{"id":344905,"date":"2014-07-04T00:00:00","date_gmt":"2014-07-03T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/apercu-des-principes-actifs\/"},"modified":"2014-07-04T00:00:00","modified_gmt":"2014-07-03T22:00:00","slug":"apercu-des-principes-actifs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/apercu-des-principes-actifs\/","title":{"rendered":"Aper\u00e7u des principes actifs"},"content":{"rendered":"<p><strong>Lors du congr\u00e8s de l&#8217;EHA \u00e0 Milan, le my\u00e9lome multiple a \u00e9t\u00e9 au centre de plusieurs \u00e9v\u00e9nements. Quels sont les r\u00e9sultats actuels des inhibiteurs du prot\u00e9asome et des m\u00e9dicaments immunomodulateurs et quelles sont leurs promesses pour l&#8217;avenir ? Comment am\u00e9liorer la situation th\u00e9rapeutique des patients \u00e2g\u00e9s ? Trois experts ont donn\u00e9 des informations \u00e0 ce sujet.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p><em>(ag)<\/em>  Le professeur Meletios Dimopoulos, Ath\u00e8nes, s&#8217;est exprim\u00e9 sur l&#8217;utilisation du pomalidomide dans le my\u00e9lome multiple avanc\u00e9 r\u00e9cidivant et r\u00e9fractaire (rrMM) : &#8220;Sur la base des preuves actuellement disponibles, le pomalidomide et la dexam\u00e9thasone \u00e0 faible dose sont bien tol\u00e9r\u00e9s dans le rrMM et constituent une option th\u00e9rapeutique efficace pour les patients qui ont \u00e9puis\u00e9 le traitement par l\u00e9nalidomide et bort\u00e9zomib&#8221;. La dose de d\u00e9part optimale est de 4&nbsp;mg\/tgl. Pomalidomide aux jours 1 \u00e0 21 de chaque cycle de 28 jours, ind\u00e9pendamment des comorbidit\u00e9s. Selon le Pr Dimopoulos, il n&#8217;est pas n\u00e9cessaire d&#8217;augmenter la posologie de 4 mg\/jour. \u00e0 adapter en cas d&#8217;alt\u00e9ration l\u00e9g\u00e8re \u00e0 mod\u00e9r\u00e9e de la fonction r\u00e9nale (ClCr \u226545 ml\/min). Cependant, un suivi \u00e9troit des effets secondaires doit \u00eatre mis en place. La dexam\u00e9thasone est administr\u00e9e \u00e0 raison d&#8217;une dose de 40 mg par semaine. Pour les patients de plus de 75 ans, il faut r\u00e9duire \u00e0 20 mg.<\/p>\n<p>&#8220;Le traitement doit \u00eatre poursuivi jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;une progression ou des toxicit\u00e9s inacceptables apparaissent. Une modification de la posologie est possible chez les patients pr\u00e9sentant une neutrop\u00e9nie, une thrombocytop\u00e9nie, et d&#8217;autres effets ind\u00e9sirables de grade 3 &#8211; 4. Une prophylaxie doit \u00eatre envisag\u00e9e pour pr\u00e9venir les infections et les thromboembolies veineuses (TEV)&#8221;, ajoute-t-il. L&#8217;une d&#8217;entre elles comprend par exemple l&#8217;administration d&#8217;un facteur de stimulation des colonies de granulocytes (G-CSF) au cours des cycles 1 \u00e0 3 pour \u00e9viter les neutrop\u00e9nies, des antibiotiques (cycles 1 \u00e0 3) pour r\u00e9duire le risque d&#8217;infection et une thromboprophylaxie (aspirine et h\u00e9parine fractionn\u00e9e de bas poids mol\u00e9culaire en cas de risque \u00e9lev\u00e9) pour minimiser le risque de TEV chez tous les patients.<\/p>\n<h2 id=\"paysage-therapeutique-2014\">Paysage th\u00e9rapeutique 2014<\/h2>\n<p>Le professeur Paul G. Richardson, MD, Boston, a r\u00e9sum\u00e9 la situation concernant les nouvelles substances actives comme suit :<br \/>\nLes inhibiteurs du prot\u00e9asome (IP) et les m\u00e9dicaments immunomodulateurs (IMiD) montrent des am\u00e9liorations significatives de la survie sans progression et de la survie globale [1]. Comme on comprend de mieux en mieux leur mode d&#8217;action, de nouvelles possibilit\u00e9s de combinaisons th\u00e9rapeutiques apparaissent. La diminution de la dur\u00e9e de r\u00e9ponse et la baisse des taux de survie lorsque l&#8217;on additionne les r\u00e9gimes th\u00e9rapeutiques de sauvetage r\u00e9ussis constituent un probl\u00e8me s\u00e9rieux [2]. Les inhibiteurs du prot\u00e9asome de nouvelle g\u00e9n\u00e9ration, tels que le carfilzomib, font actuellement l&#8217;objet d&#8217;\u00e9tudes de phase III en association avec le l\u00e9nalidomide et la dexam\u00e9thasone.