{"id":345451,"date":"2014-05-07T00:00:00","date_gmt":"2014-05-06T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/le-probleme-du-diagnostic-differentiel\/"},"modified":"2014-05-07T00:00:00","modified_gmt":"2014-05-06T22:00:00","slug":"le-probleme-du-diagnostic-differentiel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-probleme-du-diagnostic-differentiel\/","title":{"rendered":"Le probl\u00e8me du diagnostic diff\u00e9rentiel"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les d\u00e9mences et les d\u00e9pressions sont les maladies neuropsychiatriques les plus fr\u00e9quentes chez les personnes \u00e2g\u00e9es. En raison d&#8217;une symptomatologie qui se chevauche largement, il est difficile de poser un diagnostic exact et il est souvent impossible de le faire lors d&#8217;un examen transversal unique. Les syndromes d\u00e9pressifs chez les personnes \u00e2g\u00e9es peuvent se d\u00e9velopper sur la base d&#8217;une maladie d\u00e9mentielle et, inversement, des ant\u00e9c\u00e9dents d\u00e9pressifs signifient un risque accru de d\u00e9velopper une maladie d&#8217;Alzheimer ou m\u00eame une d\u00e9mence vasculaire. Par ailleurs, des syndromes d\u00e9pressifs peuvent survenir chez les personnes \u00e2g\u00e9es avec des troubles cognitifs sans pathologie d\u00e9mentielle. Les examens anamnestiques, somatiques, neurologiques, neuropsychologiques et psychopathologiques, l&#8217;imagerie et le diagnostic du liquide c\u00e9phalorachidien ne peuvent fournir que des indications. L&#8217;\u00e9volution clinique ult\u00e9rieure est d\u00e9terminante.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les maladies de d\u00e9mence sont, avec la d\u00e9pression, les maladies neuropsychiatriques les plus fr\u00e9quentes chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Actuellement, le nombre de patients atteints de d\u00e9mence en Suisse est d&#8217;environ 110 000. On estime que le nombre de nouveaux cas peut atteindre 25 000 par an, avec une augmentation jusqu&#8217;\u00e0 220 000 personnes en 2030 [1]. Les taux de pr\u00e9valence de la d\u00e9pression chez les personnes de plus de 60 ans varient entre 7 et 25% [2\u20134], le taux de pr\u00e9valence de la d\u00e9pression chez les personnes \u00e2g\u00e9es \u00e9tant encore beaucoup plus \u00e9lev\u00e9 que dans la population g\u00e9n\u00e9rale, en particulier dans les maisons de retraite et de soins [5].<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 le nombre \u00e9lev\u00e9 de patients souffrant de d\u00e9pression li\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e2ge, la maladie n&#8217;est souvent pas diagnostiqu\u00e9e [4] et n&#8217;est pas trait\u00e9e de mani\u00e8re ad\u00e9quate [6]. M\u00eame chez les patients atteints de d\u00e9mence, seul un tiers des patients obtient le diagnostic exact [7]. Seul un patient sur quatre re\u00e7oit une pharmacoth\u00e9rapie anti-d\u00e9mence et seul un patient sur cinq re\u00e7oit un traitement non pharmacologique sp\u00e9cifique \u00e0 la d\u00e9mence [7].<\/p>\n<p>Outre le fait que les d\u00e9mences et les d\u00e9pressions ne sont souvent pas diagnostiqu\u00e9es, et surtout pas assez t\u00f4t, le diagnostic correct de ces deux maladies constitue un d\u00e9fi majeur.<\/p>\n<p>Cela s&#8217;explique principalement par le fait qu&#8217;au niveau ph\u00e9nom\u00e9nologique, une d\u00e9pression transversale sans d\u00e9mence sous-jacente et une d\u00e9mence avec sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs peuvent se pr\u00e9senter de mani\u00e8re quasiment identique.