{"id":345185,"date":"2014-06-11T00:00:00","date_gmt":"2014-06-10T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/pas-aussi-rare-quon-le-pense\/"},"modified":"2014-06-11T00:00:00","modified_gmt":"2014-06-10T22:00:00","slug":"pas-aussi-rare-quon-le-pense","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/pas-aussi-rare-quon-le-pense\/","title":{"rendered":"Pas aussi rare qu&#8217;on le pense"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les tumeurs neuroendocrines (TNE) ne sont pas si rares. La pr\u00e9valence de ces tumeurs dans le tractus gastro-intestinal n&#8217;est d\u00e9pass\u00e9e que par le cancer du c\u00f4lon. Souvent, les NET ne sont d\u00e9tect\u00e9es qu&#8217;\u00e0 un stade tardif en raison de la subtilit\u00e9 des sympt\u00f4mes et sont souvent d\u00e9j\u00e0 \u00e0 un stade palliatif et inop\u00e9rable. Il est donc important de penser \u00e0 ces tumeurs. De nombreuses nouvelles possibilit\u00e9s de traitement chirurgical, interventionnel local et syst\u00e9mique ont \u00e9t\u00e9 introduites au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. En raison du degr\u00e9 \u00e9lev\u00e9 de complexit\u00e9 du diagnostic et du traitement de ces tumeurs, il est souhaitable de travailler au sein d&#8217;une \u00e9quipe sp\u00e9cialis\u00e9e compos\u00e9e de gastro-ent\u00e9rologues, de chirurgiens, de pathologistes, de radiologues, d&#8217;experts en m\u00e9decine nucl\u00e9aire, d&#8217;endocrinologues et d&#8217;oncologues.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les tumeurs neuroendocrines (TNE) ont une incidence relativement faible, mais croissante, de 4 \u00e0 5 nouveaux cas \/ 100 000 habitants par an [1]. Cependant, la pr\u00e9valence, c&#8217;est-\u00e0-dire le nombre de patients atteints de tumeurs neuroendocrines gastro-intestinales (TNE-GEP), est bien plus \u00e9lev\u00e9e et n&#8217;est d\u00e9pass\u00e9e dans le tractus gastro-intestinal que par le cancer du c\u00f4lon. De plus, l&#8217;incidence de toutes les GEP-NET augmente, \u00e0 l&#8217;exception des carcino\u00efdes appendiculaires [2]. Dans la pratique, les GEP-NET sont plus fr\u00e9quents que pr\u00e9vu. Ce bref aper\u00e7u r\u00e9sume les faits les plus importants concernant le diagnostic, les diff\u00e9rentes formes de diagnostic de propagation, les principales mesures th\u00e9rapeutiques ainsi que le suivi. Ce r\u00e9sum\u00e9 s&#8217;appuie sur les directives actuelles de la Soci\u00e9t\u00e9 europ\u00e9enne des tumeurs neuroendocrines<a href=\"http:\/\/www.enets.org\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">(www.enets.org)<\/a>.<\/p>\n<h2 id=\"classification-des-gep-net\">Classification des GEP-NET<\/h2>\n<p>Les tumeurs neuroendocrines sont principalement class\u00e9es en fonction de la localisation de la tumeur primaire et du nombre de mitoses (Ki67). Le taux de mitoses est l&#8217;un des facteurs pronostiques les plus importants et classe ces tumeurs en G1 (Ki67 \u2264 2%), G2 (Ki67 3-20%) et G3 (Ki67 &gt;20%), le stade G3 correspondant \u00e0 un carcinome neuroendocrine moins diff\u00e9renci\u00e9 et souvent agressif par rapport aux tumeurs neuroendocrines mieux diff\u00e9renci\u00e9es [3,4].<\/p>\n<p>Les tumeurs neuroendocrines gastro-intestinales peuvent appara\u00eetre \u00e0 n&#8217;importe quel endroit du tube digestif. Les caract\u00e9ristiques et la forme des m\u00e9tastases varient en fonction de la localisation de la tumeur primaire et n\u00e9cessitent des investigations diff\u00e9rentes en cons\u00e9quence. L&#8217;incidence des NET gastriques (g-NET) n&#8217;a cess\u00e9 d&#8217;augmenter au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es et repr\u00e9sente environ 8% des NET GEP [5]. Les raisons en sont certainement l&#8217;introduction g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e de la gastroscopie et peut-\u00eatre l&#8217;utilisation fr\u00e9quente d&#8217;inhibiteurs de la pompe \u00e0 protons [6].