{"id":345989,"date":"2014-01-29T00:00:00","date_gmt":"2014-01-28T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/diagnostic-differencie-pour-des-conditions-de-traitement-optimales\/"},"modified":"2014-01-29T00:00:00","modified_gmt":"2014-01-28T23:00:00","slug":"diagnostic-differencie-pour-des-conditions-de-traitement-optimales","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/diagnostic-differencie-pour-des-conditions-de-traitement-optimales\/","title":{"rendered":"Diagnostic diff\u00e9renci\u00e9 pour des conditions de traitement optimales"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les patients atteints de schizophr\u00e9nie subissent de profonds changements dans leur perception, leur pens\u00e9e et leur comportement [1]. Celles-ci entra\u00eenent souvent des restrictions importantes de la qualit\u00e9 de vie et des fonctions quotidiennes [2]. La maladie d\u00e9bute souvent \u00e0 l&#8217;adolescence et au d\u00e9but de l&#8217;\u00e2ge adulte, affectant ainsi des t\u00e2ches de d\u00e9veloppement cruciales telles que l&#8217;\u00e9ducation, l&#8217;interaction avec les pairs et les relations de couple. Un diagnostic pr\u00e9coce est donc essentiel pour l&#8217;\u00e9volution de la maladie [3]. Cet article d\u00e9crit les sympt\u00f4mes de la psychose schizophr\u00e9nique et la mani\u00e8re de poser le diagnostic.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les sympt\u00f4mes de la schizophr\u00e9nie peuvent \u00eatre class\u00e9s selon plusieurs dimensions de sympt\u00f4mes<strong> (tableau 1)<\/strong> [1]. Pour le diagnostic, ce sont actuellement les sympt\u00f4mes dits positifs qui sont le plus fortement \u00e9valu\u00e9s. Il s&#8217;agit notamment des hallucinations, c&#8217;est-\u00e0-dire des perceptions sensorielles en l&#8217;absence d&#8217;objet sensoriel. Dans la schizophr\u00e9nie, les hallucinations auditives sont les plus fr\u00e9quentes et se manifestent principalement sous la forme d&#8217;entendre des voix. Dans cette symptomatologie, les patients peuvent par exemple recevoir des ordres ou voir leurs actions comment\u00e9es. Un autre ph\u00e9nom\u00e8ne central est le d\u00e9lire, d\u00e9fini comme une croyance objectivement fausse \u00e0 laquelle le patient adh\u00e8re avec une certitude impossible \u00e0 corriger. Les plus fr\u00e9quents sont les d\u00e9lires de relation et de pers\u00e9cution.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2974\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s5_tab1.jpg-8165d4_1483.jpg\" width=\"1100\" height=\"1042\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s5_tab1.jpg-8165d4_1483.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s5_tab1.jpg-8165d4_1483-800x758.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s5_tab1.jpg-8165d4_1483-120x114.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s5_tab1.jpg-8165d4_1483-90x85.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s5_tab1.jpg-8165d4_1483-320x303.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s5_tab1.jpg-8165d4_1483-560x530.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>Les sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs indiquent la perte de fonctions psychologiques saines et se traduisent par une diminution de la motivation, un retrait social, une absence de plaisir, une r\u00e9duction de l&#8217;expression et un appauvrissement du langage. En outre, les patients atteints de schizophr\u00e9nie pr\u00e9sentent souvent des troubles cognitifs qui affectent tous les domaines fonctionnels, comme l&#8217;attention, la m\u00e9moire ou la planification des actions. Les sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs et les d\u00e9ficits cognitifs ont fait l&#8217;objet d&#8217;une attention croissante ces derni\u00e8res ann\u00e9es, car ils pr\u00e9disent tr\u00e8s fortement le fonctionnement quotidien des patients.