{"id":346144,"date":"2013-11-28T00:00:00","date_gmt":"2013-11-27T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/un-traitement-palliatif-individualise-de-premiere-ligne-est-possible\/"},"modified":"2013-11-28T00:00:00","modified_gmt":"2013-11-27T23:00:00","slug":"un-traitement-palliatif-individualise-de-premiere-ligne-est-possible","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/un-traitement-palliatif-individualise-de-premiere-ligne-est-possible\/","title":{"rendered":"Un traitement palliatif individualis\u00e9 de premi\u00e8re ligne est possible"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le traitement du cancer du poumon non \u00e0 petites cellules est individualis\u00e9 et repose sur le stade de la tumeur, l&#8217;histologie et les marqueurs mol\u00e9culaires pr\u00e9dictifs, en tenant compte du profil du patient. Afin de maximiser le r\u00e9sultat th\u00e9rapeutique pour chaque patient, la coordination des diff\u00e9rentes modalit\u00e9s de traitement par un tumor board est indispensable. Cela vaut pour les situations curatives mais aussi pour les situations palliatives.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le diagnostic, le staging et le traitement du cancer du poumon non \u00e0 petites cellules (&#8220;non small cell lung cancer&#8221;, NSCLC) n\u00e9cessitent la collaboration de diff\u00e9rentes disciplines. Les diff\u00e9rentes modalit\u00e9s de traitement doivent \u00eatre combin\u00e9es pour obtenir un r\u00e9gime th\u00e9rapeutique personnalis\u00e9. Pour cela, le tumorboard est la plate-forme centrale de coordination. Il serait souhaitable que tous les patients soient pr\u00e9sent\u00e9s et discut\u00e9s au sein d&#8217;un tumor board avant la mise en place d&#8217;un traitement curatif ou palliatif, afin de d\u00e9finir un concept th\u00e9rapeutique individualis\u00e9 et donc optimal gr\u00e2ce \u00e0 la coordination des diff\u00e9rentes modalit\u00e9s de traitement. Pour cela, il faut prendre en compte les facteurs suivants : le stade, l&#8217;histologie, les analyses mol\u00e9culaires, les comorbidit\u00e9s, la qualit\u00e9 de vie et les souhaits et besoins personnels du patient. Pneumologues, chirurgiens thoraciques, oncologues m\u00e9dicaux, radioth\u00e9rapeutes, pathologistes, radiologues et m\u00e9decins nucl\u00e9aires \u00e9laborent une d\u00e9cision commune qui d\u00e9finit le traitement. Une collaboration aussi \u00e9troite est \u00e9galement importante au cours de l&#8217;\u00e9volution d&#8217;une maladie, afin de pouvoir proposer \u00e0 nouveau le meilleur traitement individuel en cas de nouvelle situation pathologique, comme une r\u00e9cidive par exemple.<\/p>\n<p>La discussion du tumor board en cas de nouveau diagnostic de carcinome bronchique non \u00e0 petites cellules peut \u00eatre d\u00e9crite comme suit : Les tumeurs limit\u00e9es aux poumons sont r\u00e9s\u00e9qu\u00e9es en premier lieu. En cas d&#8217;atteinte des ganglions lymphatiques m\u00e9diastinaux et\/ou d&#8217;infiltration dans les environs, un traitement n\u00e9o- ou adjuvant doit toujours \u00eatre discut\u00e9. Dans les stades localement avanc\u00e9s, les patients sont trait\u00e9s par des approches multimodales, c&#8217;est-\u00e0-dire par une chimioth\u00e9rapie combin\u00e9e suivie d&#8217;une chirurgie ou par une chimioth\u00e9rapie et une radioth\u00e9rapie. Pour les cancers du poumon m\u00e9tastatiques, le traitement est d\u00e9termin\u00e9 en fonction de l&#8217;histologie et des caract\u00e9ristiques mol\u00e9culaires.