{"id":345498,"date":"2014-05-07T00:00:00","date_gmt":"2014-05-06T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/lactivite-physique-une-prophylaxie-efficace\/"},"modified":"2014-05-07T00:00:00","modified_gmt":"2014-05-06T22:00:00","slug":"lactivite-physique-une-prophylaxie-efficace","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/lactivite-physique-une-prophylaxie-efficace\/","title":{"rendered":"L&#8217;activit\u00e9 physique, une prophylaxie efficace ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Une activit\u00e9 physique r\u00e9guli\u00e8re peut r\u00e9duire consid\u00e9rablement le risque de d\u00e9velopper une d\u00e9mence et retarder le d\u00e9but de la maladie. Cette activit\u00e9 doit commencer le plus t\u00f4t possible, mais des effets positifs peuvent \u00eatre mesur\u00e9s m\u00eame si elle commence tardivement. Il est recommand\u00e9 d&#8217;effectuer au moins 2 \u00e0 3 s\u00e9ances d&#8217;entra\u00eenement en a\u00e9robie par semaine, d&#8217;une dur\u00e9e minimale de 30 minutes chacune. L&#8217;activit\u00e9 physique &#8220;id\u00e9ale&#8221; n&#8217;existe pas. Il est toutefois pr\u00e9f\u00e9rable de choisir une activit\u00e9 dans laquelle on a une exp\u00e9rience personnelle afin de r\u00e9duire au maximum le risque de blessure. L&#8217;article donne un aper\u00e7u de la recherche actuelle.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;incidence de la d\u00e9mence augmente dans le monde entier et cette tendance n&#8217;est pas pr\u00eate de s&#8217;arr\u00eater compte tenu de la d\u00e9pendance de la maladie \u00e0 l&#8217;\u00e2ge et de l&#8217;\u00e9volution d\u00e9mographique. La recherche de traitements efficaces se poursuit, mais la plupart des approches de recherche n&#8217;ont pas donn\u00e9 de r\u00e9sultats positifs ces derni\u00e8res ann\u00e9es et n&#8217;ont pas d\u00e9pass\u00e9 la phase III des essais. Dans ce contexte, une pr\u00e9vention efficace de la d\u00e9mence rev\u00eat une importance particuli\u00e8re. Pourtant, retarder l&#8217;apparition de la d\u00e9mence de quelques ann\u00e9es seulement serait d\u00e9j\u00e0 un grand succ\u00e8s sur le plan m\u00e9dical et \u00e9conomique. L&#8217;activit\u00e9 physique r\u00e9guli\u00e8re peut constituer un \u00e9l\u00e9ment important d&#8217;un tel concept de pr\u00e9vention, car elle r\u00e9duit consid\u00e9rablement le risque de d\u00e9velopper une d\u00e9mence si elle est pratiqu\u00e9e suffisamment t\u00f4t.<\/p>\n<h2 id=\"contexte\">Contexte<\/h2>\n<p>L&#8217;activit\u00e9 physique joue un r\u00f4le important dans la pr\u00e9vention et le traitement des maladies neurologiques et est g\u00e9n\u00e9ralement recommand\u00e9e [1]. Mais ce lien peut-il vraiment \u00eatre prouv\u00e9 en ce qui concerne la pr\u00e9vention de la d\u00e9mence ? Et quels sont les facteurs qui entrent en jeu ?<\/p>\n<p>Avec l&#8217;augmentation de l&#8217;esp\u00e9rance de vie de la population mondiale, on peut s&#8217;attendre \u00e0 une augmentation des cas de d\u00e9mence. Leur pr\u00e9valence devrait doubler d&#8217;ici 2050. En Allemagne, il y a actuellement environ 1,1 million de personnes atteintes de d\u00e9mence. En Suisse, on estime qu&#8217;il y a actuellement environ 110 000 personnes atteintes. Si aucune perc\u00e9e n&#8217;est r\u00e9alis\u00e9e en mati\u00e8re de pr\u00e9vention et de traitement, les projections d\u00e9mographiques indiquent que ce nombre atteindra environ 2,6 millions rien qu&#8217;en Allemagne d&#8217;ici 2050. En d&#8217;autres termes, entre 6 et 9% de la population \u00e2g\u00e9e de plus de 65 ans souffrent d&#8217;un processus de d\u00e9mence.