{"id":345012,"date":"2014-06-26T00:00:00","date_gmt":"2014-06-25T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/traitement-pharmacologique-et-peu-invasif-de-lincontinence-durgence\/"},"modified":"2014-06-26T00:00:00","modified_gmt":"2014-06-25T22:00:00","slug":"traitement-pharmacologique-et-peu-invasif-de-lincontinence-durgence","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/traitement-pharmacologique-et-peu-invasif-de-lincontinence-durgence\/","title":{"rendered":"Traitement pharmacologique et peu invasif de l&#8217;incontinence d&#8217;urgence"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;incontinence urinaire peut se manifester par diff\u00e9rents sympt\u00f4mes. Si l&#8217;incontinence d&#8217;urgence a \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9e avec pr\u00e9cision, elle peut \u00eatre trait\u00e9e soit par un journal des mictions, une r\u00e9\u00e9ducation de la toilette et du plancher pelvien, soit par \u00e9lectrostimulation (\u00e9tape 1) ou par des th\u00e9rapies m\u00e9dicamenteuses (niveau 2) doit \u00eatre abord\u00e9e. Plusieurs \u00e9tudes se penchent sur la question de l&#8217;efficacit\u00e9 et de la s\u00e9curit\u00e9 de ces approches pharmacologiques. L&#8217;efficacit\u00e9 de nouvelles approches telles que les injections de toxine botulique A est \u00e9galement discut\u00e9e.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p><em>(ag)<\/em>  Le diagnostic pr\u00e9cis de l&#8217;incontinence urinaire est essentiel : parmi les formes les plus courantes, on trouve l&#8217;incontinence d&#8217;effort et l&#8217;incontinence d&#8217;urgence, mais aussi des formes mixtes. Alors que le premier de ces types est une perte involontaire d&#8217;urine lors d&#8217;un effort physique, sans besoin d&#8217;uriner, le second est associ\u00e9 \u00e0 une forte envie d&#8217;uriner m\u00eame avec un faible remplissage de la vessie (parfois avec instabilit\u00e9 du d\u00e9trusor). Elle peut donc survenir dans le cadre d&#8217;une vessie hyperactive (&#8220;overactive bladder&#8221;, OAB) et constitue le type d&#8217;incontinence le plus fr\u00e9quent chez les hommes de tout \u00e2ge.<\/p>\n<p>Pour le traitement m\u00e9dicamenteux symptomatique, on utilise en premi\u00e8re intention des anticholinergiques, c&#8217;est-\u00e0-dire des agents antimuscariniques. Ils sont efficaces car, dans le cas de l&#8217;incontinence d&#8217;urgence, la sensibilit\u00e9 des r\u00e9cepteurs muscariniques est accrue, ce qui, associ\u00e9 \u00e0 d&#8217;autres facteurs, peut d\u00e9clencher des contractions accrues du d\u00e9trusor. Il existe \u00e0 ce sujet de grandes m\u00e9ta-analyses qui \u00e9tudient l&#8217;utilisation de cette classe de substances dans l&#8217;OAB. Les effets secondaires typiques des anticholinergiques sont la tachycardie, les naus\u00e9es et les troubles de l&#8217;accommodation, bien qu&#8217;il soit possible de changer de groupe d&#8217;anticholinergiques en cas d&#8217;effets secondaires non tol\u00e9rables <strong>(tableau 1).<\/strong><\/p>\n<p><strong><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-4150\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab1_HP7_s31.jpg_2299.jpg\" width=\"893\" height=\"642\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab1_HP7_s31.jpg_2299.jpg 893w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab1_HP7_s31.jpg_2299-800x575.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab1_HP7_s31.jpg_2299-120x86.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab1_HP7_s31.jpg_2299-90x65.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab1_HP7_s31.jpg_2299-320x230.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab1_HP7_s31.jpg_2299-560x403.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 893px) 100vw, 893px\" \/><\/strong><\/p>\n<h2 id=\"que-disent-les-meta-analyses\">Que disent les m\u00e9ta-analyses ?<\/h2>\n<p>Une revue syst\u00e9matique qui a examin\u00e9 de mani\u00e8re exhaustive les b\u00e9n\u00e9fices et les risques des anticholinergiques dans cette indication (pour l&#8217;OAB) a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e par Chapple et al. [1]. De nombreux essais contr\u00f4l\u00e9s randomis\u00e9s ont permis de rassembler des preuves de l&#8217;efficacit\u00e9 du traitement antimuscarinique. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 question de la tol\u00e9rance et de la s\u00e9curit\u00e9, ainsi que de la qualit\u00e9 de vie li\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9.