{"id":345694,"date":"2014-03-20T00:00:00","date_gmt":"2014-03-19T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/principes-de-controle-des-symptomes-dans-les-soins-palliatifs\/"},"modified":"2014-03-20T00:00:00","modified_gmt":"2014-03-19T23:00:00","slug":"principes-de-controle-des-symptomes-dans-les-soins-palliatifs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/principes-de-controle-des-symptomes-dans-les-soins-palliatifs\/","title":{"rendered":"Principes de contr\u00f4le des sympt\u00f4mes dans les soins palliatifs"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le traitement de la douleur est l&#8217;un des grands d\u00e9fis des soins palliatifs, mais c&#8217;est aussi souvent celui dont le succ\u00e8s th\u00e9rapeutique est mesurable. Dans les stades avanc\u00e9s, toutes les possibilit\u00e9s de traitement de la douleur doivent \u00eatre exploit\u00e9es pour am\u00e9liorer la qualit\u00e9 de vie. En cas d&#8217;\u00e9chec du traitement, il est n\u00e9cessaire de prendre contact avec un sp\u00e9cialiste de la douleur. Environ 90% des patients atteints de tumeurs avanc\u00e9es peuvent ainsi \u00eatre trait\u00e9s sans douleur.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Presque tous les patients atteints d&#8217;une maladie grave, souvent maligne, redoutent une douleur qui ne peut \u00eatre trait\u00e9e. Beaucoup d&#8217;entre eux connaissent des situations de membres de leur famille ou d&#8217;amis qui, au cours de leur maladie, ont souffert de douleurs mal trait\u00e9es et ont v\u00e9cu douloureusement la phase de fin de vie. Avec les possibilit\u00e9s actuelles de traitement de la douleur, ces \u00e9volutions ne devraient plus se produire.  <em>Cependant, il existe des situations o\u00f9 le traitement de la douleur peut atteindre ses limites en raison de sa complexit\u00e9.<\/em><\/p>\n<p>Le traitement du sympt\u00f4me de la douleur est un bon exemple de contr\u00f4le des sympt\u00f4mes dans les soins palliatifs, d&#8217;autant plus que la douleur est un probl\u00e8me fr\u00e9quent au cours des maladies potentiellement mortelles. Une analg\u00e9sie efficace est l&#8217;une des t\u00e2ches principales des soins palliatifs. Souvent, en raison de l&#8217;\u00e9volution destructrice de la maladie, nous trouvons une situation de douleur progressive qui n\u00e9cessite une adaptation continue du traitement. Il est important pour le concept de traitement d&#8217;analyser le type de douleur et les \u00e9ventuelles pathologies \u00e9tiologiques sous-jacentes afin d&#8217;appliquer, dans la mesure du possible, des approches th\u00e9rapeutiques causales, comme par exemple une radioth\u00e9rapie contre la douleur. En raison de l&#8217;inactivit\u00e9, la douleur s&#8217;intensifie souvent et le traitement peut \u00eatre compliqu\u00e9 par des dysfonctionnements organiques croissants. C&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 la fin de l&#8217;\u00e9volution de la maladie que les facteurs non somatiques sont de plus en plus au premier plan dans le v\u00e9cu de la douleur. D&#8217;autre part, il est compr\u00e9hensible que les patients r\u00e9clament rarement un contr\u00f4le des sympt\u00f4mes aussi ardemment que l&#8217;absence de douleur.