{"id":344564,"date":"2014-09-25T09:40:06","date_gmt":"2014-09-25T07:40:06","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/le-reflux-gastro-oesophagien-une-maladie-repandue\/"},"modified":"2014-09-25T09:40:06","modified_gmt":"2014-09-25T07:40:06","slug":"le-reflux-gastro-oesophagien-une-maladie-repandue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-reflux-gastro-oesophagien-une-maladie-repandue\/","title":{"rendered":"Le reflux gastro-\u0153sophagien &#8211; une maladie r\u00e9pandue ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;incidence croissante du reflux gastro-\u0153sophagien et, par cons\u00e9quent, l&#8217;incidence et la mortalit\u00e9 croissantes de l&#8217;ad\u00e9nocarcinome de l&#8217;\u0153sophage entra\u00eenent une importance croissante en termes d&#8217;\u00e9conomie de la sant\u00e9. On observe \u00e9galement une augmentation de l&#8217;activit\u00e9 scientifique dans la r\u00e9gion. L&#8217;objectif de cette revue est de pr\u00e9senter de mani\u00e8re structur\u00e9e les principales nouveaut\u00e9s diagnostiques et th\u00e9rapeutiques du reflux gastro-\u0153sophagien [1\u20133].<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les sympt\u00f4mes du reflux gastro-\u0153sophagien font partie des diagnostics les plus fr\u00e9quents dans la pratique de la gastro-ent\u00e9rologie ambulatoire. Il existe des diff\u00e9rences significatives dans la r\u00e9partition g\u00e9ographique de l&#8217;incidence du reflux gastro-\u0153sophagien (RGO). En Asie, l&#8217;incidence n&#8217;est que d&#8217;environ 5%. Bien que l&#8217;on ne dispose pas de chiffres r\u00e9cents sur l&#8217;incidence en Suisse, celle-ci pourrait atteindre 20%, comme aux \u00c9tats-Unis et au Royaume-Uni. En Europe, l&#8217;incidence du reflux gastro-\u0153sophagien semble augmenter ; des donn\u00e9es de 2005 font \u00e9tat de taux d&#8217;incidence de 10 \u00e0 18%, des donn\u00e9es plus r\u00e9centes de 9 \u00e0 25%. Les principales raisons invoqu\u00e9es sont la fr\u00e9quence croissante de l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 et les faibles taux d&#8217;infection par Helicobacter pylori. Les complications importantes du reflux gastro-\u0153sophagien comprennent des modifications dys- et m\u00e9taplasiques de la muqueuse \u0153sophagienne, ce qui augmente le risque de d\u00e9velopper un cancer de l&#8217;\u0153sophage.<\/p>\n<p>Les sympt\u00f4mes de reflux gastro-\u0153sophagien r\u00e9fractaire sont d\u00e9sormais l&#8217;indication la plus fr\u00e9quente de la gastroscopie. Aux \u00c9tats-Unis, au moins sept millions de gastroscopies sont r\u00e9alis\u00e9es chaque ann\u00e9e en raison de sympt\u00f4mes de reflux gastro-\u0153sophagien.<\/p>\n<h2 id=\"symptomes\">Sympt\u00f4mes<\/h2>\n<p>Le reflux est un processus physiologique et se d\u00e9finit comme le reflux du contenu de l&#8217;estomac. Cependant, le RGO est d\u00e9fini par l&#8217;interaction entre les sympt\u00f4mes et les dommages caus\u00e9s \u00e0 la muqueuse.<\/p>\n<p>Le spectre clinique des sympt\u00f4mes provoqu\u00e9s par le reflux gastro-\u0153sophagien va des plaintes classiques de r\u00e9gurgitations acides, de r\u00e9gurgitations d&#8217;acide gastrique, de br\u00fblures d&#8217;estomac et de br\u00fblures gastriques aux manifestations extra-\u0153sophagiennes avec toux associ\u00e9e au reflux, enrouement et asthme non atopique et sensation de globus. Souvent, le lien entre le reflux et les sympt\u00f4mes est moins clair dans ce cas et les troubles ORL (sinusite chronique, &#8220;post-nasal drip&#8221;) ainsi que les maladies pneumologiques peuvent contribuer \u00e0 la pathogen\u00e8se [4].<br \/>\nDans le cas des br\u00fblures d&#8217;estomac dites fonctionnelles, il n&#8217;y a aucune association entre les sympt\u00f4mes et les \u00e9pisodes de reflux ; cette entit\u00e9 n&#8217;est plus consid\u00e9r\u00e9e comme faisant partie du spectre du RGO.