<\/p>\n<p>Retarder l&#8217;apparition de la d\u00e9mence aurait non seulement des avantages pour les patients, mais aussi d&#8217;\u00e9normes cons\u00e9quences \u00e9conomiques pour la sant\u00e9. Selon les r\u00e9sultats des \u00e9tudes animales et \u00e9pid\u00e9miologiques disponibles \u00e0 ce jour, il existe des preuves que l&#8217;activit\u00e9 physique a un effet neuroprotecteur et peut retarder le d\u00e9clin cognitif dans le cadre de processus neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratifs chroniques tels que la d\u00e9mence de type Alzheimer. Certes, les mesures pr\u00e9ventives ne peuvent actuellement pas offrir une protection s\u00fbre contre la d\u00e9mence, mais l&#8217;importance d&#8217;une r\u00e9duction relative du risque est d\u00e9montr\u00e9e par le simple fait qu&#8217;un retard moyen d&#8217;un an du d\u00e9but de la maladie r\u00e9duirait d\u00e9j\u00e0 le nombre de malades d&#8217;environ 9%.<\/p>\n<p>Avant de pouvoir \u00e9tudier la question de savoir si l&#8217;activit\u00e9 physique a une influence sur la cognition, un probl\u00e8me se pose d\u00e9j\u00e0 : la d\u00e9finition de l&#8217;activit\u00e9 physique est appliqu\u00e9e de mani\u00e8re tr\u00e8s diff\u00e9rente, les activit\u00e9s \u00e9tudi\u00e9es comprennent, outre le sport au sens strict, par exemple une activit\u00e9 professionnelle physiquement exigeante, un niveau \u00e9lev\u00e9 d&#8217;activit\u00e9 quotidienne, des dur\u00e9es et des intensit\u00e9s diff\u00e9rentes ainsi que des p\u00e9riodes d&#8217;activit\u00e9 diff\u00e9rentes et se basent en partie sur des \u00e9valuations subjectives des sujets ou des mesures objectives (par exemple actigraphie, podom\u00e8tre). Par exemple, les \u00e9tudes de cohorte comparent souvent un &#8220;mode de vie physiquement actif&#8221; \u00e0 un &#8220;mode de vie inactif&#8221;, sans qu&#8217;aucune mesure objective de l&#8217;activit\u00e9 n&#8217;ait \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"effets-de-lactivite-physique-sur-la-cognition-des-personnes-en-bonne-sante\">Effets de l&#8217;activit\u00e9 physique sur la cognition des personnes en bonne sant\u00e9<\/h2>\n<p>Les effets positifs de l&#8217;activit\u00e9 physique sur la cognition des personnes en bonne sant\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 bien \u00e9tudi\u00e9s [2]. Plusieurs \u00e9tudes d&#8217;intervention ont examin\u00e9 un programme plus ou moins structur\u00e9 d&#8217;activit\u00e9s physiques ou sportives. Tout d&#8217;abord, des effets \u00e0 court terme peuvent \u00eatre mesur\u00e9s : des efforts a\u00e9robies sous-maximaux d&#8217;une dur\u00e9e maximale d&#8217;une heure am\u00e9liorent le traitement de l&#8217;information chez les personnes en bonne sant\u00e9. En revanche, les efforts prolong\u00e9s qui entra\u00eenent une d\u00e9shydratation d\u00e9t\u00e9riorent le traitement des informations et la m\u00e9morisation. De plus, il existe des effets \u00e0 moyen et long terme : Une m\u00e9ta-analyse de 29 \u00e9tudes d&#8217;intervention randomis\u00e9es et contr\u00f4l\u00e9es chez des adultes sans d\u00e9mence a montr\u00e9 que l&#8217;entra\u00eenement a\u00e9robie entra\u00eenait des am\u00e9liorations mod\u00e9r\u00e9es de l&#8217;attention, de la vitesse de traitement, des fonctions ex\u00e9cutives et de la m\u00e9moire.<\/p>\n<p>Une attention particuli\u00e8re a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e au groupe cible des personnes \u00e2g\u00e9es encore en bonne sant\u00e9 cognitive dans les \u00e9tudes d&#8217;intervention. Dans ce groupe d&#8217;\u00e2ge \u00e9galement, on constate pour la plupart des am\u00e9liorations significatives des performances cognitives gr\u00e2ce \u00e0 un entra\u00eenement physique r\u00e9gulier.<\/p>\n<h2 id=\"prevention-de-la-demence-par-lactivite-physique\">Pr\u00e9vention de la d\u00e9mence par l&#8217;activit\u00e9 physique ?