<br \/>\nLes sympt\u00f4mes catatoniques concernent des ph\u00e9nom\u00e8nes psychomoteurs tels que le mutisme, la stupeur et les st\u00e9r\u00e9otypies posturales. Outre ces dimensions cl\u00e9s de la schizophr\u00e9nie, les sympt\u00f4mes affectifs sont \u00e9galement beaucoup plus fr\u00e9quents chez les patients atteints de schizophr\u00e9nie que dans la population g\u00e9n\u00e9rale. Il a donc \u00e9t\u00e9 propos\u00e9 de d\u00e9finir \u00e9galement la d\u00e9pression et la manie comme une dimension symptomatique.<\/p>\n<h2 id=\"criteres-cim-10-pour-la-schizophrenie\">Crit\u00e8res CIM-10 pour la schizophr\u00e9nie<\/h2>\n<p>Dans le catalogue actuel de la CIM-10, la schizophr\u00e9nie est d\u00e9finie dans la cat\u00e9gorie F20 <strong>(tableau 2)<\/strong> [4]. Comme le montre le tableau, certains sympt\u00f4mes positifs sont consid\u00e9r\u00e9s comme particuli\u00e8rement importants pour l&#8217;\u00e9tablissement du diagnostic. Cette situation a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 critiqu\u00e9e par le pass\u00e9 et a conduit \u00e0 une prise en compte plus \u00e9quilibr\u00e9e de toutes les dimensions symptomatiques de la schizophr\u00e9nie dans le nouveau syst\u00e8me de diagnostic am\u00e9ricain DSM-V, ce qui se refl\u00e9tera \u00e9galement dans la future CIM-11 [5].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2975 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s5_tab2.jpg-7f1687_1482.jpg\" width=\"1100\" height=\"686\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s5_tab2.jpg-7f1687_1482.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s5_tab2.jpg-7f1687_1482-800x499.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s5_tab2.jpg-7f1687_1482-120x75.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s5_tab2.jpg-7f1687_1482-90x56.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s5_tab2.jpg-7f1687_1482-320x200.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s5_tab2.jpg-7f1687_1482-560x349.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/686;\" \/><\/p>\n<p>Actuellement, il est possible de diff\u00e9rencier des sous-types de la maladie, tels que la schizophr\u00e9nie parano\u00efde, h\u00e9b\u00e9phr\u00e9nique ou catatonique, en fonction de la symptomatologie dominante, lors de l&#8217;\u00e9tablissement du diagnostic selon la CIM-10. Cette classification en sous-types ne figure plus dans le DSM-V en raison de son manque de stabilit\u00e9 dans l&#8217;\u00e9volution de la maladie et de sa pertinence clinique incertaine, ce qui devrait \u00e9galement \u00eatre le cas dans la CIM-11.<\/p>\n<h2 id=\"distinction-avec-dautres-maladies-mentales\">Distinction avec d&#8217;autres maladies mentales<\/h2>\n<p>Lors de l&#8217;\u00e9tablissement du diagnostic, la schizophr\u00e9nie doit \u00eatre distingu\u00e9e des autres maladies mentales pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes positifs. Il s&#8217;agit tout d&#8217;abord des troubles affectifs. Les sympt\u00f4mes psychotiques peuvent appara\u00eetre aussi bien dans les d\u00e9pressions que dans les manies, mais uniquement lorsque le trouble affectif est s\u00e9v\u00e8re et qu&#8217;il s&#8217;accompagne alors le plus souvent de sympt\u00f4mes dits de congruence d&#8217;humeur, comme par exemple le d\u00e9lire de culpabilit\u00e9 dans la d\u00e9pression. Il est \u00e9galement possible de diagnostiquer un trouble schizo-affectif chez les patients qui remplissent \u00e0 la fois les crit\u00e8res de la schizophr\u00e9nie et ceux du trouble affectif.<br \/>\nUne cat\u00e9gorie diagnostique tr\u00e8s importante est le groupe des troubles psychotiques aigus. De nombreux patients qui consultent pour la premi\u00e8re fois pour des sympt\u00f4mes psychotiques ne r\u00e9pondent pas aux crit\u00e8res de la schizophr\u00e9nie. Pour cela, outre les sympt\u00f4mes, le crit\u00e8re de temps d&#8217;un mois est d\u00e9terminant. L&#8217;\u00e9volution ult\u00e9rieure des troubles psychotiques aigus est tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne [6]. Les facteurs pr\u00e9dictifs importants d&#8217;une \u00e9volution favorable sont l&#8217;acuit\u00e9 du d\u00e9but et la r\u00e9mission compl\u00e8te des sympt\u00f4mes.