<\/p>\n<p>L&#8217;efficacit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9e sur la base des facteurs suivants : jours de continence, volume moyen de miction, fr\u00e9quence des mictions et \u00e9pisodes d&#8217;urgence.<\/p>\n<p>La <em>tol\u00e9rance et la s\u00e9curit\u00e9<\/em> ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9es sur la base des effets secondaires et des taux d&#8217;abandon.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sultats :<\/strong> Au total, 83 \u00e9tudes prospectives randomis\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 incluses dans l&#8217;analyse. Les r\u00e9sultats globaux suivants ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li>Les anti-muscariniques (ou anticholinergiques) sont plus efficaces que le placebo.<\/li>\n<li>La tol\u00e9rance a \u00e9t\u00e9 bonne : seules quelques-unes des mol\u00e9cules ont entra\u00een\u00e9 un nombre significativement plus \u00e9lev\u00e9 d&#8217;interruptions de traitement que sous placebo.<\/li>\n<li>L&#8217;innocuit\u00e9 a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e : Les effets secondaires graves n&#8217;\u00e9taient pas significativement plus fr\u00e9quents avec les substances verum qu&#8217;avec le placebo. Les sympt\u00f4mes les plus fr\u00e9quemment rapport\u00e9s sont : la s\u00e9cheresse buccale et le prurit. Une s\u00e9cheresse buccale (l\u00e9g\u00e8re, mod\u00e9r\u00e9e, s\u00e9v\u00e8re) a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez 29,6% des patients trait\u00e9s par anticholinergiques contre 7,9% sous placebo. Le deuxi\u00e8me effet secondaire le plus fr\u00e9quent \u00e9tait le prurit chez 15,4 et 5,2% des sujets, respectivement.<\/li>\n<li>Une am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie li\u00e9e \u00e0 la sant\u00e9 a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e pour les substances actives darif\u00e9nacine, fesoterodine, oxybutynine (syst\u00e8me transdermique), propiverine &#8220;\u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e&#8221; (ER), solif\u00e9nacine, tolt\u00e9rodine ER et &#8220;\u00e0 lib\u00e9ration imm\u00e9diate&#8221; et trospium.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Conclusion : <\/strong>les auteurs concluent que les antimuscariniques sont s\u00fbrs, efficaces et bien tol\u00e9r\u00e9s dans le traitement de l&#8217;hyperactivit\u00e9 v\u00e9sicale. En outre, ils am\u00e9liorent la qualit\u00e9 de vie. Selon les auteurs, la d\u00e9cision de traitement doit toutefois prendre en compte le profil et le dosage de chaque substance active. Les substances plus r\u00e9centes semblent \u00eatre l\u00e9g\u00e8rement mieux tol\u00e9r\u00e9es et plus efficaces. L&#8217;administration d&#8217;une dose quotidienne est pr\u00e9f\u00e9rable.<\/p>\n<h2 id=\"toxine-botulique-a\">Toxine botulique A<\/h2>\n<p>L&#8217;injection peu invasive de toxine botulique A dans la paroi de la vessie chez les personnes qui ne r\u00e9pondent pas aux mesures th\u00e9rapeutiques conservatrices est \u00e9galement au centre des discussions actuelles pour le traitement de l&#8217;hyperactivit\u00e9 v\u00e9sicale [2]. Il convient toutefois d&#8217;attirer l&#8217;attention sur le risque d&#8217;auto-sondage (\u00e9ventuellement n\u00e9cessaire) ou d&#8217;infection urinaire qui en r\u00e9sulte. Une \u00e9tude randomis\u00e9e contr\u00f4l\u00e9e en double aveugle a r\u00e9cemment montr\u00e9 que la toxine onabotulinum A (inject\u00e9e dans le muscle d\u00e9trusor) entra\u00eenait une r\u00e9duction des sympt\u00f4mes similaire \u00e0 celle des anticholinergiques per os (solif\u00e9nacine ou trospium) chez les femmes souffrant d&#8217;incontinence d&#8217;urgence s\u00e9v\u00e8re. Cependant, il \u00e9tait \u00e9galement associ\u00e9 \u00e0 une probabilit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e d&#8217;infections urinaires [3].<\/p>\n<h3 id=\"litterature\">Litt\u00e9rature :<\/h3>\n<ol>\n<li>Chapple CR, et al : The effects of antimuscarinic treatments in overactive bladder : an update of a systematic review and meta-analysis. Eur Urol 2008 Sep ; 54(3) : 543-562.<\/li>\n<li>Murphy AM, Krlin RM, Goldman HB : Traitement de la vessie hyperactive : qu&#8217;est-ce qui est \u00e0 l&#8217;horizon ? Int Urogynecol J 2013 Jan ; 24(1) : 5-13.<\/li>\n<li>Visco AG, et al : Anticholinergic therapy vs. onabotulinumtoxina for urgency urinary incontinence. N Engl J Med 2012 Nov 8 ; 367(19) : 1803-1813.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2014 ; 9(7) : 31-32<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;incontinence urinaire peut se manifester par diff\u00e9rents sympt\u00f4mes. 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