{"id":345014,"date":"2014-06-26T00:00:00","date_gmt":"2014-06-25T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/quand-et-dans-quelle-combinaison\/"},"modified":"2014-06-26T00:00:00","modified_gmt":"2014-06-25T22:00:00","slug":"quand-et-dans-quelle-combinaison","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/quand-et-dans-quelle-combinaison\/","title":{"rendered":"Quand et dans quelle combinaison ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les directives actuelles sur le traitement du diab\u00e8te sucr\u00e9 de type&nbsp;2 pr\u00e9voient l&#8217;utilisation de l&#8217;insuline comme traitement initial ainsi que comme option th\u00e9rapeutique utilis\u00e9e ult\u00e9rieurement, en monoth\u00e9rapie ou en association avec d&#8217;autres antidiab\u00e9tiques [1]. Cet article se concentre sur les diff\u00e9rentes utilisations possibles de l&#8217;insulinoth\u00e9rapie dans le traitement du diab\u00e8te de type 2. Les possibilit\u00e9s de combinaison de l&#8217;insuline avec d&#8217;autres antidiab\u00e9tiques sont notamment discut\u00e9es.<\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Apr\u00e8s que Banting et Best aient r\u00e9ussi \u00e0 isoler l&#8217;insuline du pancr\u00e9as de bovins en 1921, l&#8217;insuline a \u00e9t\u00e9 administr\u00e9e aux premiers enfants atteints de diab\u00e8te sucr\u00e9 de type 1 au Canada en juillet 1922. Jusqu&#8217;\u00e0 cette date, tous les enfants atteints de diab\u00e8te de type 1 sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s dans un d\u00e9lai relativement court. Ted Ryder a \u00e9t\u00e9 l&#8217;une des premi\u00e8res personnes \u00e0 \u00eatre trait\u00e9e \u00e0 l&#8217;insuline en juillet 1922 &#8211; il avait alors cinq ans et est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 76 ans sans complications significatives li\u00e9es au diab\u00e8te. Aujourd&#8217;hui, gr\u00e2ce aux possibilit\u00e9s offertes par l&#8217;insulinoth\u00e9rapie moderne, les enfants atteints de diab\u00e8te de type 1 ont m\u00eame une esp\u00e9rance de vie pratiquement normale si leur diab\u00e8te est bien contr\u00f4l\u00e9. L&#8217;insuline est \u00e9galement indispensable dans le traitement du diab\u00e8te de type 2 depuis de nombreuses d\u00e9cennies. L&#8217;insuline est g\u00e9n\u00e9ralement utilis\u00e9e dans le traitement du diab\u00e8te de type 2 lorsque les autres antidiab\u00e9tiques ne permettent plus d&#8217;obtenir un contr\u00f4le m\u00e9tabolique satisfaisant. En raison de la d\u00e9t\u00e9rioration continue de la fonction des cellules \u03b2 au cours de la maladie, une proportion consid\u00e9rable de patients atteints de diab\u00e8te de type 2 doit \u00eatre mise sous traitement \u00e0 l&#8217;insuline \u00e0 plus long terme.<\/p>\n<h2 id=\"linsuline-comme-traitement-initial-du-diabete-de-type-2-nouvellement-diagnostique\">L&#8217;insuline comme traitement initial du diab\u00e8te de type 2 nouvellement diagnostiqu\u00e9<\/h2>\n<p>L&#8217;insulinoth\u00e9rapie intensifi\u00e9e (par exemple, le traitement par bolus de base) est une option th\u00e9rapeutique tr\u00e8s efficace en cas de diab\u00e8te nouvellement diagnostiqu\u00e9 et de d\u00e9s\u00e9quilibre m\u00e9tabolique. Plusieurs \u00e9tudes ont montr\u00e9 que chez les patients pr\u00e9sentant un taux d&#8217;<sub>HbA1c<\/sub> &gt;10%, une insulinoth\u00e9rapie temporairement intensifi\u00e9e permettait d&#8217;atteindre des taux de glyc\u00e9mie