<\/p>\n<ul>\n<li>La fonction immunitaire au moment de la ligne de base semble \u00eatre un facteur cl\u00e9 de succ\u00e8s. Il est possible de les cibler (avec le blocage de PD1\/PDL1).<\/li>\n<li>Les anticorps monoclonaux montrent une activit\u00e9 dans les formes de maladies \u00e0 haut risque et repr\u00e9sentent de nouvelles voies d&#8217;action (comme d&#8217;autres m\u00e9dicaments d&#8217;immunoth\u00e9rapie). Le daratumumab, un anticorps monoclonal humain anti-CD38, a d\u00e9montr\u00e9 dans des \u00e9tudes in vitro une destruction efficace des cellules tumorales exprimant le CD38. Une efficacit\u00e9 clinique est donc suppos\u00e9e. L&#8217;effet synergique d&#8217;une combinaison de daratumumab, de l\u00e9nalidomide et de dexam\u00e9thasone est actuellement \u00e0 l&#8217;\u00e9tude. Les r\u00e9sultats [3] ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 l&#8217;ASCO 2014, ils sont prometteurs en termes de profil de s\u00e9curit\u00e9 et d&#8217;activit\u00e9.<\/li>\n<li>De nombreux autres soi-disant &#8220;inhibiteurs de petites mol\u00e9cules&#8221; donnent de l&#8217;espoir. Une \u00e9tude sur le panobinostat, inhibiteur de l&#8217;histone d\u00e9ac\u00e9tylase (HDAC), a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e par le professeur Richardson \u00e0 l&#8217;ASCO cette ann\u00e9e : Elle a montr\u00e9 que l&#8217;association panobinostat plus bortezomib plus dexam\u00e9thasone am\u00e9liorait de mani\u00e8re tr\u00e8s significative la survie sans progression par rapport aux deux autres agents seuls (\u00e0 savoir de 3,9 mois en m\u00e9diane). Les taux de r\u00e9ponse compl\u00e8te ont \u00e9galement presque doubl\u00e9 par rapport au bras contr\u00f4le [4].<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"le-facteur-age\">Le facteur &#8220;\u00e2ge<\/h2>\n<p>Le professeur Thierry Facon, de Lille, a parl\u00e9 des options th\u00e9rapeutiques pour les patients atteints de MM r\u00e9cemment diagnostiqu\u00e9s et qui ne sont pas \u00e9ligibles \u00e0 une greffe de cellules souches : &#8220;Le my\u00e9lome multiple est avant tout une maladie de personnes \u00e2g\u00e9es. Toutefois, un \u00e2ge plus avanc\u00e9 exclut presque toujours la transplantation.<\/p>\n<p>Quelles sont donc les options pour cette population ? Dans l&#8217;\u00e9tude FIRST [5], nous avons montr\u00e9 que le traitement oral continu par l\u00e9nalidomide + dexam\u00e9thasone \u00e0 faible dose \u00e9tait significativement sup\u00e9rieur \u00e0 la triple combinaison melphalan + prednisone + thalidomide et l\u00e9nalidomide + dexam\u00e9thasone pendant 18 cycles&#8221;. La survie sans progression a \u00e9t\u00e9 de 25,5, 21,2 et 20,7 mois respectivement. Nous avons \u00e9galement constat\u00e9 un b\u00e9n\u00e9fice de cette option th\u00e9rapeutique dans l&#8217;analyse int\u00e9rimaire de la survie globale. On devrait donc envisager ici le r\u00e9gime continu comme nouveau standard&#8221;.