{"id":345757,"date":"2014-03-20T00:00:00","date_gmt":"2014-03-19T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/le-temps-est-un-cerveau-mais-le-temps-nest-pas-tout\/"},"modified":"2014-03-20T00:00:00","modified_gmt":"2014-03-19T23:00:00","slug":"le-temps-est-un-cerveau-mais-le-temps-nest-pas-tout","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-temps-est-un-cerveau-mais-le-temps-nest-pas-tout\/","title":{"rendered":"Le temps est un cerveau &#8211; mais le temps n&#8217;est pas tout"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;\u00e9talon-or pour l&#8217;\u00e9valuation de l&#8217;AVC aigu est le scanner natif pour exclure une h\u00e9morragie, apr\u00e8s quoi un traitement par thrombolyse iv peut \u00eatre administr\u00e9 dans la fen\u00eatre de temps de 4,5 heures actuellement autoris\u00e9e et apr\u00e8s avoir exclu les contre-indications possibles. Le plus grand d\u00e9fi dans la gestion interdisciplinaire des accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux est d&#8217;optimiser le temps de s\u00e9lection des patients pour les th\u00e9rapies disponibles (th\u00e9rapie par thrombolyse iv, recanalisation ia, lyse ia, aucune th\u00e9rapie). Des protocoles d&#8217;imagerie modernes et prometteurs aident \u00e0 la prise de d\u00e9cision dans les situations aigu\u00ebs et permettent d&#8217;\u00e9valuer en quelques minutes la p\u00e9nombre et l&#8217;\u00e9tat des collat\u00e9raux vasculaires individuels. Celui-ci peut justifier des traitements endovasculaires m\u00eame en dehors de la fen\u00eatre de 4,5 heures en cas de bonne situation collat\u00e9rale ou dans le territoire du courant vert\u00e9brobasilaire.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral (AVC) aigu repr\u00e9sente la situation d&#8217;urgence neurologique la plus fr\u00e9quente. La cause la plus fr\u00e9quente est l&#8217;occlusion aigu\u00eb d&#8217;art\u00e8res alimentant le cerveau. Pour que le traitement soit efficace, il est essentiel que la circulation c\u00e9r\u00e9brale soit r\u00e9tablie le plus rapidement possible. L&#8217;\u00e9tendue des l\u00e9sions tissulaires d\u00e9pend essentiellement du temps d&#8217;isch\u00e9mie et des collat\u00e9raux disponibles. L&#8217;ensemble de la cha\u00eene de traitement doit donc \u00eatre optimis\u00e9 en termes de temps : depuis la survenue de l&#8217;AVC, le transport vers l&#8217;h\u00f4pital, le diagnostic, le traitement aigu, jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;unit\u00e9 d&#8217;AVC. Les soins postop\u00e9ratoires et la r\u00e9\u00e9ducation sont tout aussi importants, mais le temps est moins critique.<\/p>\n<p>Le r\u00f4le de la neuroradiologie r\u00e9side dans le diagnostic primaire par imagerie et dans la revascularisation neurointerventionnelle. Tout commence par la distinction entre l&#8217;infarctus c\u00e9r\u00e9bral isch\u00e9mique (environ 80%) et l&#8217;h\u00e9morragie c\u00e9r\u00e9brale (diagnostic diff\u00e9rentiel le plus fr\u00e9quent), qui n&#8217;est pas possible sur le plan neurologique clinique. Seuls les patients ayant subi un AVC isch\u00e9mique se qualifient pour toute forme de traitement de revascularisation. L&#8217;\u00e9talon-or pour l&#8217;\u00e9valuation de l&#8217;AVC aigu est la tomodensitom\u00e9trie native (TDM native) en raison de sa large disponibilit\u00e9 et de sa grande sensibilit\u00e9 pour exclure une h\u00e9morragie c\u00e9r\u00e9brale. Cela suffit pour initier \u00e0 temps un traitement par thrombolyse iv, s&#8217;il existe des d\u00e9ficits fonctionnels pertinents et aucune contre-indication (par ex. traumatisme cr\u00e2nien, op\u00e9ration r\u00e9cente, coagulation sanguine d\u00e9r\u00e9gl\u00e9e). En 2010, suite \u00e0 de nouvelles connaissances scientifiques bas\u00e9es sur des r\u00e9sultats correspondants, la fen\u00eatre temporelle entre le d\u00e9but des sympt\u00f4mes et le d\u00e9but du traitement par thrombolyse a \u00e9t\u00e9 prolong\u00e9e de 3 \u00e0 4,5 heures (ECASS III) [1].