{"id":345119,"date":"2014-06-12T00:00:00","date_gmt":"2014-06-11T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/guidelines-que-faut-il-prendre-en-compte-pour-le-diagnostic\/"},"modified":"2014-06-12T00:00:00","modified_gmt":"2014-06-11T22:00:00","slug":"guidelines-que-faut-il-prendre-en-compte-pour-le-diagnostic","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/guidelines-que-faut-il-prendre-en-compte-pour-le-diagnostic\/","title":{"rendered":"Guidelines &#8211; que faut-il prendre en compte pour le diagnostic ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Dans le cas du m\u00e9lanome malin, de nouvelles connaissances sur les facteurs pronostiques et les risques ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es r\u00e9cemment. Les lignes directrices modifi\u00e9es apportent quelques nouveaut\u00e9s au quotidien et visent \u00e0 \u00e9tablir une distinction aussi pr\u00e9cise que possible entre les m\u00e9lanomes \u00e0 haut risque et les m\u00e9lanomes \u00e0 faible risque. Les changements les plus importants concernent surtout les m\u00e9lanomes minces, entre 0,75 et 1 mm, pour lesquels de nouveaux crit\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s. Mais l&#8217;avenir du diagnostic du m\u00e9lanome impliquera sans aucun doute de travailler avec des marqueurs et des analyses de mutations du m\u00e9lanome, qui sont d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9s en routine pour le traitement des m\u00e9lanomes m\u00e9tastatiques avanc\u00e9s.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le taux d&#8217;incidence du m\u00e9lanome est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9, en particulier dans la population jeune. De plus, les m\u00e9tastases apparaissent relativement t\u00f4t et aucun traitement n&#8217;a encore \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9. Le m\u00e9lanome malin est la tumeur mortelle la plus fr\u00e9quente chez les jeunes adultes, ce qui en fait la troisi\u00e8me cause de d\u00e9c\u00e8s apr\u00e8s les accidents et les suicides. A l&#8217;avenir, l&#8217;accent devrait donc \u00eatre mis non seulement sur le traitement du m\u00e9lanome, mais aussi sur la pr\u00e9vention et l&#8217;identification des groupes \u00e0 risque qui m\u00e9ritent un examen et un d\u00e9pistage r\u00e9guliers.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9norme augmentation des m\u00e9lanomes est en grande partie li\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e9volution des habitudes de loisirs. Ainsi, les peaux jeunes sont expos\u00e9es plus t\u00f4t et plus intens\u00e9ment au soleil, notamment lors des vacances \u00e0 la mer, dans les bandes de plage, les solariums, etc. Il en r\u00e9sulte notamment ce que l&#8217;on appelle des &#8220;m\u00e9lanomes superficiaux \u00e9tal\u00e9s&#8221; (SSM)  <strong>(ill.1) <\/strong>et les m\u00e9lanomes nodulaires sur les parties du corps qui ne sont m\u00eame pas expos\u00e9es de mani\u00e8re cumulative \u00e0 beaucoup de soleil, mais qui subissent une irradiation switch-on et switch-off du soleil. En outre, le m\u00e9lange plus important d&#8217;ethnies dans les latitudes sud a \u00e9galement son importance, car les Caucasiens vivant pr\u00e8s de l&#8217;\u00e9quateur ont une incidence de m\u00e9lanome nettement plus \u00e9lev\u00e9e, en particulier chez les personnes d&#8217;origine europ\u00e9enne centrale et septentrionale. Le taux d&#8217;incidence en Suisse est de plus de 220 personnes par million d&#8217;habitants et par an, le taux le plus \u00e9lev\u00e9 d&#8217;Europe.