{"id":344859,"date":"2014-09-05T16:05:48","date_gmt":"2014-09-05T14:05:48","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/les-additifs-alimentaires-reduisent-ils-le-risque-de-crise-cardiaque\/"},"modified":"2014-09-05T16:05:48","modified_gmt":"2014-09-05T14:05:48","slug":"les-additifs-alimentaires-reduisent-ils-le-risque-de-crise-cardiaque","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/les-additifs-alimentaires-reduisent-ils-le-risque-de-crise-cardiaque\/","title":{"rendered":"Les additifs alimentaires r\u00e9duisent-ils le risque de crise cardiaque ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;un des ateliers du congr\u00e8s annuel de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse de cardiologie, qui s&#8217;est tenu le 12 juin 2014, s&#8217;est pench\u00e9 sur le r\u00f4le de la nutrition dans les maladies cardiovasculaires. Comment l&#8217;alcool, les acides gras om\u00e9ga-3 ou la viande rouge influencent-ils le risque cardiovasculaire, et qu&#8217;apporte le r\u00e9gime m\u00e9diterran\u00e9en ?<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p><em>(ee)  <\/em>Existe-t-il des preuves de l&#8217;utilit\u00e9 d&#8217;un r\u00e9gime m\u00e9diterran\u00e9en (MD) dans la pr\u00e9vention secondaire des maladies cardiovasculaires ? Oui, a r\u00e9pondu l&#8217;orateur, le professeur Hans Rickli, de l&#8217;h\u00f4pital cantonal de Saint-Gall, plusieurs \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es dans ce sens. Citons par exemple la m\u00e9ta-analyse de Schwingshackl et al. qui a montr\u00e9 qu&#8217;une forte adh\u00e9sion au r\u00e9gime m\u00e9diterran\u00e9en \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 une r\u00e9duction de la hs-CRP et de l&#8217;IL-6 ainsi qu&#8217;\u00e0 une am\u00e9lioration de la dysfonction endoth\u00e9liale [1].<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tude Lyon Heart (1999) a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e pr\u00e9matur\u00e9ment parce que les participants \u00e0 l&#8217;\u00e9tude souffrant de MD &#8211; contrairement \u00e0 un &#8220;r\u00e9gime occidental&#8221; normal &#8211; ont eu beaucoup moins d&#8217;infarctus du myocarde [2]. Aujourd&#8217;hui, l&#8217;effet de cette \u00e9tude serait probablement moindre, car les facteurs de risque tels que l&#8217;hypercholest\u00e9rol\u00e9mie ou l&#8217;hypertension sont mieux g\u00e9r\u00e9s. Mais si une alimentation conforme \u00e0 la pyramide alimentaire est suivie de mani\u00e8re cons\u00e9quente et que les personnes concern\u00e9es font en outre suffisamment d&#8217;exercice, elle a un effet pr\u00e9ventif (r\u00e9duction du risque cardiovasculaire de 9% plus r\u00e9duction du risque de cancer et de la maladie d&#8217;Alzheimer). Cependant, le probl\u00e8me est que les approches de pr\u00e9vention secondaire telles que la perte de poids, les r\u00e9gimes et l&#8217;arr\u00eat du tabac ne sont pas populaires aupr\u00e8s des patients.<\/p>\n<p>En mati\u00e8re de pr\u00e9vention primaire, la situation est moins claire. Une \u00e9tude de 2013 a compar\u00e9 trois r\u00e9gimes alimentaires chez des personnes \u00e0 haut risque cardiovasculaire : low-fat, m\u00e9diterran\u00e9en avec ajout de noix (noix, amandes et noisettes, au moins 30 g\/d) et m\u00e9diterran\u00e9en avec ajout d&#8217;huile d&#8217;olive extra vierge (au moins 4 cuill\u00e8res \u00e0 soupe\/d), riche en polyph\u00e9nols <strong>(tableau 1)<\/strong> [3].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-4326\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab1_s33_cv4.jpg\" width=\"871\" height=\"937\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab1_s33_cv4.jpg 871w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab1_s33_cv4-800x861.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab1_s33_cv4-120x129.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab1_s33_cv4-90x97.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab1_s33_cv4-320x344.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab1_s33_cv4-560x602.