<\/p>\n<p>La TDM native est connue pour avoir une faible sensibilit\u00e9 pour d\u00e9tecter l&#8217;infarctus c\u00e9r\u00e9bral dans les premi\u00e8res heures apr\u00e8s le d\u00e9but de l&#8217;infarctus et varie en fonction du d\u00e9lai et de l&#8217;exp\u00e9rience radiologique. Les protocoles d&#8217;examen modernes (CT-perfusion) augmentent significativement la sensibilit\u00e9 [2], fournissent des informations suppl\u00e9mentaires utiles sur l&#8217;AVC individuel et l&#8217;\u00e9tat des collat\u00e9raux vasculaires et aident \u00e0 prendre des d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques individuelles. Outre la th\u00e9rapie par thrombolyse iv bas\u00e9e sur des preuves dans une fen\u00eatre de 4,5 heures, il existe \u00e9galement des approches th\u00e9rapeutiques endovasculaires en neuroradiologie interventionnelle, par exemple pour les occlusions vasculaires proximales. Ces proc\u00e9dures de recanalisation m\u00e9canique ont permis d&#8217;obtenir de meilleurs taux de recanalisation des art\u00e8res c\u00e9r\u00e9brales proximales occluses par rapport \u00e0 la thrombolyse iv [3], mais n&#8217;ont pas permis d&#8217;am\u00e9liorer significativement le r\u00e9sultat fonctionnel des patients trait\u00e9s (IMS III) dans les \u00e9tudes r\u00e9centes de plus grande envergure qui ont fait l&#8217;objet de nombreuses discussions [4]. Il faut attendre d&#8217;autres \u00e9tudes avec un design optimis\u00e9, une meilleure s\u00e9lection des patients et un \u00e9quipement de revascularisation uniforme. La revascularisation ia est actuellement utilis\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 6-8 heures apr\u00e8s le d\u00e9but des sympt\u00f4mes, sans limite de temps pour les occlusions vert\u00e9bro-basilaires. Le v\u00e9ritable d\u00e9fi dans l&#8217;\u00e9valuation neuroradiologique et le traitement interdisciplinaire de l&#8217;AVC aigu est de d\u00e9cider du traitement individuel le meilleur\/le plus efficace. La question centrale dans le centre interdisciplinaire de l&#8217;AVC est la suivante : quel patient b\u00e9n\u00e9ficie le mieux et \u00e0 quel moment d&#8217;une thrombolyse iv, d&#8217;une recanalisation ia, d&#8217;une thrombolyse ia ou d&#8217;aucune th\u00e9rapie ? Outre l&#8217;\u00e2ge, la taille de l&#8217;infarctus, la gravit\u00e9 des d\u00e9ficits neurologiques, l&#8217;emplacement et la taille de l&#8217;occlusion vasculaire ainsi que la fen\u00eatre temporelle, d&#8217;autres facteurs (comorbidit\u00e9s, m\u00e9dication, anatomie vasculaire individuelle et contre-indications \u00e9ventuelles) jouent un r\u00f4le important dans la d\u00e9cision de recourir ou non \u00e0 une forme de traitement sp\u00e9cifique. Les nouvelles techniques de tomodensitom\u00e9trie (CT-Perfusion) sont utiles pour la prise de d\u00e9cision. Associ\u00e9es \u00e0 la tomodensitom\u00e9trie native et \u00e0 l&#8217;angiographie par tomodensitom\u00e9trie (CTA), elles permettent d&#8217;exclure une h\u00e9morragie c\u00e9r\u00e9brale en quelques minutes dans un contexte de soins aigus et fournissent des informations utiles sur l&#8217;\u00e9tat des collat\u00e9raux vasculaires et la taille approximative du parenchyme c\u00e9r\u00e9bral irr\u00e9m\u00e9diablement endommag\u00e9 et de celui qui peut encore \u00eatre sauv\u00e9 (concept de p\u00e9nombre).<\/p>\n<p>Par rapport \u00e0 l&#8217;IRM, un protocole CT-Stroke pr\u00e9sente des avantages \u00e9vidents en termes de temps et de logistique (acquisition plus rapide des donn\u00e9es, disponibilit\u00e9 plus large, effort r\u00e9duit, meilleure surveillance des patients), en accord avec la devise &#8220;time is brain&#8221;. De nombreux centres d&#8217;AVC appliquent d\u00e9j\u00e0 cliniquement de tels protocoles de tomodensitom\u00e9trie pour les AVC. Des \u00e9tudes comparatives directes entre la perfusion par scanner et par IRM ont donn\u00e9 des r\u00e9sultats comparables [5], mais jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, il n&#8217;existe pas de comparaisons multicentriques valables en raison d&#8217;une standardisation insuffisante des algorithmes d&#8217;\u00e9valuation\/du &#8220;postprocessing&#8221; [6].