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-4020\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb1_DP3_s9.png_2214.png\" style=\"height:529px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"727\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb1_DP3_s9.png_2214.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb1_DP3_s9.png_2214-800x529.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb1_DP3_s9.png_2214-120x79.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb1_DP3_s9.png_2214-90x59.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb1_DP3_s9.png_2214-320x211.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb1_DP3_s9.png_2214-560x370.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<h2 id=\"groupes-a-risque\">Groupes \u00e0 risque<\/h2>\n<p>Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, les campagnes de pr\u00e9vention visaient davantage les peaux \u00e0 risque, c&#8217;est-\u00e0-dire les peaux de type I et II, qui sont plus susceptibles de prendre des coups de soleil sans protection solaire suffisante. Cependant, les v\u00e9ritables patients \u00e0 risque, qui figurent dans le <strong>tableau 1 <\/strong>, ont \u00e9t\u00e9 plut\u00f4t n\u00e9glig\u00e9s jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent. C&#8217;est pourquoi les mesures de pr\u00e9vention concernant la protection solaire devraient \u00eatre appliqu\u00e9es \u00e0 tous, car il n&#8217;est pas possible de distinguer les personnes \u00e0 faible risque de celles \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 dans la population g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4021 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab1_DP3_s6.jpg_2213.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 856px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 856\/625;height:292px; width:400px\" width=\"856\" height=\"625\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab1_DP3_s6.jpg_2213.jpg 856w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab1_DP3_s6.jpg_2213-800x584.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab1_DP3_s6.jpg_2213-120x88.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab1_DP3_s6.jpg_2213-90x66.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab1_DP3_s6.jpg_2213-320x234.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab1_DP3_s6.jpg_2213-560x409.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 856px) 100vw, 856px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>En particulier, le nombre de n\u00e6vus dysplasiques, surtout dans la r\u00e9gion glut\u00e9ale, indique un risque de m\u00e9lanome jusqu&#8217;\u00e0 neuf fois plus \u00e9lev\u00e9 que dans la population normale. Les autres groupes \u00e0 risque \u00e9num\u00e9r\u00e9s dans le <strong>tableau 1<\/strong> ont \u00e9galement un risque de m\u00e9lanome 2,3 \u00e0 18 fois plus \u00e9lev\u00e9. Il est donc important de prendre en compte les patients (groupe 5 de la liste des patients) qui ne sont pas encore en bonne sant\u00e9.  <strong>Tab. 1),  <\/strong>qui ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s pour une autre tumeur doivent \u00e9galement \u00eatre inform\u00e9s du risque de m\u00e9lanome et \u00eatre suivis r\u00e9guli\u00e8rement. Il est \u00e9galement important d&#8217;attirer l&#8217;attention sur un risque d\u00e8s le plus jeune \u00e2ge et certainement d&#8217;effectuer un examen physique complet y compris. de la r\u00e9gion glut\u00e9ale et g\u00e9nitale.