{"id":344911,"date":"2014-07-04T00:00:00","date_gmt":"2014-07-03T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/comparaison-entre-bevacizumab-et-cetuximab-dans-le-kras-exon2-sauvage\/"},"modified":"2014-07-04T00:00:00","modified_gmt":"2014-07-03T22:00:00","slug":"comparaison-entre-bevacizumab-et-cetuximab-dans-le-kras-exon2-sauvage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/comparaison-entre-bevacizumab-et-cetuximab-dans-le-kras-exon2-sauvage\/","title":{"rendered":"Comparaison entre bevacizumab et cetuximab dans le KRAS exon2 sauvage"},"content":{"rendered":"<p><strong>Selon les r\u00e9sultats pr\u00e9liminaires d&#8217;une vaste \u00e9tude de phase III pr\u00e9sent\u00e9e au congr\u00e8s ASCO de cette ann\u00e9e, le b\u00e9vacizumab et le c\u00e9tuximab (en association avec FOLFOX ou FOLFIRI) pr\u00e9sentent une efficacit\u00e9 similaire en termes de survie globale chez les patients atteints de cancer colorectal m\u00e9tastatique sans mutation KRAS. Une sp\u00e9cification future des donn\u00e9es concernant le statut all-RAS est toutefois n\u00e9cessaire.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tude en question [1] a commenc\u00e9 d\u00e8s 2004 et porte le nom de CALGB\/SWOG-80405. Elle comprenait des patients atteints de cancer colorectal m\u00e9tastatique (mCRC) non trait\u00e9s auparavant, qui n&#8217;avaient pas encore \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9s en fonction de leur statut KRAS au d\u00e9but de l&#8217;\u00e9tude et qui pouvaient \u00e9galement recevoir une combinaison de bevacizumab et de cetuximab. Par la suite, le mod\u00e8le a \u00e9t\u00e9 compl\u00e8tement modifi\u00e9 pour inclure des patients pr\u00e9sentant le type sauvage de KRAS (exon 2, codons 12 et 13) et le bras combin\u00e9 susmentionn\u00e9 a \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9. Apr\u00e8s une premi\u00e8re phase de stratification au cours de laquelle les m\u00e9decins devaient choisir entre les deux r\u00e9gimes de chimioth\u00e9rapie FOLFIRI et FOLFOX, la randomisation a port\u00e9 sur le b\u00e9vacizumab (5 mg\/kg toutes les deux semaines plus chimioth\u00e9rapie, n=559) ou le c\u00e9tuximab (une fois 400 mg\/m2, puis une fois 250 <sup>mg\/m2<\/sup> par semaine, plus chimioth\u00e9rapie, n=578). Le traitement a \u00e9t\u00e9 poursuivi jusqu&#8217;\u00e0 la progression, le d\u00e9c\u00e8s, une toxicit\u00e9 insupportable ou une chirurgie curative. Des &#8220;vacances th\u00e9rapeutiques&#8221; de quatre semaines \u00e9taient autoris\u00e9es. Entre novembre 2005 et mars 2012, un total de 1137 patients ont \u00e9t\u00e9 inclus (333 de la phase pr\u00e9-corrective et 804 de la phase post-corrective). L&#8217;\u00e2ge m\u00e9dian des patients \u00e9tait de 59 ans et la majorit\u00e9 (61%) \u00e9tait des hommes.<\/p>\n<h2 id=\"des-progres-importants-ont-ete-realises\">Des progr\u00e8s importants ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s<\/h2>\n<p>&#8220;La survie globale a atteint un nouveau record : alors qu&#8217;il y a un peu plus de dix ans, on observait dans ce setting une survie globale m\u00e9diane d&#8217;un peu plus de 21 mois, nous franchissons maintenant presque la barre des 30 mois (p= 0,34) aussi bien avec le bevacizumab et la chimioth\u00e9rapie (29,04 mois) qu&#8217;avec le cetuximab et la chimioth\u00e9rapie (29,93 mois). La survie sans progression dure 10,84 mois avec la combinaison bevacizumab et 10,45 mois avec la combinaison cetuximab (p=0,55)&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Alan P. Venook, MD, San Francisco.<\/p>\n<p>Mais en quoi les deux r\u00e9gimes de chimioth\u00e9rapie diff\u00e9raient-ils l&#8217;un de l&#8217;autre ?<\/p>\n<ul>\n<li><em>FOLFOX + cetuximab<\/em> a entra\u00een\u00e9 une survie globale m\u00e9diane de 30,1 mois.<\/li>\n<li><em>FOLFOX + bevacizumab<\/em> a entra\u00een\u00e9 une survie globale m\u00e9diane de 26,9 mois.