<\/h2>\n<p>Il existe de nombreuses \u00e9tudes de cohorte prospectives sur la question de savoir si l&#8217;activit\u00e9 physique peut avoir un effet pr\u00e9ventif sur la d\u00e9mence. Celles-ci ont fait l&#8217;objet d&#8217;une m\u00e9ta-analyse [2]. Les r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rents selon les types de d\u00e9mence. En particulier, la d\u00e9mence de type Alzheimer peut \u00eatre \u00e9vit\u00e9e ou du moins retard\u00e9e par la pratique r\u00e9guli\u00e8re d&#8217;une activit\u00e9 physique (risque relatif = 0,66 de d\u00e9velopper une d\u00e9mence chez les personnes les plus actives physiquement par rapport aux personnes les plus inactives,  <strong>Fig. 1).<\/strong><\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3678\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb1_NP3_s6.jpg_1960.jpg\" width=\"1100\" height=\"727\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb1_NP3_s6.jpg_1960.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb1_NP3_s6.jpg_1960-800x529.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb1_NP3_s6.jpg_1960-120x79.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb1_NP3_s6.jpg_1960-90x59.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb1_NP3_s6.jpg_1960-320x211.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb1_NP3_s6.jpg_1960-560x370.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>Dans l&#8217;ensemble, les personnes physiquement actives avaient 25% de risque en moins de d\u00e9velopper une d\u00e9mence par rapport aux personnes inactives. Le risque de d\u00e9ficit cognitif l\u00e9ger, quasiment un stade pr\u00e9liminaire de la d\u00e9mence, \u00e9tait m\u00eame r\u00e9duit de 47% chez les personnes physiquement actives <strong>(figure 2).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3679 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb2_NP3_s6.jpg_1961.jpg\" width=\"1100\" height=\"693\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb2_NP3_s6.jpg_1961.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb2_NP3_s6.jpg_1961-800x504.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb2_NP3_s6.jpg_1961-120x76.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb2_NP3_s6.jpg_1961-90x57.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb2_NP3_s6.jpg_1961-320x202.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/Abb2_NP3_s6.jpg_1961-560x353.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/693;\" \/><\/p>\n<p>D&#8217;autres auteurs ont \u00e9galement conclu, dans des m\u00e9ta-analyses d&#8217;\u00e9tudes de cohortes prospectives de personnes en bonne sant\u00e9, que le risque de d\u00e9clin cognitif est r\u00e9duit de 28 \u00e0 45 % en l&#8217;espace d&#8217;un \u00e0 douze ans en cas d&#8217;activit\u00e9 physique \u00e9lev\u00e9e [3\u20135]. Une activit\u00e9 physique l\u00e9g\u00e8re \u00e0 mod\u00e9r\u00e9e a \u00e9galement permis de r\u00e9duire significativement le risque (de 35%). Les r\u00e9sultats de ces m\u00e9ta-analyses sont donc tous du m\u00eame ordre de grandeur, ce qui permet de supposer que la pratique r\u00e9guli\u00e8re d&#8217;une activit\u00e9 physique constitue un facteur de protection contre le d\u00e9veloppement d&#8217;une d\u00e9mence. Il n&#8217;existe toutefois pas d&#8217;\u00e9tudes d&#8217;intervention randomis\u00e9es et contr\u00f4l\u00e9es portant sur l&#8217;activit\u00e9 physique. Il est probable qu&#8217;il n&#8217;y en aura pas non plus \u00e0 l&#8217;avenir pour des raisons \u00e9thiques.