<\/p>\n<h2 id=\"symptomes\">Sympt\u00f4mes<\/h2>\n<p>Les maladies de d\u00e9mence sont d\u00e9finies par le sympt\u00f4me principal des troubles cognitifs, en premier lieu les troubles de la m\u00e9moire. A cela s&#8217;ajoutent, dans le cadre des sympt\u00f4mes secondaires de la d\u00e9mence, appel\u00e9s sympt\u00f4mes comportementaux et psychologiques de la d\u00e9mence (BPSD), diff\u00e9rents troubles psychiatriques (agressivit\u00e9 et agitation, psychoses, hallucinations, troubles affectifs). Les syndromes d\u00e9pressifs sont tr\u00e8s fr\u00e9quents \u00e0 tous les stades de la d\u00e9mence, en particulier la d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer [8]. Des taux de fr\u00e9quence allant jusqu&#8217;\u00e0 40% de troubles d\u00e9pressifs ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s dans la d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer [9]. Il existe peu d&#8217;\u00e9tudes sur les d\u00e9mences non-Alzheimer. Il appara\u00eet toutefois que la fr\u00e9quence de la d\u00e9pression est encore plus \u00e9lev\u00e9e dans la d\u00e9mence vasculaire que dans la maladie d&#8217;Alzheimer, avec un pourcentage de plus de 40% [10,11]. Dans ce cas, en cas de survenue d&#8217;une d\u00e9pression dans le cadre d&#8217;une d\u00e9mence d\u00e9j\u00e0 diagnostiqu\u00e9e (c&#8217;est-\u00e0-dire connue), l&#8217;aspect d\u00e9pressif, qui peut atteindre les crit\u00e8res d&#8217;une d\u00e9pression majeure selon la CIM-10, doit \u00eatre class\u00e9 comme une d\u00e9pression dans le cadre de la maladie d\u00e9mentielle sous-jacente. D&#8217;autre part, la d\u00e9pression se caract\u00e9rise par les principaux sympt\u00f4mes que sont l&#8217;humeur d\u00e9pressive, la perte d&#8217;int\u00e9r\u00eat et de motivation. Tr\u00e8s souvent, d&#8217;autres sympt\u00f4mes secondaires tels que les troubles du sommeil, la perte d&#8217;app\u00e9tit et m\u00eame les troubles cognitifs apparaissent et peuvent prendre une telle ampleur qu&#8217;ils dominent le tableau clinique.<\/p>\n<p>La d\u00e9pression li\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e2ge, en particulier, se caract\u00e9rise par l&#8217;apparition de troubles cognitifs prononc\u00e9s [12], per\u00e7us par les patients comme \u00e9tant si importants qu&#8217;ils pensent souffrir d&#8217;une maladie d&#8217;Alzheimer.<\/p>\n<p>Pendant de nombreuses ann\u00e9es, les troubles cognitifs li\u00e9s \u00e0 la d\u00e9pression ont \u00e9t\u00e9 appel\u00e9s &#8220;pseudo-d\u00e9mence d\u00e9pressive&#8221;. Ce terme attribue aux troubles cognitifs dans la d\u00e9pression une place secondaire dans le cadre du trouble affectif et implique la r\u00e9versibilit\u00e9 du trouble cognitif en cas d&#8217;am\u00e9lioration de la d\u00e9pression. Cependant, plusieurs \u00e9tudes montrent que chez la majorit\u00e9 des patients d\u00e9prim\u00e9s, malgr\u00e9 une bonne r\u00e9mission de la symptomatologie d\u00e9pressive, les troubles cognitifs persistent ou ne sont que partiellement r\u00e9versibles sous traitement antid\u00e9presseur [13].<\/p>\n<p>Ce constat et d&#8217;autres (imagerie) ont permis de conclure que le groupe des d\u00e9pressions du sujet \u00e2g\u00e9 est un groupe tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne, d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 des degr\u00e9s divers par des troubles fonctionnels (plut\u00f4t d\u00e9pression) et surtout par des l\u00e9sions structurelles (plut\u00f4t cause de d\u00e9mence). La transition entre les deux p\u00f4les (troubles purement fonctionnels vs. purement structurels) est fluide, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;il existe des troubles sur les deux dimensions \u00e0 des degr\u00e9s diff\u00e9rents, de sorte qu&#8217;il n&#8217;est pas possible de dire avec pr\u00e9cision si le trouble rel\u00e8ve plut\u00f4t de la d\u00e9pression ou de la d\u00e9mence. Des r\u00e9sultats montrant une r\u00e9duction du volume de l&#8217;hippocampe en fonction de la dur\u00e9e de la d\u00e9pression non trait\u00e9e chez des patients plus jeunes atteints de d\u00e9pression vont dans ce sens [14].