<\/li>\n<\/ul>\n<p>On a donc observ\u00e9 une tendance \u00e0 une meilleure efficacit\u00e9 de FOLFOX + cetuximab par rapport \u00e0 FOLFOX + bevacizumab. Cependant, la diff\u00e9rence entre les deux r\u00e9gimes n&#8217;\u00e9tait pas statistiquement significative (p=0,09). Cela vaut \u00e9galement pour l&#8217;association avec FOLFIRI (p-value ici : 0,28), bien que le nombre plus faible de participants dans les groupes FOLFIRI (26,6% de tous les patients contre 73,4% pour FOLFOX) ne permette pas de tirer des conclusions certaines, selon Venook.<\/p>\n<ul>\n<li><em>FOLFIRI + cetuximab<\/em> a entra\u00een\u00e9 une survie globale m\u00e9diane de 28,9 mois.<\/li>\n<li><em>FOLFIRI + bevacizumab<\/em> a entra\u00een\u00e9 une survie globale m\u00e9diane de 33,4 mois.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Selon les auteurs de l&#8217;\u00e9tude, l&#8217;\u00e9quivalence des deux bras est moins importante que l&#8217;allongement substantiel de la survie en g\u00e9n\u00e9ral, qui \u00e9tablit un standard totalement nouveau et surtout \u00e9lev\u00e9 pour d&#8217;autres \u00e9tudes dans le domaine du mCRC.<\/p>\n<h2 id=\"pas-encore-de-conclusion-definitive-possible\">Pas encore de conclusion d\u00e9finitive possible<\/h2>\n<p>124 de tous les patients (10,9%) ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9s comme indemnes de la maladie apr\u00e8s la chirurgie et le traitement de l&#8217;\u00e9tude, avec des taux de survie sup\u00e9rieurs \u00e0 5,5 ans. &#8220;Il semble donc qu&#8217;il existe un certain nombre de patients atteints de mCRC qui peuvent \u00eatre trait\u00e9s de mani\u00e8re exceptionnelle. C&#8217;est une nouvelle remarquable&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 l&#8217;orateur. &#8220;Les donn\u00e9es actuelles sur la survie globale doivent toutefois \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme provisoires, car cette premi\u00e8re analyse du crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation primaire de la survie globale n&#8217;a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e que sur des patients pr\u00e9sentant un KRAS de type sauvage (exon 2, codons 12 et 13)&#8221;. La conclusion finale de l&#8217;analyse ne sera possible qu&#8217;apr\u00e8s l&#8217;\u00e9valuation des donn\u00e9es de la population dite &#8220;all-RAS-wildtype&#8221;, c&#8217;est-\u00e0-dire une analyse RAS \u00e9tendue de ces tumeurs (en plus du KRAS exon 2).&nbsp;  a eu lieu. Les caract\u00e9ristiques des patients doivent donc \u00eatre diff\u00e9renci\u00e9es et examin\u00e9es plus avant. De nouvelles diff\u00e9rences entre les groupes pourraient alors appara\u00eetre.<\/p>\n<p>On sait actuellement que des mutations plus rares dans les exons 3 et 4 du g\u00e8ne KRAS et des mutations dans les exons 2, 3 et 4 du g\u00e8ne NRAS peuvent entra\u00eener une r\u00e9sistance des tumeurs aux m\u00e9dicaments anti-EGFR. Dans l&#8217;ensemble, les mutations RAS ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es dans plusieurs \u00e9tudes comme des biomarqueurs pr\u00e9dictifs n\u00e9gatifs d&#8217;un traitement anti-EGFR dans le mCRC. Les donn\u00e9es disponibles et \u00e0 venir doivent donc \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9es dans le contexte de ces analyses r\u00e9cemment publi\u00e9es (FIRE-3, PEAK, OPUS, PRIME, CRYSTAL).<\/p>\n<p>Dans tous les cas, une \u00e9valuation pr\u00e9cise des patients pour le traitement anti-EGFR est essentielle et le d\u00e9pistage des mutations K-RAS ainsi que N-RAS est indispensable. En Suisse, le c\u00e9tuximab est autoris\u00e9 pour le traitement des patients atteints de mCRC exprimant l&#8217;EGFR et de type sauvage RAS, en association avec FOLFIRI ou FOLFOX ou en monoth\u00e9rapie, lorsqu&#8217;un traitement \u00e0 base d&#8217;oxaliplatine et d&#8217;irinot\u00e9can a \u00e9chou\u00e9 ou en cas d&#8217;intol\u00e9rance \u00e0 l&#8217;irinot\u00e9can.<\/p>\n<p>&#8220;De plus, des donn\u00e9es sur les taux de r\u00e9ponse ou la dur\u00e9e du traitement sont encore attendues. Toutes ces analyses doivent encore montrer quels sont les patients qui b\u00e9n\u00e9ficieront le plus de chaque traitement. D&#8217;apr\u00e8s les donn\u00e9es pr\u00e9liminaires, nous savons qu&#8217;il n&#8217;y a pas de grandes diff\u00e9rences en termes de qualit\u00e9 de vie&#8221;, ajoute-t-il.