<\/p>\n<p>Les hommes courent un risque suppl\u00e9mentaire. Quelle que soit l&#8217;\u00e9paisseur du m\u00e9lanome, ils ont un moins bon pronostic et une mortalit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e. D&#8217;autres facteurs de risque se trouvent du c\u00f4t\u00e9 de la g\u00e9n\u00e9tique ; en particulier dans le cas des m\u00e9lanomes familiaux, on postule des mutations h\u00e9r\u00e9ditaires de deux g\u00e8nes ayant un r\u00f4le critique dans le cycle cellulaire, \u00e0 savoir CDKM2A et CDK4. Cependant, m\u00eame dans ce cas, des facteurs d\u00e9clencheurs suppl\u00e9mentaires tels que l&#8217;exposition au soleil et d&#8217;autres facteurs environnementaux jouent un r\u00f4le. De nombreux autres loci sont \u00e9galement impliqu\u00e9s et diff\u00e8rent selon le type de m\u00e9lanome, qu&#8217;il s&#8217;agisse par exemple d&#8217;un m\u00e9lanome lentigo-malin ou d&#8217;un m\u00e9lanome uv\u00e9al.<\/p>\n<p>Le m\u00e9lanome lentigo-malin est en outre davantage associ\u00e9 \u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9 et \u00e0 l&#8217;exposition solaire totale cumul\u00e9e. Il se produit pr\u00e9cis\u00e9ment sur le visage, le haut du dos et les membres sup\u00e9rieurs.<\/p>\n<p>Une consommation d&#8217;aspirine de plus de cinq ans a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9e comme un facteur de protection faible, de m\u00eame que la consommation de nicotine pour le m\u00e9lanome malin du lentigo. L&#8217;utilisation d&#8217;inhibiteurs du TNF-\u03b1 (produits biologiques) dans le traitement des maladies inflammatoires de l&#8217;intestin entra\u00eene une augmentation de l&#8217;incidence du m\u00e9lanome par rapport aux patients exempts de TNF-\u03b1. Ces patients ont un risque plus \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9velopper un m\u00e9lanome que, par exemple, les membres de la famille de patients atteints de m\u00e9lanome qui ne pr\u00e9sentent pas de facteurs de risque suppl\u00e9mentaires.<\/p>\n<h2 id=\"classification-du-melanome-et-modifications\">Classification du m\u00e9lanome et modifications<\/h2>\n<p>Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, l&#8217;\u00e9paisseur du m\u00e9lanome est le facteur pronostique le plus important et conduit aux d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques. Cette approche, essentiellement chirurgicale, n&#8217;a pas beaucoup chang\u00e9 en ce qui concerne la r\u00e9-excision. La r\u00e8gle est toujours la m\u00eame : en dessous de 1&nbsp;mm d&#8217;\u00e9paisseur selon Breslow, on retaille 1&nbsp;cm, au-del\u00e0 de 2&nbsp;mm d&#8217;\u00e9paisseur, on retaille 2 cm. Pour le m\u00e9lanome in situ, on choisit une marge de s\u00e9curit\u00e9 de 0,5&nbsp;cm.<\/p>\n<p>D\u00e9sormais, l&#8217;\u00e9valuation de l&#8217;indice mitotique est d\u00e9terminante pour d&#8217;autres examens tels que l&#8217;ablation du ganglion sentinelle. D\u00e9sormais, pour les m\u00e9lanomes d&#8217;une \u00e9paisseur comprise entre 0,75&nbsp;mm et 1&nbsp;mm, le taux de mitose en millim\u00e8tre carr\u00e9 est \u00e9galement pris en compte. Si elle est sup\u00e9rieure \u00e0 1, il faut \u00e9galement proc\u00e9der \u00e0 un examen du ganglion sentinelle, comme pour un m\u00e9lanome plus \u00e9pais de plus de 1&nbsp;mm. Celle-ci n&#8217;a toutefois aucune influence sur la survie globale et l&#8217;absence de r\u00e9cidive, mais sert \u00e0 d\u00e9tecter les microm\u00e9tastases et donc \u00e0 poser l&#8217;indication d&#8217;une lymphad\u00e9nectomie. De plus, il est possible que dans de futures \u00e9tudes, ces patients \u00e0 risque avec microm\u00e9tastases puissent \u00e9galement \u00eatre trait\u00e9s de mani\u00e8re prospective et\/ou adjuvante selon l&#8217;analyse mutationnelle du m\u00e9lanome.<\/p>\n<p>Il est toutefois important que la r\u00e9-excision soit effectu\u00e9e dans un d\u00e9lai d&#8217;un mois, car cela a \u00e9galement une influence sur la survie globale du patient. L&#8217;ex\u00e9r\u00e8se primaire doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e de mani\u00e8re succincte, l&#8217;ex\u00e9r\u00e8se compl\u00e9mentaire \u00e9ventuellement en m\u00eame temps que le ganglion sentinelle, mais dans un d\u00e9lai d&#8217;un mois.