<\/p>\n<p>Nous allons maintenant pr\u00e9senter les possibilit\u00e9s de diagnostic neuroradiologique dans l&#8217;AVC aigu, en les illustrant par des cas cliniques. Nous prenons \u00e9galement position sur les sources d&#8217;erreur possibles et le diagnostic diff\u00e9rentiel.<\/p>\n<h2 id=\"t-natif\">T natif<\/h2>\n<p><strong>Infarctus c\u00e9r\u00e9bral versus h\u00e9morragie c\u00e9r\u00e9brale : le <\/strong>diagnostic diff\u00e9rentiel <strong>le plus courant <\/strong>de l&#8217;AVC isch\u00e9mique est l&#8217;h\u00e9morragie intracr\u00e2nienne. Il est possible de diff\u00e9rencier les h\u00e9morragies sous-arachno\u00efdiennes (an\u00e9vrismales) des h\u00e9morragies intraparenchymateuses (hypertensives et non hypertensives). La d\u00e9tection ou l&#8217;exclusion de l&#8217;h\u00e9morragie c\u00e9r\u00e9brale est rapide et fiable avec le scanner natif, mais peut tout aussi bien \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e avec des s\u00e9quences modernes (SWI, DWI, FLAIR) et un peu plus d&#8217;efforts en IRM <strong>(Fig. 1).<\/strong><\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3400\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb1_InFo2_s9.png-f3047b_1721.png\" width=\"1100\" height=\"970\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb1_InFo2_s9.png-f3047b_1721.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb1_InFo2_s9.png-f3047b_1721-800x705.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb1_InFo2_s9.png-f3047b_1721-120x106.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb1_InFo2_s9.png-f3047b_1721-90x79.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb1_InFo2_s9.png-f3047b_1721-320x282.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb1_InFo2_s9.png-f3047b_1721-560x494.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p><strong>Infarctus c\u00e9r\u00e9bral : <\/strong>le scanner natif peut montrer ce que l&#8217;on appelle des signes pr\u00e9coces d&#8217;infarctus. Par exemple, une diminution de la densit\u00e9 de la substance grise avec une d\u00e9diff\u00e9renciation corticom\u00e9dullaire due \u00e0 l&#8217;\u0153d\u00e8me de l&#8217;infarctus &#8211; ou le signe de l&#8217;art\u00e8re hyperdense, d\u00fb \u00e0 une augmentation de la densit\u00e9 en cas de thrombus intraluminal <strong>(fig.&nbsp;2 et 3)<\/strong>.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3401 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb2_inFo2_s9.png-fcc0ff_1726.png\" width=\"1100\" height=\"1319\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb2_inFo2_s9.png-fcc0ff_1726.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb2_inFo2_s9.png-fcc0ff_1726-800x959.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb2_inFo2_s9.png-fcc0ff_1726-120x144.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb2_inFo2_s9.png-fcc0ff_1726-90x108.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb2_inFo2_s9.png-fcc0ff_1726-320x384.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb2_inFo2_s9.png-fcc0ff_1726-560x671.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1319;\" \/><\/p>\n<p>Selon la litt\u00e9rature, la sensibilit\u00e9 dans la d\u00e9tection des signes pr\u00e9coces d&#8217;infarctus varie entre 12 et 92% et d\u00e9pend principalement de la dur\u00e9e de l&#8217;isch\u00e9mie. Les zones d&#8217;infarctus d\u00e9limit\u00e9es au scanner natif sont hautement sp\u00e9cifiques d&#8217;une atteinte parenchymateuse irr\u00e9versible et ont une importance pronostique [7]. Par exemple, si plus d&#8217;un tiers du territoire m\u00e9dian pr\u00e9sente une marque d&#8217;infarctus, le risque d&#8217;h\u00e9morragie augmente pour le patient sous traitement par thrombolyse iv.