{"id":344508,"date":"2014-09-25T13:25:03","date_gmt":"2014-09-25T11:25:03","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/lorsque-la-fonction-dalerte-est-absente-mais-que-la-douleur-persiste\/"},"modified":"2014-09-25T13:25:03","modified_gmt":"2014-09-25T11:25:03","slug":"lorsque-la-fonction-dalerte-est-absente-mais-que-la-douleur-persiste","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/lorsque-la-fonction-dalerte-est-absente-mais-que-la-douleur-persiste\/","title":{"rendered":"Lorsque la fonction d&#8217;alerte est absente mais que la douleur persiste"},"content":{"rendered":"<p><strong>Lors du congr\u00e8s EULAR \u00e0 Paris, les participants se sont pench\u00e9s sur les diff\u00e9rents types de douleur et sur la mani\u00e8re de traiter une douleur chronique et persistante. Alors que la douleur aigu\u00eb normale est le signe d&#8217;un corps qui fonctionne bien et qui se prot\u00e8ge, la douleur chronique, qui se pr\u00e9sente sans cette fonction d&#8217;alerte, repr\u00e9sente un d\u00e9fi majeur.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p><em>(ag)<\/em> Selon le professeur Stefan Bergman, Oskarstr\u00f6m, la douleur est g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9finie comme suit : une exp\u00e9rience sensorielle et \u00e9motionnelle d\u00e9sagr\u00e9able associ\u00e9e \u00e0 des dommages tissulaires r\u00e9els ou potentiels ou d\u00e9crite sous la forme de tels dommages (d\u00e9finition ISAP).<\/p>\n<p>Deux types de douleur peuvent \u00eatre distingu\u00e9s : la douleur aigu\u00eb et la douleur chronique. &#8220;La douleur aigu\u00eb a une fonction protectrice. Ne pas avoir de sensation de douleur normale met la vie en danger. Elle agit comme une sorte de syst\u00e8me d&#8217;alerte pr\u00e9coce qui envoie des signaux avant que d&#8217;autres dommages ne soient caus\u00e9s. En outre, la douleur active le syst\u00e8me de stress et indique si des processus pathologiques latents se d\u00e9roulent dans le corps. La douleur chronique de longue dur\u00e9e, en revanche, n&#8217;a plus de signification pour l&#8217;organisme, mais elle a g\u00e9n\u00e9ralement une origine tr\u00e8s complexe&#8221;, explique l&#8217;orateur. &#8220;Une douleur est dite chronique soit lorsqu&#8217;elle dure plus de trois mois, soit tout simplement lorsqu&#8217;elle d\u00e9passe le temps attendu pour que le corps cicatrise. Elle perd alors sa fonction et devient un probl\u00e8me&#8221;.<\/p>\n<h2 id=\"un-tourment-sans-raison\">Un tourment sans raison<\/h2>\n<p>En rhumatologie, la douleur est souvent nociceptive et associ\u00e9e \u00e0 une inflammation r\u00e9elle ou \u00e0 une l\u00e9sion. De m\u00eame, la douleur neuropathique, r\u00e9sultant d&#8217;une l\u00e9sion directe des nerfs, peut g\u00e9n\u00e9ralement \u00eatre attribu\u00e9e \u00e0 une cause \u00e9vidente. Cependant, lorsque la douleur persiste longtemps, comme d\u00e9crit ci-dessus, certaines personnes d\u00e9veloppent un dysfonctionnement du syst\u00e8me nociceptif, ce qui conduit \u00e0 des ph\u00e9nom\u00e8nes tels que la fibromyalgie ou la perte de l&#8217;inhibition du signal central de la douleur. &#8220;La douleur devient alors un tourment qui n&#8217;a plus de raison apparente, une v\u00e9ritable maladie qui se suffit \u00e0 elle-m\u00eame et qui exige d&#8217;autres consid\u00e9rations de traitement en plus de celles relatives \u00e0 la douleur nociceptive et neuropathique&#8221;, a expliqu\u00e9 le professeur Bergman. Le <strong>tableau 1 <\/strong>r\u00e9pertorie les diff\u00e9rents types de douleur chronique en fonction de leur type de distribution dans le corps.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-4642\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab1_hp9_s45.png\" style=\"height:283px; width:600px\" width=\"860\" height=\"405\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab1_hp9_s45.png 860w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab1_hp9_s45-800x377.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab1_hp9_s45-120x57.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab1_hp9_s45-90x42.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab1_hp9_s45-320x151.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab1_hp9_s45-560x264.png 560w\" sizes=\"(max-width: 860px) 100vw, 860px\" \/><\/p>\n<p>En ce qui concerne l&#8217;\u00e9pid\u00e9miologie, on peut dire que la douleur chronique est r\u00e9pandue. Les douleurs musculo-squelettiques de plus de trois mois touchent 30 \u00e0 50 % des personnes, principalement des douleurs dorsales et, plus rarement, des douleurs \u00e0 distance (dont seule une petite partie est li\u00e9e \u00e0 la fibromyalgie). Selon le professeur Bergman, il faut \u00e9galement tenir compte du fait que la douleur dite &#8220;locale&#8221; reste rarement localis\u00e9e, mais que, par exemple, la douleur au genou se propage rapidement dans le corps de la majorit\u00e9 des personnes concern\u00e9es.