<\/p>\n<p>La nouvelle classification TNM<strong> (tableaux 2 et 3) <\/strong>prend ici en compte le taux de mitose, qui doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9 pour les m\u00e9lanomes de moins de 1&nbsp;mm d&#8217;\u00e9paisseur.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4022 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab2_DP3_s7.jpg_2216.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1193;height:868px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"1193\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab2_DP3_s7.jpg_2216.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab2_DP3_s7.jpg_2216-800x868.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab2_DP3_s7.jpg_2216-120x130.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab2_DP3_s7.jpg_2216-90x98.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab2_DP3_s7.jpg_2216-320x347.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab2_DP3_s7.jpg_2216-560x607.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>Un facteur suppl\u00e9mentaire important est l&#8217;ulc\u00e9ration, qui pourrait \u00e9ventuellement indiquer un autre immunotype de d\u00e9fense tumorale et justifier un traitement adjuvant par interf\u00e9ron-\u03b1 en cas de tumeur de stade IIb, c&#8217;est-\u00e0-dire sup\u00e9rieure \u00e0 2&nbsp;mm Breslow avec ulc\u00e9ration.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4023 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab3_DP3_s8.jpg_2217.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1537;height:1118px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"1537\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab3_DP3_s8.jpg_2217.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab3_DP3_s8.jpg_2217-800x1118.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab3_DP3_s8.jpg_2217-120x168.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab3_DP3_s8.jpg_2217-90x126.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab3_DP3_s8.jpg_2217-320x447.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab3_DP3_s8.jpg_2217-560x782.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"qui-doit-prendre-en-charge-les-patients-a-haut-risque\">Qui doit prendre en charge les patients \u00e0 haut risque ?<\/h2>\n<p>Aujourd&#8217;hui, il est d\u00e9j\u00e0 certain qu&#8217;une formation dermatologique sp\u00e9cialis\u00e9e de trois ans est d\u00e9cisive pour la d\u00e9tection d&#8217;un m\u00e9lanome. De plus, les patients \u00e0 haut risque devraient \u00e9galement se faire examiner au moins une fois par an, en incluant l&#8217;examen dermatoscopique. Il convient de r\u00e9aliser des photographies du corps entier et des photos comparatives, voire d&#8217;utiliser des supports de stockage num\u00e9riques tels que Molemax.<\/p>\n<h2 id=\"un-depistage-peut-il-egalement-etre-effectue-par-le-medecin-generaliste\">Un d\u00e9pistage peut-il \u00e9galement \u00eatre effectu\u00e9 par le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste ?<\/h2>\n<p>Il ne fait aucun doute que la population \u00e0 risque est trop importante pour \u00eatre examin\u00e9e dans son ensemble par des sp\u00e9cialistes, ce qui est pourtant recommand\u00e9. En fait, il est plus important que les personnes \u00e0 risque, surtout les hommes d&#8217;\u00e2ge moyen entre 40 et 60 ans, se rendent m\u00eame au contr\u00f4le. Cela devrait \u00eatre l&#8217;objectif premier de toute campagne sur le m\u00e9lanome. En outre, il faudrait \u00e9galement d\u00e9velopper et proposer davantage de formations pour les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes concernant les normes de dermatoscopie. Un dipl\u00f4me d&#8217;aptitude sp\u00e9cifique serait utile, y compris pour les non-dermatologues.