait\u00e9 comme le premier, avec des antibiotiques. En outre, la tinea pedis interdigitalis doit \u00e9galement \u00eatre trait\u00e9e et la peau doit rester bien hydrat\u00e9e (\u00e9viter la s\u00e9cheresse et les ger\u00e7ures). Les \u0153d\u00e8mes sous-jacents, quelle que soit leur nature, doivent \u00eatre r\u00e9duits. &#8220;Malheureusement, tant les ulc\u00e8res veineux que les lymph\u0153d\u00e8mes tr\u00e8s prononc\u00e9s et les insuffisances veineuses chroniques de haut grade exigent des classes de compression \u00e9lev\u00e9es lors de l&#8217;utilisation de bas de contention (III-IV), ce qui d\u00e9t\u00e9riore l&#8217;observance. Il n&#8217;est donc pas rare que les bas finissent au placard, alors qu&#8217;ils seraient si importants pour pr\u00e9venir de nouvelles r\u00e9cidives d&#8217;\u00e9rysip\u00e8le&#8221;, explique le professeur Bassetti.<\/p>\n<p>L&#8217;antibioth\u00e9rapie prophylactique a montr\u00e9 un effet contre les r\u00e9cidives dans une \u00e9tude r\u00e9cente [4], mais uniquement tant que l&#8217;antibiotique (p\u00e9nicilline V) \u00e9tait administr\u00e9. Elle pourrait \u00eatre utilis\u00e9e pour certains patients bien s\u00e9lectionn\u00e9s, selon lui.<\/p>\n<h2 id=\"la-furonculose-est-elle-de-nouveau-a-la-mode\">La furonculose est-elle de nouveau &#8220;\u00e0 la mode&#8221; ?<\/h2>\n<p>En raison de la forte augmentation de l&#8217;incidence et du nombre d&#8217;hospitalisations dues \u00e0 S. aureus, les furoncles font l&#8217;objet d&#8217;un regain d&#8217;int\u00e9r\u00eat ces derni\u00e8res ann\u00e9es [5]. Mais la question est : pourquoi l&#8217;incidence augmente-t-elle ?<\/p>\n<ul>\n<li>Il existe une \u00e9pid\u00e9mie mondiale de SARM dits &#8220;associ\u00e9s \u00e0 la communaut\u00e9&#8221; (Staphylococcus aureus r\u00e9sistant \u00e0 la m\u00e9thicilline, CA-MRSA), que l&#8217;on trouve en dehors du syst\u00e8me de sant\u00e9.<\/li>\n<li>Il existe une association entre le CA-MRSA et la leucozidine de Panton-Valentine (PVL).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les infections \u00e0 SARM-CA se manifestent principalement au niveau de la peau et des tissus mous, g\u00e9n\u00e9ralement sous forme de furoncles. La majorit\u00e9 des furoncles aux \u00c9tats-Unis sont dus au SARM-CA, les chiffres d&#8217;incidence mentionn\u00e9s ci-dessus sont donc le reflet de cette \u00e9pid\u00e9mie. En Europe, les pr\u00e9valences de CA-MRSA dans la furonculose sont nettement inf\u00e9rieures.<\/p>\n<p>Le PVL, quant \u00e0 lui, est une toxine (facteur de virulence de S.&nbsp;aureus) qui peut entra\u00eener des furoncles r\u00e9currents et qui a un lien avec les pneumonies n\u00e9crosantes. Les CA-MRSA sont majoritairement associ\u00e9s aux PVL.<\/p>\n<p>Les facteurs de risque possibles pour le CA-MRSA sont les voyages dans des r\u00e9gions end\u00e9miques (par exemple aux \u00c9tats-Unis) et \u00e9ventuellement le contact avec des animaux (v\u00e9t\u00e9rinaires). Une \u00e9tude r\u00e9cente [6] men\u00e9e aupr\u00e8s de 340 v\u00e9t\u00e9rinaires suisses a conclu que pas moins de 3,8% \u00e9taient porteurs de SARM nasaux. Il pourrait donc s&#8217;agir d&#8217;un risque professionnel. &#8220;Une \u00e9tude men\u00e9e \u00e0 l&#8217;H\u00f4pital cantonal de Lucerne montre que les MRSA repr\u00e9sentent 23% des cas : Environ 23% des SARM sont des SARM-CA&#8221;, a expliqu\u00e9 le professeur Bassetti.<\/p>\n<p>Le principal facteur pr\u00e9disposant \u00e0 la furonculose est la colonisation nasale par S. aureus. Les autres maladies pr\u00e9disposantes sont le diab\u00e8te sucr\u00e9, les maladies atopiques et les d\u00e9ficits immunitaires rares (granulomatose chronique, syndrome de Job, Ch\u00e9diak-Higashi, Wiskott-Aldrich). La<strong> figure 1<\/strong> illustre un algorithme possible d&#8217;\u00e9valuation de la furonculose.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-4674\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/abb1_dp5_40.png\" style=\"height:555px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1018\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/abb1_dp5_40.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/abb1_dp5_40-800x740.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/abb1_dp5_40-120x111.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/abb1_dp5_40-90x83.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/abb1_dp5_40-320x296.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/abb1_dp5_40-560x518.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p><em>Source : &#8220;Therapie von chronisch-reidivierenden Pyodermien&#8221;, expos\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 lors de la 96e assembl\u00e9e annuelle de la SSDV, 4-6 septembre, B\u00e2le<\/em><\/p>\n<p><strong>Litt\u00e9rature :<\/strong><\/p>\n<ol>\n<li>Roujeau JC, et al : Les dermatomycoses chroniques du pied comme facteurs de risque de la cellulite bact\u00e9rienne aigu\u00eb de la jambe : une \u00e9tude cas-t\u00e9moins. Dermatologie 2004 ; 209(4) : 301-307.<\/li>\n<li>Hannula-Jouppi K, et al : susceptibilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique \u00e0 l&#8217;\u00e9rysip\u00e8le\/cellulite non n\u00e9crotique. PLoS One 2013 ; 8(2) : e56225. doi : 10.1371\/journal.pone.0056225. Epub 2013 Feb 20.<\/li>\n<li>Inghammar M, Rasmussen M, Linder A : Erysip\u00e8les r\u00e9currents &#8211; facteurs de risque et pr\u00e9sentation clinique. BMC Infect Dis 2014 May 18 ; 14 : 270.<\/li>\n<li>Thomas KS, et al : P\u00e9nicilline pour pr\u00e9venir la cellulite r\u00e9currente des jambes. N Engl J Med 2013 May 2 ; 368(18) : 1695-1703.<\/li>\n<li>Suaya JA, et al : Incidence et co\u00fbt des hospitalisations li\u00e9es aux infections cutan\u00e9es et des tissus mous \u00e0 Staphylococcus aureus aux \u00c9tats-Unis de 2001 \u00e0 2009. BMC Infect Dis 2014 Jun 2 ; 14 : 296.<\/li>\n<li>Wettstein Rosenkranz, et al : Transport nasal de Staphylococcus aureus r\u00e9sistant \u00e0 la m\u00e9thicilline (SARM) chez les fournisseurs de soins v\u00e9t\u00e9rinaires suisses : d\u00e9tection de clones associ\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e9levage et aux soins. Schweiz Arch Tierheilkd 2014 Jul ; 156(7) : 317-325.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2014 ; 24(5) : 38-40<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lors de la 96e assembl\u00e9e annuelle de la SSDV \u00e0 B\u00e2le, il a parfois \u00e9t\u00e9 question d&#8217;infections cutan\u00e9es d&#8217;origine bact\u00e9rienne. 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