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3402 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb3_InFo2_s10.png-fb648c_1725.png\" width=\"1100\" height=\"1212\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb3_InFo2_s10.png-fb648c_1725.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb3_InFo2_s10.png-fb648c_1725-800x881.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb3_InFo2_s10.png-fb648c_1725-120x132.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb3_InFo2_s10.png-fb648c_1725-90x99.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb3_InFo2_s10.png-fb648c_1725-320x353.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb3_InFo2_s10.png-fb648c_1725-560x617.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1212;\" \/><\/p>\n<h2 id=\"irm\">IRM<\/h2>\n<p>La meilleure m\u00e9thode pour visualiser les l\u00e9sions parenchymateuses isch\u00e9miques est l&#8217;IRM, qui peut montrer l&#8217;infarctus en quelques minutes, en raison de l&#8217;\u0153d\u00e8me cytotoxique. Celui-ci entra\u00eene une diminution du mouvement mol\u00e9culaire brownien et donc une perturbation d\u00e9tectable de la diffusion dans DWI, qui correspond au noyau d&#8217;infarctus irr\u00e9versiblement endommag\u00e9. Les \u00e9tudes de perfusion par IRM peuvent mettre en \u00e9vidence des d\u00e9ficits de perfusion qui, en l&#8217;absence de reperfusion, s&#8217;infiltrent \u00e9galement (&#8220;tissue at risk&#8221;). Ce mismatch diffusion-perfusion (concept de penumbra) a fait l&#8217;objet d&#8217;\u00e9tudes approfondies au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie et a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 comme un concept attrayant pour la s\u00e9lection des patients pour les th\u00e9rapies de reperfusion [5]. L&#8217;angiographie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique permet \u00e9galement de visualiser l&#8217;\u00e9tat vasculaire intra- et extracr\u00e2nien du patient et de mettre en \u00e9vidence des occlusions vasculaires.<\/p>\n<p>En routine clinique, peu de cliniques peuvent disposer d&#8217;une IRM pour le diagnostic aigu d&#8217;AVC, de plus le temps d&#8217;examen est plus long, la logistique plus complexe et ne peut finalement \u00eatre \u00e9tablie comme diagnostic aigu standard que si l&#8217;infrastructure est tr\u00e8s bonne.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3403 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb4_InFo2_s10.png-ef12ee_1720.png\" width=\"1100\" height=\"1247\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb4_InFo2_s10.png-ef12ee_1720.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb4_InFo2_s10.png-ef12ee_1720-800x907.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb4_InFo2_s10.png-ef12ee_1720-120x136.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb4_InFo2_s10.png-ef12ee_1720-90x102.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb4_InFo2_s10.png-ef12ee_1720-320x363.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb4_InFo2_s10.png-ef12ee_1720-560x635.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1247;\" \/><\/p>\n<p>Les avantages de l&#8217;IRM sont une meilleure repr\u00e9sentation des mod\u00e8les d&#8217;infarctus et donc une meilleure \u00e9valuation de l&#8217;\u00e9tiologie de l&#8217;infarctus.<strong> (ill.4) <\/strong>ainsi qu&#8217;une meilleure d\u00e9limitation des diagnostics diff\u00e9rentiels, appel\u00e9s &#8220;stroke mimics&#8221;, par ex. vasculite, tumeur ou maladies inflammatoires d\u00e9my\u00e9linisantes du SNC  <strong>(Fig.5). <\/strong>Le concept de p\u00e9nombre est particuli\u00e8rement utile pour prendre des d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques en cas d&#8217;AVC survenant dans un laps de temps incertain (appel\u00e9 &#8220;wake up stroke&#8221;).