{"id":345411,"date":"2014-05-07T00:00:00","date_gmt":"2014-05-06T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/quand-utiliser-quels-instruments\/"},"modified":"2014-05-07T00:00:00","modified_gmt":"2014-05-06T22:00:00","slug":"quand-utiliser-quels-instruments","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/quand-utiliser-quels-instruments\/","title":{"rendered":"Quand utiliser quels instruments ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Aujourd&#8217;hui encore, de nombreux cancers du poumon ne sont diagnostiqu\u00e9s qu&#8217;\u00e0 un stade tardif ou avanc\u00e9 et donc symptomatique. Sur la base de donn\u00e9es d&#8217;\u00e9tudes r\u00e9centes, plusieurs soci\u00e9t\u00e9s savantes ont \u00e9mis des recommandations positives en faveur d&#8217;un d\u00e9pistage pulmonaire, mais certaines questions restent en suspens quant \u00e0 sa mise en \u0153uvre. Dans le cas d&#8217;un cancer du poumon nouvellement diagnostiqu\u00e9, un staging pr\u00e9op\u00e9ratoire pr\u00e9cis et non invasif devrait \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 imm\u00e9diatement pour une classification TNM correcte, d&#8217;autant plus que celui-ci constitue le cadre pour la d\u00e9termination d&#8217;une th\u00e9rapie ou d&#8217;un traitement appropri\u00e9. la gestion ult\u00e9rieure des patients. La connaissance des avantages, des inconv\u00e9nients et des limites des diff\u00e9rentes modalit\u00e9s d&#8217;imagerie non invasives joue un r\u00f4le important \u00e0 cet \u00e9gard.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>En Suisse, le cancer du poumon est la premi\u00e8re cause de d\u00e9c\u00e8s par cancer chez les hommes et la deuxi\u00e8me chez les femmes. Alors que les taux de nouveaux cas et de mortalit\u00e9 ont diminu\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es chez les hommes, ils continuent d&#8217;augmenter chez les femmes. Malgr\u00e9 des progr\u00e8s importants en mati\u00e8re de diagnostic et de traitement, la survie \u00e0 5 ans stagne, quel que soit le stade de la maladie. Il est d&#8217;environ 14% pour un cancer du poumon nouvellement diagnostiqu\u00e9. En cas d&#8217;apparition de sympt\u00f4mes cliniques, le diagnostic initial se fait g\u00e9n\u00e9ralement par radiographie conventionnelle et tomodensitom\u00e9trie (TDM), avant d&#8217;\u00eatre suivi d&#8217;une proc\u00e9dure biopsique pour le typage des tissus et le staging. Les techniques d&#8217;imagerie telles que le scanner, l&#8217;imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique (IRM), la tomographie par \u00e9mission de positons\/tomographie informatis\u00e9e int\u00e9gr\u00e9e (PET\/CT) et la scintigraphie osseuse permettent de classer les tumeurs selon la classification TNM <strong>(tableau 1),<\/strong> sur la base de laquelle la proc\u00e9dure th\u00e9rapeutique ult\u00e9rieure est d\u00e9termin\u00e9e. Cet article \u00e9value les diff\u00e9rents outils de diagnostic radiologique et de staging, ainsi que leurs avantages, inconv\u00e9nients et limites.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3698\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/tab1_oh4.png\" style=\"height:794px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1455\"><\/p>\n<p>Depuis la publication des donn\u00e9es du &#8220;National Lung Screening Trial&#8221; [1], qui montrent qu&#8217;un programme de d\u00e9pistage cibl\u00e9 par scanner permet de r\u00e9duire le taux de mortalit\u00e9, diverses soci\u00e9t\u00e9s savantes ont \u00e9mis des recommandations positives en faveur du d\u00e9pistage pulmonaire. Cependant, certaines pr\u00e9occupations et questions non r\u00e9solues subsistent, notamment en ce qui concerne la gestion et les cons\u00e9quences des faux positifs, la recommandation et la dur\u00e9e des intervalles de contr\u00f4le, le risque d&#8217;exposition cumul\u00e9e aux rayonnements, les cons\u00e9quences \u00e9conomiques pour le syst\u00e8me de sant\u00e9 et la r\u00e9glementation du financement [2].