normaux en peu de temps et de maintenir les patients en r\u00e9mission plus longtemps [2]. Pour cette raison, une insulinoth\u00e9rapie intensifi\u00e9e est fortement recommand\u00e9e comme option th\u00e9rapeutique primaire pour les patients pr\u00e9sentant une HbA1c &gt;10% et\/ou symptomatiques &#8211; pour des raisons pratiques, une hospitalisation est g\u00e9n\u00e9ralement n\u00e9cessaire. Une insulinoth\u00e9rapie intensive initiale permet d&#8217;obtenir tr\u00e8s rapidement un bon contr\u00f4le m\u00e9tabolique et peut \u00eatre arr\u00eat\u00e9e au cours de l&#8217;\u00e9volution. Une proportion remarquablement \u00e9lev\u00e9e de patients trait\u00e9s initialement par une insulinoth\u00e9rapie intensifi\u00e9e n&#8217;a pas besoin d&#8217;antidiab\u00e9tiques un an plus tard, car la fonction des cellules \u03b2 a pu \u00eatre r\u00e9tablie gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;insulinoth\u00e9rapie initiale. Un autre avantage de l&#8217;insulinoth\u00e9rapie initiale est que les patients apprennent \u00e0 conna\u00eetre l&#8217;insuline en tant que m\u00e9dicament efficace et qu&#8217;ils n&#8217;ont pas peur d&#8217;une insulinoth\u00e9rapie par la suite, si une insulinoth\u00e9rapie s&#8217;av\u00e8re \u00e0 nouveau n\u00e9cessaire au cours de l&#8217;\u00e9volution de la maladie.<\/p>\n<h2 id=\"insuline-en-combinaison-avec-dautres-antidiabetiques\">Insuline en combinaison avec d&#8217;autres antidiab\u00e9tiques<\/h2>\n<p>Insulinoth\u00e9rapie pr\u00e9coce (insuline basale en association avec la metformine) : Dans les directives nationales, la metformine est pr\u00e9vue comme antidiab\u00e9tique primaire dans le traitement du diab\u00e8te de type 2 et est incontest\u00e9e comme antidiab\u00e9tique de premier choix, au moins chez les patients ob\u00e8ses, sauf contre-indication [1]. Sur la base des guidelines, il est d\u00e9j\u00e0 possible d&#8217;utiliser l&#8217;insuline comme deuxi\u00e8me antidiab\u00e9tique apr\u00e8s la metformine. Dans la pratique clinique quotidienne, cette utilisation pr\u00e9coce de l&#8217;insuline se limite \u00e0 des situations s\u00e9lectionn\u00e9es. Les raisons pour lesquelles l&#8217;insuline est rarement utilis\u00e9e en pratique comme deuxi\u00e8me antidiab\u00e9tique apr\u00e8s la metformine s&#8217;expliquent probablement par les effets secondaires potentiels de l&#8217;insuline (prise de poids et hypoglyc\u00e9mies) et les r\u00e9ticences des patients \u00e0 l&#8217;\u00e9gard de l&#8217;injection. Les bons candidats \u00e0 l&#8217;utilisation pr\u00e9coce de l&#8217;insuline sont les patients de poids normal atteints de diab\u00e8te de type 2 et les patients dont la glyc\u00e9mie \u00e0 jeun est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e.<\/p>\n<p>Les patients de poids normal ou en l\u00e9g\u00e8re surcharge pond\u00e9rale atteints de diab\u00e8te de type 2 ont souvent une moins bonne s\u00e9cr\u00e9tion d&#8217;insuline que les patients en forte surcharge pond\u00e9rale, chez qui la r\u00e9sistance \u00e0 l&#8217;insuline pr\u00e9domine. En raison d&#8217;une moins bonne s\u00e9cr\u00e9tion d&#8217;insuline, les patients de poids normal atteints de diab\u00e8te de type 2 doivent statistiquement \u00eatre trait\u00e9s \u00e0 l&#8217;insuline plus t\u00f4t que les patients ob\u00e8ses [3]. Une partie de ces patients sont probablement des patients atteints de diab\u00e8te de type 1 qui devraient de toute fa\u00e7on \u00eatre trait\u00e9s \u00e0 l&#8217;insuline. Pour ces raisons, l&#8217;utilisation pr\u00e9coce de l&#8217;insuline chez les patients de poids normal atteints de diab\u00e8te de type 2 est une option th\u00e9rapeutique rationnelle.