<br \/>\nLa <em>maladie de refl<\/em> ux sans \u00e9rosion endoscopique de la muqueuse, appel\u00e9e maladie <em>de reflux non \u00e9rosive<\/em> (NERD), est beaucoup plus fr\u00e9quente que la maladie de reflux \u00e9rosive (\u0153sophagite de reflux ou ERD) et repr\u00e9sente jusqu&#8217;\u00e0 70% de toutes les maladies de reflux. Cela signifie que dans le cas de la NERD, le reflux d&#8217;acide gastrique acide provoque certes des sympt\u00f4mes, mais pas de modifications de la muqueuse d\u00e9tectables par endoscopie. Ce sous-groupe de reflux est nettement plus h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne et peut \u00eatre diff\u00e9renci\u00e9 par la pH-m\u00e9trie des 24 heures, qui permet d&#8217;\u00e9tablir des liens entre les sympt\u00f4mes et les \u00e9pisodes de reflux acide.<\/p>\n<p>L&#8217;\u0153sophage hypersensible est d\u00e9clench\u00e9 par une perception accrue des sympt\u00f4mes (sensibilit\u00e9), qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;\u00e9pisodes de reflux acide survenant en nombre physiologique et\/ou d&#8217;une dilatation physiologique de l&#8217;\u0153sophage due \u00e0 un reflux non acide. De m\u00eame, une forte tendance \u00e0 la somatisation ou un trouble anxieux peuvent conduire \u00e0 une perception accrue des \u00e9pisodes de reflux. L&#8217;<em>\u0153sophage<\/em> dit <em>hypersensible<\/em> peut donc avoir des causes p\u00e9riph\u00e9riques et nerveuses centrales. Dans ces situations, l&#8217;effet th\u00e9rapeutique de l&#8217;inhibition m\u00e9dicamenteuse de l&#8217;acidit\u00e9 est limit\u00e9. Le traitement n\u00e9cessite souvent l&#8217;utilisation d&#8217;antid\u00e9presseurs\/neuroleptiques en plus des IPP afin de r\u00e9duire la sensibilit\u00e9 visc\u00e9rale.<br \/>\nDans 30% des cas, des l\u00e9sions de reflux sont d\u00e9tect\u00e9es par endoscopie. La mise en \u00e9vidence d&#8217;une \u00e9rosion du reflux est la preuve d&#8217;un RGO.<\/p>\n<p>L&#8217;\u0153sophage de Barrett est d\u00e9couvert par endoscopie dans jusqu&#8217;\u00e0 10% des cas. Dans ce cas, l&#8217;\u00e9pith\u00e9lium pavimenteux de l&#8217;\u0153sophage est remplac\u00e9 par un \u00e9pith\u00e9lium cylindrique m\u00e9taplasique. D&#8217;un point de vue physiopathologique, le reflux acide et surtout le reflux biliaire pourraient \u00eatre \u00e0 l&#8217;origine de ce ph\u00e9nom\u00e8ne. L&#8217;\u0153sophage de Barrett est une maladie pr\u00e9canc\u00e9reuse, la fr\u00e9quence de d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence est d&#8217;environ 0,1- 3,6%\/an [5]. L&#8217;une des particularit\u00e9s de l&#8217;oesopahgus de Barrett est l&#8217;absence de sympt\u00f4mes, c&#8217;est-\u00e0-dire le fait que les sympt\u00f4mes ne se manifestent pas. la disparition des sympt\u00f4mes classiques du reflux au fur et \u00e0 mesure que la muqueuse est endommag\u00e9e. Dans ce cas, on attribue principalement au traitement par IPP une pr\u00e9vention de la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence maligne [6].<\/p>\n<h2 id=\"pathogenese\">Pathogen\u00e8se<\/h2>\n<p>La pathogen\u00e8se du RGO est aussi vaste que les sympt\u00f4mes qu&#8217;il provoque. La <strong>figure 1<\/strong> illustre de mani\u00e8re simplifi\u00e9e la pathogen\u00e8se multifactorielle complexe et l&#8217;interaction entre les facteurs anatomiques structurels (jonction gastro-\u0153sophagienne [GOJ], sphincter \u0153sophagien inf\u00e9rieur, hernie hiatale, ob\u00e9sit\u00e9) et la motilit\u00e9 (relaxations transitoires du sphincter \u0153sophagien inf\u00e9rieur [TLSR], sensibilit\u00e9 de la muqueuse \u0153sophagienne).<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-4616\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb1_hp9_s27.jpg\" style=\"height:433px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"794\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb1_hp9_s27.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb1_hp9_s27-800x577.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb1_hp9_s27-120x87.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb1_hp9_s27-90x65.