<\/p>\n<h2 id=\"staging-par-pet-ct\">Staging par PET-CT<\/h2>\n<p><strong>\u00c9valuation des ganglions lymphatiques m\u00e9diastinaux : <\/strong>Dans les stades pr\u00e9coces de la tumeur, il faut exiger un diagnostic des ganglions lymphatiques du m\u00e9diastin avec une sensibilit\u00e9 et une sp\u00e9cificit\u00e9 \u00e9lev\u00e9es, car son r\u00e9sultat a une grande pertinence pour la suite des op\u00e9rations. L&#8217;importance clinique du PET-CT pour le staging des ganglions lymphatiques r\u00e9side dans sa valeur pr\u00e9dictive n\u00e9gative \u00e9lev\u00e9e. Si le PET-CT est n\u00e9gatif, il n&#8217;est pas n\u00e9cessaire de proc\u00e9der \u00e0 un autre diagnostic invasif des ganglions lymphatiques.<br \/>\nEn revanche, la valeur pr\u00e9dictive positive est plus faible. Les ganglions m\u00e9diastinaux positifs au PET doivent donc \u00eatre \u00e9valu\u00e9s plus avant. Pour cela, des techniques peu invasives sont aujourd&#8217;hui utilis\u00e9es en premier lieu par des ponctions bronchoscopiques (sonographie endobronchique [EBUS], endosonographie [EUS]), ou si n\u00e9cessaire une m\u00e9diastinoscopie.<br \/>\n<strong>Manifestations extrathoraciques :<\/strong> Un autre point fort du PET-CT est la possibilit\u00e9 de d\u00e9tecter des m\u00e9tastases extrathoraciques. Pour un staging ad\u00e9quat du SNC, une IRM du cr\u00e2ne doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e en cas de suspicion clinique ou de m\u00e9tastases ganglionnaires m\u00e9diastinales av\u00e9r\u00e9es [1].<\/p>\n<h2 id=\"traitement-des-stades-precoces\">Traitement des stades pr\u00e9coces<\/h2>\n<p>Les cancers bronchiques non \u00e0 petites cellules limit\u00e9s au poumon et sans m\u00e9tastases extrathoraciques peuvent \u00eatre trait\u00e9s par r\u00e9section chirurgicale \u00e0 vis\u00e9e curative. La survie m\u00e9diane apr\u00e8s chirurgie est de 46 mois &#8211; contre 14 mois seulement sans traitement &#8211; mais elle d\u00e9pend essentiellement de la taille initiale de la tumeur et de l&#8217;atteinte des ganglions lymphatiques. Le crit\u00e8re le plus important pour un bon r\u00e9sultat de traitement est l&#8217;exp\u00e9rience de l&#8217;\u00e9quipe traitante. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que les centres pratiquant de nombreuses op\u00e9rations (&gt;150 par an) pouvaient obtenir une meilleure survie globale que ceux pratiquant moins de cas (&lt;70 par an) [2].<\/p>\n<p>Dans les stades I et II, une lobectomie incluant une lymphad\u00e9nectomie m\u00e9diastinale est envisag\u00e9e. La mortalit\u00e9 \u00e0 30 jours apr\u00e8s lobectomie est faible (1%) et n&#8217;augmente pas, m\u00eame chez les patients \u00e2g\u00e9s pr\u00e9sentant des comorbidit\u00e9s, si la s\u00e9lection est rigoureuse. L&#8217;op\u00e9ration peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e de mani\u00e8re peu invasive par thoracoscopie.<\/p>\n<p>Les pneumonectomies ne sont aujourd&#8217;hui n\u00e9cessaires que dans des cas exceptionnels, mais peuvent avoir une place dans une approche curative globale [3]. Il est possible de les \u00e9viter en pratiquant une r\u00e9section s\u00e9lective des bronches ou des art\u00e8res atteintes \u00e0 la mani\u00e8re d&#8217;une manchette et en r\u00e9anastomosant le tissu pulmonaire restant (r\u00e9section de la manchette, &#8220;sleeve resection&#8221;). Ces r\u00e9sections sont de plus en plus fr\u00e9quentes. Exemple : dans le cas d&#8217;un cancer du lobe sup\u00e9rieur central, apr\u00e8s sa r\u00e9section, les lobes moyen et inf\u00e9rieur restants sont r\u00e9anastomos\u00e9s \u00e0 la bronche principale.<\/p>\n<p>D&#8217;autres interventions visant \u00e0 \u00e9conomiser les tissus pulmonaires, telles que les segmentectomies, ne sont recommand\u00e9es que pour les petites tumeurs p\u00e9riph\u00e9riques (&lt;2 cm) sans m\u00e9tastases ganglionnaires (N0) [4].