{"id":344560,"date":"2014-09-23T15:28:20","date_gmt":"2014-09-23T13:28:20","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/encore-beaucoup-dinconnues-dans-la-gestion-des-hemorragies-cerebrales\/"},"modified":"2014-09-23T15:28:20","modified_gmt":"2014-09-23T13:28:20","slug":"encore-beaucoup-dinconnues-dans-la-gestion-des-hemorragies-cerebrales","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/encore-beaucoup-dinconnues-dans-la-gestion-des-hemorragies-cerebrales\/","title":{"rendered":"Encore beaucoup d&#8217;inconnues dans la gestion des h\u00e9morragies c\u00e9r\u00e9brales"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le 21 ao\u00fbt 2014, un symposium sur les accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux (Stroke Symposium) a eu lieu \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital de l&#8217;\u00eele de Berne, organis\u00e9 par la clinique universitaire de neurologie. Les premiers expos\u00e9s ont port\u00e9 sur la mise en place et&nbsp;la certification des stroke units, puis, apr\u00e8s la pause, des experts ont fourni des informations sur diff\u00e9rents aspects&nbsp;du traitement des stroke. Nous rendons compte de six des neuf pr\u00e9sentations.&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p><em>(ee)<\/em> Le service d&#8217;urgence neurologique de l&#8217;h\u00f4pital central de l&#8217;universit\u00e9 d&#8217;Helsinki dessert un bassin de population de 1,6 million d&#8217;habitants (pour l&#8217;ensemble de la Finlande : environ 5,5 millions de personnes). Le professeur Turgut Tatlisumak, m\u00e9decin-chef du Stroke Center d&#8217;Helsinki, a montr\u00e9 comment, dans son h\u00f4pital, il a pu am\u00e9liorer le d\u00e9lai moyen entre le d\u00e9but des sympt\u00f4mes et la thrombolyse chez les patients victimes d&#8217;une attaque c\u00e9r\u00e9brale. L&#8217;objectif de ces mesures \u00e9tait d&#8217;obtenir une recanalisation chez le plus grand nombre possible de patients.&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"des-chaines-de-sauvetage-solides-sont-essentielles\">Des cha\u00eenes de sauvetage solides sont essentielles<\/h2>\n<p>La thrombolyse doit avoir lieu dans les 4,5 heures suivant le d\u00e9but des sympt\u00f4mes &#8211; le plus t\u00f4t sera le mieux. Ce temps se r\u00e9partit entre le temps &#8220;onset-to-door&#8221; (d\u00e9tection des sympt\u00f4mes, appel d&#8217;urgence, arriv\u00e9e \u00e0 l&#8217;ambulance, \u00e9valuation du patient, trajet vers le service des urgences) et le temps &#8220;door-to-needle&#8221; (accueil du patient, anamn\u00e8se et examen, laboratoire, imagerie, \u00e9valuation de l&#8217;indication de thrombolyse, obtention du consentement, d\u00e9but du traitement). Tous les maillons de cette cha\u00eene doivent \u00eatre optimis\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n<p>Le professeur Tatlisumak a soulign\u00e9 qu&#8217;il \u00e9tait tr\u00e8s important de maintenir le temps de &#8220;porte \u00e0 porte&#8221; court, m\u00eame si un patient arrive rapidement \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital et a th\u00e9oriquement plus de temps pour les \u00e9valuations internes \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital. A l&#8217;h\u00f4pital central de l&#8217;universit\u00e9 d&#8217;Helsinki, environ 30% des patients victimes d&#8217;AVC re\u00e7oivent une thrombolyse, le temps de &#8220;porte \u00e0 porte&#8221; est pass\u00e9 de trois heures en 1998 \u00e0 20 minutes en moyenne actuellement. Un neurologue est pr\u00e9sent \u00e0 tout moment \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital pour accueillir le patient victime d&#8217;une attaque c\u00e9r\u00e9brale et prendre ensuite toutes les d\u00e9cisions jusqu&#8217;\u00e0 la thrombolyse. Ces m\u00e9decins suivent des formations sp\u00e9cifiques.