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb1_hp9_s27-320x231.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb1_hp9_s27-560x404.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>Elle montre, \u00e0 titre de mod\u00e8le, la progression d&#8217;une maladie de reflux, o\u00f9 l&#8217;on assiste, \u00e9tape par \u00e9tape, \u00e0 une d\u00e9gradation des m\u00e9canismes de d\u00e9fense contre le reflux. Au fur et \u00e0 mesure que les d\u00e9faillances des diff\u00e9rents m\u00e9canismes de protection s&#8217;accumulent, le &#8220;reflux physiologique&#8221; devient un &#8220;reflux pathologique&#8221; qui se manifeste soit par des sympt\u00f4mes et\/ou des l\u00e9sions muqueuses. L&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 (centrale) end\u00e9mique dans certaines populations joue un r\u00f4le important car elle compromet la solidit\u00e9 de la jonction gastro-\u0153sophagienne et entra\u00eene le d\u00e9veloppement d&#8217;une hernie hiatale au fil du temps. Les facteurs pathog\u00e9niques sont l&#8217;augmentation de la pression intra-abdominale, l&#8217;augmentation de la s\u00e9cr\u00e9tion d&#8217;apokinines, l&#8217;augmentation des rel\u00e2chements sphinct\u00e9riens transitoires associ\u00e9s au reflux et l&#8217;augmentation de l&#8217;incidence de l&#8217;\u0153sophage de Barrett due au syndrome m\u00e9tabolique [7,8]. Tout cela fait que le risque de cancer de l&#8217;\u0153sophage est multipli\u00e9 par deux ou trois chez les patients ob\u00e8ses [9].<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>En raison de la fr\u00e9quence des sympt\u00f4mes dans la pratique clinique, la question se pose de savoir si une anamn\u00e8se sp\u00e9cifique \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un questionnaire est une alternative s\u00fbre et peu co\u00fbteuse \u00e0 l&#8217;endoscopie et constituerait une voie plus rapide vers le diagnostic et donc l&#8217;\u00e9tablissement d&#8217;une inhibition m\u00e9dicamenteuse de l&#8217;acidit\u00e9 au moyen d&#8217;IPP.<\/p>\n<p>Selon les lignes directrices de la DGVS (Soci\u00e9t\u00e9 allemande de la digestion et des maladies m\u00e9taboliques), les br\u00fblures d&#8217;estomac et les r\u00e9gurgitations acides sont les sympt\u00f4mes les plus sp\u00e9cifiques de la maladie de reflux. Tous les autres sympt\u00f4mes, tels que la dysphagie, la douleur r\u00e9trosternale et les sympt\u00f4mes respiratoires, peuvent compliquer le chemin vers le diagnostic [10].<\/p>\n<p>Une \u00e9tude de 2009 a montr\u00e9 qu&#8217;un questionnaire sp\u00e9cifiquement con\u00e7u \u00e0 cet effet (GERDQ), comprenant six questions sur les sympt\u00f4mes de reflux, leur intensit\u00e9 et leur fr\u00e9quence, permettait de diagnostiquer un reflux avec une grande certitude chez les patients ayant un score sup\u00e9rieur \u00e0 huit [11]. Ces donn\u00e9es sugg\u00e8rent que, sur la base d&#8217;un questionnaire, la sp\u00e9cificit\u00e9 pour le diagnostic du RGO est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e. Mais malheureusement, la sensibilit\u00e9 de l&#8217;anamn\u00e8se par questionnaire n&#8217;est pas tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e, ce qui a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9 dans des \u00e9tudes plus anciennes [12]. Une \u00e9tude chinoise r\u00e9cemment publi\u00e9e portant sur 2000 patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes de reflux, examin\u00e9s \u00e0 l&#8217;aide du questionnaire susmentionn\u00e9 et d&#8217;une endoscopie, a montr\u00e9 que si une grande partie des patients ayant un score GERDQ \u00e9lev\u00e9 pr\u00e9sentaient une \u0153sophagite de reflux, plus d&#8217;un tiers des patients examin\u00e9s ayant un score inf\u00e9rieur pr\u00e9sentaient \u00e9galement une \u0153sophagite de reflux lors du suivi endoscopique. Dans un pourcentage plus faible de patients, un carcinome \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent malgr\u00e9 