<\/p>\n<h2 id=\"principes-de-base-de-la-douleur\">Principes de base de la douleur<\/h2>\n<p>La d\u00e9finition de la douleur actuellement en vigueur date de 1986 et a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie par l&#8217;Association internationale pour la lutte contre la douleur (IASP) ; elle est la suivante :  <em>La douleur est une exp\u00e9rience sensorielle et \u00e9motionnelle d\u00e9sagr\u00e9able (sensorielle et \u00e9motionnelle) associ\u00e9e \u00e0 une l\u00e9sion tissulaire r\u00e9elle ou imminente &#8211; ou d\u00e9crite sous la forme d&#8217;une telle l\u00e9sion &#8211; souvent accompagn\u00e9e de manifestations v\u00e9g\u00e9tatives telles que p\u00e2leur, sueur et augmentation de la pression art\u00e9rielle.<\/em><\/p>\n<p>La douleur aigu\u00eb a normalement une fonction d&#8217;alerte utile et est utile, protectrice et vitale. Mais en cas de douleur chronique au cours d&#8217;une maladie maligne, la douleur a perdu cette fonction d&#8217;avertissement utile. La douleur peut \u00eatre class\u00e9e en aigu\u00eb ou chronique en fonction de son \u00e9volution dans le temps, mais aussi en douleur nociceptive, neuropathique et mixte en fonction de sa pathogen\u00e8se, sans oublier ce que l&#8217;on appelle le trouble somatoforme douloureux. Dans les situations palliatives, nous sommes g\u00e9n\u00e9ralement confront\u00e9s \u00e0 des douleurs chroniques progressives, souvent mixtes, mais de nouvelles douleurs aigu\u00ebs apparaissent au cours de la maladie et doivent faire l&#8217;objet d&#8217;une \u00e9valuation diff\u00e9renci\u00e9e afin de ne pas manquer les possibilit\u00e9s de traitement causal.<\/p>\n<h2 id=\"pathogenese-de-la-douleur\">Pathogen\u00e8se de la douleur<\/h2>\n<p>L&#8217;analyse diff\u00e9renci\u00e9e de la douleur en fonction de la pathogen\u00e8se est indispensable, car une th\u00e9rapie de la douleur judicieuse n&#8217;est possible qu&#8217;une fois la classification effectu\u00e9e. Nous distinguons la douleur nociceptive de la douleur neuropathique. La douleur nociceptive est une douleur qui r\u00e9sulte g\u00e9n\u00e9ralement d&#8217;un dommage local \u00e0 l&#8217;endroit de la l\u00e9sion. La douleur visc\u00e9rale constitue ici une exception, car elle peut rendre difficile une attribution locale via les zones de Head.<\/p>\n<p>Un bon exemple d&#8217;\u00e9v\u00e9nement nociceptif est la douleur caus\u00e9e par l&#8217;apparition de m\u00e9tastases osseuses. Ici, une destruction locale par irritation des r\u00e9cepteurs correspondants d\u00e9clenche une douleur de base constante, parfois accentu\u00e9e par une crise de douleur plus intense.<\/p>\n<p>En revanche, la douleur neuropathique trouve son origine dans le syst\u00e8me nerveux central ou p\u00e9riph\u00e9rique. Le d\u00e9but de la douleur n&#8217;est souvent pas imm\u00e9diat, avec une certaine latence de quelques jours ou semaines apr\u00e8s la l\u00e9sion proprement dite, les crises douloureuses sont fr\u00e9quentes et tr\u00e8s intenses, impr\u00e9visibles et sont d\u00e9crites comme br\u00fblantes, coupantes, \u00e9lectrisantes et pulsatiles. De plus, il peut y avoir une hyper- ou une hypalg\u00e9sie, ainsi qu&#8217;une allodynie. Des exemples de douleurs neuropathiques sont la n\u00e9vralgie post-zost\u00e9rienne, la douleur fant\u00f4me, les douleurs radiculaires ou encore les douleurs \u00e0 d\u00e9clenchement central (douleur thalamique).