<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3404 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb5_InFo2_s12.png-f514f7_1722.png\" width=\"1100\" height=\"1090\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb5_InFo2_s12.png-f514f7_1722.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb5_InFo2_s12.png-f514f7_1722-800x793.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb5_InFo2_s12.png-f514f7_1722-80x80.png 80w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb5_InFo2_s12.png-f514f7_1722-120x120.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb5_InFo2_s12.png-f514f7_1722-90x90.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb5_InFo2_s12.png-f514f7_1722-320x317.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb5_InFo2_s12.png-f514f7_1722-560x555.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1090;\" \/><\/p>\n<h2 id=\"protocole-ct-stroke-moderne\">Protocole CT-Stroke moderne<\/h2>\n<p>Gr\u00e2ce aux techniques modernes de tomodensitom\u00e9trie, la sensibilit\u00e9 de la d\u00e9tection d&#8217;un infarctus c\u00e9r\u00e9bral isch\u00e9mique peut \u00eatre consid\u00e9rablement augment\u00e9e en ajoutant une perfusion et une angiographie par tomodensitom\u00e9trie amplifi\u00e9es par KM.<\/p>\n<p><strong>CTA :<\/strong> le CTA \u00e0 contraste am\u00e9lior\u00e9 repr\u00e9sente de mani\u00e8re fiable l&#8217;anatomie, la pathologie et la collat\u00e9ralit\u00e9 des vaisseaux. Le statut de collat\u00e9ral vasculaire fait l&#8217;objet d&#8217;un int\u00e9r\u00eat clinique et scientifique croissant. Individuellement, l&#8217;\u00e9tat des collat\u00e9raux peut avoir une influence consid\u00e9rable sur le d\u00e9roulement temporel de la cascade isch\u00e9mique. La collat\u00e9ralisation intacte a une importance pronostique [8], on parle aussi de &#8220;collateralization is brain&#8221; en plus de la devise &#8220;time is brain&#8221;. L&#8217;apport collat\u00e9ral au parenchyme c\u00e9r\u00e9bral se fait par le biais du cercle art\u00e9riel de Willisi, anatomiquement variable selon les individus, en tant que r\u00e9seau primaire, et \u00e9galement par des anastomoses leptom\u00e9ning\u00e9es entre les diff\u00e9rents territoires vasculaires en tant que r\u00e9seau secondaire. L&#8217;\u00e9tendue et le nombre d&#8217;anastomoses, ainsi que leur capacit\u00e9 compensatoire, varient d&#8217;un individu \u00e0 l&#8217;autre [9]. Le statut collat\u00e9ral d&#8217;un patient peut justifier un traitement de recanalisation m\u00e9canique m\u00eame en dehors de la fen\u00eatre de 4,5 heures. En connaissant le statut collat\u00e9ral individuel, les patients peuvent \u00eatre mieux s\u00e9lectionn\u00e9s pour diff\u00e9rentes formes de traitement<strong> (fig.&nbsp;2 et 3).<\/strong><\/p>\n<p><strong>CTP : <\/strong>la perfusion CT est un CT-scan dynamique apr\u00e8s administration d&#8217;un bolus de produit de contraste iv pendant environ 45 secondes. Des algorithmes de d\u00e9convolution complexes transf\u00e8rent les donn\u00e9es dans des cartes de param\u00e8tres fonctionnels. CBV d\u00e9signe le volume sanguin c\u00e9r\u00e9bral (physiologiquement 4-5&nbsp;ml\/100 g de masse c\u00e9r\u00e9brale), CBF le d\u00e9bit sanguin c\u00e9r\u00e9bral, MTT le &#8220;mean transit time&#8221; en tant qu&#8217;intervalle de temps entre l&#8217;afflux art\u00e9riel et l&#8217;\u00e9coulement veineux et TTP le &#8220;time to peak&#8221; en tant qu&#8217;intervalle de temps entre l&#8217;injection du bolus et le pic maximal de produit de contraste. L&#8217;analyse des donn\u00e9es brutes est semi-automatis\u00e9e et rapide. Selon le concept de mismatch, l&#8217;\u00e9valuation des cartes fonctionnelles permet de d\u00e9terminer l&#8217;importance du trouble de la perfusion (&#8220;tissue at risk&#8221;) et du noyau d&#8217;infarctus irr\u00e9versiblement endommag\u00e9. Ainsi, il est \u00e9galement possible d&#8217;estimer une p\u00e9nombre en quelques minutes au scanner.