{"id":345562,"date":"2014-04-16T00:00:00","date_gmt":"2014-04-15T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/une-mise-a-jour-de-letat-de-lart\/"},"modified":"2014-04-16T00:00:00","modified_gmt":"2014-04-15T22:00:00","slug":"une-mise-a-jour-de-letat-de-lart","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/une-mise-a-jour-de-letat-de-lart\/","title":{"rendered":"Une mise \u00e0 jour de l&#8217;\u00e9tat de l&#8217;art"},"content":{"rendered":"<p><strong>Bien que le drainage des voies urinaires par cath\u00e9ter soit largement r\u00e9pandu et utilis\u00e9 au quotidien, il n&#8217;est pas rare que les pratiques ne soient pas uniformes et que le choix du mat\u00e9riel, l&#8217;intervalle de remplacement et la gestion des complications ne soient pas clairs. Les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s dans le domaine de l&#8217;antisepsie et les am\u00e9liorations apport\u00e9es au mat\u00e9riel et \u00e0 la technique des cath\u00e9ters ont permis au drainage des voies urinaires de devenir une proc\u00e9dure s\u00fbre et \u00e0 faible risque de complications au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies. L&#8217;article suivant donne un aper\u00e7u des diff\u00e9rentes formes de sondes urinaires d&#8217;un point de vue pratique et clinique et d&#8217;un point de vue hygi\u00e9nique et infectieux.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<h2 id=\"sondes-vesicales-transuretrales-a-demeure\">Sondes v\u00e9sicales transur\u00e9trales \u00e0 demeure<\/h2>\n<p>La pose d&#8217;une sonde v\u00e9sicale transur\u00e9trale n\u00e9cessite imp\u00e9rativement une indication m\u00e9dicale. Apr\u00e8s la pose, celle-ci doit \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9e quotidiennement et la sonde doit \u00eatre retir\u00e9e le plus t\u00f4t possible [1]. L&#8217;insertion elle-m\u00eame peut \u00eatre effectu\u00e9e par un personnel soignant form\u00e9, si la technique correcte et le mat\u00e9riel de cath\u00e9t\u00e9risme appropri\u00e9 sont connus, si la pratique est suffisante et si les connaissances n\u00e9cessaires en mati\u00e8re d&#8217;asepsie et d&#8217;antisepsie sont disponibles. Les mat\u00e9riaux st\u00e9riles n\u00e9cessaires sont pr\u00e9lev\u00e9s dans des kits de cath\u00e9t\u00e9risme standard. Lors du choix de gels lubrifiants anesth\u00e9siants, il faut tenir compte des allergies (lidoca\u00efne) et lors du choix de l&#8217;antiseptique, de la compatibilit\u00e9 avec les muqueuses et du temps d&#8217;action (par ex. <sup>Octenisept\u00ae<\/sup> 1 min). Une d\u00e9sinfection hygi\u00e9nique des mains est n\u00e9cessaire avant et apr\u00e8s la manipulation d&#8217;une sonde v\u00e9sicale, y compris le syst\u00e8me de drainage. Pour limiter les infections ascendantes intraluminales, seuls des syst\u00e8mes de drainage urinaire ferm\u00e9s et st\u00e9riles avec dispositif de vidange doivent \u00eatre utilis\u00e9s. Une chambre compte-gouttes et une valve \u00e0 clapet emp\u00eachent l&#8217;urine de refluer de la poche de recueil dans la sonde. La sonde et la tubulure de drainage ne doivent pas \u00eatre pli\u00e9es, la poche de recueil d&#8217;urine doit toujours \u00eatre fix\u00e9e en dessous du niveau de la vessie et la d\u00e9connexion du syst\u00e8me de drainage doit \u00eatre minimis\u00e9e. En cas de d\u00e9connexion, la reconnexion du c\u00f4ne du cath\u00e9ter et de la tubulure de drainage doit \u00eatre effectu\u00e9e de mani\u00e8re aseptique apr\u00e8s une d\u00e9sinfection pr\u00e9alable par pulv\u00e9risation et essuyage avec une pr\u00e9paration \u00e0 base d&#8217;alcool. Pour l&#8217;entretien quotidien du cath\u00e9ter, la partie extracorporelle du cath\u00e9ter ainsi que les parties g\u00e9nitales externes doivent \u00eatre nettoy\u00e9es \u00e0 l&#8217;eau et au savon [2].