<\/p>\n<p>C&#8217;est dans ce contexte que s&#8217;inscrivent les \u00e9tudes qui indiquent un lien \u00e9troit entre la d\u00e9pression et la d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer, la d\u00e9mence neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rative la plus fr\u00e9quente. La d\u00e9pression peut constituer \u00e0 la fois un stade prodromique et un facteur de risque pour l&#8217;apparition de la d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer [8]. Les d\u00e9pressions survenues plus t\u00f4t dans la vie adulte sont associ\u00e9es \u00e0 un risque plus de deux fois plus \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9velopper une d\u00e9mence ult\u00e9rieure [15\u201317], et une augmentation du risque de d\u00e9mence a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e avec chaque \u00e9pisode d\u00e9pressif [18].<\/p>\n<h2 id=\"conclusion-intermediaire\">Conclusion interm\u00e9diaire<\/h2>\n<p>Les syndromes d\u00e9pressifs chez les personnes \u00e2g\u00e9es peuvent &#8211; ind\u00e9pendamment de la provenance des troubles cognitifs &#8211; survenir sur la base d&#8217;une maladie d\u00e9mentielle. En cas d&#8217;ant\u00e9c\u00e9dents d\u00e9pressifs correspondants, il existe un risque accru de d\u00e9velopper une maladie d&#8217;Alzheimer ou m\u00eame une d\u00e9mence vasculaire.<\/p>\n<p>Mais les syndromes d\u00e9pressifs peuvent aussi exister chez les personnes \u00e2g\u00e9es sous forme de maladie purement d\u00e9pressive avec l&#8217;apparition de troubles cognitifs, sans pathologie d\u00e9mentielle. Les troubles cognitifs peuvent alors \u00eatre r\u00e9versibles avec un traitement ad\u00e9quat.<\/p>\n<h4 id=\"procedure-de-diagnostic\">Proc\u00e9dure de diagnostic<\/h4>\n<p><strong>Anamn\u00e8se et informations ant\u00e9rieures : <\/strong>Si une d\u00e9mence a \u00e9t\u00e9 diagnostiqu\u00e9e ant\u00e9rieurement chez un patient et qu&#8217;une d\u00e9pression s&#8217;est \u00e9galement d\u00e9velopp\u00e9e, la d\u00e9pression doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e dans le cadre de la maladie d\u00e9mentielle et trait\u00e9e conform\u00e9ment aux recommandations de traitement (p. ex. Recommandations de traitement suisses pour le traitement du SRPB, [19]). Il existe diff\u00e9rentes hypoth\u00e8ses sur l&#8217;\u00e9tiologie de la d\u00e9pression dans la d\u00e9mence. La d\u00e9pression peut se d\u00e9velopper sous l&#8217;effet de la g\u00eane croissante dans la vie quotidienne associ\u00e9e au d\u00e9but de la d\u00e9mence [20], mais elle peut \u00e9galement \u00eatre li\u00e9e \u00e0 des changements biochimiques au niveau des neurotransmetteurs, notamment monoaminergiques.<br \/>\nLes patients qui se pr\u00e9sentent \u00e0 la consultation avec un \u00e9tat d\u00e9pressif et des troubles cognitifs prononc\u00e9s sont ceux qui posent le plus de difficult\u00e9s au niveau du diagnostic.<\/p>\n<p>Comme la probabilit\u00e9 de d\u00e9mence augmente \u00e0 partir de 60 ans et que les d\u00e9mences sont souvent associ\u00e9es \u00e0 des d\u00e9pressions comme d\u00e9crit ci-dessus, il faut toujours penser \u00e0 une d\u00e9mence sous-jacente (\u00e9ventuellement d\u00e9butante), mais aussi \u00e0 d&#8217;autres causes somatiques de d\u00e9pression (p. ex. troubles neuroendocriniens, cardiovasculaires) en pr\u00e9sence d&#8217;un \u00e9tat d\u00e9pressif chez la personne \u00e2g\u00e9e.