l&#8217;absence de sympt\u00f4mes d&#8217;alarme [13]. Jonasson C et al. concluent de son \u00e9tude de 2012 que les patients atteints de RGO sans sympt\u00f4mes d&#8217;alarme devraient \u00eatre \u00e9valu\u00e9s de mani\u00e8re structur\u00e9e \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un questionnaire. Cela permet d&#8217;\u00e9conomiser des co\u00fbts sans perte de qualit\u00e9 et de traiter les patients RGO typiques de mani\u00e8re efficace et \u00e9conomique par le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste. Une approche bas\u00e9e sur un algorithme permet \u00e9galement d&#8217;identifier les patients ayant une faible probabilit\u00e9 de RGO. Ces patients doivent \u00eatre \u00e9valu\u00e9s en premier lieu par endoscopie [14].<br \/>\nLes directives de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de gastroent\u00e9rologie recommandent clairement la proc\u00e9dure d\u00e9crite dans <strong>la figure 2<\/strong> [10].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4617 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb2_hp9_s28.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/751;height:410px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"751\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb2_hp9_s28.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb2_hp9_s28-800x546.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb2_hp9_s28-120x82.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb2_hp9_s28-90x61.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb2_hp9_s28-320x218.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb2_hp9_s28-560x382.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>Une autre \u00e9tude men\u00e9e dans un collectif chinois sugg\u00e8re le r\u00f4le potentiellement important d&#8217;une endoscopie pr\u00e9coce dans les sympt\u00f4mes de reflux, m\u00eame en l&#8217;absence de signes d&#8217;alarme. Pr\u00e8s de 500 patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes de reflux sans signes d&#8217;alerte ont \u00e9t\u00e9 endoscopi\u00e9s, pr\u00e8s de 4% ont pr\u00e9sent\u00e9 un \u0153sophage de Barrett et 1% d\u00e9j\u00e0 un cancer [15].<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-plus-pousse\">Diagnostic plus pouss\u00e9<\/h2>\n<p>Comme nous l&#8217;avons d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9, jusqu&#8217;\u00e0 70% des patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes de reflux ne pr\u00e9sentent pas de modifications typiques de l&#8217;\u0153sophage, ce qui permet uniquement de suspecter une maladie de reflux non \u00e9rosive.  <strong>(Fig. 1).<\/strong>  Comme la plupart des patients qui se pr\u00e9sentent \u00e0 l&#8217;endoscopie sont d\u00e9j\u00e0 trait\u00e9s avec des inhibiteurs d&#8217;acidit\u00e9, la pH-m\u00e9trie de 24 heures rev\u00eat une importance particuli\u00e8re dans ce cas. Cette m\u00e9thode permet, en cas de suspicion de RNO, d&#8217;obtenir une information objective sur la pr\u00e9sence d&#8217;un reflux pathologique, le type de reflux (acide vs non acide), la dur\u00e9e des \u00e9pisodes de reflux, la hauteur du reflux (proximal vs distal) ainsi que sur la fonction de clairance de l&#8217;\u0153sophage. Plusieurs \u00e9tudes ont d\u00e9montr\u00e9 que l&#8217;apparition d&#8217;une DRE ou d&#8217;une DMLA \u00e9tait li\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9sence d&#8217;un cancer. NERD, outre le nombre d&#8217;\u00e9pisodes de reflux, le type (acide vs non acide) et le niveau de propagation du reflux (proximal\/distal) sont des facteurs d\u00e9terminants pour la symptomatologie. Ainsi, les patients atteints de RGO \u00e9rosif classique pr\u00e9sentent des \u00e9pisodes de reflux plus longs et plus fr\u00e9quents, qui s&#8217;\u00e9tendent plus loin en direction proximale. Cela pourrait expliquer l&#8217;apparition de l\u00e9sions muqueuses. Les patients souffrant d&#8217;une NERD ont plus souvent des \u00e9pisodes de reflux non acide, qui provoquent n\u00e9anmoins des sympt\u00f4mes [16,17].