&nbsp;<\/p>\n<p>Des mesures doivent \u00e9galement \u00eatre prises pour le temps pass\u00e9 en dehors de l&#8217;h\u00f4pital : information permanente de la population sur les sympt\u00f4mes et la proc\u00e9dure correcte en cas de suspicion d&#8217;attaque c\u00e9r\u00e9brale, formation continue des secouristes, organisation de la cha\u00eene de sauvetage, etc. &#8220;Les patients atteints d&#8217;AVC ne devraient \u00eatre admis que dans des h\u00f4pitaux ayant acc\u00e8s \u00e0 une stroke unit 24 heures sur 24&#8221;, a demand\u00e9 l&#8217;orateur. Un travail pr\u00e9cieux est d\u00e9j\u00e0 effectu\u00e9 pendant le transport du patient \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital (pose de la voie d&#8217;acc\u00e8s, examens de laboratoire, surveillance des param\u00e8tres vitaux, recherche des num\u00e9ros de t\u00e9l\u00e9phone des proches, notification de l&#8217;h\u00f4pital, etc.)<\/p>\n<p>En Allemagne, des essais de Stroke Units mobiles, c&#8217;est-\u00e0-dire des ambulances sp\u00e9ciales \u00e9quip\u00e9es d&#8217;un scanner, d&#8217;un laboratoire et d&#8217;un personnel form\u00e9, sont actuellement en cours dans deux villes. L&#8217;objectif est d&#8217;amener la stroke unit &#8211; et donc la possibilit\u00e9 de thrombolyse &#8211; au patient plut\u00f4t que d&#8217;amener le patient \u00e0 la stroke unit. On ne sait pas encore si cela permettra de r\u00e9duire de moiti\u00e9 le temps n\u00e9cessaire \u00e0 la thrombolyse et si cela am\u00e9liorera le r\u00e9sultat des patients.&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"options-de-traitement-endovasculaire-de-lavc\">Options de traitement endovasculaire de l&#8217;AVC<\/h2>\n<p>Jan Gralla, neuroradiologie, H\u00f4pital de l&#8217;\u00cele, Berne, a abord\u00e9 les diff\u00e9rentes th\u00e9rapies endovasculaires. Tous ont pour objectif de r\u00e9tablir la perfusion c\u00e9r\u00e9brale, de pr\u00e9server les fonctions c\u00e9r\u00e9brales de la p\u00e9nombre et d&#8217;obtenir ainsi un d\u00e9ficit neurologique moindre pour le patient. Selon la proc\u00e9dure, diff\u00e9rentes fen\u00eatres de temps sont ouvertes : 4,5 heures pour la lyse i.v., six heures pour la lyse intra-art\u00e9rielle et huit heures pour la thrombectomie m\u00e9canique. L&#8217;un des probl\u00e8mes de la lyse i.v. est que les gros thrombus (&gt;8 mm) dans les gros vaisseaux ne sont pas dissous. Ces thrombus sont accessibles \u00e0 la thrombectomie m\u00e9canique &#8211; mais celle-ci n&#8217;est pas non plus facile \u00e0 r\u00e9aliser, car les vaisseaux c\u00e9r\u00e9braux sont \u00e9troits et tr\u00e8s tortueux.&nbsp;<\/p>\n<p>Parmi les proc\u00e9dures de thrombectomie, on distingue la thrombectomie distale (le panier est d\u00e9ploy\u00e9 derri\u00e8re le thrombus) et la proc\u00e9dure plus moderne avec stent-r\u00e9tracteur (le stent est plac\u00e9 parall\u00e8lement au thrombus, puis d\u00e9ploy\u00e9, avant d&#8217;\u00eatre retir\u00e9 avec le thrombus). Dans la proc\u00e9dure avec stent retriever, les taux de recanalisation sont \u00e9lev\u00e9s (jusqu&#8217;\u00e0 80%) avec un bon r\u00e9sultat pour les patients. La proc\u00e9dure est \u00e9galement rapide : il faut compter en moyenne 25 \u00e0 45 minutes entre la piq\u00fbre \u00e0 l&#8217;aine et la recanalisation. Il existe aujourd&#8217;hui de nombreux types de stent retrievers sur le march\u00e9. Toutefois, son efficacit\u00e9 n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9e par des \u00e9tudes randomis\u00e9es contr\u00f4l\u00e9es.