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 871px) 100vw, 871px\" \/><\/p>\n<p>Les participants \u00e0 l&#8217;\u00e9tude se sont nourris de cette mani\u00e8re pendant environ cinq ans. Les deux r\u00e9gimes m\u00e9diterran\u00e9ens ont obtenu de meilleurs r\u00e9sultats que les r\u00e9gimes pauvres en graisses en termes de r\u00e9duction du risque cardiovasculaire, mais le &#8220;nombre de traitements n\u00e9cessaires&#8221; (NNT) \u00e9tait relativement \u00e9lev\u00e9, \u00e0 300. C&#8217;est surtout le nombre d&#8217;attaques c\u00e9r\u00e9brales qui a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit, mais pas celui des crises cardiaques. &#8220;Le r\u00e9gime m\u00e9diterran\u00e9en est l&#8217;un des nombreux facteurs qui peuvent inhiber le d\u00e9veloppement pr\u00e9coce de l&#8217;ath\u00e9roscl\u00e9rose&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le conf\u00e9rencier.<\/p>\n<h2 id=\"le-poisson-et-les-acides-gras-omega-3\">Le poisson et les acides gras om\u00e9ga-3<\/h2>\n<p>Le professeur Hansj\u00fcrg Beer, H\u00f4pital cantonal de Baden, a pr\u00e9sent\u00e9 les effets des acides gras om\u00e9ga-3 sur le risque cardiovasculaire. D\u00e8s 1979, une \u00e9tude de Dyerberg et Bang a montr\u00e9 que chez les Inuits, l&#8217;agr\u00e9gation plaquettaire \u00e9tait r\u00e9duite et le temps de saignement nettement plus long que chez les t\u00e9moins danois [4]. La consommation \u00e9lev\u00e9e d&#8217;acides gras polyinsatur\u00e9s om\u00e9ga-3 inhibe la formation de thrombus, l&#8217;activation des plaquettes et l&#8217;adh\u00e9sion des plaquettes. L&#8217;acide alpha-linol\u00e9nique (ALA) r\u00e9duit \u00e9galement l&#8217;inflammation m\u00e9di\u00e9e par les lymphocytes T. Une consommation \u00e9lev\u00e9e d&#8217;ALA a \u00e9galement montr\u00e9 un effet cardioprotecteur dans la &#8220;Nurses Health Study&#8221;. Une m\u00e9ta-analyse de 2012 a montr\u00e9 que pour chaque gramme d&#8217;ALA consomm\u00e9 en plus, le risque relatif de d\u00e9c\u00e8s cardiovasculaire diminuait de 10%.<\/p>\n<p>Une r\u00e9duction des \u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires r\u00e9sulte \u00e9galement d&#8217;une consommation de poisson une \u00e0 deux fois par semaine. La question de savoir si les suppl\u00e9ments sont \u00e9galement efficaces est actuellement controvers\u00e9e. Dans l&#8217;essai GISSI, dans lequel les participants ont pris 1 g d&#8217;acides gras om\u00e9ga-3 par jour pendant trois ans en pr\u00e9vention secondaire, ce sont surtout les d\u00e9c\u00e8s rythmog\u00e8nes qui ont diminu\u00e9. La substitution d&#8217;huiles de poisson chez les diab\u00e9tiques n&#8217;a pas eu d&#8217;effet. Actuellement, il n&#8217;y a pas de preuves av\u00e9r\u00e9es de l&#8217;efficacit\u00e9 des suppl\u00e9ments, mais cela n\u00e9cessite des \u00e9tudes plus nombreuses et mieux \u00e9tay\u00e9es. Aux \u00c9tats-Unis et en Europe, les recommandations concernant la quantit\u00e9 d&#8217;acides gras om\u00e9ga-3 \u00e0 consommer diff\u00e8rent : Aux \u00c9tats-Unis, on recommande deux repas de poisson par semaine en pr\u00e9vention primaire, ce qui pose un probl\u00e8me environnemental compte tenu de la surp\u00eache dans les oc\u00e9ans, tandis qu&#8217;en Europe, on recommande de couvrir 1% des besoins \u00e9nerg\u00e9tiques avec des ALA <strong>(tableau 2).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4327 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab2_s33_cv4.jpg\" width=\"867\" height=\"503\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab2_s33_cv4.jpg 867w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab2_s33_cv4-800x464.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab2_s33_cv4-120x70.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab2_s33_cv4-90x52.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab2_s33_cv4-320x186.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/tab2_s33_cv4-560x325.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 867px) 100vw, 867px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 867px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 867\/503;\" \/><\/p>\n<h2 id=\"quel-est-le-danger-de-la-viande-rouge\">Quel est le danger de la viande rouge ?