<\/p>\n<p>Le cath\u00e9ter transur\u00e9tral \u00e0 demeure pour la vessie, le type de cath\u00e9ter le plus r\u00e9pandu, est souvent associ\u00e9 \u00e0 des complications, notamment des infections urinaires. Le risque d&#8217;infection augmente avec la dur\u00e9e d&#8217;immobilisation et est plus important chez les femmes que chez les hommes. Neuf infections urinaires nosocomiales sur dix sont associ\u00e9es \u00e0 un cath\u00e9ter. L&#8217;incidence quotidienne d&#8217;une bact\u00e9riurie nouvellement acquise chez les patients cath\u00e9t\u00e9ris\u00e9s par voie transur\u00e9trale se situe entre 3 et 10%, de sorte qu&#8217;une bact\u00e9riurie est d\u00e9tect\u00e9e chez pratiquement tous les patients apr\u00e8s 30 jours [3]. L&#8217;ascension des germes se produit en intraluminal apr\u00e8s la d\u00e9connexion et en extraluminal par un biofilm entre la surface du cath\u00e9ter et la muqueuse ur\u00e9trale. Environ un quart de toutes les st\u00e9noses de l&#8217;ur\u00e8tre chez les patients masculins sont dues \u00e0 une sonde v\u00e9sicale transur\u00e9trale \u00e0 demeure [4]. Les patients ayant re\u00e7u un cath\u00e9ter transur\u00e9thral chronique pendant six ans peuvent d\u00e9velopper un carcinome \u00e9pidermo\u00efde de la vessie. La mortalit\u00e9 li\u00e9e \u00e0 la tumeur chez ces patients est de 0,3 \u00e0 2,8% [5]. Par cons\u00e9quent, \u00e9viter le drainage par cath\u00e9ter \u00e0 long terme de l&#8217;appareil urinaire est un objectif essentiel dans la prise en charge des patients souffrant de troubles mictionnels.<\/p>\n<h2 id=\"sondes-vesicales-suprapubiques-a-demeure\">Sondes v\u00e9sicales suprapubiques \u00e0 demeure<\/h2>\n<p>L&#8217;indication et la pose du cath\u00e9ter sus-pubien sont des activit\u00e9s m\u00e9dicales. Si la dur\u00e9e d&#8217;hospitalisation est de cinq jours ou plus, la vessie doit \u00eatre drain\u00e9e par voie sus-pubienne. La pose se fait g\u00e9n\u00e9ralement sous anesth\u00e9sie locale, en tenant compte des contre-indications. Si l&#8217;indication et la technique sont correctes, les complications sont rares (macroh\u00e9maturie n\u00e9cessitant un rin\u00e7age de la vessie dans 2-4%, dislocation du cath\u00e9ter dans 0,7-8,0%, fausse ponction dans &lt;3%, fuite d&#8217;urine \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du cath\u00e9ter dans &lt;1% et h\u00e9matomes p\u00e9riv\u00e9sicaux ou urinomes dans &lt;0,1%) [6]. L&#8217;acc\u00e8s sus-pubien permet d&#8217;\u00e9viter les complications traumatiques et inflammatoires de l&#8217;ur\u00e8tre, de la prostate et de l&#8217;\u00e9pididyme. Contrairement au cath\u00e9ter transur\u00e9tral, le cath\u00e9ter sus-pubien permet un entra\u00eenement de la vessie avec miction volontaire via l&#8217;ur\u00e8tre et d\u00e9termination de l&#8217;urine r\u00e9siduelle via le cath\u00e9ter. Les infections urinaires et les germes probl\u00e9matiques apparaissent plus tard et moins souvent avec le cath\u00e9ter sus-pubien qu&#8217;avec le cath\u00e9ter transur\u00e9tral. Le confort est bon, en particulier avec les cath\u00e9ters en silicone. Le site de ponction ainsi que le cath\u00e9ter doivent \u00eatre nettoy\u00e9s quotidiennement avec de l&#8217;eau et du savon. Quelques semaines apr\u00e8s la pose, il n&#8217;est souvent plus n\u00e9cessaire de faire un pansement.