<\/p>\n<h2 id=\"mecanismes-possibles-de-prevention-de-la-demence\">M\u00e9canismes possibles de pr\u00e9vention de la d\u00e9mence<\/h2>\n<p>On ne sait pas encore par quel m\u00e9canisme l&#8217;effet pr\u00e9ventif sur la d\u00e9mence se produit, ni quels types d&#8217;activit\u00e9 physique sont les plus appropri\u00e9s, avec quelle intensit\u00e9 et quelle dur\u00e9e. Les facteurs possibles comprennent une am\u00e9lioration du flux sanguin c\u00e9r\u00e9bral et du m\u00e9tabolisme, une r\u00e9duction du stress oxydatif dans le cerveau et une diminution de la formation et une am\u00e9lioration de la d\u00e9gradation de l&#8217;amylo\u00efde A\u03b2. Des donn\u00e9es exp\u00e9rimentales chez l&#8217;animal indiquent en outre qu&#8217;il n&#8217;existe pas seulement une relation unidirectionnelle entre le syst\u00e8me nerveux central (contr\u00f4le de la fonction musculaire), mais une relation bidirectionnelle. Ainsi, l&#8217;activit\u00e9 physique entra\u00eene des r\u00e9actions m\u00e9taboliques m\u00eame au-del\u00e0 des r\u00e9gions du cerveau directement impliqu\u00e9es dans l&#8217;exercice (&#8220;crosstalk mol\u00e9culaire&#8221;). En outre, l&#8217;activit\u00e9 physique peut lib\u00e9rer des neurotrophines et des facteurs de croissance dans le cerveau, tels que l&#8217;insulin-like growth factor-1 (IGF-1), le brain-derived neurotrophic factor (BDNF) et le nerve growth factor (NGF), qui stimulent la neuro- et l&#8217;angiogen\u00e8se c\u00e9r\u00e9brales. L&#8217;activit\u00e9 physique a \u00e9galement une influence sur les syst\u00e8mes de neurotransmetteurs c\u00e9r\u00e9braux tels que la s\u00e9rotonine, la noradr\u00e9naline, la dopamine et l&#8217;ac\u00e9tylcholine, selon des exp\u00e9riences men\u00e9es sur des animaux. Un travail a montr\u00e9 qu&#8217;une activit\u00e9 a\u00e9robie r\u00e9guli\u00e8re de trois fois une heure par semaine pendant six mois chez des personnes \u00e2g\u00e9es de 60 \u00e0 79 ans entra\u00eene une augmentation significative du volume de mati\u00e8re grise et de mati\u00e8re blanche du cerveau [6]. L&#8217;entra\u00eenement non a\u00e9robie \u00e9tait inefficace dans cette \u00e9tude. En revanche, les jeunes n&#8217;ont pas montr\u00e9 d&#8217;augmentation significative de volume. De plus, l&#8217;activit\u00e9 physique r\u00e9guli\u00e8re a un effet positif sur les facteurs pour lesquels un risque accru de d\u00e9mence est discut\u00e9, \u00e0 savoir l&#8217;intol\u00e9rance au glucose et l&#8217;hypercholest\u00e9rol\u00e9mie. Une discussion d\u00e9taill\u00e9e des m\u00e9canismes d&#8217;action possibles de l&#8217;activit\u00e9 physique a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e par Lista et Sorrentino [7] et Radak et al. [8].<\/p>\n<h2 id=\"quelle-est-donc-la-conclusion\">Quelle est donc la conclusion ?<\/h2>\n<p>Une activit\u00e9 physique r\u00e9guli\u00e8re peut avoir un effet positif sur les performances cognitives, tant \u00e0 court qu&#8217;\u00e0 long terme. Cela reste en principe valable \u00e0 un \u00e2ge tr\u00e8s avanc\u00e9 &#8211; l&#8217;effet pr\u00e9ventif est \u00e9galement d\u00e9montr\u00e9 chez les personnes \u00e2g\u00e9es de plus de 85 ans [9]. Alors qu&#8217;aucun traitement causal n&#8217;est actuellement en vue pour les premiers stades de la maladie d&#8217;Alzheimer, l&#8217;activit\u00e9 physique semble \u00eatre une mesure pr\u00e9ventive prometteuse. L&#8217;activit\u00e9 physique r\u00e9guli\u00e8re (l&#8217;\u00e9tude a surtout port\u00e9 sur l&#8217;activit\u00e9 a\u00e9robie) r\u00e9duit le risque de d\u00e9clin des capacit\u00e9s cognitives d&#8217;environ 25 (d\u00e9mences indiff\u00e9renci\u00e9es),<\/p>\n<p>34 (d\u00e9mence de type Alzheimer) et 47% (d\u00e9ficit cognitif l\u00e9ger). Il s&#8217;agit l\u00e0 d&#8217;une autre raison de pratiquer une activit\u00e9 physique r\u00e9guli\u00e8re, en plus de nombreux autres effets b\u00e9n\u00e9fiques sur la sant\u00e9.<\/p>\n<p>Bien que les r\u00e9sultats des \u00e9tudes de cohorte prospectives mentionn\u00e9es ci-dessus montrent un lien statistique entre l&#8217;activit\u00e9 physique et la d\u00e9mence, ils ne permettent pas encore de r\u00e9pondre \u00e0 la question de la causalit\u00e9.