<\/p>\n<h2 id=\"douleurs-cancereuses\">Douleurs canc\u00e9reuses<\/h2>\n<p>Dans le cadre d&#8217;une maladie tumorale, la douleur peut \u00eatre provoqu\u00e9e directement par la tumeur, que ce soit par une croissance destructrice dans les tissus, par une pression ou une infiltration des nerfs, par un \u00e9tirement ou une pression sur les organes creux. Les douleurs tumorales indirectes sont dues \u00e0 l&#8217;inflammation \u0153d\u00e9mateuse p\u00e9ril\u00e9sionnelle, \u00e0 des fractures pathologiques ou \u00e0 des d\u00e9placements d&#8217;organes creux. Enfin, les douleurs surviennent \u00e9galement \u00e0 la suite de traitements tumoraux postop\u00e9ratoires, post-actiniques ou en raison de l&#8217;inflammation et des cons\u00e9quences de la chimioth\u00e9rapie. Dans la mesure du possible, apr\u00e8s avoir clarifi\u00e9 la cause de la douleur, la priorit\u00e9 est donn\u00e9e \u00e0 la possibilit\u00e9 de traitement causal si la charge qu&#8217;il implique semble acceptable dans le contexte global. Malheureusement, ces possibilit\u00e9s sont limit\u00e9es et le traitement symptomatique est souvent la seule option.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-de-la-douleur\">Traitement de la douleur<\/h2>\n<p>A peu pr\u00e8s au m\u00eame moment o\u00f9 la douleur a \u00e9t\u00e9 d\u00e9finie par l&#8217;IASP, l&#8217;OMS a d\u00e9velopp\u00e9 un sch\u00e9ma par \u00e9tapes pour le traitement de la douleur chez les patients canc\u00e9reux. L&#8217;objectif de ce sch\u00e9ma \u00e9tait de soulager ou d&#8217;\u00e9liminer la douleur et de pr\u00e9venir une nouvelle exacerbation de la douleur. Cette classification permet de traiter la douleur de mani\u00e8re efficace, relativement peu risqu\u00e9e et rapidement efficace. Aujourd&#8217;hui, le sch\u00e9ma graduel de l&#8217;OMS est \u00e9galement utilis\u00e9, apr\u00e8s modification, dans le traitement des douleurs non malignes.<\/p>\n<p>Les trois niveaux comprennent, au <strong>niveau 1<\/strong>, les analg\u00e9siques classiques nociceptifs non opio\u00efdes que nous connaissons tous bien. Outre leur effet analg\u00e9sique, ces substances ont \u00e9galement des propri\u00e9t\u00e9s antiphlogistiques et antipyr\u00e9tiques \u00e0 des degr\u00e9s divers. A l&#8217;exception du parac\u00e9tamol, ils agissent exclusivement en p\u00e9riph\u00e9rie sur le nocicepteur. Seul le parac\u00e9tamol a \u00e9galement une action centrale. Dans&nbsp;<strong>Au niveau 2<\/strong>, nous trouvons les opio\u00efdes faibles. Les repr\u00e9sentants de cette cat\u00e9gorie sont le tramadol, la cod\u00e9ine, la dihydrocod\u00e9ine ou la tilidine. Ils ont un rapport b\u00e9n\u00e9fice\/risque avantageux, poss\u00e8dent environ 1\/6-1\/10 de l&#8217;efficacit\u00e9 de la substance de r\u00e9f\u00e9rence qu&#8217;est la morphine (d&#8217;o\u00f9 leur nom d&#8217;opio\u00efdes faibles) et sont faciles \u00e0 doser. Des probl\u00e8mes surviennent chez 10% des patients qui, par exemple, ne peuvent pas m\u00e9taboliser la cod\u00e9ine et ne souffrent que des effets secondaires induits par les opio\u00efdes, ainsi que par les diff\u00e9rents m\u00e9taboliseurs chez lesquels le tramadol ne provoque que des troubles s\u00e9rotoninergiques et antiadr\u00e9nergiques en orthostase.