<\/p>\n<p>Les g-NET sont divis\u00e9s en trois sous-groupes, le type I, le plus fr\u00e9quent, pouvant \u00eatre associ\u00e9 \u00e0 une gastrite atrophique, \u00e9tant g\u00e9n\u00e9ralement bien diff\u00e9renci\u00e9, rarement m\u00e9tastatique et de bon pronostic. Les sous-types II et III sont plus rares, plus souvent m\u00e9tastatiques et ont un moins bon pronostic (surtout le sous-type III) [5]. L&#8217;\u00e9valuation et le pronostic de ces tumeurs gastriques doivent \u00eatre adapt\u00e9s en fonction de leur type et de leur taille. Les NET duod\u00e9nales (d-NET) sont rares (1- 2% des NET GEP), apparaissent g\u00e9n\u00e9ralement dans les deux premiers tiers du duod\u00e9num, sont normalement relativement petites, plut\u00f4t bien diff\u00e9renci\u00e9es et m\u00e9tastasent n\u00e9anmoins localement dans 40-60% dans les ganglions lymphatiques [7]. L&#8217;incidence des GEP-NET pancr\u00e9atiques (p-NET) se situe entre 2 et 3\/100 000 personnes par an [8]. Dans le p-NET, les signes pr\u00e9coces d&#8217;une maladie maligne sont souvent absents. Ces patients se pr\u00e9sentent chez leur m\u00e9decin en cas de compression locale ou de signes de m\u00e9tastases avanc\u00e9es (notamment au niveau du foie). Pour cette raison, plus de 50% des patients atteints de p-NET pr\u00e9sentent d\u00e9j\u00e0 des m\u00e9tastases \u00e0 distance.<\/p>\n<p>La n\u00e9oplasie endocrinienne multiple de type I (MEN I) est une maladie sous-jacente globalement rare mais typique des p-NET (\u00e9galement des d-NET).<br \/>\nEnviron 20% des patients atteints de MEN1 souffrent d&#8217;un p-NET, avec une incidence croissante avec l&#8217;\u00e2ge [8]. De m\u00eame, les patients atteints de la maladie de Von Hippel-Lindau, entre autres d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescences malignes, ont une probabilit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e de d\u00e9velopper un p-NET.<\/p>\n<p>Les TNE j\u00e9junales et il\u00e9ales sont les plus fr\u00e9quentes des TNE GEP, repr\u00e9sentant jusqu&#8217;\u00e0 30% de tous les cas [9]. Les TNE de l&#8217;intestin gr\u00eale, comme les TNE p, ont tendance \u00e0 \u00eatre d\u00e9j\u00e0 m\u00e9tastas\u00e9es au moment du diagnostic. En g\u00e9n\u00e9ral, les ganglions lymphatiques locaux et, plus tard, le foie sont souvent touch\u00e9s. Les TNE du c\u00f4lon repr\u00e9sentent environ 7% de toutes les TNE GEP et ont g\u00e9n\u00e9ralement le plus mauvais pronostic [10]. Comme les tumeurs d\u00e9crites pr\u00e9c\u00e9demment, les TNE du c\u00f4lon sont g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s avanc\u00e9es au moment du diagnostic et m\u00e9tastasent localement, dans le p\u00e9ritoine et dans le foie. En revanche, les NET rectale sont souvent d\u00e9tect\u00e9es relativement t\u00f4t. Ceci en raison de sympt\u00f4mes pr\u00e9coces, tels que des douleurs ou du sang abo. Pour cette raison, entre autres, les m\u00e9tastases de la TNE rectale sont plut\u00f4t rares [10]. Dans l&#8217;ensemble, la biologie des GEP-NET varie en fonction de leur localisation et de leur diff\u00e9renciation. C&#8217;est pourquoi le diagnostic, le traitement et le suivi doivent \u00eatre adapt\u00e9s \u00e0 la localisation primaire.<\/p>\n<h2 id=\"evaluation-diagnostique-et-imagerie\">\u00c9valuation diagnostique et imagerie<\/h2>\n<p>L&#8217;\u00e9valuation de la GEP-NET diff\u00e8re selon la localisation. Le diagnostic est \u00e9tabli par une confirmation histologique [11]. Une ponction \u00e0 l&#8217;aiguille fine pour un traitement cytologique est souvent insuffisante. Les marqueurs obligatoires pour \u00e9tablir le diagnostic sont la synaptophysine et la chromogranine A. De m\u00eame, le degr\u00e9 de diff\u00e9renciation (degr\u00e9 G1-G3) doit imp\u00e9rativement \u00eatre relev\u00e9. D&#8217;autres marqueurs, par exemple les r\u00e9cepteurs individuels de la somatostatine, ne sont pas obligatoires, mais sont int\u00e9ressants, par exemple pour les \u00e9tapes th\u00e9rapeutiques ult\u00e9rieures.<\/p>\n<p>Une fois le diagnostic pos\u00e9, on proc\u00e8de au diagnostic d&#8217;extension (staging) [12]. Le staging est, avec le grading, le marqueur pronostique le plus important pour le patient. Les m\u00e9thodes utilis\u00e9es comprennent l&#8217;\u00e9chographie (y compris l&#8217;\u00e9chographie endoscopique), la TDM souvent avec contraste, l&#8217;IRM et les m\u00e9thodes fonctionnelles telles que la scintigraphie \u00e0 l&#8217;octr\u00e9otide et la TEP\/TDM au gallium 68 DOTATATE\/DOTATOC et la TEP\/TDM au fluor-18 d\u00e9soxyglucose (FDG). Le domaine de l&#8217;\u00e9chographie est surtout la visualisation des m\u00e9tastases h\u00e9patiques, avec une sensibilit\u00e9 et une sp\u00e9cificit\u00e9 de l&#8217;ordre de 90%. L&#8217;\u00e9chographie endoscopique (EUS) est particuli\u00e8rement utilis\u00e9e pour les tumeurs neuroendocrines pancr\u00e9atiques (par exemple, les insulinomes pancr\u00e9atiques ou les tumeurs pancr\u00e9atiques non fonctionnelles). La sp\u00e9cificit\u00e9\/sensibilit\u00e9 est sup\u00e9rieure \u00e0 90%. Les tumeurs duod\u00e9nales sont plus difficiles \u00e0 visualiser par EUS. Le taux de d\u00e9tection de ces tumeurs par EUS n&#8217;est plus que de 60%. La TDM avec contraste est la m\u00e9thode la plus r\u00e9pandue pour la stadification des GEP-NET. Il est important de r\u00e9aliser une phase art\u00e9rielle, notamment en cas de m\u00e9tastases h\u00e9patiques. Cela augmente le taux de d\u00e9tection des m\u00e9tastases h\u00e9patiques \u00e0 environ 80%. Cependant, la sensibilit\u00e9 est l\u00e9g\u00e8rement inf\u00e9rieure (autour de 70%), surtout pour le p-NET et les m\u00e9tastases des tissus mous. Ces tumeurs sont le domaine typique de l&#8217;examen IRM. L&#8217;IRM a une sensibilit\u00e9 de plus de 90% pour les p-NET dans le pancr\u00e9as. En outre, l&#8217;IRM h\u00e9patique avec produit de contraste sp\u00e9cifique au foie est l&#8217;examen de choix pour d\u00e9tecter les m\u00e9tastases h\u00e9patiques. Avec un taux de d\u00e9tection pouvant atteindre 95%, l&#8217;IRM h\u00e9patique est la m\u00e9thode la plus sensible pour les m\u00e9tastases h\u00e9patiques. Les m\u00e9thodes fonctionnelles sont typiquement utilis\u00e9es pour le diagnostic de propagation et pour mesurer l&#8217;expression des r\u00e9cepteurs de la somatostatine (en particulier SSTR2) [13].<\/p>\n<p>La scintigraphie \u00e0 l&#8217;octr\u00e9otide, utilis\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 r\u00e9cemment, qui pr\u00e9sente une exposition relativement \u00e9lev\u00e9e aux rayonnements et des protocoles d&#8217;acquisition sur plusieurs jours, est aujourd&#8217;hui remplac\u00e9e par la TEP\/TDM au gallium 68 DOTATATE\/DOTATOC. L&#8217;examen TEP montre une irradiation nettement plus faible (environ 30%) et une r\u00e9solution nettement am\u00e9lior\u00e9e par rapport \u00e0 la m\u00e9thode scintigraphique. Dans de nombreux centres NET, la scintigraphie a \u00e9t\u00e9 compl\u00e8tement remplac\u00e9e par la TEP\/TDM au gallium 68 DOTATATE\/DOTATOC <strong>(Fig.&nbsp;1) <\/strong>.  <\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3984\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb1_OH5_s15.png_2193.png\" width=\"895\" height=\"1626\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb1_OH5_s15.png_2193.png 895w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb1_OH5_s15.png_2193-800x1453.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb1_OH5_s15.png_2193-120x218.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb1_OH5_s15.png_2193-90x164.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb1_OH5_s15.png_2193-320x581.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb1_OH5_s15.png_2193-560x1017.png 560w\" sizes=\"(max-width: 895px) 100vw, 895px\" \/><\/p>\n<p>La TEP\/TDM au FDG est utilis\u00e9e pour les cancers d\u00e9diff\u00e9renci\u00e9s (G3), bien que les tumeurs G2 de plus haut grade puissent d\u00e9j\u00e0 \u00eatre mieux visualis\u00e9es en TEP au FDG. Les patients atteints de tumeurs fonctionnelles pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes carcino\u00efdes doivent subir au moins une fois une \u00e9chocardiographie afin d&#8217;exclure une implication cardiaque [14].<\/p>\n<h2 id=\"marqueurs-biochimiques\">Marqueurs biochimiques<\/h2>\n<p>Les GEP-NET, en particulier les tumeurs &#8220;midgut&#8221;, peuvent produire et s\u00e9cr\u00e9ter des peptides fonctionnellement actifs. Cependant, le taux de tumeurs cliniquement fonctionnelles vs. non fonctionnelles n&#8217;est que d&#8217;environ 1\/10. Les tumeurs dites &#8220;foregut&#8221; et &#8220;hindgut&#8221; sont un peu moins souvent fonctionnelles. La mesure de ces peptides dans l&#8217;urine ou dans le sang peut \u00eatre utilis\u00e9e comme marqueur d&#8217;\u00e9volution en cas de sympt\u00f4mes correspondants [15].<\/p>\n<p>L&#8217;examen standard est la mesure sur 24 heures de l&#8217;acide 5-indolac\u00e9tique (5-HIAA) dans l&#8217;urine. En pr\u00e9sence de sympt\u00f4mes fonctionnels de NET, les taux de sensibilit\u00e9 et de sp\u00e9cificit\u00e9 sont respectivement de \u00e0 70 et 90%. La 5-HIAA peut \u00e9galement \u00eatre augment\u00e9e par des maladies inflammatoires chroniques de l&#8217;intestin et ainsi influencer le r\u00e9sultat de la mesure de mani\u00e8re faussement positive. De m\u00eame, les m\u00e9dicaments, par exemple les m\u00e9dicaments de chimioth\u00e9rapie ou les substances \u00e0 action centrale comme les antid\u00e9presseurs tricycliques, peuvent influencer les valeurs mesur\u00e9es par le recueil d&#8217;urine de 24 heures et doivent \u00eatre demand\u00e9s.