<\/p>\n<p>La pH-m\u00e9trie joue \u00e9galement un r\u00f4le crucial dans le diagnostic de l&#8217;\u0153sophage hypersensible ou de la dyspepsie fonctionnelle. Il est important de les distinguer, car les options de traitement de ces entit\u00e9s sont diff\u00e9rentes de celles du reflux gastro-\u0153sophagien classique. Dans le cas de l&#8217;\u0153sophage hypersensible, la corr\u00e9lation entre les sympt\u00f4mes et les \u00e9pisodes de reflux est particuli\u00e8rement importante. Si un patient a un nombre physiologique d&#8217;\u00e9pisodes de reflux, mais qu&#8217;il en ressent un nombre \u00e9lev\u00e9, le diagnostic d&#8217;\u0153sophage hypersensible est \u00e9vident.<\/p>\n<h2 id=\"therapie\">Th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Le d\u00e9veloppement des inhibiteurs de la pompe \u00e0 protons (IPP) a r\u00e9volutionn\u00e9 le traitement du reflux gastro-\u0153sophagien, de sorte que les m\u00e9dicaments &#8220;plus anciens&#8221; tels que les bloqueurs H2 n&#8217;ont plus qu&#8217;un r\u00f4le additif dans le traitement du reflux gastro-\u0153sophagien. L&#8217;efficacit\u00e9 des IPP dans le RGO classique est tr\u00e8s bonne, mais il existe n\u00e9anmoins un groupe non n\u00e9gligeable de patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes de reflux qui ne r\u00e9pondent pas aussi bien aux IPP. Il s&#8217;agit notamment des groupes de patients d\u00e9finis ci-dessus qui pr\u00e9sentent une hypersensibilit\u00e9 de l&#8217;\u0153sophage et des br\u00fblures d&#8217;estomac fonctionnelles. Rarement, un trouble de la motilit\u00e9 comme l&#8217;achalasie peut aussi se cacher derri\u00e8re des br\u00fblures d&#8217;estomac fonctionnelles, ce qui n\u00e9cessite chez ces patients, en l&#8217;absence de r\u00e9ponse au traitement, un diagnostic plus pouss\u00e9 comme la manom\u00e9trie \u0153sophagienne \u00e0 haute r\u00e9solution et la pH-m\u00e9trie des 24 heures [18]. On observe \u00e9galement un succ\u00e8s th\u00e9rapeutique nettement moindre pour les manifestations extra-\u0153sophagiennes de la maladie de reflux, comme l&#8217;asthme, l&#8217;enrouement et la toux, car elles sont peu sp\u00e9cifiques [18\u201320].<br \/>\nLes<strong> figures 3 et 4, <\/strong>adapt\u00e9es selon les lignes directrices de la DGVS, pr\u00e9sentent les algorithmes th\u00e9rapeutiques possibles pour le RGO non compliqu\u00e9 et le RGO compliqu\u00e9.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4618 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb3_hp9_s29.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/736;height:401px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"736\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb3_hp9_s29.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb3_hp9_s29-800x535.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb3_hp9_s29-120x80.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb3_hp9_s29-90x60.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb3_hp9_s29-320x214.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb3_hp9_s29-560x375.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>Il est important de noter que l&#8217;arr\u00eat des IPP ne doit jamais se faire du jour au lendemain, mais \u00e0 doses progressives afin d&#8217;\u00e9viter une s\u00e9cr\u00e9tion acide excessive.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4619 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb4_hp9_s29.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1387;height:756px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1387\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb4_hp9_s29.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb4_hp9_s29-800x1009.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb4_hp9_s29-120x151.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb4_hp9_s29-90x113.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb4_hp9_s29-320x403.