<\/p>\n<p>Le <strong>niveau 3 <\/strong>comprend les opio\u00efdes classiques avec la substance de r\u00e9f\u00e9rence morphine (plus de mg pour la m\u00eame analg\u00e9sie &#8211; opio\u00efdes faibles ; moins de mg pour la m\u00eame analg\u00e9sie &#8211; opio\u00efdes forts). Un aper\u00e7u des doses \u00e9quivalentes pour les opio\u00efdes est pr\u00e9sent\u00e9 dans le <strong>tableau 1 <\/strong>. Les opio\u00efdes inhibent la transmission au niveau des synapses du syst\u00e8me nociceptif, activent des syst\u00e8mes inhibiteurs dans le SNC et la moelle \u00e9pini\u00e8re, modifient la sensation de douleur en attaquant le thalamus, le syst\u00e8me limbique et entra\u00eenent donc \u00e9galement une anxiolyse. En p\u00e9riph\u00e9rie, au niveau du nocicepteur, les opio\u00efdes agissent principalement dans les tissus enflamm\u00e9s.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3448\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/tab1_oh3.png\" style=\"height:475px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"872\"><\/p>\n<p>\nLes principaux probl\u00e8mes sont les naus\u00e9es induites par les opio\u00efdes, qui sont g\u00e9n\u00e9ralement passag\u00e8res, et la constipation permanente, qui n\u00e9cessite une m\u00e9dication d&#8217;accompagnement obligatoire. Les substances individuelles se distinguent principalement par leurs effets diff\u00e9rents sur les r\u00e9cepteurs m\u00fc, kappa et delta.<\/p>\n<p>Les principes de base du traitement de la douleur reposent sur la prise orale (by the mouth) avec le choix de la gal\u00e9nique appropri\u00e9e, \u00e0 heure fixe (by the clock) dans le sens d&#8217;une administration prophylactique plut\u00f4t que r\u00e9active, de pr\u00e9f\u00e9rence sous forme retard et avec une progression th\u00e9rapeutique par \u00e9tapes (by the ladder). Quelques ann\u00e9es plus tard, l&#8217;individualisation des sch\u00e9mas th\u00e9rapeutiques et la prise en compte des besoins des patients en termes de mesures non pharmacologiques ont \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9es en compl\u00e9ment. La recommandation initiale d&#8217;une structure sur les trois niveaux n&#8217;est plus respect\u00e9e aujourd&#8217;hui, en particulier pour les douleurs tumorales et la probabilit\u00e9 d&#8217;une augmentation rapide de la douleur, afin d&#8217;\u00e9viter une chronicisation de la douleur par une perte de temps inutile.<\/p>\n<p>En principe, les pr\u00e9parations de niveau 1 peuvent \u00eatre facilement combin\u00e9es avec celles de niveau 2 ou 3, dans la mesure o\u00f9 l&#8217;effet th\u00e9rapeutique nociceptif des m\u00e9dicaments de niveau 1 peut conduire \u00e0 un effet d&#8217;\u00e9conomie des opio\u00efdes. L&#8217;association des m\u00e9dicaments de niveau 1 entre eux fait l&#8217;objet de controverses, mais il existe des preuves de synergies pour l&#8217;utilisation conjointe du parac\u00e9tamol et du m\u00e9tamizole. Il n&#8217;est pas judicieux de combiner les opio\u00efdes de niveau 2 et 3, car dans ce cas, la concurrence pour le r\u00e9cepteur peut faire que la substance la plus faible agisse.<\/p>\n<h2 id=\"opioides\">Opio\u00efdes<\/h2>\n<p>Les opio\u00efdes sont des m\u00e9dicaments essentiels dans les soins palliatifs, souvent indispensables pour un contr\u00f4le r\u00e9ussi des sympt\u00f4mes. Il vaut donc la peine d&#8217;examiner de plus pr\u00e8s certains aspects du traitement par ces substances.