<\/p>\n<p>D&#8217;autres tests, comme le test de je\u00fbne en cas d&#8217;insulinome ou le test de s\u00e9cr\u00e9tine en cas de gastrinome, doivent \u00eatre confi\u00e9s \u00e0 un sp\u00e9cialiste exp\u00e9riment\u00e9 (par exemple, un service d&#8217;endocrinologie sp\u00e9cialis\u00e9). La chromogranine A (CgA) est un autre marqueur biochimique plasmatique important de la NET. La CgA est produite dans les granules neuros\u00e9cr\u00e9toires des cellules tumorales et peut \u00eatre s\u00e9cr\u00e9t\u00e9e indiff\u00e9remment dans les NET fonctionnelles et non fonctionnelles. Il convient de noter que la CgA peut \u00eatre faussement \u00e9lev\u00e9e, en particulier en cas de prise simultan\u00e9e d&#8217;inhibiteurs de la pompe \u00e0 protons. Les autres facteurs susceptibles d&#8217;augmenter la CgA sont : L&#8217;insuffisance r\u00e9nale, la maladie de Parkinson, l&#8217;hypertension non trait\u00e9e, la grossesse, les glucocortico\u00efdes, la gastrite chronique de type A et les maladies inflammatoires chroniques de l&#8217;intestin. N\u00e9anmoins, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que la CgA est plus pr\u00e9cise que la mesure de la 5-HIAA dans l&#8217;urine ou que la mesure de l&#8217;\u00e9nolase sp\u00e9cifique des neurones (NSE) fr\u00e9quemment effectu\u00e9e [15].<\/p>\n<h2 id=\"traitement-de-la-gep-net\">Traitement de la GEP-NET<\/h2>\n<p>Le traitement des tumeurs neuroendocrines est complexe et doit \u00eatre discut\u00e9 et d\u00e9cid\u00e9 de mani\u00e8re multidisciplinaire. Un tumor board r\u00e9unissant diff\u00e9rentes disciplines diagnostiques, chirurgicales et m\u00e9dicales devrait d\u00e9cider au moins une fois du diagnostic, du traitement et des contr\u00f4les de suivi d&#8217;un patient atteint de NET.<\/p>\n<p>La priorit\u00e9 absolue de toute th\u00e9rapie est l&#8217;op\u00e9ration \u00e0 laquelle on aspire (tant qu&#8217;elle semble raisonnable). L&#8217;objectif de l&#8217;op\u00e9ration doit \u00eatre, dans la mesure du possible, l&#8217;ablation compl\u00e8te de la tumeur. En outre, les tumeurs localement symptomatiques, par exemple en cas de menace d&#8217;il\u00e9us ou de sang ab ano, doivent \u00eatre trait\u00e9es chirurgicalement. Un traitement cytor\u00e9ducteur peut \u00eatre discut\u00e9 dans certains cas dans un cadre palliatif avec une charge tumorale \u00e9lev\u00e9e. Toutefois, cela doit \u00eatre discut\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9ment avec le patient compte tenu du contexte palliatif, de la morbidit\u00e9 parfois \u00e9lev\u00e9e de l&#8217;intervention et de l&#8217;\u00e9volution souvent lente de la maladie.<\/p>\n<p>Les patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes fonctionnels prononc\u00e9s doivent \u00eatre prot\u00e9g\u00e9s en p\u00e9riop\u00e9ratoire par de la sandostatine, \u00e9ventuellement des bloqueurs H1\/H2 et de la cortisone [16]. Il convient \u00e9galement de noter que les cat\u00e9cholamines peuvent entra\u00eener une augmentation de la s\u00e9cr\u00e9tion d&#8217;hormones.<\/p>\n<p>Chez les patients pr\u00e9sentant une charge tumorale \u00e9lev\u00e9e, les interventions interventionnelles (par exemple l&#8217;embolisation) peuvent entra\u00eener une modification rapide de la pression art\u00e9rielle. Ceci est particuli\u00e8rement important chez les patients atteints du syndrome carcino\u00efde avec implication cardiaque. Si une intervention chirurgicale n&#8217;est pas possible, on utilise en principe des th\u00e9rapies locales et interventionnelles ou des th\u00e9rapies syst\u00e9miques.<\/p>\n<p>L&#8217;embolisation avec des particules, la chimio-embolisation et la radio-embolisation sont utilis\u00e9es de mani\u00e8re loco-interventionnelle. Cependant, les embolisations \u00e0 blanc classiques ne sont plus pratiqu\u00e9es qu&#8217;en petit nombre dans le cas de la TNE. Ceci est principalement d\u00fb au taux \u00e9lev\u00e9 d&#8217;effets secondaires (en raison de l&#8217;effet direct de l&#8217;hypoxie locale s\u00e9v\u00e8re et de la n\u00e9crose). De m\u00eame, la chimio-embolisation dans la TNE entra\u00eene souvent des sympt\u00f4mes importants (principalement un syndrome post-embolisation), en particulier dans les tumeurs h\u00e9patiques avanc\u00e9es et de grande taille. La radioembolisation est une th\u00e9rapie \u00e9l\u00e9gante et g\u00e9n\u00e9ralement sans effets secondaires entre les mains de sp\u00e9cialistes exp\u00e9riment\u00e9s. En perfusant localement des microsph\u00e8res radioactives, typiquement charg\u00e9es d&#8217;yttrium-90, un \u00e9metteur \u03b2 pur, on d\u00e9pose en une s\u00e9ance des radiations locales allant jusqu&#8217;\u00e0 plus de 500 grays dans les m\u00e9tastases h\u00e9patiques. Ceci en raison des propri\u00e9t\u00e9s radiatives de l&#8217;yttrium-90 et de la vascularisation art\u00e9rielle s\u00e9lective typiquement \u00e9lev\u00e9e des m\u00e9tastases NET dans le foie <strong>(Fig. 2).