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/abb4_hp9_s29-560x706.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><br \/>\nEn ce qui concerne le reflux gastro-\u0153sophagien r\u00e9fractaire, l&#8217;anamn\u00e8se des sympt\u00f4mes et de la prise d&#8217;antiacides joue un r\u00f4le central. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que le gain th\u00e9rapeutique pour les r\u00e9gurgitations n&#8217;\u00e9tait que de 20%, alors que pour les br\u00fblures r\u00e9trosternales, les IPP permettent d&#8217;obtenir jusqu&#8217;\u00e0 40% de gain th\u00e9rapeutique [19]. En augmentant la dose de l&#8217;IPP de 1\u00d7 \u00e0 2\u00d720 mg\/jour. et la prise 30&nbsp;minutes avant le repas permet d&#8217;obtenir un taux de gu\u00e9rison plus \u00e9lev\u00e9 [21]. Ceci est d\u00fb aux demi-vies des diff\u00e9rents IPP, qui varient entre 30 et 90 minutes. De plus, tous les IPP n&#8217;ont pas la m\u00eame efficacit\u00e9, de sorte qu&#8217;en cas de sympt\u00f4mes r\u00e9fractaires, il est recommand\u00e9 de passer soit \u00e0 une autre pr\u00e9paration plus fortement supprimant l&#8217;acidit\u00e9, comme l&#8217;\u00e9som\u00e9prazole, soit \u00e0 un IPP ayant un m\u00e9tabolisme diff\u00e9rent (cytochrome 450) [22].<\/p>\n<p>L&#8217;absence de sympt\u00f4mes et le manque d&#8217;efficacit\u00e9 des IPP ne se limitent pas \u00e0 ces d\u00e9tails, mais sont \u00e9galement dus au fait que (comme dans l&#8217;exemple de l&#8217;\u00e9tude de l&#8217;OMS), les IPP ne sont pas toujours efficaces.  <strong>Figure 1<\/strong>  ), la s\u00e9cr\u00e9tion acide n&#8217;est pas le facteur principal dans la pathogen\u00e8se multifactorielle du RGO, mais le fait que le reflux se propage dans l&#8217;\u0153sophage en quantit\u00e9 pathologique.<\/p>\n<p>Comme de nombreux patients souffrent de sympt\u00f4mes intermittents, ils ont besoin d&#8217;antiacides ou d&#8217;alginates \u00e0 courte dur\u00e9e d&#8217;action.<\/p>\n<p>Avec <sup>Gaviscon\u00ae<\/sup>, une pr\u00e9paration \u00e0 base d&#8217;alginate, une \u00e9tude IRM de 2009 a montr\u00e9 que, contrairement aux antiacides conventionnels qui descendent au fond de l&#8217;estomac, il forme une masse semblable \u00e0 un fleuve sur le bol alimentaire apr\u00e8s le repas, ce qui r\u00e9duit les \u00e9pisodes de reflux [23]. Son importance th\u00e9rapeutique en tant que traitement &#8220;add on&#8221; ou &#8220;stand alone&#8221; du reflux gastro-\u0153sophagien est donc croissante [24,25].<\/p>\n<h2 id=\"traitement-chirurgical-quand-fundoplicature-quand-pas\">Traitement chirurgical : quand fundoplicature &#8211; quand pas ?<\/h2>\n<p>La question de savoir quels patients atteints de reflux gastro-\u0153sophagien b\u00e9n\u00e9ficient le plus d&#8217;une approche chirurgicale (fundoplicatio) est toujours controvers\u00e9e. Dans ses directives g\u00e9n\u00e9rales, l&#8217;association professionnelle am\u00e9ricaine AGA recommande l&#8217;\u00e9valuation d&#8217;une fundoplicature, surtout chez les patients \u00e0 faible risque chirurgical qui r\u00e9pondent bien aux IPP mais ne souhaitent pas les prendre \u00e0 long terme. D&#8217;autres bonnes indications sont les cons\u00e9quences du reflux non contr\u00f4lables par les m\u00e9dicaments, comme les r\u00e9gurgitations volum\u00e9triques et la toux chronique clairement li\u00e9e au reflux proximal. Les complications de l&#8217;op\u00e9ration antireflux classique de Nissen sont, dans le suivi \u00e0 court terme, une dysphagie postop\u00e9ratoire dans jusqu&#8217;\u00e0 20% des cas et une augmentation des flatulences dans jusqu&#8217;\u00e0 50% des cas. Pour ces raisons, certains chirurgiens \u0153sophagiens favorisent depuis peu de plus en plus l&#8217;op\u00e9ration de Toupet (180 &#8211; 270\u00b0). Une \u00e9tude randomis\u00e9e a montr\u00e9 que le r\u00e9sultat de l&#8217;op\u00e9ration est aussi bon en termes de contr\u00f4le du reflux, mais que la dysphagie, les flatulences et l&#8217;incapacit\u00e9 \u00e0 roter sont nettement moins importantes [26]. La s\u00e9lection des patients et les \u00e9valuations pr\u00e9op\u00e9ratoires minutieuses par endoscopie, manom\u00e9trie \u00e0 haute r\u00e9solution et pH-m\u00e9trie sur 24 heures, par exemple pour exclure un dysfonctionnement \u0153sophagien, une hypersensibilit\u00e9 ou une a\u00e9rophagie, sont essentielles pour le succ\u00e8s de l&#8217;op\u00e9ration, en plus de la pr\u00e9sence d&#8217;un chirurgien exp\u00e9riment\u00e9 [27].