<\/p>\n<p>Une autre raison d&#8217;utiliser l&#8217;insuline tr\u00e8s t\u00f4t dans le traitement du diab\u00e8te de type 2 est d&#8217;avoir des taux de glyc\u00e9mie \u00e0 jeun \u00e9lev\u00e9s. Pour le contr\u00f4le de la glyc\u00e9mie \u00e0 jeun, l&#8217;injection d&#8217;une pr\u00e9paration d&#8217;insuline \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action au moment du repos au lit ou le soir reste l&#8217;option th\u00e9rapeutique la plus efficace. L&#8217;\u00e9tude Origin a montr\u00e9 que la glyc\u00e9mie \u00e0 jeun pouvait \u00eatre maintenue pendant plusieurs ann\u00e9es &lt;5,3 mmol\/l en cas d&#8217;utilisation pr\u00e9coce de l&#8217;insuline avec une injection unique d&#8217;insuline glargine (<sup>Lantus\u00ae<\/sup>) [4]. L&#8217;\u00e9tude Origin a \u00e9galement montr\u00e9 qu&#8217;un traitement pr\u00e9coce par insuline est sans danger &#8211; les \u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires et le cancer n&#8217;\u00e9taient pas plus fr\u00e9quents chez les patients trait\u00e9s par insuline glargine (<sup>Lantus\u00ae<\/sup>) que dans le groupe t\u00e9moin. La fr\u00e9quence des hypoglyc\u00e9mies s\u00e9v\u00e8res \u00e9tait \u00e9galement faible : seulement 1% des patients ont subi une hypoglyc\u00e9mie s\u00e9v\u00e8re pour 100 patients-ann\u00e9es, malgr\u00e9 un tr\u00e8s bon contr\u00f4le glyc\u00e9mique (<sub>HbA1c<\/sub> moyenne de 6,2%).<\/p>\n<p><strong>L&#8217;insuline basale en association avec plusieurs antidiab\u00e9tiques \u00e0 un stade ult\u00e9rieur de la maladie : <\/strong>typiquement, l&#8217;insuline n&#8217;est utilis\u00e9e dans le diab\u00e8te de type 2 que lorsque l&#8217;objectif individuel d&#8217;<sub>HbA1c<\/sub> n&#8217;est pas atteint malgr\u00e9 un traitement avec deux ou trois antidiab\u00e9tiques diff\u00e9rents. Le d\u00e9but typique de l&#8217;insulinoth\u00e9rapie se fait sous la forme d&#8217;une injection unique d&#8217;une pr\u00e9paration d&#8217;insuline \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action le soir ou au moment du repos au lit (&#8220;bedtime&#8221;), en combinaison avec les antidiab\u00e9tiques existants [1]. Les paragraphes suivants indiquent quels antidiab\u00e9tiques peuvent \u00eatre associ\u00e9s \u00e0 l&#8217;insuline ou quels antidiab\u00e9tiques doivent \u00eatre arr\u00eat\u00e9s d\u00e8s le d\u00e9but du traitement \u00e0 l&#8217;insuline.<\/p>\n<ul>\n<li><em>Metformine :<\/em> Le traitement par metformine est g\u00e9n\u00e9ralement poursuivi lorsque l&#8217;insulinoth\u00e9rapie est initi\u00e9e avec des pr\u00e9parations d&#8217;insuline \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action (insuline basale), sauf si la metformine est contre-indiqu\u00e9e (fonction r\u00e9nale !).