<\/p>\n<p>C&#8217;est pourquoi, outre le diagnostic psychiatrique de la d\u00e9pression, il convient de r\u00e9aliser en parall\u00e8le les examens indiqu\u00e9s dans le cadre du diagnostic de la d\u00e9mence.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-de-la-demence-en-vue-du-diagnostic-differentiel-de-la-depression\">Diagnostic de la d\u00e9mence en vue du diagnostic diff\u00e9rentiel de la d\u00e9pression<\/h2>\n<p>En plus de la<em>  d&#8217;une anamn\u00e8se d\u00e9taill\u00e9e,  <\/em>avant tout \u00e0 une analyse d\u00e9taill\u00e9e  <em>Anamn\u00e8se externe  <\/em>sur l&#8217;\u00e9volution de la maladie et le handicap dans la vie quotidienne, peuvent r\u00e9sulter d&#8217;une analyse exacte de la situation.<em>  examen somatique et neurologique<\/em>  ont d\u00e9j\u00e0 r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des indices d&#8217;une base d\u00e9mentielle de la d\u00e9pression, comme par exemple des sympt\u00f4mes de Parkinson (d\u00e9mence \u00e0 corps de Lewy), une tendance \u00e0 la chute (par\u00e9sie visuelle supranucl\u00e9aire progressive), des troubles des r\u00e9flexes (d\u00e9mences frontotemporales avec \u00e9volution neurologique).<\/p>\n<p>L&#8217;<em>enqu\u00eate sur la psychopathologie<\/em> <em>et le comportement<\/em> peut \u00e9galement fournir des indices pour diff\u00e9rencier la d\u00e9pression de la d\u00e9mence. <strong>Le tableau&nbsp;1<\/strong> fournit quelques \u00e9l\u00e9ments permettant de diff\u00e9rencier la pr\u00e9sence d&#8217;une d\u00e9pression de celle d&#8217;une d\u00e9mence.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3688\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Tab1_NP3_s11.jpg_1964.jpg\" width=\"1100\" height=\"757\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Tab1_NP3_s11.jpg_1964.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Tab1_NP3_s11.jpg_1964-800x551.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Tab1_NP3_s11.jpg_1964-120x83.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Tab1_NP3_s11.jpg_1964-90x62.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Tab1_NP3_s11.jpg_1964-320x220.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Tab1_NP3_s11.jpg_1964-560x385.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>Les patients atteints de d\u00e9mence peuvent \u00e9galement pr\u00e9senter un retrait social et une apathie, ainsi qu&#8217;une d\u00e9ambulation pathologique, en particulier aux stades pr\u00e9coces et interm\u00e9diaires de la d\u00e9mence [21].<\/p>\n<p>L&#8217;examen neuropsychologique constitue actuellement l&#8217;\u00e9talon-or pour le diagnostic de la d\u00e9mence [22].<\/p>\n<p>La d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer se caract\u00e9rise par des d\u00e9ficits dans presque tous les domaines des fonctions cognitives (m\u00e9moire, orientation, attention, compr\u00e9hension et production du langage, perception visuelle).<\/p>\n<p>Au d\u00e9but de la maladie, la m\u00e9moire \u00e9pisodique \u00e0 court terme est particuli\u00e8rement touch\u00e9e [23]. Au fur et \u00e0 mesure de l&#8217;\u00e9volution de la maladie, une apraxie et un trouble de la reconnaissance des objets avec une perception pr\u00e9serv\u00e9e (agnosie) se d\u00e9veloppent fr\u00e9quemment. Ces deux sympt\u00f4mes ne permettent pas de conclure \u00e0 la pr\u00e9sence d&#8217;une d\u00e9pression pure et simple.