<\/p>\n<h2 id=\"materiel-de-catheter-bloc-de-ballonnet-intervalle-de-remplacement-et-approvisionnement-en-valve\">Mat\u00e9riel de cath\u00e9ter, bloc de ballonnet, intervalle de remplacement et approvisionnement en valve<\/h2>\n<p>Les cath\u00e9ters \u00e0 demeure bon march\u00e9 en latex non rev\u00eatu sont encore r\u00e9guli\u00e8rement utilis\u00e9s. Leur surface rugueuse et poreuse favorise les incrustations et les irritations ur\u00e9trales, c&#8217;est pourquoi ils ne doivent \u00eatre utilis\u00e9s que si l&#8217;on exclut toute allergie au latex et si l&#8217;on pr\u00e9voit une dur\u00e9e de s\u00e9jour courte, inf\u00e9rieure \u00e0 cinq jours. Le silicone, quant \u00e0 lui, est souple et \u00e9lastique et pr\u00e9sente une surface relativement lisse par rapport \u00e0 d&#8217;autres mat\u00e9riaux. En cas de drainage urinaire de longue dur\u00e9e (cinq jours et plus), il convient d&#8217;utiliser exclusivement des sondes enti\u00e8rement en silicone. Le risque de complications traumatiques ou inflammatoires de l&#8217;ur\u00e8tre augmente avec le diam\u00e8tre ext\u00e9rieur du cath\u00e9ter. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, l&#8217;\u00e9paisseur du cath\u00e9ter ne doit pas d\u00e9passer 18 charri\u00e8res. Pour un drainage urinaire transur\u00e9tral de courte dur\u00e9e, l&#8217;utilisation d&#8217;une sonde de 12 Charrs assure une capacit\u00e9 de drainage suffisante [7, 12].<\/p>\n<p>Le bloc du ballonnet est r\u00e9alis\u00e9 avec une solution st\u00e9rile de glyc\u00e9rine \u00e0 8-10%, qui emp\u00eache un d\u00e9blocage spontan\u00e9, m\u00eame en cas d&#8217;immobilisation prolong\u00e9e. Les solutions salines physiologiques ainsi que d&#8217;autres solutions cristallo\u00efdes (agents de contraste radiographiques ou solutions de glucose) peuvent incruster et coller le canal du bloc et emp\u00eacher le d\u00e9blocage ult\u00e9rieur du cath\u00e9ter. Un gonflage de ballon de plus de 10 ml peut entra\u00eener un r\u00e9tr\u00e9cissement de la vessie. Seule une r\u00e9duction du remplissage peut am\u00e9liorer ces sympt\u00f4mes, et en compl\u00e9ment, une att\u00e9nuation anticholinergique de la vessie est utile. Un volume de ballonnet trop important peut emp\u00eacher la vessie de se vider compl\u00e8tement, car l&#8217;orifice de drainage \u00e0 l&#8217;extr\u00e9mit\u00e9 de la sonde est soulev\u00e9 par le ballonnet. L&#8217;urine &#8220;r\u00e9siduelle&#8221; qui en r\u00e9sulte malgr\u00e9 l&#8217;\u00e9vacuation permanente peut favoriser le d\u00e9veloppement d&#8217;infections urinaires et, associ\u00e9e \u00e0 des r\u00e9tentions v\u00e9sicales, explique \u00e9galement les fuites urinaires involontaires \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la sonde. Chez les patients dont l&#8217;agitation ou la d\u00e9mence ne font pas craindre une ablation accidentelle du cath\u00e9ter, un gonflement du ballonnet de 5 \u00e0 10 ml est suffisant [7, 12].<\/p>\n<p>La dur\u00e9e de vie d&#8217;une sonde \u00e0 demeure d\u00e9pend des propri\u00e9t\u00e9s du mat\u00e9riau de la sonde et de facteurs tels que la diur\u00e8se, l&#8217;infection et la tendance \u00e0 l&#8217;incrustation et \u00e0 l&#8217;encrassement qui en r\u00e9sulte. Les cath\u00e9ters ne devraient plus \u00eatre remplac\u00e9s de mani\u00e8re routini\u00e8re \u00e0 des intervalles fixes, mais selon les besoins individuels, car la longueur des intervalles de remplacement est soumise \u00e0 des variations en fonction du patient. Il n&#8217;est pas n\u00e9cessaire de changer une sonde tant que l&#8217;\u00e9coulement libre de l&#8217;urine et l&#8217;urine claire sont garantis, qu&#8217;il n&#8217;y a pas de signes d&#8217;infection locale ou syst\u00e9mique et que le patient ne pr\u00e9sente pas de sympt\u00f4mes. Quel que soit le type de drainage du cath\u00e9ter, son retrait le plus t\u00f4t possible permet d&#8217;\u00e9viter les complications. Par cons\u00e9quent, \u00e0 chaque changement de sonde, il convient de r\u00e9\u00e9valuer l&#8217;indication de poursuivre le drainage de la vessie par sonde [7, 12].