{"id":344956,"date":"2014-07-04T00:00:00","date_gmt":"2014-07-03T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/de-nouvelles-voies-pour-ameliorer-le-traitement-du-cancer\/"},"modified":"2014-07-04T00:00:00","modified_gmt":"2014-07-03T22:00:00","slug":"de-nouvelles-voies-pour-ameliorer-le-traitement-du-cancer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/de-nouvelles-voies-pour-ameliorer-le-traitement-du-cancer\/","title":{"rendered":"De nouvelles voies pour am\u00e9liorer le traitement du cancer ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>La survie \u00e0 long terme des patients atteints de cancer \u00e0 un stade avanc\u00e9 est encore un domaine dans lequel la recherche est loin d&#8217;\u00eatre fructueuse. Dans le domaine du m\u00e9lanome, l&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 de l&#8217;ipilimumab en 2011 a permis de mettre \u00e0 disposition un nouveau type d&#8217;agent issu du domaine de l&#8217;immuno-oncologie. Cette approche th\u00e9rapeutique suscite \u00e9galement des espoirs pour d&#8217;autres cancers m\u00e9tastatiques &#8211; diff\u00e9rentes mol\u00e9cules sont test\u00e9es dans diff\u00e9rents domaines.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p><em>(lg)  <\/em>Il n&#8217;existe toujours pas de traitement optimal pour les patients atteints de cancer \u00e0 un stade avanc\u00e9. Malgr\u00e9 les trois principaux piliers du traitement (chirurgie, radioth\u00e9rapie et th\u00e9rapies cytotoxiques ou cibl\u00e9es), le taux de survie reste faible pour de nombreux patients atteints de tumeurs solides avanc\u00e9es. Pour les cancers m\u00e9tastas\u00e9s du poumon, du c\u00f4lon-rectum et du rein, ainsi que pour les m\u00e9lanomes, les taux de survie \u00e0 5 ans varient entre 3,9 et 16% [1]. Lorsque la gu\u00e9rison n&#8217;est plus possible, l&#8217;objectif d\u00e9clar\u00e9 de la recherche est d&#8217;obtenir, si possible, une survie \u00e0 long terme. Des homologations telles que l&#8217;abirat\u00e9rone dans le mCRPC [2], le pertuzumab, le trastuzumab et le doc\u00e9taxel dans le mBC [3] et le r\u00e9goraf\u00e9nib dans le mCRC [4] (2011, 2012 et 2013 en Suisse) ont d\u00e9j\u00e0 permis d&#8217;am\u00e9liorer sensiblement la survie globale m\u00e9diane dans de nombreux groupes de patients. Cependant, les taux de survie mentionn\u00e9s ci-dessus montrent qu&#8217;il reste encore beaucoup \u00e0 faire.<\/p>\n<p>Une approche th\u00e9rapeutique encore relativement nouvelle, appel\u00e9e immuno-oncologie, explore d\u00e9sormais de toutes nouvelles voies. Cette approche utilise la capacit\u00e9 naturelle du syst\u00e8me immunitaire de l&#8217;organisme \u00e0 lutter contre le cancer. Contrairement aux th\u00e9rapies traditionnelles, la tumeur n&#8217;est donc pas directement cibl\u00e9e [5]. La base est la r\u00e9ponse immunitaire des patients, qui se d\u00e9roule en principe toujours de la m\u00eame mani\u00e8re, qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une infection grippale ou justement d&#8217;un cancer. En temps normal, le syst\u00e8me immunitaire r\u00e9agit aux cellules tumorales au moyen des cellules B et T, car celles-ci peuvent \u00eatre distingu\u00e9es des tissus sains \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;antig\u00e8nes \u00e9trangers au corps ou inconnus. La r\u00e9ponse immunitaire qui a lieu d\u00e9truit ou du moins contr\u00f4le les cellules. Les cellules canc\u00e9reuses contournent d\u00e9sormais la r\u00e9action destructrice du syst\u00e8me immunitaire en contournant les voies de signalisation. Soit aucun antig\u00e8ne n&#8217;est repr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 la surface, soit des antig\u00e8nes que l&#8217;organisme consid\u00e8re comme &#8220;normaux&#8221; sont repr\u00e9sent\u00e9s. En outre, les cellules canc\u00e9reuses peuvent lib\u00e9rer des substances chimiques qui suppriment la r\u00e9action immunitaire [6,7]. L&#8217;objectif de l&#8217;immuno-oncologie est, entre autres, d&#8217;influencer pr\u00e9cis\u00e9ment les m\u00eames voies de signalisation que les cellules tumorales utilisent pour \u00e9viter d&#8217;\u00eatre reconnues et d\u00e9truites.