<\/p>\n<p>En cas de d\u00e9pression, les tests neuropsychologiques permettent \u00e9galement de mettre en \u00e9vidence des d\u00e9ficits cognitifs objectivables, plusieurs \u00e9tudes faisant \u00e9tat d&#8217;un lien avec la gravit\u00e9 de la d\u00e9pression [24,25].<\/p>\n<p>Les troubles cognitifs dans la d\u00e9pression, comme chez les patients atteints de d\u00e9mence, concernent la restitution libre et diff\u00e9r\u00e9e, la reconnaissance, la m\u00e9moire \u00e0 court terme, la fluidit\u00e9 verbale et la compr\u00e9hension du langage [26]. \u00c0 cela s&#8217;ajoutent une r\u00e9duction de la vitesse psychomotrice et du traitement de l&#8217;information, ainsi que des troubles de la concentration et de l&#8217;attention [27].<\/p>\n<p>Un travail qui vient d&#8217;\u00eatre publi\u00e9 a permis d&#8217;identifier sept facteurs qui permettent de bien distinguer les patients souffrant de d\u00e9pression majeure de ceux souffrant de d\u00e9mence [28]. Les patients atteints de d\u00e9pression ont des r\u00e9sultats significativement meilleurs que les patients atteints de d\u00e9mence dans les domaines de l&#8217;attention verbale et visuelle, de l&#8217;apprentissage visuel et de la m\u00e9moire, de la production de langage et des fonctions motrices ex\u00e9cutives. C&#8217;est dans le domaine de l&#8217;apprentissage verbal et de la m\u00e9moire que la diff\u00e9rence \u00e9tait la plus nette.<\/p>\n<p>En revanche, la diff\u00e9renciation neuropsychologique entre les patients atteints de MCI (&#8220;mild cognitive impairment&#8221;) et de d\u00e9pression n&#8217;est gu\u00e8re possible [28,29].<\/p>\n<p>La base de l&#8217;\u00e9valuation neuropsychologique de la d\u00e9mence est la batterie de tests CERAD, qui est utilis\u00e9e dans toutes les cliniques de la m\u00e9moire [22].<br \/>\nEn raison de la relation rapport\u00e9e entre la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la d\u00e9pression et l&#8217;intensit\u00e9 des troubles cognitifs, le test neuropsychologique n&#8217;est pas recommand\u00e9 chez les patients pr\u00e9sentant une symptomatologie clairement d\u00e9pressive ou seulement apr\u00e8s la disparition de la symptomatologie d\u00e9pressive. Cependant, m\u00eame chez les patients souffrant de d\u00e9pression, le traitement antid\u00e9presseur n&#8217;entra\u00eene pas toujours une r\u00e9mission des troubles cognitifs [13], de sorte que le &#8220;diagnostic ex juvantibus&#8221; ne peut \u00eatre pos\u00e9 que chez une partie des patients.<\/p>\n<p><strong>Diagnostic compl\u00e9mentaire :<\/strong> une <em>imagerie structurelle <\/em>(scanner ou IRM), qui doit obligatoirement \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e dans le cadre du diagnostic de d\u00e9mence, peut fournir des indications suppl\u00e9mentaires pour le diagnostic diff\u00e9rentiel d&#8217;une d\u00e9mence ou d&#8217;une d\u00e9pression (modification vasculaire, r\u00e9duction du volume c\u00e9r\u00e9bral, atrophie de l&#8217;hippocampe). Toutefois, ces r\u00e9sultats peuvent tout au plus \u00e9tayer ou mettre en doute le diagnostic clinique suspect\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, un diagnostic bas\u00e9 uniquement sur l&#8217;imagerie n&#8217;est pas possible.