<\/p>\n<p>Si la vessie conserve sa capacit\u00e9 \u00e0 stocker une certaine quantit\u00e9 d&#8217;urine, il est possible d&#8217;utiliser une valve de cath\u00e9ter au lieu d&#8217;une d\u00e9rivation ouverte dans une poche \u00e0 urine. Si le capteur de vessie est intact, l&#8217;urine est \u00e9vacu\u00e9e par l&#8217;ouverture de la valve apr\u00e8s un besoin imp\u00e9rieux ou, dans le cas contraire, selon un intervalle de temps fixe. Les volumes de remplissage nettement sup\u00e9rieurs \u00e0 500 ml doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s. Une gamme de mod\u00e8les diff\u00e9rents peut \u00eatre s\u00e9lectionn\u00e9e en fonction des capacit\u00e9s et des pr\u00e9f\u00e9rences manuelles, par exemple des produits utilisables d&#8217;une seule main ou des deux mains. Chaque changement de cath\u00e9ter s&#8217;accompagne d&#8217;un changement de valve.<\/p>\n<h2 id=\"catheterisme-intermittent-a-usage-unique\">Cath\u00e9t\u00e9risme intermittent \u00e0 usage unique<\/h2>\n<p>En cas de troubles mictionnels chroniques, \u00e9viter le recours \u00e0 une sonde v\u00e9sicale \u00e0 demeure est un objectif prioritaire. D\u00e9velopp\u00e9 \u00e0 l&#8217;origine pour les patients parapl\u00e9giques, le cath\u00e9t\u00e9risme intermittent \u00e0 usage unique est aujourd&#8217;hui consid\u00e9r\u00e9 comme le gold standard pour les troubles neurog\u00e8nes de la fonction v\u00e9sicale avec r\u00e9tention d&#8217;urine et les troubles mictionnels non neurog\u00e8nes et non obstructifs. Le cath\u00e9t\u00e9risme des voies urinaires doit en principe \u00eatre effectu\u00e9 de mani\u00e8re aseptique, y compris le cath\u00e9t\u00e9risme intermittent. La technique est largement standardis\u00e9e, il existe un guide de travail sous forme de recommandation d&#8217;un comit\u00e9 d&#8217;experts <strong>(tab.&nbsp;1)<\/strong> [8].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3632\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Tab1_HP4_s30.jpg-a0d10c_1912.jpg\" width=\"1100\" height=\"613\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Tab1_HP4_s30.jpg-a0d10c_1912.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Tab1_HP4_s30.jpg-a0d10c_1912-800x446.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Tab1_HP4_s30.jpg-a0d10c_1912-120x67.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Tab1_HP4_s30.jpg-a0d10c_1912-90x50.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Tab1_HP4_s30.jpg-a0d10c_1912-320x178.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Tab1_HP4_s30.jpg-a0d10c_1912-560x312.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 du patient, les conditions pr\u00e9alables importantes \u00e0 l&#8217;\u00e9tablissement r\u00e9ussi du cath\u00e9t\u00e9risme intermittent \u00e0 usage unique sont la motivation ainsi qu&#8217;une mobilit\u00e9 physique, une fonction de la main et une vision suffisantes. L&#8217;enseignement sp\u00e9cialis\u00e9, y compris l&#8217;entra\u00eenement et la correction de la technique si n\u00e9cessaire, ainsi que les conseils sur les mod\u00e8les de cath\u00e9ter appropri\u00e9s sont g\u00e9n\u00e9ralement dispens\u00e9s par des infirmi\u00e8res sp\u00e9cialement form\u00e9es dans les centres neurourologiques. Une fois la courbe d&#8217;apprentissage termin\u00e9e et \u00e0 condition que le soin appropri\u00e9 soit apport\u00e9 \u00e0 la r\u00e9alisation, il est possible d&#8217;obtenir une \u00e9volution sans complications ni infections pendant des ann\u00e9es et une tr\u00e8s bonne qualit\u00e9 de vie.