<\/p>\n<h2 id=\"distinction-des-troubles-psychotiques-induits-par-une-substance\">Distinction des troubles psychotiques induits par une substance<\/h2>\n<p>La classification des sympt\u00f4mes psychotiques chez les patients consommant des substances psychoactives constitue un d\u00e9fi majeur [7]. Aujourd&#8217;hui, plus de 50% des patients pr\u00e9sentant une premi\u00e8re psychose pr\u00e9sentent un trouble li\u00e9 \u00e0 une substance, et la question se pose souvent de savoir si les sympt\u00f4mes psychotiques sont induits par une substance. Les arguments en d\u00e9faveur d&#8217;un trouble induit par une substance sont, par exemple, un d\u00e9but des sympt\u00f4mes avant la consommation de la substance ou une persistance des sympt\u00f4mes pendant plus d&#8217;un mois apr\u00e8s l&#8217;arr\u00eat de la consommation de la substance. Mais m\u00eame ces crit\u00e8res et d&#8217;autres crit\u00e8res de diff\u00e9renciation ne permettent souvent pas une attribution causale claire. Cela a notamment pour cons\u00e9quence qu&#8217;apr\u00e8s un an, plus de 25% des patients pr\u00e9sentant un trouble psychotique induit par une substance re\u00e7oivent un autre diagnostic, souvent celui de schizophr\u00e9nie.<\/p>\n<h2 id=\"exclusion-des-maladies-somatiques\">Exclusion des maladies somatiques<\/h2>\n<p>Les sympt\u00f4mes de la schizophr\u00e9nie peuvent \u00eatre caus\u00e9s par diverses maladies neurologiques et internes. Des maladies somatiques cliniquement pertinentes sont retrouv\u00e9es chez environ 8% des patients pr\u00e9sentant une premi\u00e8re manifestation, sans qu&#8217;elles soient toujours responsables de la cause des sympt\u00f4mes psychologiques [8]. C&#8217;est pourquoi un diagnostic d&#8217;exclusion approfondi ainsi qu&#8217;un traitement ad\u00e9quat des comorbidit\u00e9s somatiques sont indispensables.<br \/>\nLes examens propos\u00e9s dans le <strong>tableau 3 <\/strong>s&#8217;inspirent des lignes directrices de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de psychiatrie, de psychoth\u00e9rapie et de neurologie [9]. Chez les jeunes adultes pr\u00e9sentant une premi\u00e8re manifestation de maladie psychotique, les causes organiques les plus fr\u00e9quentes rel\u00e8vent des maladies inflammatoires du syst\u00e8me nerveux central.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2976 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s6_tab3.jpg-94951b_1484.jpg\" width=\"1100\" height=\"1425\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s6_tab3.jpg-94951b_1484.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s6_tab3.jpg-94951b_1484-800x1036.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s6_tab3.jpg-94951b_1484-120x155.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s6_tab3.jpg-94951b_1484-90x117.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s6_tab3.jpg-94951b_1484-320x415.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/InFo1_s6_tab3.jpg-94951b_1484-560x725.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1425;\" \/><\/p>\n<h2 id=\"importance-dun-diagnostic-precoce\">Importance d&#8217;un diagnostic pr\u00e9coce<\/h2>\n<p>La dur\u00e9e de la psychose non trait\u00e9e (DUP) d\u00e9signe le temps \u00e9coul\u00e9 entre l&#8217;apparition des premiers sympt\u00f4mes psychotiques et le premier traitement sp\u00e9cifique [3]. Il est d\u00e9sormais prouv\u00e9 sans l&#8217;ombre d&#8217;un doute qu&#8217;une dur\u00e9e prolong\u00e9e de psychose non trait\u00e9e est associ\u00e9e \u00e0 une \u00e9volution moins favorable. Les efforts visant \u00e0 r\u00e9duire cet intervalle n\u00e9cessitent une collaboration intensive entre des groupes professionnels tr\u00e8s diff\u00e9rents, tels que les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes et sp\u00e9cialistes, les conseillers sociaux, les enseignants et les psychologues scolaires [10]. Les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes (et les m\u00e9decins d&#8217;autres sp\u00e9cialit\u00e9s) sont souvent les premiers interlocuteurs des patients atteints de psychose schizophr\u00e9nique et peuvent contribuer de mani\u00e8re significative \u00e0 l&#8217;\u00e9tablissement d&#8217;un diagnostic pr\u00e9coce. Ils jouent \u00e9galement un r\u00f4le important dans l&#8217;\u00e9volution ult\u00e9rieure, d&#8217;autant plus que les maladies somatiques, telles que les maladies cardiovasculaires, sont beaucoup plus fr\u00e9quentes chez les patients atteints de schizophr\u00e9nie que dans la population g\u00e9n\u00e9rale.