<\/p>\n<p>La question de savoir quelle m\u00e9thode utiliser pour traiter les patients qui peuvent \u00eatre trait\u00e9s dans les 4,5 heures suivant le d\u00e9but des sympt\u00f4mes reste ouverte. Les trois options disponibles ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es dans trois \u00e9tudes publi\u00e9es dans le NEJM en f\u00e9vrier 2013, et aucune diff\u00e9rence n&#8217;a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e en termes d&#8217;efficacit\u00e9. Cependant, ces \u00e9tudes pr\u00e9sentaient plusieurs faiblesses, a soulign\u00e9 le conf\u00e9rencier. L&#8217;\u00e9tude SWIFT-PRIME est actuellement en cours et porte sur des patients trait\u00e9s par lyse i.v. ou par lyse i.v. suivie d&#8217;une recanalisation m\u00e9canique. Toutefois, les conditions de d\u00e9part sont \u00e9galement d\u00e9terminantes pour l&#8217;outcome. Le professeur Gralla l&#8217;a formul\u00e9 comme suit : &#8220;On ne peut sauver que ce qui est encore l\u00e0&#8221;, soulignant ainsi une fois de plus l&#8217;importance d&#8217;une cha\u00eene de sauvetage optimis\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"fa-anticoagulation-et-avc\">FA, anticoagulation et AVC<\/h2>\n<p>Le professeur Heinrich Mattle, de l&#8217;H\u00f4pital de l&#8217;\u00cele \u00e0 Berne, a donn\u00e9 des informations sur les liens entre la fibrillation auriculaire (FA) et l&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral (AVC). La plupart des patients atteints de FHV sont d&#8217;abord vus par un m\u00e9decin interniste, par exemple en raison d&#8217;une hypertension ou d&#8217;une insuffisance cardiaque. &#8220;Seulement&#8221; environ 10% ont comme premier sympt\u00f4me un accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral ou un accident isch\u00e9mique transitoire (AIT). Les patients atteints d&#8217;AVC et de FVH sont en moyenne plus \u00e2g\u00e9s que les patients victimes d&#8217;AVC sans FVH et ont plus souvent des infarctus territoriaux. L&#8217;anticoagulation r\u00e9duit de deux tiers le risque d&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral. L&#8217;indication d&#8217;une anticoagulation est \u00e9valu\u00e9e \u00e0 l&#8217;aide du score CHA2DS2-VASc. Les nouveaux anticoagulants (dabigatran, rivaroxaban, apixaban) sont plus efficaces que la warfarine pour pr\u00e9venir les accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux h\u00e9morragiques. Le dabigatran r\u00e9duit mieux le risque d&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral que le <sup>Marcoumar\u00ae<\/sup> et provoque moins d&#8217;effets secondaires h\u00e9morragiques.<\/p>\n<p>Le professeur Mattle a r\u00e9pondu \u00e0 quelques questions pratiques sur l&#8217;anticoagulation en cas d&#8217;attaque c\u00e9r\u00e9brale :&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Quand faut-il commencer l&#8217;anticoagulation apr\u00e8s un AIT ou un AVC ?<\/strong>  Pendant les deux premi\u00e8res semaines, les patients re\u00e7oivent de l&#8217;aspirine (et non de l&#8217;h\u00e9parine). Ensuite, on proc\u00e8de selon la r\u00e8gle &#8220;1-3-6-12&#8221; : En cas d&#8217;AIT, l&#8217;anticoagulation commence imm\u00e9diatement (jour 1), apr\u00e8s trois jours en cas d&#8217;infarctus mineur, apr\u00e8s six jours en cas d&#8217;infarctus mod\u00e9r\u00e9 et apr\u00e8s 12 \u00e0 21 jours en cas d&#8217;infarctus s\u00e9v\u00e8re.<\/li>\n<li><strong>Faut-il combiner anticoagulation et antiagr\u00e9gants plaquettaires ?<\/strong>  La trith\u00e9rapie n&#8217;est pas recommand\u00e9e en raison du risque relativement \u00e9lev\u00e9 d&#8217;h\u00e9morragie. Toutefois, une anticoagulation plus un antiagr\u00e9gant plaquettaire (le clopidogrel obtient les meilleurs r\u00e9sultats dans les \u00e9tudes) est utile, m\u00eame pour les patients coronariens porteurs d&#8217;un stent.<\/li>\n<li><strong>Faut-il reprendre l&#8217;anticoagulation apr\u00e8s une h\u00e9morragie c\u00e9r\u00e9brale ?  <\/strong>En principe, il faut conna\u00eetre la cause du saignement pour pouvoir prendre une d\u00e9cision \u00e0 ce sujet. En cas d&#8217;h\u00e9morragie profonde dans le cerveau, il est possible de reprendre l&#8217;anticoagulation apr\u00e8s 10 \u00e0 14 jours. Pour \u00e9viter de nouveaux saignements, il faut maintenir l&#8217;INR &lt;3, r\u00e9duire la pression art\u00e9rielle et ne pas combiner les antiplaquettaires. En cas d&#8217;h\u00e9morragies superficielles, le risque de saignement peut \u00eatre trop important avec l&#8217;anticoagulation, mais les preuves manquent.<\/li>\n<li><strong>Faut-il anticoaguler les patients atteints de cavernomes ?  <\/strong>Si le patient n&#8217;a pas saign\u00e9, on peut anticoaguler, car le risque de saignement est faible. Toutefois, si le cavernome a saign\u00e9, il existe un risque important de nouveau saignement ; chez ces patients, le cavernome doit \u00eatre enlev\u00e9 chirurgicalement avant l&#8217;anticoagulation.<\/li>\n<li><strong>Les patients neurochirurgicaux doivent-ils \u00eatre anticoagul\u00e9s ?<\/strong>  Dix semaines apr\u00e8s un h\u00e9matome sous-dural ou une craniotomie, ces patients re\u00e7oivent l&#8217;un des nouveaux anticoagulants. Dans la p\u00e9riode qui pr\u00e9c\u00e8de, les patients sont trait\u00e9s avec de l&#8217;h\u00e9parine.<\/li>\n<li><strong>Les patients \u00e0 haut risque de chute peuvent-ils \u00eatre anticoagul\u00e9s ?<\/strong>  Le risque de chute est souvent surestim\u00e9 et, en r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, les b\u00e9n\u00e9fices de l&#8217;anticoagulation sont plus importants que le risque de saignement apr\u00e8s une chute. Une \u00e9tude suisse a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les h\u00e9morragies importantes et potentiellement mortelles ne sont pas plus fr\u00e9quentes chez les patients victimes d&#8217;une chute que chez les autres personnes. Une \u00e9tude r\u00e9cente montre que chez les patients dont le score CHADS est compris entre 0 et 3, le risque de l&#8217;anticoagulation est plus important que le b\u00e9n\u00e9fice ; mais \u00e0 partir d&#8217;un score de quatre au CHADS, l&#8217;anticoagulation devrait \u00eatre administr\u00e9e.<\/li>\n<li><strong>Que faire chez les patients pr\u00e9sentant une contre-indication \u00e0 l&#8217;anticoagulation ?<\/strong> Ils doivent \u00eatre examin\u00e9s par un cardiologue, car une occlusion de l&#8217;oreillette est \u00e9ventuellement possible et utile.<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"laccident-vasculaire-cerebral-cryptogenique-existe-t-il\">L&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral cryptog\u00e9nique existe-t-il ?<\/h2>\n<p>Si les examens standard de recherche des causes de l&#8217;attaque c\u00e9r\u00e9brale (ECG, ECG de 24 heures, \u00e9cho, imagerie, laboratoire, etc.) sont n\u00e9gatifs, on postule une attaque c\u00e9r\u00e9brale cryptog\u00e9nique (chez environ 20 \u00e0 40% des patients victimes d&#8217;une attaque c\u00e9r\u00e9brale). Le Dr Simon Jung, PD, Berne, a recommand\u00e9 d&#8217;utiliser le terme &#8220;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral embolique de cause ind\u00e9termin\u00e9e&#8221;, car des investigations plus pouss\u00e9es permettent de d\u00e9tecter une cause chez la majorit\u00e9 de ces patients <strong>(figure 1).<\/strong> <strong>&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-4575\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/np5_abb1_40.png\" style=\"height:290px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"532\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/np5_abb1_40.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/np5_abb1_40-800x387.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/np5_abb1_40-120x58.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/np5_abb1_40-90x44.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/np5_abb1_40-320x155.