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3985 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb2_OH5_s16.png_2194.png\" width=\"1100\" height=\"1005\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb2_OH5_s16.png_2194.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb2_OH5_s16.png_2194-800x731.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb2_OH5_s16.png_2194-120x110.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb2_OH5_s16.png_2194-90x82.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb2_OH5_s16.png_2194-320x292.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/06\/Abb2_OH5_s16.png_2194-560x512.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1005;\" \/><\/p>\n<p>En raison du faible taux d&#8217;effets secondaires d&#8217;une radioembolisation ambulatoire correctement r\u00e9alis\u00e9e, la chimioembolisation et surtout l&#8217;embolisation ont \u00e9t\u00e9 presque enti\u00e8rement remplac\u00e9es [17]. Cette th\u00e9rapie n&#8217;est toutefois pratiqu\u00e9e r\u00e9guli\u00e8rement que dans quelques centres en Suisse, par exemple le centre d&#8217;excellence ENETS de l&#8217;h\u00f4pital universitaire de Zurich.<\/p>\n<p>Si aucun traitement chirurgical ou syst\u00e9mique local n&#8217;est envisageable, un traitement syst\u00e9mique palliatif doit \u00eatre discut\u00e9 \u00e0 la r\u00e9union de concertation post-tumorale. Pour les tumeurs non pancr\u00e9atiques bien diff\u00e9renci\u00e9es de type &#8220;midgut&#8221;, le traitement par analogues de la somatostatine est la norme en tant que premi\u00e8re ligne de traitement. Il existe en principe deux types d&#8217;agents th\u00e9rapeutiques \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action. L&#8217;octr\u00e9otide-LAR a montr\u00e9 une augmentation de la survie sans progression dans les tumeurs &#8220;midgut&#8221; bien diff\u00e9renci\u00e9es dans une \u00e9tude contr\u00f4l\u00e9e par placebo (PROMID-Trial) dans les NET fonctionnellement actives et inactives [18]. L&#8217;analyse des donn\u00e9es \u00e0 long terme de l&#8217;\u00e9tude PROMID a \u00e9galement montr\u00e9 une tendance positive de l&#8217;octr\u00e9otide sur l&#8217;allongement de la survie globale malgr\u00e9 le cross-over dans le bras de traitement (octr\u00e9otide) apr\u00e8s progression [19].<\/p>\n<p>R\u00e9cemment, les donn\u00e9es du lanr\u00e9otide ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es, montrant \u00e9galement une am\u00e9lioration significative de la survie sans progression [20]. Ces pr\u00e9parations n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 directement compar\u00e9es entre elles et il reste \u00e0 voir, dans la pratique clinique quotidienne, laquelle de ces pr\u00e9parations peut \u00eatre utilis\u00e9e dans quelle indication. Tout au plus, le lanr\u00e9otide sera utilis\u00e9 dans des tumeurs plus avanc\u00e9es avec une charge tumorale plus \u00e9lev\u00e9e, en raison du design de l&#8217;\u00e9tude Clarinet. Dans les tumeurs pancr\u00e9atiques bien diff\u00e9renci\u00e9es (peu de tumeurs de &#8220;grade interm\u00e9diaire&#8221;), l&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus a montr\u00e9 une prolongation de la survie sans progression et est autoris\u00e9 en premi\u00e8re ligne dans les p-NET sous le nom d&#8217;<sup>Afinitor\u00ae<\/sup> [21].<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus associ\u00e9 \u00e0 l&#8217;octr\u00e9otide peut \u00e9galement \u00eatre envisag\u00e9 dans d&#8217;autres TNE, par exemple dans le poumon et le c\u00f4lon, en raison de son impact positif sur la survie sans progression dans l&#8217;\u00e9tude RADIANT-2, la significativit\u00e9 statistique ayant \u00e9t\u00e9 manqu\u00e9e de peu [22]. De m\u00eame, Sutent\u00ae montre une augmentation de la survie sans progression et de la survie globale des patients atteints de TNE bien diff\u00e9renci\u00e9e du pancr\u00e9as [23]. Ces deux m\u00e9dicaments sont des options pour les patients atteints de p-NET bien diff\u00e9renci\u00e9s. Cependant, les effets secondaires de ces th\u00e9rapies sont parfois importants et doivent \u00eatre effectu\u00e9s par un sp\u00e9cialiste exp\u00e9riment\u00e9. Les th\u00e9rapies syst\u00e9miques mentionn\u00e9es sont principalement utilis\u00e9es dans les GEP-NET bien diff\u00e9renci\u00e9s.