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3633 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Abb1_HP4_s29.png-9efb87_1911.png\" width=\"853\" height=\"1230\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Abb1_HP4_s29.png-9efb87_1911.png 853w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Abb1_HP4_s29.png-9efb87_1911-800x1154.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Abb1_HP4_s29.png-9efb87_1911-120x173.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Abb1_HP4_s29.png-9efb87_1911-90x130.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Abb1_HP4_s29.png-9efb87_1911-320x461.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Abb1_HP4_s29.png-9efb87_1911-560x808.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 853px) 100vw, 853px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 853px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 853\/1230;\" \/><\/p>\n<p>Diff\u00e9rents syst\u00e8mes de cath\u00e9ters sous emballage st\u00e9rile sont disponibles pour le cath\u00e9t\u00e9risme intermittent \u00e0 usage unique. On distingue les cath\u00e9ters hydrophiles pr\u00e9-enduits de ceux qui sont utilis\u00e9s avec un lubrifiant \u00e0 appliquer s\u00e9par\u00e9ment. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, de nouvelles sondes courtes sp\u00e9cialement con\u00e7ues pour les femmes ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es (par exemple, LoFric Sense), une pointe de sonde mobile et atraumatique (par exemple, Sauer IQ Cath, <strong>fig.&nbsp;1) <\/strong>ou une manipulation enti\u00e8rement sans contact avec un guide d&#8217;insertion et une gaine de protection (Hollister VaPro, <strong>fig.&nbsp;2) <\/strong>.  <\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3634 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Abb2_HP4_s30.png-8a5083_1908.png\" width=\"1055\" height=\"815\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Abb2_HP4_s30.png-8a5083_1908.png 1055w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Abb2_HP4_s30.png-8a5083_1908-800x618.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Abb2_HP4_s30.png-8a5083_1908-120x93.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Abb2_HP4_s30.png-8a5083_1908-90x70.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Abb2_HP4_s30.png-8a5083_1908-320x247.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Abb2_HP4_s30.png-8a5083_1908-560x433.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1055px) 100vw, 1055px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1055px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1055\/815;\" \/><\/p>\n<p>Les donn\u00e9es de la litt\u00e9rature sur les taux de striction lors du cath\u00e9t\u00e9risme \u00e0 usage unique varient entre \u00e0 peine 3% [9] et 21% [10]. Si la technique de cath\u00e9t\u00e9risme aseptique est utilis\u00e9e, il est possible d&#8217;atteindre un taux maximal d&#8217;une infection\/patient\/an sans prophylaxie des infections [11]. Compar\u00e9 au cath\u00e9ter v\u00e9sical transur\u00e9thral et \u00e9galement suprapubique, le cath\u00e9t\u00e9risme intermittent repr\u00e9sente de loin l&#8217;alternative la moins sujette aux complications pour le drainage de la vessie par cath\u00e9ter en cas de dysfonctionnement v\u00e9sical <strong>(tableau 2).