{"id":345790,"date":"2014-03-06T00:00:00","date_gmt":"2014-03-05T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/comment-obtenir-une-substitution-de-testosterone-de-longue-duree\/"},"modified":"2014-03-06T00:00:00","modified_gmt":"2014-03-05T23:00:00","slug":"comment-obtenir-une-substitution-de-testosterone-de-longue-duree","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/comment-obtenir-une-substitution-de-testosterone-de-longue-duree\/","title":{"rendered":"Comment obtenir une substitution de testost\u00e9rone de longue dur\u00e9e ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;hypogonadisme se caract\u00e9rise par des troubles des gonades, de l&#8217;hypophyse et, rarement, de l&#8217;hypothalamus. Toutes ces formes peuvent \u00eatre trait\u00e9es par une substitution de testost\u00e9rone, qui est certes utilis\u00e9e depuis des d\u00e9cennies, mais qui a fait de grands progr\u00e8s ces derni\u00e8res ann\u00e9es en termes de pharmacocin\u00e9tique, de dosage et d&#8217;utilisation. L&#8217;\u00e2ge du patient est d\u00e9terminant pour l&#8217;indication.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les troubles de l&#8217;axe hypothalamo-hypophyso-gonadique associ\u00e9s \u00e0 un hypogonadisme peuvent avoir pour sympt\u00f4me principal un retard du d\u00e9veloppement pubertaire (pubertas tarda) chez l&#8217;enfant. Il s&#8217;agit de l&#8217;absence de signes de pubert\u00e9 au-del\u00e0 de l&#8217;\u00e2ge chronologique de 13,5 ans pour les filles et de 14 ans pour les gar\u00e7ons, d&#8217;une dur\u00e9e de pubert\u00e9 sup\u00e9rieure \u00e0 cinq ans entre le stade B2 et la m\u00e9narche ou entre les premiers signes et le stade P5 G5 de Tanner, ou d&#8217;un arr\u00eat de d\u00e9veloppement pubertaire de plus de 18 mois entam\u00e9. Les principaux sympt\u00f4mes sont l&#8217;absence de d\u00e9veloppement mammaire B1 chez les filles et un volume testiculaire &lt;3,5 ml et l&#8217;absence de croissance du p\u00e9nis chez les gar\u00e7ons [1].<\/p>\n<p>Chez les hommes post-pub\u00e8res, l&#8217;hypogonadisme peut se manifester, entre autres, par une perte de la pilosit\u00e9 sexuelle secondaire, une ost\u00e9oporose, une an\u00e9mie, une atrophie ou une diminution du volume et de la consistance des testicules, ainsi qu&#8217;une baisse de la libido et de la puissance sexuelle. L&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, par exemple, est discut\u00e9e comme une association importante avec l&#8217;hypogonadisme [2]. Les troubles primaires (gonadiques) et secondaires (hypophysaires) sont les plus fr\u00e9quents [3].<\/p>\n<p>Un peu plus de 20-35% des hommes de plus de 60 ans manquent d&#8217;androg\u00e8nes, mais les sympt\u00f4mes cliniques ne sont pas aussi \u00e9vidents chez les seniors que chez les plus jeunes, c&#8217;est pourquoi il est essentiel de bien conna\u00eetre la physiologie de la testost\u00e9rone et de ses m\u00e9tabolites pour le diagnostic, le choix des pr\u00e9parations et le suivi du traitement [4].<\/p>\n<h2 id=\"traitement-de-lhypogonadisme-masculin\">Traitement de l&#8217;hypogonadisme masculin<\/h2>\n<p>Toutes les formes d&#8217;hypogonadisme masculin peuvent \u00eatre trait\u00e9es par la testost\u00e9rone. Le choix du m\u00e9dicament appropri\u00e9 doit se faire en concertation avec le patient et en l&#8217;informant des avantages et inconv\u00e9nients respectifs [5]. Le traitement doit d&#8217;abord \u00eatre administr\u00e9 par voie transdermique, comme le font les sp\u00e9cialistes.<br \/>\nLa substitution par la testost\u00e9rone est utilis\u00e9e depuis plus de 70 ans. Au d\u00e9but, des niveaux de testost\u00e9rone supranormaux peu apr\u00e8s et subnormaux peu avant l&#8217;injection suivante (intervalle : toutes les 2 \u00e0 3 semaines avec l&#8217;\u00e9nanthate de testost\u00e9rone) avaient entra\u00een\u00e9 des fluctuations qui \u00e9taient d\u00e9sagr\u00e9ables pour le patient.<\/p>\n<p>Cependant, de nouvelles pr\u00e9parations injectables (par exemple, l&#8217;und\u00e9canoate de testost\u00e9rone 1000 mg dans 4 ml de solution injectable, <sup>Nebido\u00ae<\/sup>) pr\u00e9sentent d\u00e9sormais un tr\u00e8s bon profil pharmacocin\u00e9tique : Les intervalles entre les injections sont de 10 \u00e0 14 semaines. Les niveaux de testost\u00e9rone plasmatique sont g\u00e9n\u00e9ralement dans la fourchette normale d&#8217;un homme en bonne sant\u00e9. Avec un bon profil de s\u00e9curit\u00e9, ces pr\u00e9parations contrecarrent les effets de l&#8217;hypogonadisme sur les os, les muscles et les param\u00e8tres m\u00e9taboliques ainsi que sur les fonctions sexuelles, sont bien tol\u00e9r\u00e9es et am\u00e9liorent la qualit\u00e9 de vie des patients [3]. La plupart des effets secondaires, parfois des douleurs au point d&#8217;injection ou une augmentation de l&#8217;h\u00e9matocrite, sont l\u00e9gers \u00e0 mod\u00e9r\u00e9s [6]. Selon de nouvelles donn\u00e9es, le contr\u00f4le des niveaux de testost\u00e9rone semble en outre favoriser la perte de poids [7].