<\/p>\n<h2 id=\"une-therapie-est-necessaire-de-toute-urgence\">Une th\u00e9rapie est n\u00e9cessaire de toute urgence<\/h2>\n<p>Une \u00e9tude a montr\u00e9 qu&#8217;une douleur chronique largement irradi\u00e9e peut fortement aggraver l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 dans la polyarthrite rhumato\u00efde [1]. &#8220;Une telle douleur doit donc \u00eatre trait\u00e9e. Le probl\u00e8me, ou plut\u00f4t le grand d\u00e9fi, est seulement que l&#8217;exp\u00e9rience de la douleur reste hautement subjective et qu&#8217;une strat\u00e9gie th\u00e9rapeutique individuelle est donc in\u00e9vitable&#8221;, a fait remarquer l&#8217;expert.<\/p>\n<p>Un concept th\u00e9rapeutique possible est l&#8217;analg\u00e9sie pr\u00e9ventive [2], c&#8217;est-\u00e0-dire l&#8217;introduction d&#8217;un r\u00e9gime analg\u00e9sique avant le d\u00e9clenchement du stimulus nocif. Cela devrait emp\u00eacher la sensibilisation du syst\u00e8me nerveux aux stimuli suivants et donc une augmentation de la douleur. Les op\u00e9rations o\u00f9 le stimulus nocif peut \u00eatre anticip\u00e9 avec pr\u00e9cision se pr\u00eatent bien entendu particuli\u00e8rement bien \u00e0 une telle approche. Les agents les plus efficaces sont ceux qui parviennent \u00e0 limiter la sensibilisation du syst\u00e8me nerveux pendant toute la p\u00e9riode p\u00e9riop\u00e9ratoire.<\/p>\n<p><strong>Douleur aigu\u00eb :<\/strong> le traitement de la douleur aigu\u00eb comprend tout d&#8217;abord l&#8217;acquisition de connaissances, mais aussi et surtout une \u00e9valuation r\u00e9aliste de l&#8217;\u00e9volution ult\u00e9rieure. Les examens douloureux doivent \u00eatre minimis\u00e9s autant que possible, en particulier en cas de tumeurs, d&#8217;infections ou de fractures. Des traitements pharmacologiques sp\u00e9cifiques et limit\u00e9s dans le temps, associ\u00e9s \u00e0 une incitation \u00e0 reprendre des activit\u00e9s quotidiennes normales, sont utiles.<br \/>\n<strong>Douleur chronique : <\/strong>les pierres angulaires du traitement sont l&#8217;activit\u00e9 physique <strong>(tableau 2), <\/strong>les approches cognitives et la th\u00e9rapie pharmacologique. L&#8217;approche bio-psycho-sociale et \u00e9galement multidisciplinaire est la plus efficace.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4643 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab2_hp9_s45.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1049;height:572px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1049\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab2_hp9_s45.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab2_hp9_s45-800x763.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab2_hp9_s45-120x114.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab2_hp9_s45-90x86.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab2_hp9_s45-320x305.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab2_hp9_s45-560x534.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"options-pharmacologiques\">Options pharmacologiques<\/h2>\n<p>Selon le professeur Bergman, le parac\u00e9tamol, les anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens (AINS) et les inhibiteurs de la COX2 peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour traiter les douleurs nociceptives. Le parac\u00e9tamol peut \u00e9galement \u00eatre associ\u00e9 \u00e0 des AINS. En outre, l&#8217;utilisation d&#8217;opio\u00efdes est possible. Les douleurs neuropathiques sont trait\u00e9es par l&#8217;amitriptyline, les IRSN comme la dulox\u00e9tine ou la venlafaxine, ainsi que par des anticonvulsivants (par ex. gabapentine, pr\u00e9gabaline) ou des opio\u00efdes. Si un trouble central de la r\u00e9gulation de la douleur est pr\u00e9sent, des anticonvulsivants ou des antid\u00e9presseurs (amitriptyline, dulox\u00e9tine, venlafaxine, milnacipran) doivent \u00e9galement \u00eatre envisag\u00e9s.<\/p>\n<p><em>Source : &#8220;Management of pain&#8221;, pr\u00e9sentation au congr\u00e8s EULAR, 11-14 juin 2014, Paris<\/em><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Andersson ML, Svensson B, Bergman S : Douleur chronique g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e chez les patients atteints d&#8217;arthrite rhumato\u00efde et relation entre la douleur et les mesures de l&#8217;activit\u00e9 de la maladie au cours des 5 premi\u00e8res ann\u00e9es. J Rheumatol 2013 Dec ; 40(12) : 1977-1985.<\/li>\n<li>Gottschalk A, Smith DS : New concepts in acute pain therapy : preemptive analgesia. Am Fam Physician 2001 May 15 ; 63(10) : 1979-1984.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2014 ; 9(9) : 44-45<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lors du congr\u00e8s EULAR \u00e0 Paris, les participants se sont pench\u00e9s sur les diff\u00e9rents types de douleur et sur la mani\u00e8re de traiter une douleur chronique et persistante. 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