<\/p>\n<p>La lobectomie mini-invasive (thoracoscopique) est une technique chirurgicale envisageable en cas de cancer bronchique localis\u00e9 et est utilis\u00e9e dans des centres sp\u00e9cialis\u00e9s \u00e0 des stades plus pr\u00e9coces. Les patients ayant subi une lobectomie thoracoscopique ont une survie \u00e0 5 ans comparable \u00e0 (ou, dans certaines \u00e9tudes, sup\u00e9rieure \u00e0) celle des patients ayant subi une lobectomie ouverte [5]. De plus, la chimioth\u00e9rapie adjuvante est plus t\u00f4t et mieux support\u00e9e.<\/p>\n<p>Chez les patients pr\u00e9sentant de petites tumeurs et des comorbidit\u00e9s importantes, une radioth\u00e9rapie \u00e0 vis\u00e9e curative doit \u00eatre envisag\u00e9e, avec un diagnostic de valeur intrins\u00e8que pr\u00e9alable dans la mesure du possible. Le pr\u00e9l\u00e8vement de tissus est notamment important pour pouvoir proposer ult\u00e9rieurement un autre traitement optimal sur la base des caract\u00e9ristiques mol\u00e9culaires de la tumeur. La radioth\u00e9rapie st\u00e9r\u00e9otaxique (SBRT) ainsi que les techniques de haute pr\u00e9cision (par ex. Gamma <sup>Knife\u00ae<\/sup>, LINAC) sont utilis\u00e9es ici, ce qui permet un bon contr\u00f4le local de la tumeur avec une toxicit\u00e9 limit\u00e9e des rayons [6].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2677\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/Fallbeispiel_s17_OH1.png-8b6604_1189.png\" width=\"1100\" height=\"1472\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/Fallbeispiel_s17_OH1.png-8b6604_1189.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/Fallbeispiel_s17_OH1.png-8b6604_1189-800x1071.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/Fallbeispiel_s17_OH1.png-8b6604_1189-120x160.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/Fallbeispiel_s17_OH1.png-8b6604_1189-90x120.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/Fallbeispiel_s17_OH1.png-8b6604_1189-320x427.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/Fallbeispiel_s17_OH1.png-8b6604_1189-560x749.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<h2 id=\"traitement-des-stades-localement-avances-avec-intention-curative\">Traitement des stades localement avanc\u00e9s avec intention curative<\/h2>\n<p>Chez les patients atteints de tumeurs de stade IIIA (N2), d\u00e9finies par la pr\u00e9sence de m\u00e9tastases des ganglions lymphatiques m\u00e9diastinaux ipsilat\u00e9raux, un concept multimodal et curatif peut \u00eatre \u00e9labor\u00e9 si le patient est en bon \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p>Une chimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante peut \u00eatre recommand\u00e9e dans le sens d&#8217;une chimioth\u00e9rapie d&#8217;induction si la situation est jug\u00e9e potentiellement op\u00e9rable. Comme la chimioth\u00e9rapie est un \u00e9l\u00e9ment important du concept th\u00e9rapeutique dans cette situation, l&#8217;administration n\u00e9oadjuvante garantit que le traitement syst\u00e9mique peut \u00eatre administr\u00e9 sans r\u00e9duction de dose et avec une bonne tol\u00e9rance [7, 8].<\/p>\n<p>Chez les patients pr\u00e9sentant des tumeurs primaires non op\u00e9rables, une radiochimioth\u00e9rapie d\u00e9finitive peut \u00eatre recommand\u00e9e, avec une radioth\u00e9rapie\/chimioth\u00e9rapie concomitante chez les patients en bon \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral [9].<\/p>\n<p>Actuellement, une \u00e9tude men\u00e9e en Suisse vise \u00e0 d\u00e9terminer si, en situation tr\u00e8s avanc\u00e9e et non m\u00e9tastatique (IIIB), l&#8217;ajout d&#8217;une radioth\u00e9rapie pr\u00e9op\u00e9ratoire associ\u00e9e au cetuximab \u00e0 la chimioth\u00e9rapie pr\u00e9sente un avantage (SAKK 16\/08).