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3635 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Tab2_HP4_s31.jpg-9d77ad_1910.jpg\" width=\"1100\" height=\"810\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Tab2_HP4_s31.jpg-9d77ad_1910.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Tab2_HP4_s31.jpg-9d77ad_1910-800x589.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Tab2_HP4_s31.jpg-9d77ad_1910-120x88.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Tab2_HP4_s31.jpg-9d77ad_1910-90x66.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Tab2_HP4_s31.jpg-9d77ad_1910-320x236.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/04\/Tab2_HP4_s31.jpg-9d77ad_1910-560x412.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/810;\" \/><\/p>\n<p><strong>PD Dr. med. Andr\u00e9 Reitz<\/strong><\/p>\n<h3 id=\"litterature\">Litt\u00e9rature :<\/h3>\n<ol>\n<li>1. Wong ES, Hooton TM : Lignes directrices pour la pr\u00e9vention des infections urinaires li\u00e9es aux cath\u00e9ters. Infect Control 1981 ; 2 : 126-130.<\/li>\n<li>2. Kunin CM : Prevention in catheter-associated infections. In : Kunin CM : Infections du tractus urinaire. D\u00e9tection, pr\u00e9vention et gestion. Williams &amp;Wilkins, Baltimore 1996 ; 245-278.<\/li>\n<li>Bru\u00fchl P, Kramer A, Klebingat KJ : L&#8217;infection urinaire nosocomiale transmise par cath\u00e9ter. In : Bach D, Br\u00fchl P (\u00e9d.) : Infections urinaires nosocomiales. Jungjohann, Neckarsulm 1995 ; 1-5.<\/li>\n<li>Hofstetter A : Infections urog\u00e9nitales. Springer, Berlin Heidelberg New York Tokyo 1999.<\/li>\n<li>Pannek J : Carcinome cellulaire transitoire chez les patients souffrant de l\u00e9sions de la moelle \u00e9pini\u00e8re : une tumeur maligne \u00e0 haut risque ? Urologie 2002 ; 59 : 240-244.<\/li>\n<li>Meessen S, Br\u00fchl P, Piechota HJ : Un nouveau syst\u00e8me de trocart de cystostomie suprapubique. Urologie 2000 ; 56 : 315-316.<\/li>\n<li>Piechota HJ, et al. : Le drainage par cath\u00e9ter de la vessie aujourd&#8217;hui. Dtsch \u00c4rzteblatt 2000 ; A 7 : 168-174.<\/li>\n<li>St\u00f6hrer M, Sauerwein D : Le cath\u00e9t\u00e9risme intermittent en cas de dysfonctionnement neurog\u00e8ne de la vessie. Urologue 2001 ; B 41 : 362-368.<\/li>\n<li>G\u00fcnther M, et al. : Effets du cath\u00e9t\u00e9risme intermittent aseptique sur l&#8217;ur\u00e8tre masculin. Urologue 2001 ; B 41 : 359-361.<\/li>\n<li>Wyndale JJ, Maes D : Auto-cath\u00e9t\u00e9risation propre intermittente : un suivi de 12 ans. J Urol 1990 ; 143 : 906-908.<\/li>\n<li>Goepel M, et al : L&#8217;auto-cath\u00e9t\u00e9risme intermittent. R\u00e9sultats d&#8217;une \u00e9tude comparative. Urologue 1996 ; B 36 : 190-194.<\/li>\n<li>Piechota, HJ, Pannek J : Drainage par cath\u00e9ter de l&#8217;appareil urinaire &#8211; \u00e9tat de la technique et perspectives. Urologue 2003 ; 42 : 1060-1069.<\/li>\n<\/ol>\n<h4 id=\"conclusion-pour-la-pratique\">CONCLUSION POUR LA PRATIQUE<\/h4>\n<ul>\n<li>Le cath\u00e9ter transur\u00e9tral \u00e0 demeure pour la vessie, le type de cath\u00e9ter le plus r\u00e9pandu, est souvent associ\u00e9 \u00e0 des complications, notamment des infections urinaires.<\/li>\n<li>Le risque d&#8217;infection augmente avec la dur\u00e9e d&#8217;immobilisation et est plus important chez les femmes que chez les hommes.<\/li>\n<li>Si la dur\u00e9e d&#8217;hospitalisation est de cinq jours ou plus, la vessie doit \u00eatre drain\u00e9e par voie sus-pubienne. Les infections urinaires et les germes probl\u00e9matiques apparaissent plus tard et moins souvent avec le cath\u00e9ter sus-pubien qu&#8217;avec le cath\u00e9ter transur\u00e9tral.