<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-radiologique-et-staging\">Diagnostic radiologique et staging<\/h2>\n<p><strong>Radiographie du thorax : <\/strong>la radiographie du thorax en deux plans joue un r\u00f4le secondaire dans le diagnostic en raison de sa faible sensibilit\u00e9, car un r\u00e9sultat n\u00e9gatif ne permet pas d&#8217;exclure un carcinome pulmonaire. Toutefois, la radiographie permet d&#8217;exclure ou de confirmer d&#8217;autres causes de douleurs thoraciques. Souvent, l&#8217;admission sert \u00e9galement d&#8217;examen de base avant une op\u00e9ration ou un traitement et est donc utile pour d\u00e9limiter les complications du traitement ou les maladies non tumorales dans le cadre du suivi <strong>(Fig. 1).<\/strong><\/p>\n<p><strong><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3699 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb1_OH4_s6.png_1971.png\" width=\"923\" height=\"832\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb1_OH4_s6.png_1971.png 923w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb1_OH4_s6.png_1971-800x721.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb1_OH4_s6.png_1971-120x108.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb1_OH4_s6.png_1971-90x81.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb1_OH4_s6.png_1971-320x288.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb1_OH4_s6.png_1971-560x505.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 923px) 100vw, 923px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 923px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 923\/832;\" \/><\/strong><\/p>\n<p><strong>Tomodensitom\u00e9trie :<\/strong> la tomodensitom\u00e9trie thoracique \u00e0 haute r\u00e9solution est aujourd&#8217;hui la modalit\u00e9 d&#8217;imagerie de choix pour le diagnostic primaire d&#8217;un cancer du poumon pr\u00e9sum\u00e9, notamment en raison de sa disponibilit\u00e9 rapide <strong>(Fig. 2). <\/strong> <\/p>\n<p>La diff\u00e9renciation entre un stade tumoral T1 et T2, bas\u00e9e principalement sur la taille de la tumeur, est facilement r\u00e9alisable par scanner, mais n&#8217;influence gu\u00e8re la strat\u00e9gie th\u00e9rapeutique ult\u00e9rieure, alors que la pr\u00e9cision pour diff\u00e9rencier un stade T3 op\u00e9rable d&#8217;un stade T4 non op\u00e9rable n&#8217;est que faible [3].<br \/>\nPour le staging ganglionnaire, la TDM a une pr\u00e9cision diagnostique limit\u00e9e avec une sensibilit\u00e9 de 51% et une sp\u00e9cificit\u00e9 de 86% [4], d&#8217;autant plus qu&#8217;elle se base uniquement sur des crit\u00e8res morphologiques tels que la forme et la taille, un ganglion lymphatique avec un diam\u00e8tre de l&#8217;axe court &gt;1 cm \u00e9tant consid\u00e9r\u00e9 comme m\u00e9tastatique. Ainsi, les crit\u00e8res purement morphologiques tels que la taille et la forme peuvent \u00eatre appliqu\u00e9s aux m\u00e9tastases ganglionnaires, bien qu&#8217;ils ne soient finalement pas suffisants pour un diagnostic pr\u00e9cis des m\u00e9tastases ganglionnaires m\u00e9diastinales et n\u00e9cessitent d&#8217;autres techniques d&#8217;imagerie plus sensibles telles que la TEP\/TDM.<\/p>\n<p>En cas de suspicion de cancer du poumon, il est recommand\u00e9, dans le cadre de l&#8217;imagerie primaire par scanner thoracique avec prise de contraste, d&#8217;ajouter un examen tomodensitom\u00e9trique de la partie sup\u00e9rieure de l&#8217;abdomen pour \u00e9valuer la pr\u00e9sence de m\u00e9tastases surr\u00e9naliennes ou h\u00e9patiques [4].<\/p>\n<p>La biopsie guid\u00e9e par scanner permet d&#8217;obtenir du mat\u00e9riel tumoral pour un traitement histologique et immunohistochimique. Elle est particuli\u00e8rement adapt\u00e9e aux tumeurs situ\u00e9es plut\u00f4t en p\u00e9riph\u00e9rie <strong>(Fig. 3).<\/strong> <strong>&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p><strong><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3700 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb2-3_OH4_s8.png_1974.png\" width=\"1100\" height=\"463\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb2-3_OH4_s8.png_1974.