<\/p>\n<h2 id=\"traitement-adjuvant-apres-chirurgie\">Traitement adjuvant apr\u00e8s chirurgie<\/h2>\n<p>Chez les patients ayant subi une r\u00e9section compl\u00e8te d&#8217;un cancer bronchique non \u00e0 petites cellules de stade II et III, quatre cycles de chimioth\u00e9rapie combin\u00e9e adjuvante \u00e0 base de cisplatine sont aujourd&#8217;hui consid\u00e9r\u00e9s comme le traitement standard. Sur la base d&#8217;analyses r\u00e9trospectives (CALGB 9633), un traitement adjuvant peut \u00e9galement \u00eatre recommand\u00e9 au stade IB et lorsque la taille de la tumeur est sup\u00e9rieure \u00e0 4 cm.<\/p>\n<p>Chez les patients ayant subi une r\u00e9section compl\u00e8te de la tumeur au stade IB-IIB, trois grandes \u00e9tudes randomis\u00e9es d\u00e9montrent aujourd&#8217;hui une augmentation significative du taux de survie gr\u00e2ce aux chimioth\u00e9rapies combin\u00e9es adjuvantes \u00e0 base de platine [10\u201312].<\/p>\n<p>La radioth\u00e9rapie post-op\u00e9ratoire (PORT) reste controvers\u00e9e. L\u00e0 encore, des \u00e9tudes sont en cours pour mieux d\u00e9crire l&#8217;importance de ce poste. Par exemple, l&#8217;\u00e9tude LungART teste PORT pour les patients pr\u00e9sentant une atteinte N2 apr\u00e8s r\u00e9section compl\u00e8te (Abstract 7658, ASCO 2007).<\/p>\n<p>Cependant, seule une partie des personnes trait\u00e9es b\u00e9n\u00e9ficie d&#8217;un traitement adjuvant. La question se pose donc de savoir quelles sont les caract\u00e9ristiques biologiques qui pourraient permettre d&#8217;identifier ces patients \u00e0 l&#8217;avance. Des recherches sont en cours pour d\u00e9terminer dans quelle mesure les signatures d&#8217;expression g\u00e9nique permettent d&#8217;identifier des sous-groupes au pronostic diff\u00e9rent et si cela permet de cibler les th\u00e9rapies adjuvantes sur les patients au pronostic d\u00e9favorable (CALGB-30506). Une autre approche consiste \u00e0 utiliser des \u00e9tudes pharmacog\u00e9nomiques pour tenter de pr\u00e9dire la capacit\u00e9 de certains agents chimioth\u00e9rapeutiques \u00e0 influencer la tumeur. Cependant, aucun marqueur pr\u00e9dictif n&#8217;a pu \u00eatre caract\u00e9ris\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-palliatif-base-sur-lhistologie-et-la-biologie-moleculaire\">Traitement palliatif bas\u00e9 sur l&#8217;histologie et la biologie mol\u00e9culaire<\/h2>\n<p>Les strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques en mati\u00e8re de soins palliatifs ont \u00e9volu\u00e9 au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. Les nouvelles strat\u00e9gies sont bas\u00e9es sur la pertinence &#8220;red\u00e9couverte&#8221; de la morphologie <em>diff\u00e9renci\u00e9e<\/em> et sur de nouvelles d\u00e9couvertes <em>mol\u00e9culaires<\/em>. Le terme g\u00e9n\u00e9rique de &#8220;cancer bronchique non \u00e0 petites cellules&#8221; ne suffit plus pour d\u00e9cider du traitement. Le terme de &#8220;non-petite cellule&#8221; regroupe des entit\u00e9s extr\u00eamement h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes sur le plan histologique et mol\u00e9culaire. Il ne r\u00e9pond plus aux besoins du choix moderne des m\u00e9dicaments, adapt\u00e9 \u00e0 la morphologie et \u00e0 la biologie mol\u00e9culaire de chacun.