<\/p>\n<p>Pour les tumeurs G2 plus prolif\u00e9ratives, on utilise classiquement des chimioth\u00e9rapies combin\u00e9es. On utilise notamment des th\u00e9rapies \u00e0 base de 5-fluorouracile en combinaison avec la streptozotocine ou le <sup>Temodal\u00ae<\/sup> [24,25]. Ces chimioth\u00e9rapies sont g\u00e9n\u00e9ralement relativement toxiques, mais peuvent \u00eatre utilis\u00e9es avec de bons r\u00e9sultats par des oncologues exp\u00e9riment\u00e9s, en particulier chez les patients pr\u00e9sentant une charge tumorale \u00e9lev\u00e9e, des sympt\u00f4mes et une croissance relativement rapide. Les patients atteints de carcinomes neuroendocriniens \u00e0 grandes ou petites cellules hautement prolif\u00e9ratifs et d\u00e9diff\u00e9renci\u00e9s b\u00e9n\u00e9ficient souvent d&#8217;une chimioth\u00e9rapie combin\u00e9e \u00e0 base de cisplatine et d&#8217;\u00e9toposide [26]. Les patients pr\u00e9sentant une forte expression des r\u00e9cepteurs de la somatostatine \u00e0 la scintigraphie \u00e0 l&#8217;octr\u00e9otide ou \u00e0 la TEP\/TDM au gallium 68 DOTATATE\/DOTATOC peuvent \u00eatre \u00e9valu\u00e9s pour une th\u00e9rapie par radionucl\u00e9ides \u00e0 base de peptides. Cette th\u00e9rapie par radionucl\u00e9ides administr\u00e9e par voie syst\u00e9mique irradie les tumeurs SSTR2-positives en fixant et en absorbant des analogues de la somatostatine radiomarqu\u00e9s. Ce traitement fait actuellement l&#8217;objet d&#8217;un essai de phase III vs. octr\u00e9otide-LAR. Dans les \u00e9tudes de phase II, ce traitement s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 tr\u00e8s efficace et avec un tr\u00e8s faible taux d&#8217;effets secondaires [27]. En particulier, l&#8217;insuffisance r\u00e9nale, souvent mentionn\u00e9e, survient chez moins de 1% des patients. Cette th\u00e9rapie est propos\u00e9e par certains centres en Suisse, par exemple le centre d&#8217;excellence ENETS de l&#8217;h\u00f4pital universitaire de Zurich ou les h\u00f4pitaux universitaires de B\u00e2le et de Berne. L&#8217;H\u00f4pital universitaire de B\u00e2le a jou\u00e9 un r\u00f4le de pionnier dans ce domaine. De nouvelles approches th\u00e9rapeutiques \u00e9tudient de nouvelles combinaisons de ces th\u00e9rapies et explorent de nouvelles voies telles que la r\u00e9duction des sympt\u00f4mes carcino\u00efdes [28]. Les analogues de la somatostatine de deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration (Pasireotide Signifor\u00ae) n&#8217;ont pas montr\u00e9 d&#8217;am\u00e9lioration du contr\u00f4le des sympt\u00f4mes dans une \u00e9tude de phase III, mais une augmentation de cinq mois de la survie sans progression par rapport \u00e0 l&#8217;octr\u00e9otide LAR [29].<\/p>\n<p>De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, il existe une grande vari\u00e9t\u00e9 de traitements diff\u00e9rents pour les GEP-NET et ceux-ci doivent \u00eatre adapt\u00e9s \u00e0 la localisation de la tumeur primaire et \u00e0 sa diff\u00e9renciation. C&#8217;est l&#8217;une des raisons pour lesquelles les patients atteints de NET devraient \u00eatre discut\u00e9s lors d&#8217;un tumorboard sp\u00e9cialis\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"suivi-des-patients-atteints-de-net\">Suivi des patients atteints de NET<\/h2>\n<p>Le suivi des patients atteints de TNE varie en fonction de la tumeur primaire et de la diff\u00e9renciation de la tumeur. En g\u00e9n\u00e9ral, les insulinomes b\u00e9nins apr\u00e8s ablation, les carcino\u00efdes rectaux apr\u00e8s ablation et les carcino\u00efdes appendiculaires pr\u00e9coces n&#8217;ont pas besoin d&#8217;\u00eatre suivis. Les NET gastriques de type I n\u00e9cessitent une endoscopie annuelle. En g\u00e9n\u00e9ral, les tumeurs G1 n\u00e9cessitent un contr\u00f4le par imagerie et laboratoire tous les douze mois, les tumeurs G2 tous les six mois et les cancers G3 tous les trois mois. Il est recommand\u00e9 d&#8217;utiliser la m\u00e9thode efficace du staging [30].<\/p>\n<p><strong>Prof. Dr. med. Niklaus G. Schaefer<\/strong><\/p>\n<h3 id=\"litterature\">Litt\u00e9rature :<\/h3>\n<ol>\n<li>Yao JC, et al : One hundred years after &#8220;carcinoid&#8221; : epidemiology of and prognostic factors for neuroendocrine tumors in 35,825 cas in the United States. J Clin Oncol 2008 ; 26(18) : 3063-3072.