<\/p>\n<p>Il est donc difficile, dans l&#8217;\u00e9tat actuel des connaissances, de formuler des recommandations concr\u00e8tes sur le type et la dur\u00e9e d&#8217;une activit\u00e9 physique ayant un effet pr\u00e9ventif sur la d\u00e9mence. Cependant, nous savons, au moins gr\u00e2ce \u00e0 des \u00e9tudes d&#8217;intervention sur des personnes en bonne sant\u00e9, que des effets b\u00e9n\u00e9fiques sur la sant\u00e9 peuvent \u00eatre d\u00e9montr\u00e9s en pratiquant une activit\u00e9 physique r\u00e9guli\u00e8re d&#8217;au moins deux \u00e0 trois s\u00e9ances par semaine, d&#8217;une dur\u00e9e d&#8217;environ 30 minutes chacune.<\/p>\n<p>En l&#8217;\u00e9tat actuel des connaissances, il n&#8217;est pas prouv\u00e9 avec certitude que l&#8217;activit\u00e9 physique a \u00e9galement un effet pr\u00e9ventif ou th\u00e9rapeutique sur les personnes d\u00e9j\u00e0 atteintes de troubles cognitifs. Plusieurs \u00e9tudes d&#8217;intervention randomis\u00e9es contr\u00f4l\u00e9es et une m\u00e9ta-analyse [10] sugg\u00e8rent toutefois que l&#8217;entra\u00eenement physique peut encore am\u00e9liorer quelque peu les performances cognitives chez les personnes \u00e2g\u00e9es, m\u00eame avec un l\u00e9ger d\u00e9ficit cognitif ou une d\u00e9mence, ou du moins ralentir la poursuite du d\u00e9clin cognitif.<\/p>\n<p>\n<strong>Litt\u00e9rature :<\/strong><\/p>\n<ol>\n<li>Pfeifer K, et al. : Promotion de l&#8217;activit\u00e9 physique et du sport en neurologie &#8211; Orientation vers les comp\u00e9tences et durabilit\u00e9 Neurol Rehabil 2013 ; 19 (1) : 7-19.<\/li>\n<li>Felbecker A, et al : Troubles cognitifs. In : Reimers CD, et al. (\u00e9d.) : Pr\u00e9vention et traitement des maladies neurologiques et mentales par le sport. Elsevier Verlag 2013 ; 443-474.<\/li>\n<li>Hamer M, Chida Y : Activit\u00e9 physique et risque de maladie neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rative : une revue syst\u00e9matique des preuves prospectives. Psychol Med 2009 ; 39 : 3-11.<\/li>\n<li>Lautenschlager NT, Almeida OP : Activit\u00e9 physique et cognition chez les personnes \u00e2g\u00e9es. Curr Opin Psychiatr 2006 ; 19 : 190-193.<\/li>\n<li>Sofi F, et al : Physical activity and risk of cognitive decline : a meta-analysis of prospective studies. J Intern Med 2011 ; 269 : 107-117.<\/li>\n<li>Colcombe SJ, et al : L&#8217;exercice a\u00e9robie augmente le volume du cerveau chez les humains vieillissants. J Gerontol A Biol Sci Med Sci 2006 ; 61 : 1166-1170.<\/li>\n<li>Lista I, Sorrentino G : M\u00e9canismes biologiques de l&#8217;activit\u00e9 physique dans la pr\u00e9vention du d\u00e9clin cognitif. Cell Mol Neurobiol 2010 ; 30 : 493-503.<\/li>\n<li>Radak Z, et al : L&#8217;exercice joue un r\u00f4le pr\u00e9ventif contre la maladie d&#8217;Alzheimer. J Alzheimers Dis 2010 ; 20:777-783.<\/li>\n<li>Denkinger MD, et al. : Activit\u00e9 physique pour la pr\u00e9vention du d\u00e9clin cognitif : preuves actuelles d&#8217;\u00e9tudes observationnelles et contr\u00f4l\u00e9es. Z Gerontol Geriatr 2012 ; 45 : 11-16.<\/li>\n<li>Heyn P, Abreu BC, Ottenbacher KJ : The effects of exercise training on elderly persons with cognitive impairment and dementia : A metaanalysis. Arch Phys Med R\u00e9habilitation 2004 ; 85 : 1694-1704.<\/li>\n<\/ol>\n<p><span style=\"font-size:10px\"><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2014 ; 12(3) : 5-7<\/em><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une activit\u00e9 physique r\u00e9guli\u00e8re peut r\u00e9duire consid\u00e9rablement le risque de d\u00e9velopper une d\u00e9mence et retarder le d\u00e9but de la maladie. 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