<\/h2>\n<p>Le professeur Sabine Rohrmann, de l&#8217;Institut de m\u00e9decine sociale et pr\u00e9ventive de Zurich, a fait le point sur les connaissances actuelles concernant la consommation de viande et le risque cardiovasculaire. En Suisse, il n&#8217;existe que des donn\u00e9es sur les ventes de viande, mais pas sur la consommation directe. C&#8217;est en 1985 que l&#8217;on mangeait le plus de viande par habitant (environ 70&nbsp;kg par an), contre environ 60&nbsp;kg par habitant et par an aujourd&#8217;hui. La raison pour laquelle une consommation \u00e9lev\u00e9e de viande est d\u00e9favorable en termes de risque de maladie n&#8217;est pas totalement claire. L&#8217;un des probl\u00e8mes r\u00e9side certainement dans la teneur relativement \u00e9lev\u00e9e en graisses de la viande (surtout dans les produits transform\u00e9s comme les saucisses), avec 30 \u00e0 50% d&#8217;acides gras satur\u00e9s. Il existe toutefois de grandes diff\u00e9rences entre les diff\u00e9rents produits carn\u00e9s, a soulign\u00e9 la conf\u00e9renci\u00e8re : &#8220;Lorsqu&#8217;une vache p\u00e2ture dans un alpage, sa viande a une composition en acides gras diff\u00e9rente de celle d&#8217;une vache qui reste principalement \u00e0 l&#8217;\u00e9table et re\u00e7oit du tourteau de soja&#8221;. De m\u00eame, la teneur en sel est souvent \u00e9lev\u00e9e dans les produits carn\u00e9s.<\/p>\n<p>Diff\u00e9rentes \u00e9tudes montrent des liens entre la consommation de viande rouge ou de produits laitiers et le risque de cancer. produits carn\u00e9s et la mortalit\u00e9 cardiovasculaire. Les \u00e9tudes asiatiques constituent une exception, sans doute parce que la consommation de viande y est moins importante que chez nous et que les mangeurs de viande asiatiques ont \u00e9galement un mode de vie plus sain. Le risque d&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral isch\u00e9mique est nettement plus \u00e9lev\u00e9 en cas de consommation \u00e9lev\u00e9e de viande rouge non transform\u00e9e et transform\u00e9e. En tant que mesure pr\u00e9ventive, il est possible de r\u00e9duire la teneur en sel des produits carn\u00e9s : 10 \u00e0 20% du sel peut \u00eatre supprim\u00e9 sans que le go\u00fbt des produits ne soit alt\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>Mais il reste de nombreuses questions en suspens : est-il pr\u00e9f\u00e9rable de consommer de la viande blanche ? Quelles sont les interactions entre la viande et les autres groupes alimentaires ? Par exemple, l&#8217;impact de la consommation de viande est-il moins important chez les mangeurs de fruits que chez les personnes qui n&#8217;en mangent pratiquement pas ?<\/p>\n<h2 id=\"alcool-et-risque-cardiovasculaire-biere-ou-alcool-fort-cela-ne-joue-aucun-role\">Alcool et risque cardiovasculaire : bi\u00e8re ou alcool fort, cela ne joue aucun r\u00f4le<\/h2>\n<p>David Conen, de l&#8217;H\u00f4pital universitaire de B\u00e2le, a d\u00e9clar\u00e9 : &#8220;Il existe tr\u00e8s peu d&#8217;\u00e9tudes d&#8217;intervention sur le th\u00e8me de l&#8217;alcool et des \u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires&#8221;. En effet, d&#8217;une part, les participants \u00e0 l&#8217;\u00e9tude ne veulent pas renoncer aux boissons alcoolis\u00e9es et, d&#8217;autre part, pour des raisons \u00e9thiques, on ne peut pas encourager les non-buveurs \u00e0 consommer de l&#8217;alcool. C&#8217;est pourquoi les connaissances existantes se fondent principalement sur des donn\u00e9es \u00e9pid\u00e9miologiques.<\/p>\n<p>En ce qui concerne l&#8217;infarctus du myocarde, plus une personne boit de l&#8217;alcool, plus son risque d&#8217;infarctus du myocarde est faible. Il ne faut cependant pas en tirer de conclusions erron\u00e9es, car l&#8217;abstinence est souvent un indicateur de mauvaise sant\u00e9, il y a pas mal d&#8217;ex-alcooliques parmi les abstinents, et les personnes qui boivent beaucoup ont un risque \u00e9lev\u00e9 de mourir d&#8217;une cirrhose du foie ou d&#8217;un accident &#8211; avant m\u00eame d&#8217;avoir pu avoir une crise cardiaque. Les personnes qui consomment beaucoup d&#8217;alcool mais qui m\u00e8nent par ailleurs une vie saine (activit\u00e9 physique suffisante, alimentation saine, IMC normal, etc.) ont un faible risque d&#8217;infarctus du myocarde. Pour l&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral, la situation est diff\u00e9rente : Le risque d&#8217;attaque c\u00e9r\u00e9brale augmente de mani\u00e8re exponentielle \u00e0 partir d&#8217;une consommation d&#8217;environ 60 g par jour. Deux explications possibles sont l&#8217;augmentation de la pression art\u00e9rielle en cas de consommation d&#8217;alcool et la fr\u00e9quence des fibrillations auriculaires.