<\/p>\n<p>De nombreux mythes entourent encore l&#8217;administration d&#8217;opio\u00efdes, non seulement chez les patients, mais aussi chez les m\u00e9decins. Souvent, l&#8217;utilisation de la morphine est assimil\u00e9e au d\u00e9but de la fin, car la substance est consid\u00e9r\u00e9e comme une r\u00e9serve de fer pour la mort. Il est donc n\u00e9cessaire de discuter avec le patient de l&#8217;indication de l&#8217;administration d&#8217;opio\u00efdes, qui peut \u00eatre clairement justifi\u00e9e par le contr\u00f4le des sympt\u00f4mes, principalement la douleur ou m\u00eame la d\u00e9tresse respiratoire. En expliquant en d\u00e9tail le mode d&#8217;action et les objectifs de la th\u00e9rapie, il est possible de motiver des patients plut\u00f4t sceptiques \u00e0 suivre un traitement. Il s&#8217;agit notamment d&#8217;informer qu&#8217;avec une dose stable d&#8217;opio\u00efdes, par exemple via un syst\u00e8me transdermique, m\u00eame la conduite automobile n&#8217;est pas interdite &#8211; \u00e0 moins que la maladie ne cr\u00e9e d&#8217;autres obstacles.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9pendance :<\/strong> la deuxi\u00e8me crainte porte sur la d\u00e9pendance. Bien entendu, une d\u00e9pendance physique se d\u00e9veloppe sous traitement opio\u00efde, c&#8217;est-\u00e0-dire que si le besoin d&#8217;analg\u00e9siques diminue gr\u00e2ce \u00e0 un traitement causal, une pr\u00e9paration opio\u00efde doit \u00eatre \u00e9limin\u00e9e progressivement, sinon les sympt\u00f4mes physiques classiques de sevrage apparaissent. Une d\u00e9pendance psychique ne se d\u00e9veloppe g\u00e9n\u00e9ralement pas, surtout si le traitement est administr\u00e9 sous forme de pr\u00e9parations retard ou par voie transdermique. La p\u00e9thidine constitue une exception, une d\u00e9pendance \u00e9tant d\u00e9crite ici, surtout lorsque la substance est administr\u00e9e par voie intraveineuse. Il est donc recommand\u00e9 d&#8217;\u00e9viter l&#8217;administration de cette substance. En cas de perte d&#8217;efficacit\u00e9, il faut toujours penser \u00e0 une progression de la tumeur et r\u00e9\u00e9valuer la possibilit\u00e9 de lutter contre la douleur de mani\u00e8re causale, m\u00eame dans un contexte palliatif.<\/p>\n<p><strong>le dosage et les effets secondaires : <\/strong>Les m\u00e9decins, en particulier, qui ne sont pas habitu\u00e9s \u00e0 manipuler des doses parfois \u00e9lev\u00e9es d&#8217;opio\u00efdes, craignent le risque de d\u00e9pression respiratoire. Ce risque n&#8217;existe pas si la morphine est utilis\u00e9e de mani\u00e8re appropri\u00e9e, car son effet peut \u00eatre tr\u00e8s bien \u00e9valu\u00e9 cliniquement. Un exemple de d\u00e9but de traitement par la morphine est pr\u00e9sent\u00e9 dans <strong>le tableau&nbsp;2<\/strong>.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3449 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Tab2_s13_OH3.jpg-b642c7_1741.jpg\" width=\"864\" height=\"564\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Tab2_s13_OH3.jpg-b642c7_1741.jpg 864w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Tab2_s13_OH3.jpg-b642c7_1741-800x522.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Tab2_s13_OH3.jpg-b642c7_1741-120x78.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Tab2_s13_OH3.jpg-b642c7_1741-90x59.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Tab2_s13_OH3.jpg-b642c7_1741-320x209.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Tab2_s13_OH3.jpg-b642c7_1741-560x366.