<\/p>\n<p>Si le diagnostic reste incertain apr\u00e8s la r\u00e9alisation de toutes les mesures diagnostiques dans le cadre du diagnostic de base de la d\u00e9mence, il est \u00e9galement possible de <em>r\u00e9aliser une imagerie fonctionnelle<\/em> par tomographie par \u00e9mission (SPECT ou PET). Les examens TEP pr\u00e9sentent une sensibilit\u00e9 (92-96%) et une sp\u00e9cificit\u00e9 (plus de 95%) \u00e9lev\u00e9es par rapport aux patients non d\u00e9ments [30]. Conform\u00e9ment au guide S3 de la soci\u00e9t\u00e9 allemande de psychiatrie, de psychoth\u00e9rapie et de neurologie (DGPPN), la TEP-FGD et l&#8217;HMPAO-SPECT [31] peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour clarifier le diagnostic de d\u00e9mence dans les cas incertains (niveau de recommandation A, guide S3 DGPPN). Une utilisation r\u00e9guli\u00e8re n&#8217;est toutefois pas recommand\u00e9e, et ces examens ne sont g\u00e9n\u00e9ralement pas rembours\u00e9s par les caisses d&#8217;assurance maladie en Suisse.<\/p>\n<p>Pour l&#8217;\u00e9valuation d&#8217;une neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence progressive et de l&#8217;\u00e9volution du traitement de la d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer, ainsi que pour l&#8217;\u00e9valuation \u00e9ventuelle d&#8217;une d\u00e9pression, la mesure du volume de l&#8217;hippocampe et d&#8217;autres zones corticales repr\u00e9sente une m\u00e9thode prometteuse [32], qui n&#8217;est toutefois r\u00e9serv\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent qu&#8217;\u00e0 quelques centres sp\u00e9cialis\u00e9s et dont l&#8217;utilit\u00e9 clinique doit encore \u00eatre \u00e9valu\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans les cas o\u00f9 le diagnostic n&#8217;est pas clair et en cas de r\u00e9sistance au traitement, il convient, conform\u00e9ment aux lignes directrices S3, de proc\u00e9der en premier lieu \u00e0 un<em> examen du LCR <\/em>afin d&#8217;exclure une origine inflammatoire et de d\u00e9terminer les param\u00e8tres amylo\u00efde-\u03b2-peptide, tau et phospho-tau.<\/p>\n<p>Enfin, il convient de mentionner l&#8217;importance du<em> diagnostic en m\u00e9decine du sommeil<\/em>. La d\u00e9pression et la d\u00e9mence s&#8217;accompagnent souvent de troubles du sommeil qui, en soi, peuvent \u00eatre responsables de troubles cognitifs et doivent donc \u00eatre trait\u00e9s. En outre, les d\u00e9mences sont de plus en plus souvent associ\u00e9es \u00e0 des troubles du sommeil bien d\u00e9finis, tels que le trouble du comportement du sommeil paradoxal (RBD) et l&#8217;apn\u00e9e du sommeil (d\u00e9mence vasculaire et d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer) [33]. Un syndrome particulier est le &#8220;sun-downing&#8221;, caract\u00e9ris\u00e9 par des \u00e9tats de confusion et d&#8217;errance en fin d&#8217;apr\u00e8s-midi, et qui survient souvent en cas de d\u00e9mence [34].<\/p>\n<p>Toutefois, ces examens ne peuvent que fournir des indications sur la nature de la d\u00e9pression ou de la d\u00e9mence. En fin de compte, c&#8217;est l&#8217;\u00e9volution clinique qui est d\u00e9terminante et qui doit donc toujours \u00eatre bien surveill\u00e9e en sachant qu&#8217;une d\u00e9mence peut se cacher derri\u00e8re la symptomatologie d\u00e9pressive avec troubles cognitifs.<\/p>\n<p><em><strong>PD Dr. med. Dr. phil. Ulrich-Michael Hemmeter<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Association Alzheimer Suisse. Soci\u00e9t\u00e9 et politique : www.alz.ch\/index.php\/gesellschaft-politik.html ; 2012a [accessed 22.8.2012].<\/li>\n<li>Beekman AT, CopelandJR, PrinceMJ : Review of community prevalence of depression inlater life. The British Journal of Psychiatry 1999 ; 174 : 307-311.<\/li>\n<li>Alexopoulos GS : La d\u00e9pression chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Lancet 2005 ; 365(9475) : 1961-1970.<\/li>\n<li>Hammami S, et al. : D\u00e9pistage de la d\u00e9pression dans une population de personnes \u00e2g\u00e9es vivant \u00e0 domicile. 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