{"id":345888,"date":"2014-02-20T00:00:00","date_gmt":"2014-02-19T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/mise-a-jour-pour-la-pratique-quotidienne\/"},"modified":"2014-02-20T00:00:00","modified_gmt":"2014-02-19T23:00:00","slug":"mise-a-jour-pour-la-pratique-quotidienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/mise-a-jour-pour-la-pratique-quotidienne\/","title":{"rendered":"Mise \u00e0 jour pour la pratique quotidienne"},"content":{"rendered":"<p><strong>Une lymphad\u00e9nopathie persistante<\/strong><strong>  est une indication claire pour un diagnostic histopathologique plus pouss\u00e9. Une anamn\u00e8se d\u00e9taill\u00e9e ainsi que la connaissance des maladies ant\u00e9rieures, des manipulations et des traitements m\u00e9dicamenteux sont indispensables pour \u00e9tablir un diagnostic d\u00e9finitif de lymphome. Il existe des cas qui se situent dans des zones grises du point de vue de la classification. La pr\u00e9sence de r\u00e9arrangements MYC est un biomarqueur pronostique indiscutable dans le DLBCL, ainsi qu&#8217;une co-expression ph\u00e9notypique des prot\u00e9ines myc et bcl2. La r\u00e9ponse au traitement par rituximab est li\u00e9e \u00e0 l&#8217;expression de CD20. Les \u00e9tudes mol\u00e9culaires mettent en \u00e9vidence de nouveaux param\u00e8tres g\u00e9n\u00e9tiques pr\u00e9dictifs de la r\u00e9ponse sp\u00e9cifique aux th\u00e9rapies cibl\u00e9es dans le lymphome.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les lymphomes repr\u00e9sentent le cinqui\u00e8me groupe d&#8217;affections malignes le plus fr\u00e9quent chez les deux sexes, avec une part relative de 5%. Les lymphomes B \u00e0 cellules matures en particulier (anciennement &#8220;lymphomes non hodgkiniens&#8221;) pr\u00e9sentent l&#8217;incidence de malignit\u00e9 la plus forte croissance dans le monde industrialis\u00e9 apr\u00e8s le m\u00e9lanome.<\/p>\n<p>Les causes de ce ph\u00e9nom\u00e8ne sont inconnues, mais elles pourraient \u00eatre li\u00e9es \u00e0 l&#8217;augmentation de l&#8217;esp\u00e9rance de vie, \u00e0 l&#8217;incidence croissante des maladies auto-immunes et \u00e0 l&#8217;utilisation g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e des (nouveaux) immunosuppresseurs qui en d\u00e9coule, ou \u00e0 l&#8217;exposition croissante \u00e0 certains pesticides et herbicides. L&#8217;incidence du lymphome est actuellement d&#8217;environ 25 cas\/100 000 habitants\/an.<\/p>\n<p>Les progr\u00e8s du traitement oncologique sont \u00e9vidents dans le cas des lymphomes. Les taux de survie \u00e0 5 ans sp\u00e9cifiques \u00e0 la maladie sont d&#8217;environ 60% (DLBCL) et d&#8217;environ 80% (les autres entit\u00e9s) pour les lymphomes nodulaires les plus fr\u00e9quents, tels que le lymphome diffus \u00e0 grandes cellules B (DLBCL), le lymphome folliculaire (FL), le lymphome hodgkinien classique (HL) et le lymphome lymphoblastique \u00e0 cellules B (B-LBL, \u00e9quivalent nodulaire de la leuc\u00e9mie lympho\u00efde aigu\u00eb \u00e0 cellules B). Cela explique la forte pr\u00e9valence des lymphomes.<\/p>\n<h2 id=\"definition\">D\u00e9finition<\/h2>\n<p>Les lymphomes sont d\u00e9finis comme des affections malignes et n\u00e9oplasiques des lymphocytes B, T ou NK \u00e0 cellules immatures ou matures dans les organes du syst\u00e8me lymphatique (nodal) ou en dehors de ces organes (extranodal). Ils peuvent \u00eatre leuc\u00e9miques ou sans effusion (lymphomes au sens strict).<\/p>\n<h2 id=\"clinique\">Clinique<\/h2>\n<p>Les lymphomes ganglionnaires se pr\u00e9sentent sous la forme d&#8217;une lymphad\u00e9nopathie localis\u00e9e ou g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, persistante (plus de trois semaines), souvent progressive, avec ou sans sympt\u00f4mes g\u00e9n\u00e9raux (B) (fi\u00e8vre, sueurs nocturnes, perte de poids), atteinte d&#8217;organes, modifications cutan\u00e9es (prurit, \u00e9ryth\u00e8me) ou signes d&#8217;insuffisance m\u00e9dullaire (an\u00e9mie, p\u00e9t\u00e9chies, tendance aux infections).