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-supplementaire-en-cas-de-melanome-existant\">Diagnostic suppl\u00e9mentaire en cas de m\u00e9lanome existant<\/h2>\n<p>Selon la ligne directrice S3 de l&#8217;ADO, un bilan d&#8217;extension initial est utile pour les m\u00e9lanomes jusqu&#8217;au stade IIb, c&#8217;est-\u00e0-dire les m\u00e9lanomes jusqu&#8217;\u00e0 4 mm avec ou sans ulc\u00e9ration, sans m\u00e9tastases ganglionnaires ou \u00e0 distance, sont \u00e9valu\u00e9s selon le staging, y compris les m\u00e9tastases. biopsie du ganglion sentinelle chaque ann\u00e9e et la prot\u00e9ine S-100 est analys\u00e9e chaque ann\u00e9e pendant cinq ans. Les examens cliniques sont effectu\u00e9s tous les six mois. En outre, les patients au stade Ib, c&#8217;est-\u00e0-dire les m\u00e9lanomes de moins de 1&nbsp;mm avec toutefois une ulc\u00e9ration et un taux de mitose plus \u00e9lev\u00e9 de <sup>\u22651\/mm2<\/sup>, sont \u00e9galement candidats \u00e0 une \u00e9chographie annuelle et \u00e0 la mesure de S-100 dans le s\u00e9rum. L&#8217;IRM, le scanner, la radiographie thoracique, l&#8217;\u00e9chographie abdominale et la scintigraphie du squelette ne sont pas recommand\u00e9s dans le suivi de ces m\u00e9lanomes jusqu&#8217;\u00e0 4 mm d&#8217;\u00e9paisseur.<\/p>\n<p><strong>Examen TEP-TDM : <\/strong>\u00e0 partir de m\u00e9lanomes de 4&nbsp;mm d&#8217;\u00e9paisseur et dans des situations s\u00e9lectionn\u00e9es, ainsi que chez les patients tr\u00e8s jeunes, un examen TEP-TDM peut \u00eatre recommand\u00e9 en tant que diagnostic primaire avant de proc\u00e9der \u00e0 la dissection ou \u00e0 l&#8217;ablation du ganglion sentinelle. L&#8217;utilit\u00e9 d&#8217;une IRM suppl\u00e9mentaire de la t\u00eate est discutable si le PET-CT est n\u00e9gatif. En revanche, le PET-CT r\u00e9v\u00e8le toujours des m\u00e9tastases solitaires qui peuvent \u00eatre abord\u00e9es de mani\u00e8re curative (par exemple, r\u00e9cidive dans la cicatrice, les ganglions lymphatiques, m\u00e9tastase solitaire des tissus mous entre la tumeur primaire et la station ganglionnaire).<\/p>\n<p><strong>Ganglion lymphatique sentinelle :<\/strong> Pour tout m\u00e9lanome de plus de 1 mm de diam\u00e8tre (et dans des situations sp\u00e9ciales, m\u00eame \u00e0 0,75 mm, <strong>tab.&nbsp;4) <\/strong>, il est utile de rechercher et d&#8217;enlever s\u00e9lectivement le ganglion sentinelle (si aucune accumulation n&#8217;est trouv\u00e9e au PET-CT pour un m\u00e9lanome de plus de 4&nbsp;mm Breslow).<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4024 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab4_DP3_s9.jpg_2215.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/639;height:465px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"639\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab4_DP3_s9.jpg_2215.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab4_DP3_s9.jpg_2215-800x465.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab4_DP3_s9.jpg_2215-120x70.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab4_DP3_s9.jpg_2215-90x52.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab4_DP3_s9.jpg_2215-320x186.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Tab4_DP3_s9.jpg_2215-560x325.