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb2-3_OH4_s8.png_1974-800x337.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb2-3_OH4_s8.png_1974-120x51.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb2-3_OH4_s8.png_1974-90x38.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb2-3_OH4_s8.png_1974-320x135.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb2-3_OH4_s8.png_1974-560x236.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/463;\" \/><\/strong><\/p>\n<p><strong>Imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique :<\/strong> l&#8217;IRM peut \u00eatre utilis\u00e9e en conjonction avec le scanner pour faire le bilan de l&#8217;extension locale de la tumeur ou de la pr\u00e9sence d&#8217;un cancer. \u00eatre utilis\u00e9 dans l&#8217;infiltration tumorale du m\u00e9diastin, de la paroi thoracique, du diaphragme, des neuroforamens et du canal rachidien, ainsi que du plexus brachial dans les tumeurs de Pancoast. La technique de diffusion RM permet \u00e9galement de caract\u00e9riser davantage le cancer du poumon et de distinguer les tumeurs centrales des at\u00e9lectasies ou consolidations pulmonaires post-st\u00e9notiques.<\/p>\n<p>L&#8217;IRM joue un r\u00f4le secondaire dans le staging ganglionnaire du m\u00e9diastin et des hiles pulmonaires et est principalement utilis\u00e9e pour r\u00e9soudre les probl\u00e8mes dans les cas incertains [5].<\/p>\n<p>L&#8217;IRM est toutefois une modalit\u00e9 d&#8217;imagerie efficace pour l&#8217;\u00e9valuation des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales ou h\u00e9patiques [6]. L&#8217;IRM c\u00e9r\u00e9brale est recommand\u00e9e chez les patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes neurologiques ou, selon les directives du NCCN [7], d\u00e9j\u00e0 chez les patients atteints d&#8217;une tumeur T2 (stade Ib) qui sont pr\u00e9vus pour un traitement curatif, mais devrait \u00eatre effectu\u00e9e en toute s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 partir d&#8217;un stade IIIA.<\/p>\n<p><strong>Tomographie par \u00e9mission de positons\/tomographie assist\u00e9e par ordinateur int\u00e9gr\u00e9e : <\/strong>le PET\/CT avec le traceur-18-fluoro-d\u00e9oxy-glucose (FDG) fournit des informations suppl\u00e9mentaires importantes lors du staging pr\u00e9op\u00e9ratoire du cancer du poumon gr\u00e2ce \u00e0 ses informations m\u00e9taboliques, fonctionnelles et anatomiques. L&#8217;utilisation du PET\/CT permet d&#8217;une part de confirmer le staging initial par tomodensitom\u00e9trie et d&#8217;autre part de d\u00e9tecter des m\u00e9tastases ganglionnaires thoraciques faussement n\u00e9gatives en tomodensitom\u00e9trie ou des m\u00e9tastases thoraco-abdominales occultes \u00e0 distance <strong>(Fig.&nbsp;4).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3701 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb4_OH4_s8.png_1973.png\" width=\"1100\" height=\"1049\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb4_OH4_s8.png_1973.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb4_OH4_s8.png_1973-800x763.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb4_OH4_s8.png_1973-120x114.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb4_OH4_s8.png_1973-90x86.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb4_OH4_s8.png_1973-320x305.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb4_OH4_s8.png_1973-560x534.