<\/li>\n<li><em>les sulfonylur\u00e9es (gliclazide) et les glinides (r\u00e9paglinide et nat\u00e9glinide) : <\/em>Parmi les sulfonylur\u00e9es, le gliclazide est la substance qui pr\u00e9sente le plus faible potentiel d&#8217;hypoglyc\u00e9mie. C&#8217;est la raison pour laquelle seule cette substance devrait \u00eatre utilis\u00e9e en combinaison avec l&#8217;insuline du groupe des sulfonylur\u00e9es. L&#8217;association du gliclazide ou des glinides (r\u00e9paglinide ou nat\u00e9glinide) avec des pr\u00e9parations d&#8217;insuline \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action le soir ou &#8220;\u00e0 l&#8217;heure du coucher&#8221; est judicieuse du point de vue physiopathologique ; ces pr\u00e9parations peuvent donc \u00eatre poursuivies le soir, m\u00eame en cas de d\u00e9but d&#8217;une insulinoth\u00e9rapie avec des pr\u00e9parations d&#8217;insuline \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action. Si les pr\u00e9parations d&#8217;insuline \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action ne sont pas appliqu\u00e9es le soir, mais le matin ou \u00e0 midi, les sulfonylur\u00e9es et les glinides doivent \u00eatre arr\u00eat\u00e9s \u00e0 titre d&#8217;essai afin de pr\u00e9venir les hypoglyc\u00e9mies.<\/li>\n<li><em>Glitazone (pioglitazone) : <\/em>La pioglitazone est un m\u00e9dicament qui augmente la sensibilit\u00e9 \u00e0 l&#8217;insuline. La r\u00e9tention de liquide et la prise de poids sont parfois des effets secondaires possibles d&#8217;un traitement par pioglitazone. Ces effets secondaires sont plus fr\u00e9quents en cas de traitement combin\u00e9 avec l&#8217;insuline, c&#8217;est pourquoi il faut toujours essayer d&#8217;arr\u00eater la pioglitazone au d\u00e9but du traitement \u00e0 l&#8217;insuline.<\/li>\n<li><em>Inhibiteurs de la DPP-4 (sitagliptine, vildagliptine, saxagliptine, linagliptine, alogliptine) :<\/em> l&#8217;association d&#8217;un inhibiteur de la DPP-4 avec des pr\u00e9parations d&#8217;insuline \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action le soir ou au moment du repos au lit est un traitement physiopathologiquement utile. Les inhibiteurs de la DPP-4 peuvent donc \u00eatre poursuivis lors de l&#8217;initiation de la pr\u00e9paration d&#8217;insuline \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action. Tous les inhibiteurs de la DPP-4 sont autoris\u00e9s en association avec l&#8217;insuline, mais il existe (encore) des diff\u00e9rences en ce qui concerne le remboursement par l&#8217;assurance maladie.<\/li>\n<li><em>les analogues du GLP-1 (ex\u00e9natide, ex\u00e9natide LAR, liraglutide) : <\/em>En principe, l&#8217;association des analogues du GLP-1 \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action administr\u00e9s par voie sous-cutan\u00e9e (liraglutide et ex\u00e9natide LAR) avec des pr\u00e9parations d&#8217;insuline \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action a un sens physiopathologique (pour le moment, seul le liraglutide est autoris\u00e9 en association avec l&#8217;insuline basale). L&#8217;association d&#8217;analogues du GLP-1 \u00e0 courte dur\u00e9e d&#8217;action (ex\u00e9natide) et de pr\u00e9parations d&#8217;insuline \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action est autoris\u00e9e par les caisses-maladie et judicieuse sur le plan pharmacologique, mais elle est rarement utilis\u00e9e en Suisse, notamment en raison de la mauvaise tol\u00e9rance de l&#8217;ex\u00e9natide.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\u00c0 l&#8217;avenir, il sera m\u00eame possible d&#8217;administrer simultan\u00e9ment des pr\u00e9parations d&#8217;insuline \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action et des analogues du GLP-1 dans le m\u00eame stylo.