<\/li>\n<li>Compar\u00e9 au cath\u00e9ter v\u00e9sical transur\u00e9thral et \u00e9galement suprapubique, le cath\u00e9t\u00e9risme intermittent repr\u00e9sente de loin l&#8217;alternative la moins sujette aux complications pour le drainage de la vessie par cath\u00e9ter en cas de dysfonctionnement de la vessie.<\/li>\n<\/ul>\n<h4 id=\"a-retenir\"><em>A RETENIR<\/em><\/h4>\n<ul>\n<li><em>Le cath\u00e9ter v\u00e9sical transur\u00e9tral permanent comme type de cath\u00e9ter le plus r\u00e9pandu est souvent associ\u00e9 \u00e0 des complications, en particulier \u00e0 des infections des voies urinaires.<\/em><\/li>\n<li><em>Le risque infectieux augmente avec la dur\u00e9e de l&#8217;alitement et est plus \u00e9lev\u00e9 pour les femmes que pour les hommes.<\/em><\/li>\n<li><em>Pour une dur\u00e9e de l&#8217;alitement de cinq jours et plus, la vessie doit \u00eatre drain\u00e9e par voie sus-pubienne. Les infections des voies urinaires et les souches probl\u00e9matiques surviennent plus tard et plus rarement par voie sus-pubienne en comparaison avec le cath\u00e9ter transur\u00e9tral.<\/em><\/li>\n<li><em>En comparaison avec le cath\u00e9ter transur\u00e9tral et \u00e9galement avec le cath\u00e9ter suprapubien le cath\u00e9t\u00e9risme intermittent repr\u00e9sente l&#8217;alternative qui entra\u00eene le moins de complications pour le drainage de la vessie par cath\u00e9ter en cas de troubles de la fonction urinaire.<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2014 ; 9(4) : 28-32<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bien que le drainage des voies urinaires par cath\u00e9ter soit largement r\u00e9pandu et utilis\u00e9 au quotidien, il n&#8217;est pas rare que les pratiques ne soient pas uniformes et que le&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":42995,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Drainage par cath\u00e9ter de l'appareil urinaire","footnotes":""},"category":[11531,11549,11514],"tags":[53871,51031,53865,53858,22088,53873,53878],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-345562","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-rx-fr","category-urologie-fr","tag-antiseptique-fr-2","tag-appareil-urinaire","tag-aseptique","tag-drainage-par-catheter","tag-infection-des-voies-urinaires","tag-insert-fr","tag-sonde-vesicale","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-25 02:09:13","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":345574,"slug":"un-aggiornamento-sullo-stato-dellarte","post_title":"Un aggiornamento sullo stato dell'arte","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/un-aggiornamento-sullo-stato-dellarte\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":345581,"slug":"uma-actualizacao-sobre-o-estado-da-arte","post_title":"Uma actualiza\u00e7\u00e3o sobre o estado da arte","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/uma-actualizacao-sobre-o-estado-da-arte\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":345583,"slug":"una-actualizacion-del-estado-de-la-tecnica","post_title":"Una actualizaci\u00f3n del estado de la t\u00e9cnica","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/una-actualizacion-del-estado-de-la-tecnica\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/345562","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=345562"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/345562\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/42995"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=345562"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=345562"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=345562"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=345562"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}