<\/p>\n<p>Alors que certains jeunes hommes adultes optent pour cette forme de substitution de la testost\u00e9rone, car seules quatre injections par an sont n\u00e9cessaires en moyenne et qu&#8217;ils n&#8217;ont donc pas \u00e0 se soucier constamment du maintien de leur taux de testost\u00e9rone, de nombreux patients plus \u00e2g\u00e9s sont pr\u00eats \u00e0 opter pour une substitution transdermique [3].<\/p>\n<p>Des gels de testost\u00e9rone (tels que <sup>Tostran\u00ae<\/sup>) sont disponibles pour une administration transdermique et contrecarrent \u00e9galement efficacement les effets de l&#8217;hypogonadisme mentionn\u00e9s ci-dessus (sur les param\u00e8tres sexuels, m\u00e9taboliques, osseux et musculaires ainsi que sur la qualit\u00e9 de vie). Dans ce cas, en raison des risques potentiels de transmission \u00e0 la femme et aux enfants, il est recommand\u00e9 de se laver les mains apr\u00e8s contact et de couvrir les zones trait\u00e9es [8]. Toutefois, dans la pratique, le risque de transfert ne s&#8217;est gu\u00e8re r\u00e9v\u00e9l\u00e9 probl\u00e9matique. Avantage d\u00e9cisif de ces gels : ils peuvent \u00eatre retir\u00e9s rapidement. Ceci est particuli\u00e8rement important pour les patients \u00e2g\u00e9s. De plus, <sup>Tostran\u00ae<\/sup> est le seul produit qui permette une titration tr\u00e8s pr\u00e9cise. Il est possible de le doser finement \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un distributeur. Le patient re\u00e7oit constamment la quantit\u00e9 minimale de testost\u00e9rone n\u00e9cessaire, la pharmacocin\u00e9tique est ainsi comparable \u00e0 l&#8217;\u00e9volution naturelle de la journ\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans tous les cas, les patients de plus de 45 ans doivent \u00eatre examin\u00e9s avant le d\u00e9but du traitement et \u00e0 des intervalles de six mois \u00e0 un an pendant le traitement afin de d\u00e9tecter un \u00e9ventuel cancer de la prostate. En outre, une analyse de sang doit \u00eatre effectu\u00e9e \u00e0 ces occasions. Si les sympt\u00f4mes cliniques ne s&#8217;am\u00e9liorent pas sous traitement, il convient de documenter une augmentation r\u00e9elle des taux de testost\u00e9rone. Le PSA peut augmenter jusqu&#8217;\u00e0 24%, si l&#8217;augmentation est plus importante, une biopsie de la prostate doit \u00eatre envisag\u00e9e. L&#8217;arr\u00eat du traitement ou la r\u00e9duction de la dose doivent \u00eatre envisag\u00e9s en cas d&#8217;augmentation de la concentration d&#8217;h\u00e9matocrite de plus de 55%. En ce qui concerne le contr\u00f4le de la densit\u00e9 osseuse, un intervalle d&#8217;un \u00e0 deux ans suffit [8].<\/p>\n<p>L&#8217;indication d&#8217;une substitution en testost\u00e9rone ainsi que le choix de la dose et de la pr\u00e9paration doivent donc \u00eatre pos\u00e9s avec soin et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, adapt\u00e9s chez les patients \u00e2g\u00e9s (i.e. l&#8217;administration transdermique est souvent judicieuse) [3].<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Hauffa BP, Simic-Schleicher G : Pubertas tarda et hypogonadisme. Ligne directrice de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de p\u00e9diatrie et de m\u00e9decine de l&#8217;adolescence (DGKJ). AWMF en ligne 2011 : 01.<\/li>\n<li>Camacho EM, et al : Eur J Endocrinol 2013 Feb 20 ; 168(3) : 445-455. doi : 10.1530\/EJE-12-0890. Print 2013 Mar.<\/li>\n<li>Nieschlag E : Dossier Ars Medici 2011 ; 9-12.<\/li>\n<li>Nieschlag E, Eckardstein S : Dt \u00c4rztebl 2000 ; 97(47) : 3175-3182.<\/li>\n<li>Dohle GR, et al. : Association europ\u00e9enne d&#8217;urologie 2012 ; 1-28.<\/li>\n<li>Zitzmann M, et al : J Sex Med 2013 Feb ; 10(2) : 579-588. doi:10.1111\/j.1743-6109.2012.02853.x. Epub 2012 Jul 19.<\/li>\n<li>Saad F, et al : Ob\u00e9sit\u00e9 (Silver Spring) 2013 Oct ; 21(10) : 1975-1981. doi : 10.1002\/oby.20407. Epub 2013 Apr 22.<\/li>\n<li>Behrens R : Dossier Ars Medici 2013 ; V : 20-23.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2014 ; 9(3) : 10<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;hypogonadisme se caract\u00e9rise par des troubles des gonades, de l&#8217;hypophyse et, rarement, de l&#8217;hypothalamus. 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