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/np5_abb1_40-560x271.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>On distingue d&#8217;abord si la ou les l\u00e9sions isch\u00e9miques concernent un ou plusieurs territoires. Des isch\u00e9mies multiples dans un territoire sont suspectes d&#8217;un \u00e9v\u00e9nement art\u00e9rio-art\u00e9riel, m\u00eame si les plaques ne sont pas significativement st\u00e9nosantes sur le plan h\u00e9modynamique. Chez ces patients, il est utile de rechercher la plaque instable par IRM\/TDM. En cas d&#8217;infarctus de taille singuli\u00e8re ou de localisation corticale, ou encore de r\u00e9partition sur plusieurs territoires et de D-dim\u00e8res nettement \u00e9lev\u00e9s, une origine cardio-embolique est probable et doit \u00eatre recherch\u00e9e avec insistance. Des \u00e9tudes r\u00e9centes montrent que la d\u00e9tection de la FHV intermittente augmente avec le temps d&#8217;enregistrement. Il est donc recommand\u00e9 d&#8217;effectuer un ECG de 7 jours et, s&#8217;il est n\u00e9gatif, de le r\u00e9p\u00e9ter deux fois.<\/p>\n<p>Si plusieurs territoires sont touch\u00e9s par des l\u00e9sions isch\u00e9miques et que les D-dim\u00e8res sont \u00e9lev\u00e9s, il faut penser non seulement \u00e0 une origine cardio-embolique, mais aussi et surtout \u00e0 un trouble de la coagulation associ\u00e9 \u00e0 une tumeur. En cas de l\u00e9sions dans plusieurs territoires et de D-dim\u00e8res normaux, des plaques peuvent \u00eatre pr\u00e9sentes dans l&#8217;arc aortique, g\u00e9n\u00e9ralement chez des patients \u00e0 tendance \u00e2g\u00e9e. L&#8217;\u00e9valuation se fait par \u00e9chocardiographie trans-\u0153sophagienne, IRM ou scanner.<\/p>\n<p>L&#8217;extension du diagnostic permet de r\u00e9duire consid\u00e9rablement la proportion de patients dont la cause de l&#8217;AVC est inconnue, ce qui entra\u00eene \u00e9galement une modification pertinente du traitement pour une grande partie de ces patients (par ex. anticoagulation ou traitement de la tumeur).<\/p>\n<h2 id=\"gestion-de-la-pression-arterielle-en-cas-daccident-vasculaire-cerebral-aigu\">Gestion de la pression art\u00e9rielle en cas d&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral aigu<\/h2>\n<p>&#8220;Apr\u00e8s une attaque c\u00e9r\u00e9brale isch\u00e9mique, la plupart des patients ont une tension art\u00e9rielle \u00e9lev\u00e9e&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le PD Dr Urs Fischer, de l&#8217;H\u00f4pital de l&#8217;\u00cele \u00e0 Berne. &#8220;81% des patients ont une pression systolique  &gt;140 mmHg. Le m\u00e9canisme \u00e0 l&#8217;origine de l&#8217;augmentation de la pression art\u00e9rielle n&#8217;est pas clair&#8221;. On soup\u00e7onne entre autres une perturbation de l&#8217;autor\u00e9gulation c\u00e9r\u00e9brale, des facteurs neuroendocriniens, une d\u00e9r\u00e9gulation due \u00e0 la destruction de tissus c\u00e9r\u00e9braux, un stress psychologique, etc. Dans certains cas, l&#8217;hypertension art\u00e9rielle est \u00e9galement \u00e0 l&#8217;origine de l&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral. La pression art\u00e9rielle apr\u00e8s l&#8217;AVC a une composante pronostique : plus la pression est basse ou \u00e9lev\u00e9e, plus le sort du patient est mauvais (courbe en U).