<br \/>\nLes sp\u00e9cialistes et les cliniques psychiatriques ont pour mission d&#8217;assurer un diagnostic et un traitement complets le plus t\u00f4t possible. En outre, l&#8217;\u00e9ducation et l&#8217;information de la population sur le tableau clinique est une mesure importante pour le d\u00e9pistage pr\u00e9coce.<br \/>\nEn r\u00e9sum\u00e9, il convient de souligner que pour le diagnostic et surtout le traitement des patients pr\u00e9sentant une premi\u00e8re manifestation de schizophr\u00e9nie, une bonne mise en r\u00e9seau des diff\u00e9rents partenaires du syst\u00e8me de sant\u00e9 dans le sens d&#8217;une prise en charge int\u00e9gr\u00e9e est d&#8217;une importance capitale.<\/p>\n<h2 id=\"resume\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>Les patients atteints de schizophr\u00e9nie peuvent pr\u00e9senter un large \u00e9ventail de sympt\u00f4mes. Il s&#8217;agit notamment des sympt\u00f4mes positifs (d\u00e9lire et hallucinations), des sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs (apathie et expression r\u00e9duite), des d\u00e9ficits cognitifs, des anomalies psychomotrices et des sympt\u00f4mes affectifs. Dans les crit\u00e8res de diagnostic actuels, ce sont surtout les sympt\u00f4mes positifs qui sont utilis\u00e9s pour \u00e9tablir le diagnostic. Parmi les diagnostics diff\u00e9rentiels, il convient de distinguer les troubles affectifs avec sympt\u00f4mes psychotiques, les troubles psychotiques aigus et les troubles psychotiques induits par une substance. En outre, il est tr\u00e8s important d&#8217;exclure les causes organiques. Un diagnostic et un traitement pr\u00e9coces peuvent contribuer \u00e0 une \u00e9volution favorable de la maladie.<\/p>\n<p><em><strong>PD Dr. med. Stefan Kaiser<br \/>\nDr. med. Matthias Kirschner<\/strong><\/em><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Litt\u00e9rature :<\/strong><\/p>\n<ol>\n<li>van Os J, Kapur S : Schizophr\u00e9nie. Lancet 2009 ; 374 : 635-645.<\/li>\n<li>Mueser KT, McGurk SR : Schizophr\u00e9nie. Lancet 2004 ; 363 : 2063-72.<\/li>\n<li>Perkins DO, et al : Relations entre la dur\u00e9e de la psychose non trait\u00e9e et les r\u00e9sultats dans la schizophr\u00e9nie du premier \u00e9pisode : une revue critique et une m\u00e9ta-analyse. The American Journal of Psychiatry 2005 ; 162 : 1785-804.<\/li>\n<li>Freyberger HJ, Dilling H : Guide de poche sur la classification CIM-10 des troubles mentaux. Hans Huber 2012.<\/li>\n<li>Tandon R : Schizophrenia and other psychotic disorders in DSM-5. Clinical Schizophrenia &amp; Related Psychoses 2013 ; 7 : 16-9.<\/li>\n<li>Mojtabai R, et al : Caract\u00e9ristiques cliniques, \u00e9volution sur 4 ans, et classification DSM-IV des patients atteints de psychose aigu\u00eb r\u00e9\u00e9mergente non affective. The American Journal of Psychiatry 2003 ; 160 : 2108-15.<\/li>\n<li>Mathias S, et al : Substance-induced psychosis : a diagnostic conundrum. The Journal of Clinical Psychiatry 2008 ; 69 : 358-67.<\/li>\n<li>Freudenreich O, et al. : Traitement m\u00e9dical initial de la psychose du premier \u00e9pisode : une revue conceptuelle. Early Intervention in Psychiatry 2009 ; 3 : 10-8.<\/li>\n<li>Soci\u00e9t\u00e9 allemande de psychiatrie, de psychoth\u00e9rapie et de neurologie. Guide de traitement de la schizophr\u00e9nie. Steinkopff 2006.<\/li>\n<li>Hegelstad WT, et al : Suivi \u00e0 long terme de l&#8217;\u00e9tude TIPS early detection in psychosis : effects on 10-year outcome. The American Journal of Psychiatry 2012 ; 169 : 374-80.<\/li>\n<\/ol>\n<p><span style=\"font-size:10px\"><em>InFo Neurologie &amp; Psychiatrie 2014 ; 12(1) : 4-7<\/em><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les patients atteints de schizophr\u00e9nie subissent de profonds changements dans leur perception, leur pens\u00e9e et leur comportement [1]. 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