<\/li>\n<li>Tsikitis VL, Wertheim BC, Guerrero MA : Trends of Incidence and Survival of Gastrointestinal Neuroendocrine Tumors in the United States : A Seer Analysis. J Cancer 2012 ; 3 : 292-302.<\/li>\n<li>Rindi G, et al : TNM staging of foregut (neuro)endocrine tumors : a consensus proposal including a grading system. Virchows Archive 2006 ; 4 ; 395-401.<\/li>\n<li>Rindi G, et al : TNM staging of midgut and hindgut (neuro) endocrine tumors : a consensus proposal including a grading system. Virchows Archive 2007 ; 4 ; 757-762.<\/li>\n<li>Ruszniewski P, et al : Tumeurs\/carcinomes gastriques bien diff\u00e9renci\u00e9s. Neuroendocrinology 2006 ; 84 : 158-164.<\/li>\n<li>Lawrence B, et al : A clinical perspective on gastric neuroendocrine neoplasia. Curr Gastroenterol Rep 2011 Feb ; 13(1) : 101-109.<\/li>\n<li>Robert T, et al. : Tumeur\/carcinome duod\u00e9nal bien diff\u00e9renci\u00e9 (\u00e0 l&#8217;exclusion des gastrinomes). Neuroendocrinology 2006 ; 84 : 165-172.<\/li>\n<li>Falconi M, et al : Tumeurs\/carcinomes pancr\u00e9atiques non fonctionnels bien diff\u00e9renci\u00e9s. Neuroendocrinologie 2006 ; 84 : 196-211.<\/li>\n<li>Eriksson B, et al : Lignes directrices de consensus pour la prise en charge des patients atteints de tumeurs neuroendocrines digestives &#8211; Tumeur\/carcinome j\u00e9junal il\u00e9al bien diff\u00e9renci\u00e9. Neuroendocrinology 2008 ; 87 : 8-19.<\/li>\n<li>Ramage JK, et al : Directives de consensus pour la prise en charge des patients atteints de tumeurs neuroendocrines digestives : tumeur\/carcinome bien diff\u00e9renci\u00e9 du c\u00f4lon et du rectum. Neuroendocrinology 2008 ; 87 : 31-39.<\/li>\n<li>Kl\u00f6ppel G, et al : ENETS Consensus Guidelines for the Standards of Care in Neuroendocrine Tumors : Towards a Standardized Approach to the Diagnosis of Gastroenteropancreatic Neuroendocrine Tumors and Their Prognostic Stratification. Neuroendocrinologie 2009 ; 90 : 162-166.<\/li>\n<li>Sundin A, et al : ENETS Consensus Guidelines for the Standards of Care in Neuroendocrine Tumors : Radiological Examinations. Neuroendocrinologie 2009 ; 90 : 167-183.<\/li>\n<li>Dik J, et al : ENETS Consensus Guidelines for the Standards of Care in Neuroendocrine Tumors : Somatostatin Receptor Imaging with 111 In-Pentetreotide. Neuroendocrinology 2009 ; 90 : 184-189.<\/li>\n<li>Pl\u00f6ckinger U, et al : ENETS Consensus Guidelines for the Standards of Care in Neuroendocrine Tumors : Echocardiography. Neuroendocrinology 2009 ; 90 : 190-193.<\/li>\n<li>O&#8217;Toole D, et al. : ENETS Consensus Guidelines for the Standards of Care in Neuroendocrine Tumors : Biochemical Markers. Neuroendocrinology 2009 ; 90 : 194-202.<\/li>\n<li>Akerstr\u00f6m G, et al : ENETS Consensus Guidelines for the Standards of Care in Neuroendocrine Tumors : Pre- and Perioperative Therapy in Patients with Neuroendocrine Tumors. Neuroendocrinology 2009 ; 90 : 203-208.<\/li>\n<li>Kennedy A, et al : Radioembolization pour les m\u00e9tastases h\u00e9patiques neuroendocrines non r\u00e9s\u00e9cables en utilisant des microsph\u00e8res de r\u00e9sine 90Y : r\u00e9sultats pr\u00e9coces chez 148 patients. Am J Clin Oncol 2008 ; 31 : 271-279.<\/li>\n<li>Rinke A, et al : \u00c9tude randomis\u00e9e, prospective, en double aveugle, contr\u00f4l\u00e9e par placebo, sur l&#8217;effet de l&#8217;octr\u00e9otide LAR dans le contr\u00f4le de la croissance tumorale chez les patients atteints de tumeurs neuroendocrines m\u00e9tastatiques du m\u00e9soblaste : un rapport du groupe d&#8217;\u00e9tude PROMID. J Clin Oncol 2009 Oct 1 ; 27(28) : 4656-4663.<\/li>\n<li>Arnold R, et al : \u00c9tude randomis\u00e9e, prospective, en double aveugle et contr\u00f4l\u00e9e par placebo sur l&#8217;effet de l&#8217;octr\u00e9otide LAR dans le contr\u00f4le de la croissance tumorale chez les patients atteints de tumeurs neuroendocrines m\u00e9tastatiques du m\u00e9sent\u00e8re (PROMID) : R\u00e9sultats sur la survie \u00e0 long terme. J Clin Oncol 2013 ; 31 (suppl ; abstr 4030).<\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/www.esmo.org\/Conferences\/Past-Conferences\/European-Cancer-Congress-2013\/News\/Phase-III-Trial-Results-Favour-Lanreotide-Therapy-in-Patients-with-Gastroenteropancreatic-Neuro-Endocrine-Tumours\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.esmo.org\/Conferences\/Past-Conferences\/European-Cancer-Congress-2013\/News\/Phase-III-Trial-Results-Favour-Lanreotide-Therapy-in-Patients-with-Gastroenteropancreatic-Neuro-Endocrine-Tumours.