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 864px) 100vw, 864px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 864px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 864\/564;\" \/><\/p>\n<p>C&#8217;est pendant la phase de titration que les effets secondaires ind\u00e9sirables apparaissent en premier, c&#8217;est-\u00e0-dire que les patients se plaignent de naus\u00e9es et de constipation, sans qu&#8217;aucun effet analg\u00e9sique ne soit enregistr\u00e9. C&#8217;est souvent le moment o\u00f9 le traitement est interrompu pour cause d&#8217;intol\u00e9rance et d&#8217;inefficacit\u00e9. Apr\u00e8s augmentation de la dose, une s\u00e9dation plus ou moins prononc\u00e9e se produit avant l&#8217;analg\u00e9sie. Cette dose efficace sur le plan analg\u00e9sique est appel\u00e9e &#8220;fen\u00eatre th\u00e9rapeutique&#8221; et constitue la dose cible. Malheureusement, la fen\u00eatre th\u00e9rapeutique n&#8217;est pas toujours ouverte de la m\u00eame mani\u00e8re, de sorte qu&#8217;une fois qu&#8217;une dose a \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9e, elle doit toujours \u00eatre ajust\u00e9e \u00e0 la hausse ou \u00e0 la baisse. Avant d&#8217;atteindre la dose critique en termes de d\u00e9pression respiratoire, des \u00e9tats confusionnels et des sympt\u00f4mes neurologiques, notamment des secousses musculaires, se produisent, de sorte que la dose doit \u00eatre r\u00e9duite si ces sympt\u00f4mes apparaissent.<\/p>\n<p>Le choix de l&#8217;opio\u00efde en fonction de son \u00e9limination, par voie r\u00e9nale ou h\u00e9patique, joue \u00e9galement un r\u00f4le. Dans ce cas, il convient d&#8217;anticiper les \u00e9ventuelles complications organiques et de les prendre en compte dans le choix de la pr\u00e9paration. L&#8217;oxycodone et l&#8217;hydromorphone sont souvent sup\u00e9rieurs aux autres opio\u00efdes \u00e0 cet \u00e9gard. En principe, pour la plupart des opio\u00efdes, il n&#8217;y a pas de dose maximale limit\u00e9e vers le haut, mais c&#8217;est le contr\u00f4le de la douleur qui d\u00e9termine la quantit\u00e9. Cependant, surtout avec les agonistes partiels, un effet de plafond peut se produire, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;une augmentation suppl\u00e9mentaire de la dose n&#8217;entra\u00eene pas d&#8217;augmentation de l&#8217;effet. Il est alors recommand\u00e9 d&#8217;effectuer une rotation vers une autre substance. La s\u00e9cheresse buccale, la r\u00e9tention urinaire, la constipation et l&#8217;orthostatisme ne devraient pas \u00eatre des facteurs limitant la dose.<\/p>\n<p><strong>M\u00e9dicaments associ\u00e9s :<\/strong> la question des m\u00e9dicaments associ\u00e9s est souvent controvers\u00e9e. Nous commen\u00e7ons toujours, en plus des opio\u00efdes, par un traitement anti\u00e9m\u00e9tique \u00e0 base de m\u00e9toclopramide, la substance la plus puissante pour les naus\u00e9es induites par les opio\u00efdes. Il est possible qu&#8217;une partie des patients soit ainsi surtrait\u00e9e. Cependant, les patients qui \u00e9prouvent ce sympt\u00f4me d\u00e9sagr\u00e9able ont souvent une telle aversion pour les opio\u00efdes qu&#8217;une nouvelle tentative n\u00e9cessite souvent un long d\u00e9lai, pendant lequel la douleur est mieux support\u00e9e que trait\u00e9e de mani\u00e8re suffisante. En g\u00e9n\u00e9ral, les naus\u00e9es ne sont que passag\u00e8res et la m\u00e9dication concomitante peut \u00eatre arr\u00eat\u00e9e apr\u00e8s quelques jours. Cependant, dans certains cas, elle persiste et l&#8217;anti\u00e9m\u00e9tique doit \u00eatre maintenu. Parfois, une rotation des opio\u00efdes, c&#8217;est-\u00e0-dire le passage \u00e0 une autre substance, est \u00e9galement n\u00e9cessaire pour contr\u00f4ler cet effet secondaire.