<\/p>\n<p>En revanche, il n&#8217;est pas justifi\u00e9 de poser une indication uniquement sur la base d&#8217;un pr\u00e9tendu meilleur r\u00e9sultat \u00e0 long terme. Une \u00e9tude qui plaide pour une approche r\u00e9fl\u00e9chie des indications de fundoplicature date de 2013. Elle a d\u00e9montr\u00e9, sur la base de plus de 500 patients randomis\u00e9s pour recevoir soit une fundoplicature de Nissen, soit un traitement par IPP, qu&#8217;il n&#8217;y avait plus de diff\u00e9rence significative dans le r\u00e9sultat global apr\u00e8s cinq ans. Les r\u00e9gurgitations \u00e9taient plus fr\u00e9quentes dans le groupe IPP, tandis que les ballonnements et les flatulences \u00e9taient plus nombreux dans le groupe chirurgie[28,29].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>El-Serag HB, et al : Update on the epidemiology of gastro-oesophageal reflux disease : a systematic review. Gut 2014 ; 63 : 871-880.<\/li>\n<li>Peery AF, et al : Burden of gastrointestinal disease in the United States : 2012 update. Gastroenterology 2012 ; 143 : 1179-1187 e1-3.<\/li>\n<li>Holtmann G, Chao J : Dyspepsie fonctionnelle et maladies fonctionnelles de l&#8217;\u0153sophage. Le gastroent\u00e9rologue 2013 ; 8 : 385-392.<\/li>\n<li>Fox M, Forgacs I : Maladie du reflux gastro-\u0153sophagien. BMJ 2006 ; 332 : 88-93.<\/li>\n<li>Spechler SJ, Souza RF : Esophage de Barrett. New England Journal of Medicine 2014 ; 371 : 836-845.<\/li>\n<li>Fox M, Schwizer W : Faire comprendre le contenu de l&#8217;\u0153sophage. Gut 2008 ; 57 : 435-438.<\/li>\n<li>Wu J, et al : L&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 est associ\u00e9e \u00e0 une augmentation de la relaxation transitoire du sphincter inf\u00e9rieur de l&#8217;\u0153sophage. Gastroenterology 2007 ; 132 : 883-889.<\/li>\n<li>Ryan A, et al : Barrett esophagus : prevalence de l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 centrale, le syndrome m\u00e9tabolique, et un \u00e9tat pro-inflammatoire. Annals of surgery 2008 ; 247 : 909-915.<\/li>\n<li>Ryan A, et al : Obesity, metabolic syndrome and esophageal adenocarcinoma : epidemiology, etiology and new targets. Cancer Epidemiology 2011 ; 35 : 309-319.<\/li>\n<li>Koop H, et al : Consensus conference of the DGVS on gastroesophageal reflux. Journal de Gastroent\u00e9rologie 2005 ; 43 : 163-164.<\/li>\n<li>Jones R, et al : D\u00e9veloppement du GerdQ, un outil pour le diagnostic et la prise en charge de la maladie de reflux gastro-\u0153sophagien en soins primaires. Aliment Pharmacol Ther 2009 ; 30 : 1030-1038.<\/li>\n<li>Dent J, et al. : Accuracy of the diagnosis of GORD by questionnaire, physicians and a trial of proton pump inhibitor treatment : the Diamond Study. Gut 2010 ; 59 : 714-721.<\/li>\n<li>Bai Y, et al : Gastroesophageal Reflux Disease Questionnaire (GerdQ) in real-world practice : a national multicenter survey on 8065 patients. J Gastroenterol Hepatol 2013 ; 28 : 626-631.<\/li>\n<li>Jonasson C, et al. : Essai clinique randomis\u00e9 : une comparaison entre un algorithme bas\u00e9 sur le GerdQ et une approche bas\u00e9e sur l&#8217;endoscopie pour le diagnostic et le traitement initial du RGO. Alimentary pharmacology &amp; therapeutics 2012 ; 35 : 1290-1300.<\/li>\n<li>Peng S, et al : Prompt upper endoscopy is an appropriate initial management in uninvestigated Chinese patients with typical reflux symptoms. Am J Gastroenterol 2010 ; 105 : 1947-1952.