<\/p>\n<p>Une lymphad\u00e9nopathie persistante, en particulier accompagn\u00e9e des sympt\u00f4mes mentionn\u00e9s, est donc une indication claire pour un diagnostic plus approfondi.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>Le diagnostic bas\u00e9 sur les tissus est indispensable pour les lymphomes, car les modifications histopathologiques des tissus sont les pierres angulaires de la d\u00e9termination de la valeur intrins\u00e8que et de l&#8217;entit\u00e9. Ces modifications permettent de distinguer, par microscopie optique conventionnelle, la b\u00e9nignit\u00e9 de la malignit\u00e9 et le degr\u00e9 de maturation des lymphocytes concern\u00e9s. Des m\u00e9thodes microscopiques in situ plus pouss\u00e9es, telles que l&#8217;immunohistochimie (expression des prot\u00e9ines) ou l&#8217;hybridation in situ par fluorescence (aberrations chromosomiques r\u00e9currentes), permettent de d\u00e9terminer l&#8217;appartenance \u00e0 une lign\u00e9e (B, T ou NK), le stade exact de d\u00e9veloppement (par exemple, cellule B du centre germinal), l&#8217;expression de marqueurs pathologiques (par exemple, l&#8217;expression de marqueurs de cellules T sur les cellules B, comme dans la leuc\u00e9mie lymphocytaire chronique \u00e0 cellules B  [B-CLL]) ou translocation chromosomique existante (par exemple, t[14;18]  chez le FL) et d&#8217;\u00e9tablir un diagnostic pr\u00e9cis. Il s&#8217;agit d&#8217;une condition pr\u00e9alable \u00e0 un traitement oncologique sp\u00e9cifique. Dans les cas difficiles \u00e0 diagnostiquer, il est possible d&#8217;obtenir de l&#8217;ADN \u00e0 partir du mat\u00e9riel (fix\u00e9 au formol et inclus dans de la paraffine) et de l&#8217;analyser plus avant en termes de clonalit\u00e9 des cellules B et T, de translocations et de mutations ponctuelles.<\/p>\n<h2 id=\"classification\">Classification<\/h2>\n<p>Les lymphomes sont class\u00e9s selon la classification actuelle de l&#8217;OMS. Le principe supr\u00eame est le diagnostic int\u00e9gratif, qui consid\u00e8re que la morphologie histopathologique du lymphome, les ph\u00e9notypes (profils d&#8217;expression des prot\u00e9ines), les g\u00e9notypes (aberrations chromosomiques r\u00e9currentes) et la clinique ont la m\u00eame importance dans la classification des entit\u00e9s.<\/p>\n<p>La s\u00e9paration primaire des lymphomes en lymphomes hodgkiniens et non hodgkiniens a \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9e. En raison de sa morphologie caract\u00e9ristique, de sa pr\u00e9sentation clinique et de son excellente r\u00e9ponse aux traitements sp\u00e9cifiques, le HL continue d&#8217;\u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une entit\u00e9 \u00e0 part enti\u00e8re.<\/p>\n<p><strong>Nouvelles cat\u00e9gories : <\/strong>En raison de la complexit\u00e9 biologique de certaines maladies, l&#8217;OMS a introduit deux cat\u00e9gories dites de &#8220;zones grises&#8221; :<\/p>\n<ul>\n<li>lymphomes \u00e0 cellules B inclassables avec des caract\u00e9ristiques interm\u00e9diaires entre un DLBCL et un HL<\/li>\n<li>les lymphomes \u00e0 cellules B inclassables pr\u00e9sentant des caract\u00e9ristiques interm\u00e9diaires entre un DLBCL et un lymphome de Burkitt (BL).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Outre les chevauchements cliniques et morphologiques entre les diff\u00e9rentes entit\u00e9s des deux cat\u00e9gories, les \u00e9tudes mol\u00e9culaires montrent un chevauchement significatif des g\u00e8nes exprim\u00e9s entre les lymphomes m\u00e9diastinaux primaires \u00e0 grandes cellules B et le LH d&#8217;une part, et entre les DLBCL individuels et les BL d&#8217;autre part.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9volution clinique d\u00e9favorable des cas de DLBCL hautement prolif\u00e9ratifs avec un arrangement du g\u00e8ne MYC <strong>(Fig.