<\/p>\n<p>En cas d&#8217;isch\u00e9mie aigu\u00eb, le d\u00e9bit sanguin c\u00e9r\u00e9bral diminue. En raison de l&#8217;\u00e9largissement r\u00e9actif du lit capillaire &#8211; avec une autor\u00e9gulation initialement intacte &#8211; le volume sanguin reste initialement stable. En cas de d\u00e9compensation de l&#8217;autor\u00e9gulation, notamment en cas de mauvais \u00e9tat collat\u00e9ral, le CBV diminue [10]. Les zones de diminution du CBV correspondent au parenchyme c\u00e9r\u00e9bral irr\u00e9versiblement infarci et sont en bonne corr\u00e9lation avec les zones de diffusion perturb\u00e9e \u00e0 l&#8217;IRM.  <strong>(Fig.2 et 3).<\/strong>  Les zones avec un CBV normal mais un MTT ou un CBF perturb\u00e9 correspondent au &#8220;tissue at risk&#8221;, c&#8217;est-\u00e0-dire au tissu potentiellement r\u00e9cup\u00e9rable.  <strong>(Fig.3).<\/strong>  La sensibilit\u00e9 pour la d\u00e9tection de l&#8217;infarctus est significativement plus \u00e9lev\u00e9e pour le CT-perfusion (68-83%) par rapport au CT-natif seul (19-45%) ou au CT-natif plus CTA (jusqu&#8217;\u00e0 58%), toujours en fonction de la taille de l&#8217;infarctus [2]. Les r\u00e9sultats faussement n\u00e9gatifs de la TDM de perfusion se rencontrent dans les infarctus de petite taille\/lacunaires ou dans les infarctus situ\u00e9s en dehors de la section du cerveau examin\u00e9e, bien que les scanners multislice modernes puissent d\u00e9sormais couvrir presque tout le cerveau en un seul examen.<\/p>\n<p>Les faux positifs sont dus, par exemple, \u00e0 des maladies cardiovasculaires concomitantes qui peuvent entra\u00eener un retard de perfusion chronique et ne doivent pas \u00eatre confondues avec une &#8220;pseudo-p\u00e9numbra&#8221;, par exemple une fonction de d\u00e9bit cardiaque r\u00e9duite en cas d&#8217;insuffisance cardiaque, des st\u00e9noses vasculaires de haut grade en amont (g\u00e9n\u00e9ralement des st\u00e9noses de l&#8217;ACI), des occlusions ou encore des dolichoectasies (par exemple la circulation post\u00e9rieure) <strong>(Fig. 6).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3405 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb6_InFo2_s12.png-f80b15_1723.png\" width=\"1100\" height=\"1267\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb6_InFo2_s12.png-f80b15_1723.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb6_InFo2_s12.png-f80b15_1723-800x921.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb6_InFo2_s12.png-f80b15_1723-120x138.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb6_InFo2_s12.png-f80b15_1723-90x104.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb6_InFo2_s12.png-f80b15_1723-320x369.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Abb6_InFo2_s12.png-f80b15_1723-560x645.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1267;\" \/><\/p>\n<p><em><strong>Dr. m\u00e9d. Johanna M. Lieb<\/strong><\/em><\/p>\n<h3 id=\"litterature\">Litt\u00e9rature :<\/h3>\n<ol>\n<li>Hacke W, et al : Thrombolysis with alteplase 3 to 4.5 hours after acute ischemic stroke. N Engl J Med 2008 ; 359 : 1317-1329.<\/li>\n<li>Campbell BCV, et al : CT Perfusion improves diagnosis accuracy and confidence in acute ischemic stroke. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2013 ; 84 : 613-618.<\/li>\n<li>Mokin M, et al : Traitement endovasculaire des accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux isch\u00e9miques aigus : la fin ou juste le d\u00e9but ? Neurosurg Focus 2014 Jan ; 36(1) : 1-10.<\/li>\n<li>Broderick JP, et al. : Interventional Management of Stroke (IMS) III Investigators. Traitement endovasculaire apr\u00e8s t-PA intraveineux versus t-PA seul pour l&#8217;AVC. N Engl J Med 2013 Mar 7 ; 368(10) : 893-903<\/li>\n<li>Campbell BC, et al : Comparaison de la perfusion par tomographie comput\u00e9ris\u00e9e et de la perfusion-diffusion par imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique dans les accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux isch\u00e9miques. Accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral 2012 Oct ; 43(10) : 2648-2653.