<br \/>\nMalheureusement, la constipation g\u00eanante est permanente et n\u00e9cessite g\u00e9n\u00e9ralement un traitement continu avec des laxatifs, parfois avec plus d&#8217;un produit. Dans ce cas, la pr\u00e9paration combin\u00e9e d&#8217;oxycontin et de naloxone peut partiellement faciliter le traitement.<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, dans une situation de douleur progressive, le recours aux opio\u00efdes est souvent in\u00e9vitable et l&#8217;association d&#8217;analg\u00e9siques de niveau 1 et de com\u00e9dicaments analg\u00e9siques ne constitue pas une alternative au traitement opio\u00efde n\u00e9cessaire. L&#8217;allergie \u00e0 la morphine est tr\u00e8s rare. Les d\u00e9mangeaisons, qui sont un effet des opio\u00efdes en raison de l&#8217;irritation des r\u00e9cepteurs correspondants, ne doivent en aucun cas \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9es \u00e0 tort comme une allergie. Comme indiqu\u00e9 ci-dessus, l&#8217;apparition de naus\u00e9es n&#8217;est pas une allergie.<\/p>\n<p>Une bonne connaissance des substances utilis\u00e9es est importante pour une th\u00e9rapie r\u00e9ussie. Il faut conna\u00eetre la dur\u00e9e d&#8217;action, le d\u00e9but de l&#8217;effet, un \u00e9ventuel effet de plafond, les interactions et les effets secondaires. Il est parfois possible de tirer parti de l&#8217;effet secondaire pour le traitement, par exemple de la diarrh\u00e9e. Une prescription correcte \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital ou \u00e0 domicile comprend la dose individuelle, la dose quotidienne maximale, la pr\u00e9paration, l&#8217;horaire et la dose de r\u00e9serve pour les douleurs de perc\u00e9e, qui est g\u00e9n\u00e9ralement de 1\u20446-1\u204410 de la dose quotidienne et peut \u00eatre d\u00e9livr\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 toutes les heures, selon la situation. L&#8217;objectif est d&#8217;obtenir une analg\u00e9sie avec une intensit\u00e9 de la douleur sur l&#8217;\u00e9chelle VA inf\u00e9rieure \u00e0 quatre ; si plus de cinq doses de r\u00e9serve sont administr\u00e9es par jour, une augmentation de la m\u00e9dication de base est indiqu\u00e9e.<\/p>\n<p>Selon le caract\u00e8re de la douleur, l&#8217;ajout de co-analg\u00e9siques est judicieux, par exemple l&#8217;utilisation d&#8217;anti\u00e9pileptiques ou d&#8217;antid\u00e9presseurs en cas de composante neuropathique de la douleur. Si l&#8217;\u0153d\u00e8me est consid\u00e9r\u00e9 comme co-responsable, l&#8217;administration de glucocortico\u00efdes doit \u00eatre envisag\u00e9e et des neuroleptiques ou des myorelaxants sont \u00e9galement utilis\u00e9s. Cependant, l&#8217;utilisation de ces produits est parfois limit\u00e9e par l&#8217;intensification de la fatigue li\u00e9e au cancer d\u00e9j\u00e0 existante.