<\/li>\n<li>Savarino E, et al : Caract\u00e9ristiques des \u00e9pisodes de reflux et association des sympt\u00f4mes chez les patients atteints d&#8217;\u0153sophagite \u00e9rosive et de maladie de reflux non \u00e9rosive : \u00e9tude utilisant la th\u00e9rapie combin\u00e9e imp\u00e9dance-pH off. Am J Gastroenterol 2010 ; 105 : 1053-1061.<\/li>\n<li>Bredenoord AJ, Hemmink GJM, Smout AJPM : Relationship between gastro-oesophageal reflux pattern and severity of mucosal damage. Neurogastroenterology &amp; Motility 2009 ; 21 : 807-812.<\/li>\n<li>Kessing B, Bredenoord A, Smout AJPM : Diagnostic erroneous de la maladie de reflux gastro-esophagien dans l&#8217;achalasie. Clinical gastroenterology and hepatology 2011 ; 9 : 1020-1024.<\/li>\n<li>Kahrilas PJ, Howden CW, Hughes N : R\u00e9ponse de la r\u00e9gurgitation au traitement par inhibiteur de la pompe \u00e0 protons dans les essais cliniques de la maladie de reflux gastro-\u0153sophagien. Am J Gastroenterol 2011 ; 106 : 1419-1425 ; quiz 1426.<\/li>\n<li>Boeckxstaens G, et al : Maladie du reflux symptomatique : le pr\u00e9sent, le pass\u00e9 et l&#8217;avenir. Gut 2014 ; 63 : 1185-1193.<\/li>\n<li>Kinoshita Y, Hongo M, Japan TSG : Efficacit\u00e9 du rabeprazole \u00e0 deux jours pour les patients souffrant d&#8217;\u0153sophagite par reflux r\u00e9fractaire \u00e0 l&#8217;administration standard d&#8217;IPP \u00e0 une seule journ\u00e9e : l&#8217;\u00e9tude TWICE bas\u00e9e au Japon. Am J Gastroenterol 2012 ; 107 : 522-530.<\/li>\n<li>Miner P, et al : Gastric acid control with esomeprazole, lansoprazole, omeprazole, pantoprazole, and rabeprazole : a five-way crossover study. Am J Gastroenterol 2003 ; 98 : 2616-2620.<\/li>\n<li>Sweis R, et al. : Suppression du reflux post-prandial par un alginate formant un raft (Gaviscon Advance) compar\u00e9 \u00e0 un simple antacide document\u00e9 par imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique et surveillance du pH : \u00e9valuation m\u00e9canistique chez des volontaires sains et \u00e9tude randomis\u00e9e, contr\u00f4l\u00e9e, en double aveugle chez des patients souffrant de reflux. Aliment Pharmacol Ther 2013 Jun ; 37(11) : 1093-1102.<\/li>\n<li>Thomas E, et al. : Essai clinique randomis\u00e9 : soulagement des sympt\u00f4mes gastro-intestinaux sup\u00e9rieurs par un acide pocket-targeting alginate-antacid (Gaviscon Double Action) &#8211; une \u00e9tude pilote en double aveugle, contr\u00f4l\u00e9e par placebo, dans la maladie de reflux gastro-\u0153sophagien. Alimentary pharmacology &amp; therapeutics 2014 ; 39 : 595-602.<\/li>\n<li>Kahrilas P, et al. : The acid pocket : a target for treatment in reflux disease ? The American journal of gastroenterology 2013 ; 108 : 1058-1064.<\/li>\n<li>Broeders J, et al : Five-year outcome after laparoscopic anterior partial versus Nissen fundoplication : four randomized trials. Annals of surgery 2012 ; 255 : 637-642.<\/li>\n<li>Falk G, Fennerty MB, Rothstein R : AGA Institute medical position statement on the use of endoscopic therapy for gastroesophageal reflux disease. Gastroenterology 2006 ; 131 : 1313-1314.<\/li>\n<li>Grant AM, et al : Chirurgie \u00e0 acc\u00e8s minimal compar\u00e9e \u00e0 la prise en charge m\u00e9dicale de la maladie de reflux gastro-\u0153sophagien : suivi de cinq ans d&#8217;un essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9 (REFLUX). BMJ 2013 ; 346 : f1908.<\/li>\n<li>Galmiche JP, et al. : Chirurgie laparoscopique antireflux vs traitement par \u00e9som\u00e9prazole pour le RGO chronique : l&#8217;essai clinique randomis\u00e9 LOTUS. JAMA 2011 ; 305 : 1969-1977.<\/li>\n<\/ol>\n<p><span style=\"font-size:10px\"><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2014 ; 9(9) : 26-30<\/em><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;incidence croissante du reflux gastro-\u0153sophagien et, par cons\u00e9quent, l&#8217;incidence et la mortalit\u00e9 croissantes de l&#8217;ad\u00e9nocarcinome de l&#8217;\u0153sophage entra\u00eenent une importance croissante en termes d&#8217;\u00e9conomie de la sant\u00e9. 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