<\/p>\n<p>Aucun nouvel effet ind\u00e9sirable n&#8217;a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 : Les toxicit\u00e9s de grade 3 (ou plus) les plus fr\u00e9quentes sous bevacizumab \u00e9taient l&#8217;hypertension (7%) et les \u00e9v\u00e9nements gastro-intestinaux (2%). Pour le c\u00e9tuximab, on a observ\u00e9 le plus souvent une diarrh\u00e9e (11%) et une \u00e9ruption cutan\u00e9e ressemblant \u00e0 de l&#8217;acn\u00e9 (7%). Seuls 29,6% de tous les patients ont d\u00fb arr\u00eater le traitement en raison d&#8217;une progression.<\/p>\n<p><em>Source : <sup>50e<\/sup> r\u00e9union annuelle de l&#8217;American Society of Clinical Oncology (ASCO), 30 mai &#8211; 3 juin 2014, Chicago<\/em><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Venook AP, et al : CALGB\/SWOG 80405 : Phase III trial of irinotecan\/5-FU\/leucovorin (FOLFIRI) or oxaliplatin\/5-FU\/leucovorin (mFOLFOX6) with bevacizumab (BV) or cetuximab (CET) for patients (pts) with KRAS wild-type (wt) untreated metastatic adenocarcinoma of the colon or rectum (MCRC). J Clin Oncol 2014 ; 32 : 5s (suppl ; abstr LBA3).<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>InFo Oncologie &amp; H\u00e9matologie 2014 ; 2(6) : 24-24<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Selon les r\u00e9sultats pr\u00e9liminaires d&#8217;une vaste \u00e9tude de phase III pr\u00e9sent\u00e9e au congr\u00e8s ASCO de cette ann\u00e9e, le b\u00e9vacizumab et le c\u00e9tuximab (en association avec FOLFOX ou FOLFIRI) pr\u00e9sentent une&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":45745,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Cancer colorectal m\u00e9tastatique","footnotes":""},"category":[11527,11414,11389,11535,11549],"tags":[49338,19178,32390,12996,17819,51691,38731,51683,22920,13676,51697,51665,51676],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-344911","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-etudes","category-gastro-enterologie-et-hepatologie","category-oncologie","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-bevacizumab-fr","tag-cancer-colorectal","tag-cetuximab-fr","tag-chimiotherapie","tag-egfr-fr","tag-exon2-fr","tag-folfiri-fr","tag-folfox-fr","tag-kras-fr","tag-mcrc-fr","tag-n-ras-fr","tag-phase-iii-fr","tag-type-sauvage","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-12 12:47:08","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":344920,"slug":"confronto-tra-bevacizumab-e-cetuximab-in-kras-esone2-di-tipo-selvaggio","post_title":"Confronto tra bevacizumab e cetuximab in KRAS esone2 di tipo selvaggio","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/confronto-tra-bevacizumab-e-cetuximab-in-kras-esone2-di-tipo-selvaggio\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":344931,"slug":"comparacao-entre-bevacizumab-e-cetuximab-em-kras-exon2-tipo-selvagem","post_title":"Compara\u00e7\u00e3o entre bevacizumab e cetuximab em KRAS exon2 tipo selvagem","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/comparacao-entre-bevacizumab-e-cetuximab-em-kras-exon2-tipo-selvagem\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":344942,"slug":"comparacion-entre-bevacizumab-y-cetuximab-en-kras-exon2-de-tipo-salvaje","post_title":"Comparaci\u00f3n entre bevacizumab y cetuximab en KRAS ex\u00f3n2 de tipo salvaje","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/comparacion-entre-bevacizumab-y-cetuximab-en-kras-exon2-de-tipo-salvaje\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/344911","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=344911"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/344911\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/45745"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=344911"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=344911"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=344911"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=344911"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}