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>Le traitement des ganglions lymphatiques sentinelles est recommand\u00e9 dans le guide S3 selon des protocoles nationaux ou internationaux. Il est utile ici de proc\u00e9der \u00e0 un traitement avec au moins huit coupes de tissus et de d\u00e9finir si des microm\u00e9tastases (conglom\u00e9rats de cellules de m\u00e9lanome, indication en dixi\u00e8mes de millim\u00e8tres) ou des macrom\u00e9tastases sont pr\u00e9sentes. Les facteurs suppl\u00e9mentaires auxquels il faut r\u00e9pondre sont la profondeur de p\u00e9n\u00e9tration des cellules de m\u00e9lanome dans le parenchyme du ganglion lymphatique, l&#8217;infiltration de la capsule du ganglion lymphatique, sa perc\u00e9e et la lymphangiose. La signification des diff\u00e9rentes indications concernant la charge tumorale n&#8217;est pas encore claire sur le plan pronostique, mais elles devraient \u00eatre indiqu\u00e9es sur le plan histopathologique.<\/p>\n<p><strong>Recommandations en cas de m\u00e9tastases \u00e0 partir du stade IIc (patients \u00e0 haut risque de r\u00e9cidive) : <\/strong>Ces patients doivent subir une IRM de la t\u00eate, un PET-CT de tout le corps, une \u00e9chographie des ganglions lymphatiques, le marqueur tumoral S-100 dans le s\u00e9rum et le marqueur tumoral LDH. En cas de d\u00e9tection de m\u00e9tastases locor\u00e9gionales, une \u00e9chographie abdominale doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e, ainsi qu&#8217;une radiographie du thorax. Les patients pr\u00e9sentant des microm\u00e9tastases ou des macrom\u00e9tastases av\u00e9r\u00e9es doivent \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9s au tumorboard interdisciplinaire. Le consensus est qu&#8217;une lymphad\u00e9nectomie \u00e9lective n&#8217;est pas effectu\u00e9e en premier lieu, sauf si des macrom\u00e9tastases ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9es dans le ganglion sentinelle ou si des accumulations ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es au PET-CT. La lymphad\u00e9nectomie prophylactique en pr\u00e9sence de microm\u00e9tastases doit \u00eatre discut\u00e9e au cas par cas. A ce moment-l\u00e0, il est \u00e9galement n\u00e9cessaire d&#8217;informer activement le patient et de lui fournir un entretien\/un suivi d\u00e9taill\u00e9. En outre, il d\u00e9termine si les th\u00e9rapies adjuvantes, par exemple, sont utiles ou non.<br \/>\nLa radioth\u00e9rapie adjuvante est recommand\u00e9e apr\u00e8s une lymphad\u00e9nectomie, \u00e0 condition que trois ganglions lymphatiques soient atteints, qu&#8217;il y ait eu une rupture capsulaire ou qu&#8217;il y ait une m\u00e9tastase ganglionnaire de plus de 3 cm. Dans le cas de toute m\u00e9tastase, il est \u00e9galement utile de faire analyser les pr\u00e9l\u00e8vements dans un institut de pathologie qui peut effectuer des analyses de g\u00e9n\u00e9tique mol\u00e9culaire. L&#8217;analyse de la mutation BRAF est particuli\u00e8rement recommand\u00e9e, ainsi que l&#8217;analyse de la mutation NRAS si elle est n\u00e9gative et, dans le cas des m\u00e9lanomes des muqueuses, l&#8217;examen concernant c-Kit. Cela rev\u00eat une grande importance aujourd&#8217;hui, non seulement pour les \u00e9tudes adjuvantes en cours, mais aussi pour le traitement ult\u00e9rieur d&#8217;\u00e9ventuelles m\u00e9tastases, contre lesquelles des m\u00e9dicaments cibl\u00e9s peuvent \u00eatre utilis\u00e9s en cas de mutations.<\/p>\n<p><strong>Dr. med. Mark David Anliker<\/strong><\/p>\n<h3 id=\"litterature\">Litt\u00e9rature :<\/h3>\n<ol>\n<li>Nikolaou V, Stratigos AJ : Tendances \u00e9mergentes dans l&#8217;\u00e9pid\u00e9miologie du m\u00e9lanome. Br J Dermatol 2014 ; 170 : 11-19.<\/li>\n<li>Fong ZV, Tanabe KK : Comparaison des lignes directrices sur le m\u00e9lanome aux \u00c9tats-Unis, au Canada, en Europe, en Australie et en Nouvelle-Z\u00e9lande : une \u00e9valuation critique et une revue compl\u00e8te. Br J Dermatol 2014 ; 170 : 20-30.