<\/p>\n<p>Le fait que l&#8217;alcool soit consomm\u00e9 sous forme de bi\u00e8re, de vin ou d&#8217;alcool fort n&#8217;a probablement aucune influence sur le risque cardiovasculaire. C&#8217;est ce que montrent des \u00e9tudes men\u00e9es aux \u00c9tats-Unis, en Irlande (avec la bi\u00e8re) et en France (avec le vin). En revanche, la fa\u00e7on de boire joue probablement un r\u00f4le. Il existe des preuves que le binge drinking (consommation de grandes quantit\u00e9s d&#8217;alcool \u00e0 intervalles irr\u00e9guliers) entra\u00eene un risque plus \u00e9lev\u00e9 de maladies cardiovasculaires. Cependant, il est difficile de trouver des participants \u00e0 ces \u00e9tudes, car les binge drinkers boivent souvent (trop) en g\u00e9n\u00e9ral. L&#8217;une des explications de l&#8217;augmentation du risque li\u00e9 au binge drinking est ce que l&#8217;on appelle le &#8220;Holiday Heart&#8221; : il est fr\u00e9quent que les patients se pr\u00e9sentent aux urgences en \u00e9tat d&#8217;\u00e9bri\u00e9t\u00e9 et souffrant de fibrillation auriculaire (FAV) pendant les f\u00eates. La question de savoir s&#8217;il existe un &#8220;seuil de quantit\u00e9&#8221; \u00e0 partir duquel l&#8217;HVF est plus fr\u00e9quente (femmes &gt;2 verres\/d, hommes &gt;3-4) est controvers\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"les-supplements-napportent-rien\">Les suppl\u00e9ments n&#8217;apportent rien<\/h2>\n<p>Paolo Suter, de l&#8217;H\u00f4pital universitaire de Zurich, a fait une pr\u00e9sentation tr\u00e8s engag\u00e9e sur le th\u00e8me des nutraceutiques. Les nutraceutiques sont des substances biologiquement actives concentr\u00e9es, extraites d&#8217;aliments et contenues dans une capsule (par exemple des polyph\u00e9nols) &#8211; les queues de cerises en font donc th\u00e9oriquement partie. Il n&#8217;y a aucune preuve que ces produits aient un effet sur la morbidit\u00e9 et la mortalit\u00e9, c&#8217;est ce que Linus Pauling avait d\u00e9j\u00e0 d\u00e9couvert il y a environ 50 ans. La plupart des \u00e9tudes men\u00e9es par la suite sont m\u00e9thodologiquement insuffisantes et ne montrent pas de r\u00e9sultats positifs sur des crit\u00e8res durs.<\/p>\n<p>Pour pratiquement chaque nutriment, il existe un nombre \u00e9norme d&#8217;\u00e9tudes qui associent le nutriment \u00e0 pratiquement tous les r\u00e9sultats possibles. &#8220;Mais une association n&#8217;implique pas n\u00e9cessairement une causalit\u00e9&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Suter. &#8220;Avant, on jetait les t\u00eates de poisson, aujourd&#8217;hui on les transforme en nutraceutiques, par exemple pour isoler la taurine ou la chondro\u00eftine&#8221;. L&#8217;alimentation ne doit pas \u00eatre s\u00e9par\u00e9e de l&#8217;exercice physique et d&#8217;autres facteurs li\u00e9s au mode de vie, comme le tabagisme. Plusieurs \u00e9tudes ont montr\u00e9 que les consommateurs de suppl\u00e9ments tombent dans la fausse id\u00e9e qu&#8217;ils peuvent manger beaucoup, fumer et n\u00e9gliger l&#8217;exercice.<\/p>\n<h2 id=\"les-fodmaps-une-incursion-dans-la-gastro-enterologie\">Les FODMAPs &#8211; une incursion dans la gastro-ent\u00e9rologie<\/h2>\n<p>Michael Fried, directeur de la clinique de gastroent\u00e9rologie et d&#8217;h\u00e9patologie de l&#8217;h\u00f4pital universitaire de Zurich, a conclu l&#8217;atelier par un expos\u00e9 sur les FODMAPs. Cette abr\u00e9viation d\u00e9signe les &#8220;oligo-, di- et monosaccharides et polyols fermentescibles&#8221;, c&#8217;est-\u00e0-dire les glucides et les polyols (lactose, fructose, fructanes, galactanes, sorbitol, mannitol, xylitol, etc.) pr\u00e9sents dans de nombreux aliments. Les FODMAP sont sains sur le plan cardiovasculaire, mais ne sont pas bien absorb\u00e9s dans l&#8217;intestin. Chez les patients atteints du syndrome du c\u00f4lon irritable (SCI), la maladie gastro-intestinale la plus courante, ils provoquent des troubles tels que des ballonnements et des douleurs abdominales. Le fructose, qui est aujourd&#8217;hui pr\u00e9sent dans de nombreux aliments, et le lactose, qui est souvent mal tol\u00e9r\u00e9 par les patients atteints du SII, sont particuli\u00e8rement probl\u00e9matiques. Une \u00e9tude dans laquelle des patients souffrant de SCI ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s avec un r\u00e9gime pauvre en FODMAP a montr\u00e9 une am\u00e9lioration significative des sympt\u00f4mes du SCI [6].