<\/a><\/li>\n<li>Yao JC, et al : Everolimus pour les tumeurs neuroendocrines pancr\u00e9atiques avanc\u00e9es. N Engl J Med 2011 Feb 10 ; 364(6) : 514-523.<\/li>\n<li>Pavel ME, et al : Everolimus plus octreotide long-acting repeatable for the treatment of advanced neuroendocrine tumours associated with carcinoid syndrome (RADIANT-2) : a randomised, placebo-controlled, phase 3 study. Lancet 2011 Dec 10 ; 378(9808) : 2005-2012.<\/li>\n<li>Raymond E, et al : Sunitinib malate for the treatment of pancreatic neuroendocrine tumors. N Engl J Med 2011 Feb 10 ; 364(6) : 501-513.<\/li>\n<li>Engstrom PF, et al : Streptozocin plus fluorouracil versus doxorubicin therapy for metastatic carcinoid tumor. J Clin Oncol 1984 Nov ; 2(11) : 1255-1259.<\/li>\n<li>Strosberg JR, et al : Chimioth\u00e9rapie de premi\u00e8re ligne \u00e0 base de cap\u00e9citabine et de temozolomide chez les patients atteints de carcinomes endocriniens pancr\u00e9atiques m\u00e9tastatiques. Cancer 2011 Jan 15 ; 117(2) : 268-275.<\/li>\n<li>Fazio N, Spada F, Giovannini M : Chimioth\u00e9rapie des cancers neuroendocriniens (NEC) gastro-ent\u00e9ro-pancr\u00e9atiques (GEP) : un point de vue critique. Cancer Treat Rev 2013 May ; 39(3) : 270-274.<\/li>\n<li>Kwekkeboom DJ, et al. : Traitement par l&#8217;analogue radiolabellis\u00e9 de la somatostatine [177 Lu-DOTA 0,Tyr3]octreotate : toxicit\u00e9, efficacit\u00e9, et survie. J Clin Oncol 2008 mai 1 ; 26(13) : 2124-2130.<\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/telotristat-telestar.com\/what-is-the-telestar-trial.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/telotristat-telestar.com\/what-is-the-telestar-trial.php.<\/a><\/li>\n<li>Wolin EM, et al : A multicenter, randomized, blind, phase III study of pasireotide LAR versus octreotide LAR in patients with metastatic neuroendocrine tumors (NET) with disease-related symptoms inadequately controlled by somatostatin analogs. J Clin Oncol 2013 ; 31 (suppl ; abstr 4031).<\/li>\n<li>Arnold R, et al : ENETS Consensus Guidelines for the Standards of Care in Neuroendocrine Tumors : Follow-up and Documentation. Neuroendocrinology 2009 ; 90 : 227-233.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo Oncologie &amp; H\u00e9matologie 2014 ; 2(5) : 14-18<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les tumeurs neuroendocrines (TNE) ne sont pas si rares. La pr\u00e9valence de ces tumeurs dans le tractus gastro-intestinal n&#8217;est d\u00e9pass\u00e9e que par le cancer du c\u00f4lon. Souvent, les NET ne&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":44380,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Tumeurs neuroendocrines","footnotes":""},"category":[11399,11404,11414,11438,11389,11492,11549],"tags":[52715,52719,52694,52708,39318,52701],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-345185","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-chirurgie-fr","category-endocrinologie-et-diabetologie","category-gastro-enterologie-et-hepatologie","category-medecine-nucleaire","category-oncologie","category-radiologie-fr","category-rx-fr","tag-g-net-fr","tag-gep-net-fr","tag-inhibiteur-de-la-pompe-a-protons","tag-mitoserate-fr","tag-net-fr","tag-tumeur-neuroendocrine-gastro-intestinale","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-06-28 10:46:37","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":345197,"slug":"non-e-cosi-raro-come-si-potrebbe-pensare","post_title":"Non \u00e8 cos\u00ec raro come si potrebbe pensare","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/non-e-cosi-raro-come-si-potrebbe-pensare\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":345202,"slug":"nao-tao-raro-como-se-poderia-pensar","post_title":"N\u00e3o t\u00e3o raro como se poderia pensar","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/nao-tao-raro-como-se-poderia-pensar\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":345206,"slug":"no-es-tan-raro-como-podria-pensarse","post_title":"No es tan raro como podr\u00eda pensarse","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/no-es-tan-raro-como-podria-pensarse\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/345185","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=345185"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/345185\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=345185"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=345185"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=345185"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=345185"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}