<\/li>\n<li>Vredenborg A, et al : N\u00e6vi m\u00e9lanocytaires acquis dans l&#8217;enfance et le m\u00e9lanome familial. JAMA Dermatol 2014 ; 150 : 35-40.<\/li>\n<li>Programme de lignes directrices en oncologie, ligne directrice S3, m\u00e9lanome, version 1.0, janvier 2013.<\/li>\n<\/ol>\n<h4 id=\"conclusion-pour-la-pratique\">CONCLUSION POUR LA PRATIQUE<\/h4>\n<ul>\n<li>La nouvelle classification TNM ne distingue pas seulement selon l&#8217;\u00e9paisseur du m\u00e9lanome, mais aussi selon le taux de mitose, qui influence fortement la proc\u00e9dure de staging et d\u00e9finit mieux le risque de m\u00e9tastases, m\u00eame pour les m\u00e9lanomes minces.<\/li>\n<li>Il appartient \u00e0 chaque m\u00e9decin d&#8217;orienter les patients \u00e0 risque vers un d\u00e9pistage r\u00e9gulier et d&#8217;attirer l&#8217;attention sur les mesures de pr\u00e9vention d\u00e8s l&#8217;enfance.<\/li>\n<li>Les m\u00e9lanomes minces n\u00e9cessitent moins d&#8217;imagerie pour le diagnostic primaire, mais l&#8217;ex\u00e9r\u00e8se du ganglion sentinelle est d\u00e9j\u00e0 recommand\u00e9e pour les m\u00e9lanomes d&#8217;une \u00e9paisseur de 0,75 mm ou plus, lorsqu&#8217;il existe un taux de mitose plus \u00e9lev\u00e9, ce qui pourrait \u00eatre important en ce qui concerne le traitement adjuvant et les approches th\u00e9rapeutiques futures impliquant par exemple l&#8217;inhibition de BRAF, de NRAS et l&#8217;inhibition de nouvelles cibles mol\u00e9culaires.<\/li>\n<li>Des normes devraient \u00eatre introduites pour les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes et les dermatologues, \u00e9ventuellement des cours avec des certificats d&#8217;aptitude \u00e0 la dermatoscopie et \u00e0 la d\u00e9tection du m\u00e9lanome.<\/li>\n<\/ul>\n<h4 id=\"a-retenir\"><em>A RETENIR<\/em><\/h4>\n<ul>\n<li><em>La nouvelle classification TNM fait la diff\u00e9rence non seulement en fonction de l&#8217;\u00e9paisseur du m\u00e9lanome, mais \u00e9galement en fonction du taux de mitoses qui a des r\u00e9percussions importantes sur la classification et \u00e9galement d\u00e9finit mieux le risque de m\u00e9tastase dans le m\u00e9lanome de faible \u00e9paisseur.<\/em><\/li>\n<li><em>Tout m\u00e9decin se doit de proposer aux patients \u00e0 risque des contr\u00f4les r\u00e9guliers et de les informer des mesures de pr\u00e9vention d\u00e8s l&#8217;enfance.<\/em><\/li>\n<li><em>L&#8217;imagerie est peu utilis\u00e9e pour le diagnostic initial dans les m\u00e9lanomes de faible \u00e9paisseur, cependant l&#8217;ex\u00e9r\u00e8se des ganglions sentinelles est recommand\u00e9e d\u00e8s l&#8217;\u00e9paisseur de 0,75 mm des m\u00e9lanomes, en pr\u00e9sence d&#8217;un taux de mitose \u00e9lev\u00e9, ce qui peut \u00eatre pertinent en ce qui concerne le traitement adjuvant et les futures approches th\u00e9rapeutiques englobant par exemple l&#8217;inhibition de BRAF, NRAS et l&#8217;inhibition de nouvelles cibles th\u00e9rapeutiques.<\/em><\/li>\n<li><em>Des normes doivent \u00eatre d\u00e9finies pour les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes et les dermatologues, au mieux \u00e9galement des enseignements avec attestation de capacit\u00e9 pour la dermatoscopie et la reconnaissance des m\u00e9lanomes.<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2014 ; 24(3) : 6-10<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le cas du m\u00e9lanome malin, de nouvelles connaissances sur les facteurs pronostiques et les risques ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es r\u00e9cemment. 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