<\/p>\n<ul>\n<li><em>Inhibiteurs de SGLT-2 (canagliflozine) : <\/em>Les inhibiteurs de SGLT-2 peuvent \u00eatre associ\u00e9s \u00e0 toute forme d&#8217;insulinoth\u00e9rapie. Si l&#8217;on commence une insulinoth\u00e9rapie avec des pr\u00e9parations d&#8217;insuline \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action le soir ou si l&#8217;on est alit\u00e9, le traitement peut \u00eatre poursuivi avec l&#8217;inhibiteur de SGLT-2.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Intensification de l&#8217;insulinoth\u00e9rapie (traitement de base par bolus ou insuline mixte) : <\/strong>si le contr\u00f4le m\u00e9tabolique est insuffisant malgr\u00e9 les antidiab\u00e9tiques oraux associ\u00e9s \u00e0 des pr\u00e9parations d&#8217;insuline \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action le soir, l&#8217;insulinoth\u00e9rapie doit \u00eatre intensifi\u00e9e. Dans ce cas, on passe soit \u00e0 un traitement par bolus de base, soit \u00e0 un traitement par insuline mixte. La section suivante d\u00e9crit les antidiab\u00e9tiques qui peuvent \u00eatre associ\u00e9s \u00e0 ces formes d&#8217;insulinoth\u00e9rapie. En principe, une tentative d&#8217;arr\u00eat de tous les autres antidiab\u00e9tiques est toujours justifi\u00e9e lors d&#8217;une insulinoth\u00e9rapie intensifi\u00e9e ou d&#8217;un traitement par insuline mixte. L&#8217;association d&#8217;une insulinoth\u00e9rapie intensifi\u00e9e ou d&#8217;une insuline mixte avec d&#8217;autres antidiab\u00e9tiques doit avoir un effet favorable sur le contr\u00f4le m\u00e9tabolique, les besoins en insuline, le poids ou la fr\u00e9quence des hypoglyc\u00e9mies &#8211; un effet favorable de l&#8217;association ne peut \u00eatre d\u00e9montr\u00e9 que par un essai d&#8217;arr\u00eat.<\/p>\n<ul>\n<li><em>Metformine : <\/em>La metformine est souvent poursuivie m\u00eame en cas d&#8217;insulinoth\u00e9rapie intensifi\u00e9e ou de traitement par insuline mixte. Dans ces cas, le principal argument en faveur de la poursuite du traitement par metformine est la r\u00e9duction des besoins en insuline chez les patients recevant des doses \u00e9lev\u00e9es d&#8217;insuline. Il est possible de v\u00e9rifier si la poursuite du traitement par metformine a un effet favorable sur le contr\u00f4le m\u00e9tabolique ou les besoins en insuline en effectuant un essai d&#8217;arr\u00eat.<\/li>\n<li><em>les sulfonylur\u00e9es (gliclazide) et les glinides (r\u00e9paglinide et nat\u00e9glinide) :<\/em> Les sulfonylur\u00e9es et les glinides doivent en principe \u00eatre arr\u00eat\u00e9s lorsqu&#8217;un patient est trait\u00e9 par une insulinoth\u00e9rapie intensifi\u00e9e ou par une insuline mixte afin d&#8217;\u00e9viter les hypoglyc\u00e9mies.<\/li>\n<li><em>glitazone (pioglitazone) : <\/em>En principe, la combinaison de la pioglitazone avec l&#8217;insuline doit \u00eatre utilis\u00e9e avec beaucoup de retenue. Chez les patients pr\u00e9sentant une r\u00e9sistance marqu\u00e9e \u00e0 l&#8217;insuline (besoins en insuline &gt;1U\/kgKG), il est exceptionnellement n\u00e9cessaire de r\u00e9introduire secondairement la pioglitazone en association avec une insulinoth\u00e9rapie. Cependant, si l&#8217;association n&#8217;entra\u00eene pas d&#8217;am\u00e9lioration significative du contr\u00f4le m\u00e9tabolique, la pioglitazone doit \u00eatre arr\u00eat\u00e9e.