&nbsp;<\/p>\n<p>La question de savoir s&#8217;il faut faire baisser la tension art\u00e9rielle et dans quelle mesure est controvers\u00e9e. Selon l&#8217;\u00e9tude SCAST, il n&#8217;y a pas de diff\u00e9rence dans les r\u00e9sultats, que la pression art\u00e9rielle soit abaiss\u00e9e ou non. Cependant, dans cette \u00e9tude, les h\u00e9morragies et les isch\u00e9mies ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9es ensemble, ce qui pose probl\u00e8me. L&#8217;\u00e9tude CATIS de 2013 n&#8217;a port\u00e9 que sur des patients victimes d&#8217;accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux isch\u00e9miques. L\u00e0 encore, aucune diff\u00e9rence globale n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e en termes d&#8217;outcome. Cependant, le d\u00e9lai de suivi n&#8217;\u00e9tait que de 14 jours et il n&#8217;est donc pas possible de se prononcer sur les effets \u00e0 long terme de la r\u00e9duction de la pression art\u00e9rielle pendant la phase aigu\u00eb. Toutefois, en phase subaigu\u00eb, il est probablement possible de faire baisser la tension art\u00e9rielle sans nuire au patient.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tude COSSACS a tent\u00e9 de r\u00e9pondre \u00e0 la question de savoir si les antihypertenseurs devaient \u00eatre interrompus en cas d&#8217;attaque c\u00e9r\u00e9brale aigu\u00eb. L\u00e0 encore, le sort des patients ne d\u00e9pendait pas de l&#8217;arr\u00eat ou de la poursuite du traitement. de poursuivre le traitement de l&#8217;hypertension, mais l&#8217;\u00e9tude n&#8217;avait pas assez de puissance pour \u00eatre concluante. Les r\u00e9sultats indiquent n\u00e9anmoins que les m\u00e9dicaments contre l&#8217;hypertension peuvent continuer \u00e0 \u00eatre administr\u00e9s en cas d&#8217;attaque c\u00e9r\u00e9brale aigu\u00eb, ce qui est logique \u00e9tant donn\u00e9 que les patients souffrent souvent aussi de maladies cardiaques. En principe, les lignes directrices de l&#8217;AHA s&#8217;appliquent \u00e0 la r\u00e9duction de la pression art\u00e9rielle apr\u00e8s un AVC isch\u00e9mique : r\u00e9duction de la pression art\u00e9rielle de 15% maximum et uniquement pour des valeurs systoliques &gt;220 mmHg ou des valeurs diastoliques &gt;120 mmHg.<\/p>\n<p>En cas d&#8217;h\u00e9morragie c\u00e9r\u00e9brale, on craint souvent que l&#8217;h\u00e9matome augmente en cas d&#8217;hypertension art\u00e9rielle. Dans l&#8217;\u00e9tude INTERACT, la pression art\u00e9rielle a \u00e9t\u00e9 abaiss\u00e9e en dessous de 140 mmHg en cas d&#8217;h\u00e9morragie c\u00e9r\u00e9brale. Cette mesure \u00e9tait s\u00fbre, mais il n&#8217;y avait pas de grande diff\u00e9rence de destin par rapport au groupe de patients sans r\u00e9duction de la pression art\u00e9rielle. L&#8217;orateur a interpr\u00e9t\u00e9 les r\u00e9sultats avec prudence : &#8220;La r\u00e9duction de la pression art\u00e9rielle n&#8217;est probablement pas nocive et entra\u00eene \u00e9ventuellement une am\u00e9lioration du sort clinique &#8211; mais cela ne vaut que pour les h\u00e9morragies c\u00e9r\u00e9brales avec un petit volume d&#8217;h\u00e9matome&#8221;.<\/p>\n<p>Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, de nombreuses \u00e9tudes randomis\u00e9es sur la tension art\u00e9rielle et les accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux pr\u00e9sentent d&#8217;importantes faiblesses m\u00e9thodologiques. Les futures \u00e9tudes visant \u00e0 \u00e9valuer le potentiel de r\u00e9duction de la pression art\u00e9rielle en cas d&#8217;AVC devront prendre en compte d&#8217;autres facteurs tels que la p\u00e9nombre, la pression art\u00e9rielle pr\u00e9morbide, le site de l&#8217;occlusion vasculaire, etc. et n&#8217;inclure que des patients pr\u00e9sentant un tableau clinique homog\u00e8ne (isch\u00e9mie ou h\u00e9morragie).&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"gestion-des-hemorragies-intracerebrales\">Gestion des h\u00e9morragies intrac\u00e9r\u00e9brales<\/h2>\n<p>&#8220;Dans la prise en charge de l&#8217;h\u00e9morragie intrac\u00e9r\u00e9brale, il n&#8217;y a malheureusement pratiquement aucune preuve de quoi que ce soit !