<br \/>\nLes raisons d&#8217;un \u00e9chec du traitement analg\u00e9sique peuvent \u00eatre un diagnostic erron\u00e9 de la douleur ou une sous-estimation de l&#8217;intensit\u00e9 de la douleur, un traitement insuffisant des sympt\u00f4mes associ\u00e9s (par ex. anxi\u00e9t\u00e9 ou d\u00e9pression), une dose incorrecte, des intervalles trop longs, ou l&#8217;\u00e9vitement de m\u00e9dicaments puissants. Cependant, m\u00eame si le traitement de la douleur est effectu\u00e9 lege-artis, il existe des \u00e9checs th\u00e9rapeutiques qui justifient le recours \u00e0 des anesth\u00e9sistes exp\u00e9riment\u00e9s dans le traitement de la douleur. Il peut \u00eatre n\u00e9cessaire de recourir \u00e0 des proc\u00e9dures invasives.<\/p>\n<p>Le premier mot d&#8217;ordre doit toujours \u00eatre la d\u00e9claration de Dame Cicley Saunders : &#8220;Pain is, what the patient says, it is&#8221; (la douleur est ce que le patient dit qu&#8217;elle est).<\/p>\n<p><em><strong>Dr. med. Christel Nigg<br \/>\nDr. med. Nic Zerkiebel<\/strong><\/em><\/p>\n<h3 id=\"litterature\">Litt\u00e9rature :<\/h3>\n<ol>\n<li>Neuenschwander H, et al. : M\u00e9decine palliative, Ligue suisse contre le cancer, 2e \u00e9dition r\u00e9vis\u00e9e, 2006.<\/li>\n<li>Beubler E : Kompendium der medikament\u00f6sen Schmerztherapie, 4e \u00e9dition r\u00e9vis\u00e9e, Springer WienNew York, 2008.<\/li>\n<li>Gallacchi G, et al. : Compendium de la douleur, 2e \u00e9dition, Thieme-Verlag, 2005.<\/li>\n<li>Recommandations Douleur de perc\u00e9e, \u00e9d. : Soci\u00e9t\u00e9 suisse de m\u00e9decine et de soins palliatifs, palliative ch palliative.ch 2006.<\/li>\n<li>Eychm\u00fcller St : Sense macht Sinn, Therapeutische Umschau 2012 ; 69(2) : 87-90.<\/li>\n<li>B\u00fcche D. : Assessment et instrument d&#8217;\u00e9valuation dans les soins palliatifs, Therapeutische Umschau 2012 ; 69(2) : 81-86.<\/li>\n<li>Strat\u00e9gie nationale en mati\u00e8re de soins palliatifs 2010-2012, Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique (OFSP) 2009.  <a href=\"http:\/\/www.admin.ch\/palliativecare\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.admin.ch\/palliativecare<\/a><\/li>\n<li>Crit\u00e8res d&#8217;indication pour les soins palliatifs sp\u00e9cialis\u00e9s <a href=\"http:\/\/www.bundespublikationen.admin.ch\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.bundespublikationen.admin.ch<\/a><\/li>\n<li>Antonovsky A : Salutogen\u00e8se. Pour d\u00e9mystifier la sant\u00e9. \u00c9dition allemande par Alexa Franke. \u00c9ditions dgvt, T\u00fcbingen 1997.<\/li>\n<li>Hydratation en fin de vie, Recommandations Bigorio : Ed. : Soci\u00e9t\u00e9 suisse de m\u00e9decine et de soins palliatifs, palliative ch, 2011.<\/li>\n<li>Kunz R : Les soins palliatifs une approche globale de la prise en charge, pas une nouvelle sp\u00e9cialit\u00e9, Bulletin des m\u00e9decins suisses, 2006 (87) : 1106.<\/li>\n<li>Acad\u00e9mie Suisse des Sciences M\u00e9dicales ASSM : Soins palliatifs. Directives et recommandations m\u00e9dico-\u00e9thiques, 2006.<\/li>\n<li>Bruera E, et al : The Edmonton Symptom Assessment System (ESAS) : a simple method for the assessment of palliative care patients. J of Palliative Care 1991 (7) : 6-9.<\/li>\n<li>Saunders C : Cicley Saunders Mourir et vivre : la spiritualit\u00e9 dans les soins palliatifs. Traduit de l&#8217;anglais. de Martina Holder-Franz.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo Oncologie &amp; H\u00e9matologie 2014 ; 2(3) : 10-14<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le traitement de la douleur est l&#8217;un des grands d\u00e9fis des soins palliatifs, mais c&#8217;est aussi souvent celui dont le succ\u00e8s th\u00e9rapeutique est mesurable. 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