&nbsp;1a) <\/strong>justifie en outre l&#8217;introduction d&#8217;une telle cat\u00e9gorie de zones grises afin de suivre ces cas, qui pr\u00e9sentent une r\u00e9ponse insuffisante aux traitements standard du DLBCL, dans des essais th\u00e9rapeutiques prospectifs.<\/p>\n<p><strong>Cat\u00e9gories diagnostiques bas\u00e9es sur des param\u00e8tres cliniques : <\/strong>La classification de l&#8217;OMS a fortement pris en compte le contexte li\u00e9 au patient, comme l&#8217;\u00e2ge, le traitement m\u00e9dicamenteux ant\u00e9rieur ou en cours, notamment immunosuppresseur, et la localisation. Quatre entit\u00e9s sont d\u00e9finies par l&#8217;\u00e2ge des patients :<\/p>\n<ul>\n<li>FL p\u00e9diatrique<\/li>\n<li>lymphome B nodulaire de la zone marginale p\u00e9diatrique (LMZM)<\/li>\n<li>Maladie lymphoprolif\u00e9rative \u00e0 cellules T de l&#8217;enfant associ\u00e9e au virus d&#8217;Epstein-Barr (EBV)<\/li>\n<li>DLBCL associ\u00e9 \u00e0 l&#8217;EBV chez les personnes \u00e2g\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La justification de l&#8217;introduction de ces entit\u00e9s est le lien entre l&#8217;\u00e9mergence et l&#8217;immaturit\u00e9 ou la s\u00e9nescence du syst\u00e8me immunitaire. Alors que les trois premiers sont extr\u00eamement rares, la proportion relative des derniers est de 3% de tous les DLBCL. Bien que des \u00e9tudes men\u00e9es en Extr\u00eame-Orient indiquent une agressivit\u00e9 \u00e9vidente de ce lymphome, nos donn\u00e9es d&#8217;Europe centrale ne montrent une agressivit\u00e9 clinique particuli\u00e8re que dans des cas isol\u00e9s.<\/p>\n<p>Pour refl\u00e9ter la fr\u00e9quence et l&#8217;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 du DLBCL, d&#8217;autres variantes clinico-pathologiques ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finies dans la nouvelle classification. Pour certaines de ces variantes, comme le DLBCL associ\u00e9 \u00e0 une inflammation chronique (pyothorax, ost\u00e9omy\u00e9lite chronique, implants de corps \u00e9trangers infect\u00e9s, i.e. proth\u00e8ses vasculaires\/articulaires, ulc\u00e8res cutan\u00e9s chroniques, articulations arthritiques en cas de polyarthrite rhumato\u00efde), la connaissance de la clinique est indispensable \u00e0 la classification.  <strong>(Fig.&nbsp;1b).<\/strong>  Comme 70% de ces lymphomes sont associ\u00e9s \u00e0 l&#8217;EBV et surviennent en grande partie chez des patients \u00e2g\u00e9s, la diff\u00e9renciation avec le DLBCL associ\u00e9 \u00e0 l&#8217;EBV chez les personnes \u00e2g\u00e9es n&#8217;est possible que sur la base des indices anamnestiques.<\/p>\n<p>La connaissance de la clinique est \u00e9galement indispensable pour le diagnostic des maladies lymphoprolif\u00e9ratives iatrog\u00e8nes, associ\u00e9es \u00e0 l&#8217;immunod\u00e9ficience (traitement par immunosuppresseurs), ainsi que pour le diagnostic des lymphoprolif\u00e9rations post-transplantation (transplantation d&#8217;organe ou allog\u00e9nique de moelle osseuse). Il en va de m\u00eame pour le diagnostic des &#8220;lymphomes B \u00e0 petites cellules&#8221; secondaires et transform\u00e9s (B-CLL, MZL, FL), qui peuvent se transformer en DLBCL, en lymphome B inclassable avec des caract\u00e9ristiques interm\u00e9diaires entre un DLBCL et un BL, ou en HL. L&#8217;indication anamnestique d&#8217;un lymphome indolent ant\u00e9rieur appartenant au groupe des &#8220;lymphomes \u00e0 petites cellules B&#8221; est essentielle pour la classification correcte de telles l\u00e9sions. Ceci est important car les DLBCL ou HL <strong>(Fig.&nbsp;1c),<\/strong> qui se transforment \u00e0 partir de ces lymphomes \u00e0 cellules B, ont une \u00e9volution nettement plus agressive que leurs analogues de novo.