&#8221; C&#8217;est ainsi que le professeur J\u00fcrgen Beck, de l&#8217;H\u00f4pital de l&#8217;\u00cele de Berne, a introduit son expos\u00e9. Les h\u00e9morragies intrac\u00e9r\u00e9brales sont plus fr\u00e9quentes chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Il est recommand\u00e9 de r\u00e9duire la pression art\u00e9rielle des patients \u00e0 160 mmHg (180 mmHg en cas de pression intracr\u00e2nienne). L&#8217;\u00e9tude INTERACT a toutefois montr\u00e9 qu&#8217;il n&#8217;y avait pas de diff\u00e9rence entre les patients dont la pression art\u00e9rielle avait \u00e9t\u00e9 r\u00e9duite de mani\u00e8re agressive (&lt;140 mmHg) et ceux dont la pression art\u00e9rielle n&#8217;avait pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9duite, que ce soit en termes de r\u00e9sultats ou de fr\u00e9quence des h\u00e9morragies secondaires.<\/p>\n<p>Il n&#8217;y a pas non plus d&#8217;\u00e9vidence pour l&#8217;\u00e9limination chirurgicale du saignement. Dans l&#8217;\u00e9tude STICH, aucun effet positif n&#8217;a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 pour l&#8217;ensemble des patients suite \u00e0 l&#8217;\u00e9limination d&#8217;un h\u00e9matome. Dans le sous-groupe des patients profond\u00e9ment comateux, la chirurgie a m\u00eame augment\u00e9 le risque d&#8217;un mauvais r\u00e9sultat ! La tendance \u00e0 l&#8217;am\u00e9lioration du r\u00e9sultat par la chirurgie n&#8217;existe que pour les h\u00e9morragies superficielles et lobaires, ainsi que pour les patients dont le score au GCS est compris entre 9 et 13 (c&#8217;est-\u00e0-dire les patients qui ne sont pas totalement \u00e9veill\u00e9s, mais qui ne sont pas non plus dans un coma profond). L&#8217;ampleur de l&#8217;h\u00e9morragie joue \u00e9galement un r\u00f4le : en cas d&#8217;h\u00e9morragie profonde avec un volume &gt;30 ml, les patients ont peu de chances de survivre.&nbsp;<\/p>\n<p>Le conf\u00e9rencier a soulign\u00e9 que lors de l&#8217;\u00e9limination d&#8217;un saignement, l&#8217;intervention elle-m\u00eame met souvent le patient en danger. Contrairement \u00e0 la chirurgie des tumeurs, par exemple, les h\u00e9morragies en situation d&#8217;urgence sont susceptibles d&#8217;endommager le parenchyme c\u00e9r\u00e9bral fonctionnel. Une alternative est la craniectomie d\u00e9compressive, qui pr\u00e9serve le parenchyme <strong>(figure 2). <\/strong>Il existe des preuves que les craniectomies peuvent r\u00e9duire la mortalit\u00e9 en cas d&#8217;h\u00e9morragie c\u00e9r\u00e9brale. Une nouvelle \u00e9tude suisse est pr\u00e9vue \u00e0 cet effet (SWITCH), qui vise \u00e0 d\u00e9terminer si une craniectomie peut non seulement r\u00e9duire la mortalit\u00e9, mais aussi am\u00e9liorer le r\u00e9sultat. Nous esp\u00e9rons pouvoir commencer \u00e0 recruter les premiers patients avant la fin de l&#8217;ann\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4576 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/np5_abb2_41.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/541;height:295px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"541\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/np5_abb2_41.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/np5_abb2_41-800x393.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/np5_abb2_41-120x59.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/np5_abb2_41-90x44.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/np5_abb2_41-320x157.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/np5_abb2_41-560x275.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p><em>Source : Stroke Symposium, 21 ao\u00fbt 2014, Berne<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 21 ao\u00fbt 2014, un symposium sur les accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux (Stroke Symposium) a eu lieu \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital de l&#8217;\u00eele de Berne, organis\u00e9 par la clinique universitaire de neurologie. 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