{"id":344908,"date":"2014-07-04T00:00:00","date_gmt":"2014-07-03T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/tous-les-espoirs-reposent-sur-la-therapie-ciblee\/"},"modified":"2014-07-04T00:00:00","modified_gmt":"2014-07-03T22:00:00","slug":"tous-les-espoirs-reposent-sur-la-therapie-ciblee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/tous-les-espoirs-reposent-sur-la-therapie-ciblee\/","title":{"rendered":"Tous les espoirs reposent sur la th\u00e9rapie cibl\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p><strong>Que visent les th\u00e9rapies dites cibl\u00e9es ? Et quels progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans les diff\u00e9rentes n\u00e9oplasies h\u00e9mato-oncologiques \u00e0 cet \u00e9gard ? Lors du 21e symposium M\u00e9decine en piste au cirque Knie, le professeur Markus G. Manz de l&#8217;H\u00f4pital universitaire de Zurich a r\u00e9pondu aux questions les plus br\u00fblantes.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Selon le professeur Markus G. Manz, de la clinique d&#8217;h\u00e9matologie de l&#8217;h\u00f4pital universitaire de Zurich, les cancers dans le domaine de l&#8217;h\u00e9mato-oncologie repr\u00e9sentent environ 10% des n\u00e9oplasies en Suisse. Il s&#8217;agit principalement de ce que l&#8217;on appelle les &#8220;maladies de la vieillesse&#8221;, c&#8217;est-\u00e0-dire des affections dont la fr\u00e9quence augmente nettement avec l&#8217;\u00e2ge.<\/p>\n<p>&#8220;M\u00eame si l&#8217;on ne se base pas sur le sc\u00e9nario d\u00e9mographique le plus extr\u00eame, mais sur un sc\u00e9nario moyen, la population de plus de 65 ans va doubler d&#8217;ici 2030. En simplifiant \u00e0 l&#8217;extr\u00eame, on peut donc s&#8217;attendre \u00e0 un doublement des n\u00e9oplasmes h\u00e9mato-oncologiques, ce qui rendra d&#8217;autant plus n\u00e9cessaire la mise au point de traitements appropri\u00e9s&#8221;, a expliqu\u00e9 le professeur Manz.<\/p>\n<p>Dans le cas d&#8217;une n\u00e9oplasie, soit la prolif\u00e9ration accrue, soit l&#8217;apoptose perturb\u00e9e peut pr\u00e9dominer, mais dans tous les cas, l&#8217;\u00e9quilibre tissulaire n&#8217;est plus assur\u00e9 <strong>(Fig. 1).<\/strong><\/p>\n<p><strong><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-4320\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/Abb1_OH6_s34.jpg_2401.jpg\" style=\"height:485px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"890\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/Abb1_OH6_s34.jpg_2401.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/Abb1_OH6_s34.jpg_2401-800x647.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/Abb1_OH6_s34.jpg_2401-120x97.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/Abb1_OH6_s34.jpg_2401-90x73.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/Abb1_OH6_s34.jpg_2401-320x259.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/07\/Abb1_OH6_s34.jpg_2401-560x453.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;id\u00e9al de la th\u00e9rapie cibl\u00e9e, quant \u00e0 lui, est la plus grande s\u00e9lectivit\u00e9 tumorale possible, elle ne doit s&#8217;attaquer qu&#8217;\u00e0 la tumeur et non \u00e0 l&#8217;ensemble du patient ou aux tissus sains. &#8220;La chimioth\u00e9rapie classique dite non cibl\u00e9e est en g\u00e9n\u00e9ral d\u00e9pendante du cycle cellulaire, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;elle suit le principe : beaucoup de division &#8211; beaucoup d&#8217;effet&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 l&#8217;orateur. La th\u00e9rapie cibl\u00e9e, quant \u00e0 elle, cible ce que l&#8217;on appelle les &#8220;tumor drivers&#8221;, qui sont essentiels pour la tumeur, et d\u00e9truit ainsi la tumeur de mani\u00e8re efficace et, du moins en th\u00e9orie, avec le moins d&#8217;effets secondaires possible.<\/p>\n<p>Les deux cibles les plus courantes sont les enzymes\/kinases (intracellulaires) et les antig\u00e8nes \u00e0 la surface des cellules. Les premiers sont inhib\u00e9s par ce que l&#8217;on appelle des &#8220;petites mol\u00e9cules&#8221;, tandis que les autres sont attaqu\u00e9s par des anticorps avec ou sans &#8220;munitions&#8221; attach\u00e9es.<\/p>\n<p>Les kinases transf\u00e8rent un r\u00e9sidu phosphate et peuvent donc activer d&#8217;autres enzymes. Ils sont essentiels \u00e0 la transmission des signaux dans la cellule. Dans le tissu tumoral, la kinase est toujours active, ce qui entra\u00eene une division cellulaire massive. L&#8217;inhibiteur bloque la kinase et place ainsi la division cellulaire dans un \u00e9tat inactif. &#8220;L&#8217;exemple type d&#8217;un inhibiteur de kinases est l&#8217;imatinib. Le rituximab, quant \u00e0 lui, est le repr\u00e9sentant le plus connu des anticorps monoclonaux et a entra\u00een\u00e9 une v\u00e9ritable r\u00e9volution dans tous les lymphomes avec expression de CD20, ce qui inclut pratiquement tous les lymphomes \u00e0 cellules B&#8221;, explique le professeur Manz.