<\/li>\n<li><em>Inhibiteurs de la DPP-4 (sitagliptine, vildagliptine, saxagliptine, linagliptine, alogliptine) : <\/em>l&#8217;association d&#8217;inhibiteurs de la DPP-4 \u00e0 une insulinoth\u00e9rapie intensifi\u00e9e ou \u00e0 une insuline mixte n&#8217;est pas fondamentalement erron\u00e9e, mais le rapport co\u00fbt\/b\u00e9n\u00e9fice est plut\u00f4t d\u00e9favorable sur la base des donn\u00e9es actuelles. Le b\u00e9n\u00e9fice de l&#8217;association d&#8217;un inhibiteur de la DPP-4 \u00e0 un traitement par bolus de base ou \u00e0 un traitement par insuline mixte est faible ; dans la plupart des cas, l&#8217;inhibiteur de la DPP-4 peut \u00eatre arr\u00eat\u00e9 dans ces formes d&#8217;insulinoth\u00e9rapie. Si, dans des situations exceptionnelles, il est n\u00e9cessaire de recourir \u00e0 une th\u00e9rapie combin\u00e9e, il vaut la peine de se renseigner sur son admissibilit\u00e9 par les caisses.<\/li>\n<li><em>les analogues du GLP-1 (ex\u00e9natide, ex\u00e9natide LAR, liraglutide) :<\/em> L&#8217;association d&#8217;analogues du GLP-1 avec l&#8217;insuline mixte ou avec un traitement de base par bolus n&#8217;est pas encore rembours\u00e9e en Suisse, mais il est probable qu&#8217;elle devienne une combinaison th\u00e9rapeutique possible \u00e0 l&#8217;avenir.<\/li>\n<li><em>Inhibiteurs de SGLT-2 (canagliflozine) : <\/em>Les inhibiteurs de SGLT-2 peuvent \u00eatre associ\u00e9s \u00e0 toute forme d&#8217;insulinoth\u00e9rapie. Un effet favorable sur le contr\u00f4le m\u00e9tabolique ou un effet favorable sur le poids et les besoins en insuline sont des arguments qui peuvent plaider en faveur d&#8217;une combinaison de l&#8217;insulinoth\u00e9rapie avec un inhibiteur de SGLT-2.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em><strong>Prof. Dr. med. Peter Wiesli<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Inzucchi SE, et al : Gestion de l&#8217;hyperglyc\u00e9mie dans le diab\u00e8te de type 2 : une approche centr\u00e9e sur le patient : d\u00e9claration de position de l&#8217;American Diabetes Association (ADA) et de l&#8217;Association europ\u00e9enne pour l&#8217;\u00e9tude du diab\u00e8te (EASD). Diabetes Care 2012 ; 35(6) : 1364-1379.<\/li>\n<li>Weng J, et al : Effet de l&#8217;insulinoth\u00e9rapie intensive sur la fonction des cellules b\u00eata et le contr\u00f4le glyc\u00e9mique chez les patients atteints de diab\u00e8te de type 2 nouvellement diagnostiqu\u00e9 : un essai multicentrique randomis\u00e9 en groupes parall\u00e8les. Lancet 2008 ; 371(9626) : 1753-1760.<\/li>\n<li>Matthews DR, et al : UKPDS 26 : Insuffisance du sulfonylurea chez les patients diab\u00e9tiques non insulinod\u00e9pendants de plus de six ans. Groupe d&#8217;\u00e9tude prospective britannique sur le diab\u00e8te (UKPDS). Diabet Med 1998 ; 15(4) : 297-303.<\/li>\n<li>Gerstein HC, et al : Basal insulin and cardiovascular and other outcomes in dysglycemia. N Engl J Med 2012 ; 367(4) : 319-328.<\/li>\n<\/ol>\n<h4 id=\"conclusion-pour-la-pratique\"><strong>CONCLUSION POUR LA PRATIQUE<\/strong><\/h4>\n<ul>\n<li>L&#8217;insuline est s\u00fbre, toujours efficace, jamais contre-indiqu\u00e9e et peut \u00eatre utilis\u00e9e \u00e0 chaque phase du diab\u00e8te de type 2 ; au plus tard lorsque les valeurs cibles individuelles ne sont pas atteintes avec deux ou trois autres antidiab\u00e9tiques.<\/li>\n<li>En cas de diab\u00e8te de type 2 nouvellement diagnostiqu\u00e9 et de d\u00e9s\u00e9quilibre m\u00e9tabolique (<sub>HbA1c<\/sub> &gt;10%), une insulinoth\u00e9rapie intensive temporaire (bolus de base) est tr\u00e8s efficace et peut conduire \u00e0 une r\u00e9mission prolong\u00e9e du diab\u00e8te.