<\/li>\n<li>Dani KA, et al : Systematic review of perfusion imaging with computed tomography and magnetic resonance in acute ischemic stroke : heterogeneity of acquisition and postprocessing parameters : a translational medicine research collaboration multicentre acute stroke imaging study. Stroke 2012 Feb ; 43(2) : 563-566.<\/li>\n<li>Nabavi DG, et al : MOSAIC : Multimodal Stroke Assessment Using Computed Tomography : novel diagnostic approach for the prediction of infarction size and clinical outcome. Accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral 2002 ; 33 : 2819-2826.<\/li>\n<li>Nambiar V, et al : CTA-Collateral Status and Response to Recanalization in Patients with Acute Ischemic Stroke. AJNR Am J Neuroradiol 2013 Dec 26.  [Epub ahead of print]<\/li>\n<li>Liebeskind DS : circulation collat\u00e9rale. Accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral 2003 ; 34 : 2279-2284.<\/li>\n<li>Ahlhelm F, et al : Diagnostic neuroradiologique focalis\u00e9 en cas d&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral aigu. Therapeutische Umschau 2012 ; 69(9) : 6.1-6.6.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo Neurologie &amp; Psychiatrie 2014 ; 12(2) : 8-13<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;\u00e9talon-or pour l&#8217;\u00e9valuation de l&#8217;AVC aigu est le scanner natif pour exclure une h\u00e9morragie, apr\u00e8s quoi un traitement par thrombolyse iv peut \u00eatre administr\u00e9 dans la fen\u00eatre de temps de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":41997,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Diagnostic neuroradiologique","footnotes":""},"category":[11531,11383,11492,11549],"tags":[12894,54264,42823,39204,27551,31416,54272,54270,54259,38856],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-345757","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-neurologie-fr","category-radiologie-fr","category-rx-fr","tag-accident-vasculaire-cerebral-fr","tag-ct-natif","tag-hemorragie-cerebrale","tag-infarctus-cerebral","tag-irm-fr","tag-neuroradiologie-fr","tag-protocole-ct-stroke","tag-t-natif","tag-thrombolyse-fr-2","tag-time-is-brain-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-02 04:07:13","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":345766,"slug":"il-tempo-e-cervello-ma-il-tempo-non-e-tutto","post_title":"Il tempo \u00e8 cervello - ma il tempo non \u00e8 tutto","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/il-tempo-e-cervello-ma-il-tempo-non-e-tutto\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":345772,"slug":"o-tempo-e-cerebro-mas-o-tempo-nao-e-tudo","post_title":"O tempo \u00e9 c\u00e9rebro - mas o tempo n\u00e3o \u00e9 tudo","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/o-tempo-e-cerebro-mas-o-tempo-nao-e-tudo\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":345778,"slug":"el-tiempo-es-cerebro-pero-el-tiempo-no-lo-es-todo","post_title":"El tiempo es cerebro - pero el tiempo no lo es todo","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/el-tiempo-es-cerebro-pero-el-tiempo-no-lo-es-todo\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/345757","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=345757"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/345757\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/41997"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=345757"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=345757"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=345757"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=345757"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}