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1049;\" \/><\/p>\n<p>Avec sa valeur pr\u00e9dictive n\u00e9gative \u00e9lev\u00e9e ( &gt;90% [8]), elle permet un staging ganglionnaire plus pr\u00e9cis que le scanner ou le PET seul. Toutefois, les faux positifs peuvent \u00eatre caus\u00e9s par une inflammation, une infection ou un infarctus. Il peut \u00e9galement y avoir des r\u00e9sultats faussement n\u00e9gatifs, qui doivent alors \u00eatre explor\u00e9s plus avant par un diagnostic invasif afin de confirmer le staging tomodensitom\u00e9trique en cas de ganglions lymphatiques thoraciques hypertrophi\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans le cadre de la recherche de m\u00e9tastases, la TEP\/TDM permet de d\u00e9tecter les m\u00e9tastases thoraco-abdominales \u00e0 distance inattendues et peut ainsi r\u00e9duire le taux de m\u00e9tastases inutiles ou non d\u00e9tect\u00e9es. jusqu&#8217;\u00e0 20% des thoracotomies non indiqu\u00e9es sur le plan th\u00e9rapeutique [9]. Dans le cadre de l&#8217;examen d&#8217;\u00e9ventuelles m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales, la TEP\/TDM au FDG n&#8217;est pas appropri\u00e9e en raison du m\u00e9tabolisme physiologique \u00e9lev\u00e9 du glucose dans le cerveau et est ici clairement inf\u00e9rieure \u00e0 l&#8217;IRM.<\/p>\n<p><strong>Scintigraphie osseuse :<\/strong> les \u00e9tudes actuelles montrent que la TEP\/TDM au FDG a une sensibilit\u00e9 et une pr\u00e9cision comparables \u00e0 celles de la scintigraphie osseuse, mais qu&#8217;elle apporte une meilleure sp\u00e9cificit\u00e9 en raison d&#8217;un taux de faux positifs nettement plus faible, qui peut atteindre 40% avec la scintigraphie osseuse. Ainsi, la scintigraphie osseuse ne joue qu&#8217;un r\u00f4le mineur dans le staging pr\u00e9op\u00e9ratoire du cancer du poumon.<\/p>\n<h2 id=\"staging-non-invasif\">Staging non invasif<\/h2>\n<p><strong>Stade T : <\/strong>Le scanner est la m\u00e9thode utilis\u00e9e en premier lieu. Elle permet une diff\u00e9renciation claire entre T1 et T2, mais pr\u00e9sente des faiblesses pour la diff\u00e9renciation entre T3 et T4. Dans ce cas, l&#8217;IRM doit \u00eatre envisag\u00e9e comme m\u00e9thode alternative.<br \/>\n<strong>Stade N : <\/strong>Le PET\/CT est la m\u00e9thode de choix. Elle pr\u00e9sente une sensibilit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e, mais ne peut pas diff\u00e9rencier les tumeurs des inflammations\/infections. Le scanner a une sp\u00e9cificit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e, mais une faible sensibilit\u00e9.<br \/>\n<strong>Stade M :<\/strong> \u00e0 ce stade, le PET\/CT est la m\u00e9thode de choix. A partir d&#8217;un stade tumoral T3, il est recommand\u00e9 de r\u00e9aliser une IRM du cerveau pour exclure la pr\u00e9sence de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales. La scintigraphie osseuse joue un r\u00f4le mineur dans la d\u00e9tection des m\u00e9tastases osseuses.<\/p>\n<h2 id=\"suivi-des-patients\">Suivi des patients<\/h2>\n<p>Actuellement, il n&#8217;existe toujours pas de proc\u00e9dure claire pour le suivi des tumeurs trait\u00e9es \u00e0 titre curatif. Les directives de l&#8217;ACCP (&#8220;American College of Chest Physician&#8221;) pr\u00e9voient, en cas de cancer bronchique non \u00e0 petites cellules, un suivi par scanner thoracique tous les six mois pendant les deux premi\u00e8res ann\u00e9es, puis un suivi annuel [10]. Pour les patients dont la tumeur n&#8217;a pas fait l&#8217;objet d&#8217;un traitement curatif primaire, les recommandations d\u00e9pendent du type de th\u00e9rapies, mais pr\u00e9voient g\u00e9n\u00e9ralement une \u00e9volution de trois mois.<\/p>\n<p><em><strong>PD Dr. med. Thomas Frauenfelder<\/strong><br \/>\n<strong>Dr. med. Stephan Baum\u00fcller<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Aberle DR, et al : National Lung Screening Trial Research T : Reduced lung-cancer mortality with low-dose computed tomographic screening. N Engl J Med 2011 ; 365(5) : 395-409.<\/li>\n<li>Bach PB, et al : Benefits and harms of CT screening for lung cancer : a systematic review. JAMA 2012 ; 307(22) : 2418-2429.<\/li>\n<li>Quint LE, et al : Stadification pr\u00e9op\u00e9ratoire du carcinome non \u00e0 cellules malignes du poumon : m\u00e9thodes d&#8217;imagerie. AJR Am J Roentgenol 1995 ; 164(6) : 1349-1359.<\/li>\n<li>Ravenel JG, et al : ACR Appropriateness Criteria(R) noninvasive clinical staging of bronchogenic carcinoma. J Thorac Imaging 2010 ; 25(4) : W107-111.