<\/p>\n<h2 id=\"pronostic-et-prediction\">Pronostic et pr\u00e9diction<\/h2>\n<p>De nombreuses \u00e9tudes men\u00e9es au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie ont eu pour objectif d&#8217;\u00e9tablir des facteurs pronostiques importants li\u00e9s aux tumeurs dans les lymphomes ganglionnaires les plus courants, tels que le DLBCL, le FL et le LH. Les facteurs pronostiques cliniques connus tels que l&#8217;indice pronostique international (IPI) pour le DLBCL, l&#8217;indice pronostique international FL (FLIPI) et le score pronostique international (IPS) pour le LH n&#8217;ont cependant pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9pass\u00e9s par l&#8217;inclusion de facteurs pronostiques li\u00e9s \u00e0 la tumeur. A l&#8217;exception de quelques variantes du DLBCL qui sont associ\u00e9es \u00e0 un pronostic plut\u00f4t mauvais, comme le DLBCL riche en cellules T et en histocytes, la granulomatose lymphomato\u00efde et le DLBCL intravasculaire, seule la d\u00e9tection de r\u00e9arrangements MYC est un param\u00e8tre pronostique indiscutable li\u00e9 \u00e0 la tumeur dans le DLBCL. Trois \u00e9tudes ind\u00e9pendantes, r\u00e9centes et de grande envergure ont mis en \u00e9vidence le r\u00f4le pronostique d\u00e9favorable de la co-expression ph\u00e9notypique des prot\u00e9ines myc et bcl2 (appel\u00e9e &#8220;phenotypic double-hit DLBCL&#8221;). Des \u00e9tudes sur le LH et le LF ont montr\u00e9 un effet pronostique de la composition des cellules T du fond. Des \u00e9tudes r\u00e9centes sur l&#8217;expression des g\u00e8nes ont \u00e9galement montr\u00e9 que les signatures des macrophages associ\u00e9s aux tumeurs peuvent avoir un impact significatif sur la survie dans le LH, ce qui se traduit morphologiquement par une quantit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e de macrophages tissulaires chez les patients au pronostic d\u00e9favorable <strong>(Fig.&nbsp;1d).<\/strong><\/p>\n<p><strong><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3276\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/Abb1_OH2_s6.png-6239f9_1634.png\" width=\"1100\" height=\"1625\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/Abb1_OH2_s6.png-6239f9_1634.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/Abb1_OH2_s6.png-6239f9_1634-800x1182.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/Abb1_OH2_s6.png-6239f9_1634-120x177.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/Abb1_OH2_s6.png-6239f9_1634-90x133.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/Abb1_OH2_s6.png-6239f9_1634-320x473.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/Abb1_OH2_s6.png-6239f9_1634-560x827.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/strong><\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, les marqueurs pronostiques dans le lymphome ne sont pas encore pr\u00eats \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9s dans la pratique quotidienne. La recherche de param\u00e8tres pronostiques associ\u00e9s au microenvironnement tumoral s&#8217;av\u00e8re toutefois prometteuse, d&#8217;autant plus que cet environnement pourrait \u00eatre manipul\u00e9 \u00e0 des fins th\u00e9rapeutiques sans craindre le d\u00e9veloppement d&#8217;une r\u00e9sistance par la tumeur.<br \/>\nUn autre domaine de recherche concerne l&#8217;\u00e9tablissement de marqueurs pr\u00e9dictifs, c&#8217;est-\u00e0-dire de biomarqueurs indiquant la r\u00e9ponse ou la non-r\u00e9ponse \u00e0 un traitement. Bien que l&#8217;expression de CD20 n&#8217;ait pas \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifiquement \u00e9tudi\u00e9e dans les \u00e9tudes cliniques men\u00e9es lors de l&#8217;\u00e9tablissement de l&#8217;anticorps th\u00e9rapeutique anti-CD20 rituximab, l&#8217;exp\u00e9rience montre que seuls les lymphomes \u00e0 cellules B exprimant CD20 r\u00e9pondent \u00e0 ce traitement. La d\u00e9termination de l&#8217;expression du CD20 dans les lymphomes est donc un exemple de marqueur pr\u00e9dictif d\u00e9terminable par histopathologie.