<\/p>\n<p>Ipilimumab (Yervoy<sup><br \/>\n  <em>\u00ae<\/em><br \/>\n<\/sup>) est un anticorps monoclonal enti\u00e8rement humain qui, en se liant \u00e0 la prot\u00e9ine transmembranaire CTLA-4, entra\u00eene une d\u00e9sinhibition non sp\u00e9cifique des lymphocytes T cytotoxiques et renforce ainsi la r\u00e9ponse immunitaire cellulaire. Il est autoris\u00e9 pour le traitement du m\u00e9lanome avanc\u00e9 (non r\u00e9s\u00e9cable ou m\u00e9tastatique) chez les adultes ayant d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u un traitement. Les taux de survie se sont am\u00e9lior\u00e9s de mani\u00e8re significative sous traitement, les taux de survie \u00e0 1 et 2 ans \u00e9tant respectivement de 46 et 25%, contre 25 et 14% dans le bras de comparaison sous traitement standard [8].<\/p>\n<p>L&#8217;ipilimumab est administr\u00e9 par voie intraveineuse toutes les trois semaines et ne doit \u00eatre utilis\u00e9 que quatre fois. Le traitement n\u00e9cessite toutefois une surveillance \u00e9troite des effets secondaires. Dans la plupart des cas, il s&#8217;agit de r\u00e9actions \u00e0 m\u00e9diation auto-immune comme la colite, l&#8217;h\u00e9patite et l&#8217;hypophysite [9]. L&#8217;identification des effets secondaires n&#8217;est pas triviale, car il faut \u00e9galement \u00eatre attentif aux signes non sp\u00e9cifiques tels que la fatigue, les maux de t\u00eate ou les changements d&#8217;\u00e9tat psychologique. Le suivi m\u00e9dical et les connaissances sp\u00e9cialis\u00e9es sont donc n\u00e9cessaires : les patients doivent recevoir des instructions pr\u00e9cises et \u00eatre sensibilis\u00e9s en cons\u00e9quence. Il ne s&#8217;agit toutefois d&#8217;effets secondaires graves que dans 10% des cas. La contre-mesure consiste \u00e0 utiliser de fortes doses de cortisone, qui doivent \u00eatre supprim\u00e9es sur une longue p\u00e9riode et donc tr\u00e8s progressivement. Dans ce cas, il est conseill\u00e9 de bien se concerter et de se coordonner avec le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste qui vous suit.<\/p>\n<p>Ce que la recherche future dans ce domaine a encore \u00e0 offrir ? Des \u00e9tudes pr\u00e9liminaires sur le nivolumab montrent \u00e9galement des r\u00e9sultats encourageants, par exemple dans le NSCLC (carcinome pulmonaire non \u00e0 petites cellules), le m\u00e9lanome et le RCC (carcinome r\u00e9nal). Le nivolumab est un anticorps anti-PD1. PD 1 est une prot\u00e9ine transmembranaire de type 1 de 55kD et appartient \u00e0 la famille CD28 des r\u00e9cepteurs de cellules T costimulantes, similaire \u00e0 CTLA-4. La combinaison de nivolumab et d&#8217;ipilimumab est \u00e9galement actuellement test\u00e9e dans le traitement du m\u00e9lanome. Outre le m\u00e9lanome, d&#8217;autres domaines de BMS dans lesquels les deux substances mentionn\u00e9es ainsi que le lirilumab sont actuellement test\u00e9s dans le cadre d&#8217;\u00e9tudes cliniques sont les cancers du tractus gastro-intestinal et urog\u00e9nital, des poumons et du domaine d&#8217;application h\u00e9matologique.<\/p>\n<p>L&#8217;un des grands avantages de l&#8217;immuno-oncologie est qu&#8217;en mobilisant le syst\u00e8me immunitaire de l&#8217;organisme apr\u00e8s une phase d&#8217;induction du m\u00e9dicament correspondant, il n&#8217;est probablement pas n\u00e9cessaire de suivre un traitement permanent, ce qui donne une chance de stabiliser la maladie \u00e0 long terme.<\/p>\n<p><em>Source : Conf\u00e9rence de presse pr\u00e9-ASCO : Immuno-oncologie, 23 mai 2014, Zurich<\/em><\/p>\n<h3 id=\"litterature\">Litt\u00e9rature :<\/h3>\n<ol>\n<li>Programme de surveillance, d&#8217;\u00e9pid\u00e9miologie et de r\u00e9sultats finaux (SEER). <a href=\"http:\/\/seer.cancer.gov\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/seer.cancer.gov.<\/a><\/li>\n<li>De Bono, et al. : NEJM 2011 ; 364 : 1995-2005.<\/li>\n<li>Baselga J, et al. : NEJM 2013 ; 366 : 109-119.<\/li>\n<li>Grothery A, et al : Lancet 2013 ; 381 : 303-312.<\/li>\n<li>Borghael H, et al : Eur J Pharmacol 2009 ; 625 : 41-54.<\/li>\n<li>Drake CG, Jaffee E, Pardoll DM : Adv Immunol 2006 ; 90 : 51-81.<\/li>\n<li>Frumento G, et al : Endocr Metab Immune Disord Drug Targets 2006 ; 6(3) : 233-237.<\/li>\n<li>Hodi FS, et al. : NEJM 2010 ; 363 : 711-723.<\/li>\n<li>Hanaizi Z, et al : Eur J Cancer 2012 ; 48(2) : 237-242.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo Oncologie &amp; H\u00e9matologie 2014 ; 2(6) : 2<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La survie \u00e0 long terme des patients atteints de cancer \u00e0 un stade avanc\u00e9 est encore un domaine dans lequel la recherche est loin d&#8217;\u00eatre fructueuse. 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