<\/li>\n<li>Imai K, et al : Imagerie diagnostique dans la gestion pr\u00e9op\u00e9ratoire du cancer du poumon. Surg Today 2013.<\/li>\n<li>Tsim S, et al : Staging of non-small cell lung cancer (NSCLC) : a review. Respir Med 2010 ; 104(12) : 1767-1774.<\/li>\n<li>National Comprehensive Cancer Network Clinical Practice Guidelines in Oncology. Non-small Cell&nbsp; Lung Cancer, version 1.20142014. Disponible \u00e0 l&#8217;adresse suivante : <a href=\"http:\/\/www.nccn.org\/professionals\/physician_gls\/pdf\/nscl.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.nccn.org\/professionals\/physician_gls\/pdf\/nscl.pdf.<\/a><\/li>\n<li>Vansteenkiste J, et al : La tomographie par \u00e9mission de positrons dans l&#8217;\u00e9valuation pronostique et th\u00e9rapeutique du cancer du poumon : revue syst\u00e9matique. Lancet Oncol 2004 ; 5(9) : 531-540.<\/li>\n<li>van Tinteren H, et al : Efficacit\u00e9 de la tomographie par \u00e9mission de positons dans l&#8217;\u00e9valuation pr\u00e9op\u00e9ratoire des patients suspect\u00e9s de cancer du poumon non \u00e0 petites cellules : l&#8217;essai randomis\u00e9 multicentrique PLUS. Lancet 2002 ; 359(9315) : 1388-1393.<\/li>\n<li>Rubins J, et al : Suivi et surveillance du patient atteint d&#8217;un cancer du poumon apr\u00e8s un traitement curatif par intenta : ACCP evidence-based clinical practice guideline (2nd edition). Chest 2007 ; 132(3) : 355-367.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE H\u00c9MATOLOGIE 2014 ; 2(4) : 6-9<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aujourd&#8217;hui encore, de nombreux cancers du poumon ne sont diagnostiqu\u00e9s qu&#8217;\u00e0 un stade tardif ou avanc\u00e9 et donc symptomatique. Sur la base de donn\u00e9es d&#8217;\u00e9tudes r\u00e9centes, plusieurs soci\u00e9t\u00e9s savantes ont&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":43215,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Examen radiologique du cancer du poumon","footnotes":""},"category":[11531,11389,11492,11549],"tags":[13157,18865,25661,53410,53407,27007,34734,41852,53399,26788,53403,27627],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-345411","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-oncologie","category-radiologie-fr","category-rx-fr","tag-cancer-du-poumon","tag-cancer-du-poumon-fr","tag-ct-fr","tag-fdg-fr","tag-imagerie-par-resonance-magnetique-fr","tag-irm","tag-pet-ct-fr","tag-radiographie-du-thorax","tag-scintigraphie-osseuse","tag-staging-fr","tag-tnm-fr","tag-tomographie-assistee-par-ordinateur","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-11 18:05:11","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":345421,"slug":"quali-strumenti-vengono-utilizzati-quando","post_title":"Quali strumenti vengono utilizzati quando?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/quali-strumenti-vengono-utilizzati-quando\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":345425,"slug":"que-instrumentos-sao-utilizados-quando","post_title":"Que instrumentos s\u00e3o utilizados quando?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/que-instrumentos-sao-utilizados-quando\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":345430,"slug":"que-instrumentos-se-utilizan-y-cuando","post_title":"\u00bfQu\u00e9 instrumentos se utilizan y cu\u00e1ndo?","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/que-instrumentos-se-utilizan-y-cuando\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/345411","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=345411"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/345411\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/43215"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=345411"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=345411"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=345411"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=345411"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}