<\/p>\n<h2 id=\"quelles-ameliorations-peuvent-etre-apportees\">Quelles am\u00e9liorations peuvent \u00eatre apport\u00e9es ?<\/h2>\n<p>En prenant l&#8217;exemple de la leuc\u00e9mie my\u00e9lo\u00efde chronique (LMC), le professeur Manz a montr\u00e9 que depuis la premi\u00e8re introduction des inhibiteurs de tyrosine kinase vers 2001, l&#8217;efficacit\u00e9 du traitement a fortement augment\u00e9 et que la survie \u00e0 long terme s&#8217;est par cons\u00e9quent nettement am\u00e9lior\u00e9e. Environ 5% des patients atteints de LMC sous imatinib sont des &#8220;super-r\u00e9pondeurs&#8221; : c&#8217;est la premi\u00e8re fois que la question d&#8217;une \u00e9ventuelle gu\u00e9rison se pose [1,2]&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le professeur Manz. &#8220;La cons\u00e9quence de ce succ\u00e8s est une attente accrue dans le domaine de la LMC pour le futur proche : 100% de survie \u00e0 long terme avec 0% de r\u00e9duction de la qualit\u00e9 de vie&#8221;.<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me exemple qu&#8217;il a cit\u00e9 est l&#8217;\u00e9volution dans le domaine de la my\u00e9lofibrose primaire (PMF) : la mutation dite JAK-2 (Janus kinase 2) est pr\u00e9sente dans environ 50% des cas de PMF. Moins de dix ans apr\u00e8s la d\u00e9couverte et l&#8217;identification de cette mutation, le premier inhibiteur de JAK a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9. &#8220;Les donn\u00e9es montrent que le ruxolitinib (Jakavi<sup>\u00ae<\/sup>), par rapport au meilleur traitement disponible, une am\u00e9lioration du contr\u00f4le des sympt\u00f4mes et de la qualit\u00e9 de vie [3], ainsi qu&#8217;une meilleure survie globale par rapport au placebo [4]. Mais les inhibiteurs JAK-1&amp;2 sont \u00e9galement actifs sur JAK-2 non mut\u00e9. La cible s\u00e9lective dans la tumeur n&#8217;est-elle pas pertinente ?<\/p>\n<p>Le dernier sujet abord\u00e9 \u00e9tait la leuc\u00e9mie lympho\u00efde chronique (LLC). Dans ce cas, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que l&#8217;ajout d&#8217;un anticorps anti-CD20 \u00e0 la chimioth\u00e9rapie est plus efficace que la chimioth\u00e9rapie seule. En outre, les anticorps anti-CD20 optimis\u00e9s comme le GA101 (obinutuzumab) sont plus efficaces que ceux de premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration [5].<\/p>\n<p>&#8220;Actuellement, des \u00e9tudes sont \u00e9galement en cours pour \u00e9valuer l&#8217;efficacit\u00e9 de l&#8217;inhibition de la kinase dans la LLC [6]. Une large application de ce principe d&#8217;action dans les lymphomes B non hodgkiniens est tr\u00e8s probable dans un avenir proche&#8221;, conclut le professeur Manz.<\/p>\n<p><em>Source : 21e Symposium Medizin in der Manege, 5 juin 2014, Zurich<\/em><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Mahon FX, et al : Discontinuation of imatinib in patients with chronic myeloid leukaemia that have maintained complete molecular remission for at least 2 years : the prospective, multicentre Stop Imatinib (STIM) trial. Lancet Oncol 2010 Nov ; 11(11) : 1029-1035.<\/li>\n<li>Ross DM, et al. : S\u00e9curit\u00e9 et efficacit\u00e9 de l&#8217;arr\u00eat de l&#8217;imatinib pour les patients atteints de LMC avec une maladie r\u00e9siduelle minimale stable et ind\u00e9tectable : r\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9tude TWISTER. Blood 2013 Jul 25 ; 122(4) : 515-522.<\/li>\n<li>Harrison C, et al : Inhibition JAK avec le ruxolitinib versus Meilleur Traitement Disponible pour la my\u00e9lofibrose. N Engl J Med 2012 ; 366 : 787-798.<\/li>\n<li>Verstovsek S, et al : Long-Term Outcomes Of Ruxolitinib Therapy In Patients With Myelofibrosis : 3-Year Update From COMFORT-I. Blood 2013 ; 122(21) : 396.<\/li>\n<li>Goede V, et al : Obinutuzumab plus Chlorambucil chez les patients atteints de LLC et de conditions coexistantes. N Engl J Med 2014 ; 370 : 1101-1111.<\/li>\n<li>Byrd JC, et al : Ibrutinib versus ofatumumab in Previously Treated Chronic Lymphoid Leukemia. NEJM May 31 2014. DOI : 10.1056\/NEJMoa1400376.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2014 ; 2(6) : 33-34<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Que visent les th\u00e9rapies dites cibl\u00e9es ? Et quels progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans les diff\u00e9rentes n\u00e9oplasies h\u00e9mato-oncologiques \u00e0 cet \u00e9gard ? 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