<\/p>\n<p>Des donn\u00e9es r\u00e9centes indiquent que la sensibilit\u00e9 sp\u00e9cifique aux inhibiteurs de la kinase Bruton (par exemple, l&#8217;ibrutinib), aux agents favorisant l&#8217;apoptose (par exemple, l&#8217;obatoclax) et aux inhibiteurs de la kinase phosphoinositide-3 (y compris les inhibiteurs de mTOR tels que l&#8217;\u00e9v\u00e9rolimus) peut \u00eatre pr\u00e9dite \u00e0 partir de modifications g\u00e9n\u00e9tiques sp\u00e9cifiques des lymphocytes.<\/p>\n<p><strong>Pr Dr. med. Alexandar Tzankov<br \/>\nProfesseur Dr. med. Stephan Dirnhofer<\/strong><\/p>\n<h3 id=\"litterature\">Litt\u00e9rature :<\/h3>\n<ol>\n<li>Roman E, Smith AG : Histopathologie 2011 ; 58 : 4-14.<\/li>\n<li>Swerdlow SH, et al : WHO classification of tumours of haematopoietic and lymphoid tissues. Lyon : IARC ; 2008.<\/li>\n<li>Hoeller S, et al : Hum Pathol 2010 ; 41 : 352-357.<\/li>\n<li>Tzankov A, et al. : Mod Pathol 2013 ; doi : 10.1038\/modpathol.2013<\/li>\n<li>Hu S, et al : Blood 2013 ; 121 : 4021-4031.<\/li>\n<li>Steidl C, et al : N Engl J Med 2010 ; 362 : 875-885.<\/li>\n<li>Tzankov A, et al : Haematologica 2008 ; 93 : 193-200.<\/li>\n<li>Rahal R, et al : Nat Med 2014 ; 20 : 87-92.<\/li>\n<li>Wenzel SS, et al : Leukemia 2013 ; 27 : 1381-1390.<\/li>\n<li>Pfeifer M, et al. : Proc Natl Acad Sci U S A. 2013 ; 110 : 12420-12425.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo Oncologie &amp; H\u00e9matologie 2014 ; 2(2) : 5-7<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une lymphad\u00e9nopathie persistante est une indication claire pour un diagnostic histopathologique plus pouss\u00e9. Une anamn\u00e8se d\u00e9taill\u00e9e ainsi que la connaissance des maladies ant\u00e9rieures, des manipulations et des traitements m\u00e9dicamenteux sont&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":41470,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Le lymphome nodulaire du point de vue de la pathologie","footnotes":""},"category":[11531,11417,11373,11389,11549],"tags":[29400,54916,27705,12244,16373,24908,47651,22853,34713,54897,54936,54925,17313,54909,54903,42533,54368,54933,54887,30027,13436],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-345888","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-genetique","category-hematologie","category-oncologie","category-rx-fr","tag-anamnese-fr","tag-arrangement-myx","tag-cd20-fr","tag-diagnostic","tag-dlbcl-fr","tag-genetique","tag-genotype-fr","tag-granulomatose-fr","tag-ibrutinib-fr","tag-inhibiteur-de-mtor","tag-leucemie-a-cellules-b","tag-leucemique","tag-lymphadenopathie-fr","tag-lymphome-a-cellules-b-fr","tag-lymphome-nodulaire","tag-lymphome-non-hodgkinien","tag-maligne-fr","tag-neoplasique","tag-pathologie-fr","tag-proteine-fr","tag-rituximab-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-12 03:21:22","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":345903,"slug":"aggiornamento-per-la-pratica-quotidiana","post_title":"Aggiornamento per la pratica quotidiana","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/aggiornamento-per-la-pratica-quotidiana\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":345914,"slug":"actualizacao-para-a-pratica-diaria","post_title":"Actualiza\u00e7\u00e3o para a pr\u00e1tica di\u00e1ria","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/actualizacao-para-a-pratica-diaria\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":345919,"slug":"actualizacion-para-la-practica-diaria","post_title":"Actualizaci\u00f3n para la pr\u00e1ctica diaria","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/actualizacion-para-la-practica-diaria\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/345888","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=345888"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/345888\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/41470"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=345888"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=345888"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=345888"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=345888"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}