<\/p>\n<p><em>Source : Congr\u00e8s annuel de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse de cardiologie et de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse de chirurgie cardiaque et thoracique, atelier 9, 12 juin 2014, Interlaken<\/em><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Schwingshackl L, Hoffmann G : Mediterranean dietary pattern, inflammation and endothelial function : A systematic review and meta-analysis of intervention trials. Nutr Metab Cardiovasc Dis 2014 avr. pii : S0939-4753(14)00109-4. doi : 10.1016\/j.numecd.2014.03.003. [Epub ahead of print].<\/li>\n<li>Leaf A : Dietary prevention of coronary heart disease : the Lyon Diet Heart Study. Circulation 1999 Feb 16 ; 99(6) : 733-735.<\/li>\n<li>Estruch R, et al : Primary prevention of cardiovascular disease with a Mediterranean diet. N Engl J Med 2013 Apr 4 ; 368(14) : 1279-1290. doi : 10.1056\/NEJMoa1200303.<\/li>\n<li>Dyerberg J, Bang HO : Fonction h\u00e9mostatique et acides gras polyinsatur\u00e9s plaquettaires chez les Esquimaux. Lancet 1979 Sep 1 ; 2(8140) : 433-435.<\/li>\n<li>GISSI Investigators : Dietary supplementation with n-3 polyunsaturated fatty acids and vitamin E after myocardial infarction : results of the GISSI-Prevenzione trial. Lancet 1999. 354(9177) : 447-455. doi:10.1016\/S0140-6736(99)07072-5.<\/li>\n<li>Halmos E, et al : A Diet Low in FODMAPs Reduces Symptoms of Irritable Bowel Syndrome. Gastroenterology 2014 Jan ; 146 : 67-75. http:\/\/dx.doi.org\/10.1053\/j.gastro.2013.09.046<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>CARDIOVASC 2014 ; 13(4) : 32-34<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;un des ateliers du congr\u00e8s annuel de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse de cardiologie, qui s&#8217;est tenu le 12 juin 2014, s&#8217;est pench\u00e9 sur le r\u00f4le de la nutrition dans les maladies&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":45805,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"La nutrition dans les maladies cardiovasculaires","footnotes":""},"category":[11378,11410,11535,11549],"tags":[51507,19410,12902],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-344859","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-cardiologie","category-nutrition-fr","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-complement-alimentaire-fr","tag-infarctus-du-myocarde","tag-nutrition","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-06-20 10:23:51","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":344873,"slug":"gli-additivi-alimentari-riducono-il-rischio-di-infarto","post_title":"Gli additivi alimentari riducono il rischio di infarto?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/gli-additivi-alimentari-riducono-il-rischio-di-infarto\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":344880,"slug":"os-aditivos-alimentares-reduzem-o-risco-de-ataque-cardiaco","post_title":"Os aditivos alimentares reduzem o risco de ataque card\u00edaco?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/os-aditivos-alimentares-reduzem-o-risco-de-ataque-cardiaco\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":344886,"slug":"los-aditivos-alimentarios-reducen-el-riesgo-de-infarto","post_title":"\u00bfLos aditivos alimentarios reducen el riesgo de infarto?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/los-aditivos-alimentarios-reducen-el-riesgo-de-infarto\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/344859","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=344859"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/344859\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=344859"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=344859"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=344859"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=344859"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}