<br \/>\nLes facteurs associ\u00e9s \u00e0 une survie plus courte lors d&#8217;un traitement par melphalan + prednisone + thalidomide et\/ou bortezomib comprennent, selon une m\u00e9ta-\u00e9tude [6] :<\/p>\n<ul>\n<li>\u00c2ge (&gt;75 ans)<\/li>\n<li>Insuffisance r\u00e9nale<\/li>\n<li>effets secondaires cardiaques\/infectieux graves<\/li>\n<li>Interruption de la th\u00e9rapie<\/li>\n<\/ul>\n<p>Une \u00e9tude \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9e au congr\u00e8s 2014 de l&#8217;EHA a constat\u00e9 une augmentation significative du risque de toxicit\u00e9 et un mauvais r\u00e9sultat (survie globale) pour les patients fragiles (c&#8217;est-\u00e0-dire \u00e2g\u00e9s, comorbides, en mauvais \u00e9tat cognitif et fonctionnel) [7].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-4316\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/Abb1_OH6_s32.jpg_2400.jpg\" width=\"1100\" height=\"951\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/Abb1_OH6_s32.jpg_2400.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/Abb1_OH6_s32.jpg_2400-800x692.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/Abb1_OH6_s32.jpg_2400-120x104.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/Abb1_OH6_s32.jpg_2400-90x78.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/Abb1_OH6_s32.jpg_2400-320x277.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/Abb1_OH6_s32.jpg_2400-560x484.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<h4 id=\"defis-pour-lavenir\">D\u00e9fis pour l&#8217;avenir<\/h4>\n<p>Selon le professeur Facon, de grands progr\u00e8s ont donc \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es chez les patients atteints de MM et candidats \u00e0 une transplantation de cellules souches.<br \/>\nn&#8217;entrent pas en ligne de compte. La survie m\u00e9diane sans progression a \u00e9t\u00e9 prolong\u00e9e d&#8217;environ 10-15 \u00e0 25-30 mois et la survie globale d&#8217;environ 30 \u00e0 60 mois. &#8220;N\u00e9anmoins, les patients \u00e0 haut risque continuent de souffrir d&#8217;un tr\u00e8s mauvais r\u00e9sultat, m\u00eame avec les nouvelles mol\u00e9cules de premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration&#8221;, a r\u00e9sum\u00e9 l&#8217;expert. &#8220;Le besoin d&#8217;options th\u00e9rapeutiques innovantes et d&#8217;une \u00e9valuation des risques appropri\u00e9e reste donc important. Les patients fragiles repr\u00e9sentent un d\u00e9fi permanent. Dans ce contexte, il peut \u00eatre utile d&#8217;\u00e9valuer pr\u00e9cis\u00e9ment les fonctions organiques, les comorbidit\u00e9s, les fragilit\u00e9s et les handicaps&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le professeur Facon. &#8220;Les IP, les IMiD et les anticorps monoclonaux de deuxi\u00e8me et troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration joueront un r\u00f4le crucial dans la r\u00e9solution de ces probl\u00e8mes \u00e0 l&#8217;avenir <strong>(Fig. 1)<\/strong>&#8220;.<\/p>\n<p><em>Source : Congr\u00e8s EHA 2014, 12-15 juin 2014, Milan<\/em><\/p>\n<h3 id=\"litterature\">Litt\u00e9rature :<\/h3>\n<ol>\n<li>Kumar SK, et al : Blood 2008 Mar 1 ; 111(5) : 2516-2520.<\/li>\n<li>Kumar SK, et al : Mayo Clin Proc 2004 Jul ; 79(7) : 867-874.<\/li>\n<li>Plesner T, et al : J Clin Oncol 2014 ; 32 : 5s (suppl ; abstr 8533).<\/li>\n<li>Richardson PG, et al : J Clin Oncol 2014 ; 32 : 5s (suppl ; abstr 8510).<\/li>\n<li>Facon T, et al : EHA 2014 #Abstract S643.<\/li>\n<li>Bringhen S, et al : Haematologica 2013 Jun ; 98(6) : 980-987.<\/li>\n<li>Mina R, et al : EHA 2014 #Abstract P354.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo Oncologie &amp; H\u00e9matologie 2014 ; 2(6) : 31-32<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lors du congr\u00e8s de l&#8217;EHA \u00e0 Milan, le my\u00e9lome multiple a \u00e9t\u00e9 au centre de plusieurs \u00e9v\u00e9nements. 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