<\/li>\n<li>Si l&#8217;on commence une insulinoth\u00e9rapie basale le soir, les autres antidiab\u00e9tiques existants sont poursuivis &#8211; la pioglitazone est toujours arr\u00eat\u00e9e dans cette situation.<\/li>\n<li>L&#8217;utilisation simultan\u00e9e de plus de trois antidiab\u00e9tiques diff\u00e9rents (y compris l&#8217;insuline) est rarement justifi\u00e9e.&nbsp;<\/li>\n<li>Dans le cas d&#8217;une insulinoth\u00e9rapie intensifi\u00e9e ou d&#8217;un traitement par insuline mixte, l&#8217;association avec d&#8217;autres antidiab\u00e9tiques doit pr\u00e9senter un b\u00e9n\u00e9fice d\u00e9montrable &#8211; ce b\u00e9n\u00e9fice peut \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9 par un essai d&#8217;arr\u00eat des antidiab\u00e9tiques.<\/li>\n<\/ul>\n<p><span style=\"font-size:10px\"><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2014 ; 9(7) : 14-17<\/em><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les directives actuelles sur le traitement du diab\u00e8te sucr\u00e9 de type&nbsp;2 pr\u00e9voient l&#8217;utilisation de l&#8217;insuline comme traitement initial ainsi que comme option th\u00e9rapeutique utilis\u00e9e ult\u00e9rieurement, en monoth\u00e9rapie ou en association&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":44995,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"L'insuline dans le diab\u00e8te de type 2","footnotes":""},"category":[11345,11404,11315,11535,11549],"tags":[52072,36473,12708,12280,52084,39686,13607,24198,14455,20831,38319,19600,16369,14458,12573,52080,19897],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-345014","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-contenu-des-partenaires","category-endocrinologie-et-diabetologie","category-medecine-interne-generale","category-rapports-de-congres","category-rx-fr","tag-analogues-du-glp-1","tag-antidiabetiques-fr","tag-diabete-fr","tag-diabete-sucre","tag-glitazone-fr","tag-glycemie","tag-hypoglycemie","tag-inhibiteur-de-sglt-2","tag-inhibiteurs-de-la-dpp-4","tag-insuline","tag-insuline-basale","tag-metformine-fr","tag-sucre","tag-sulfonyluree","tag-therapie-fr","tag-therapie-par-bolus-de-base","tag-type-2-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-06-14 19:38:17","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":345024,"slug":"quando-e-in-quale-combinazione","post_title":"Quando e in quale combinazione?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/quando-e-in-quale-combinazione\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":345032,"slug":"quando-e-em-que-combinacao","post_title":"Quando e em que combina\u00e7\u00e3o?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/quando-e-em-que-combinacao\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":345042,"slug":"cuando-y-en-que-combinacion","post_title":"\u00bfCu\u00e1ndo y en qu\u00e9 combinaci\u00f3n?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/cuando-y-en-que-combinacion\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/345014","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=345014"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/345014\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=345014"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=345014"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=345014"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=345014"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}