<\/p>\n<p>Dans la pratique quotidienne de l&#8217;oncologie, une th\u00e9rapie cibl\u00e9e selon l&#8217;histologie exacte et, pour les ad\u00e9nocarcinomes, le statut de mutation du r\u00e9cepteur du facteur de croissance \u00e9pidermique (EGFR) et le statut de translocation de l&#8217;ALK (&#8220;anaplastic lymphoma kinase&#8221;) (EML4-ALK positif) a \u00e9t\u00e9 introduite. Dans ce cas, les inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK) peuvent \u00eatre utilis\u00e9s avec un b\u00e9n\u00e9fice th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<h2 id=\"decisif-le-statut-mutationnel-des-cellules-tumorales\">D\u00e9cisif : le statut mutationnel des cellules tumorales<\/h2>\n<p>Aujourd&#8217;hui, les cancers bronchiques non \u00e0 petites cellules doivent \u00eatre test\u00e9s pour d\u00e9terminer leur statut mutationnel avant d&#8217;entamer un traitement palliatif. Tous les cancers du poumon non \u00e9pidermo\u00efdes doivent \u00eatre class\u00e9s en fonction de la pr\u00e9sence ou non de mutations de l&#8217;EGFR. Les mutations peuvent entra\u00eener l&#8217;activation de la tyrosine kinase intracellulaire de l&#8217;EGFR, ce qui donne aux cellules tumorales un signal de croissance permanent. On parle alors de mutation activatrice. Ces mutations sont le plus souvent pr\u00e9sentes chez les non-fumeurs [13]. Les mutations les plus pertinentes de l&#8217;EGFR sont une d\u00e9l\u00e9tion dans l&#8217;exon 19 et les mutations ponctuelles L858R (exon 21) et G719X (exon 18). Mais il existe aussi des mutations, comme la T790M (exon 20), qui conf\u00e8rent une r\u00e9sistance au traitement par ITK. Les m\u00e9dicaments utilis\u00e9s peuvent \u00eatre le gefitinib et l&#8217;erlotinib, qui inhibent la tyrosine kinase de l&#8217;EGFR [14]. L&#8217;afatinib est d\u00e9j\u00e0 autoris\u00e9 en deuxi\u00e8me ligne aux \u00c9tats-Unis et dans l&#8217;UE. En plus du r\u00e9cepteur du facteur de croissance \u00e9pidermique (EGFR\/ErbB1), l&#8217;afatinib bloque le r\u00e9cepteur du facteur de croissance \u00e9pidermique humain 2 (HER2\/ErbB2) et ErbB4. Chez les patients pr\u00e9sentant une mutation activatrice connue de l&#8217;EGFR, l&#8217;inhibiteur de tyrosine kinase doit \u00eatre utilis\u00e9 en premi\u00e8re ligne.<\/p>\n<p>De m\u00eame, dans l&#8217;ad\u00e9nocarcinome du poumon, il peut y avoir une prot\u00e9ine de fusion pathologique compos\u00e9e de la &#8220;anaplastic lymphoma kinase&#8221; (ALK) et de la &#8220;Echinoderm Micro-tubule-associated Protein-like 4&#8221; (EML4). Celui-ci entra\u00eene \u00e9galement un signal de croissance incontr\u00f4l\u00e9 dans les cellules tumorales. Cette mutation est beaucoup moins fr\u00e9quente (environ 4 \u00e0 7%). Elle affecte principalement les non-fumeurs et ne se produit presque jamais en combinaison avec d&#8217;autres mutations [15]. Les patients pr\u00e9sentant un EML4-ALK positif b\u00e9n\u00e9ficient d&#8217;un traitement par crizotinib. Actuellement, le crizotinib est autoris\u00e9 en Suisse comme traitement de deuxi\u00e8me ligne chez les patients pr\u00e9sentant une translocation ALK.<\/p>\n<p>D&#8217;autres mutations rares pour lesquelles il existe des inhibiteurs potentiels de la tyrosine kinase concernent le r\u00e9cepteur EGF-2 (HER2) et BRAF. On observe \u00e9galement des mutations de l&#8217;oncog\u00e8ne KRAS (transversion G en T) presque exclusivement dans les ad\u00e9nocarcinomes des fumeurs. La pr\u00e9sence d&#8217;une mutation KRAS est corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 un pronostic globalement moins bon. Mais pour l&#8217;instant, aucune cons\u00e9quence th\u00e9rapeutique ne peut \u00eatre tir\u00e9e de cette mutation [16].<\/p>\n<h2 id=\"lhistologie-guide-la-chimiotherapie\">L&#8217;histologie guide la chimioth\u00e9rapie<\/h2>\n<p>La classification histologique de l&#8217;ad\u00e9nocarcinome du poumon a \u00e9t\u00e9 renouvel\u00e9e, rempla\u00e7ant ainsi le terme mal d\u00e9fini de &#8220;carcinome broncho-alv\u00e9olaire (BAC)&#8221;. Pour les petites l\u00e9sions pr\u00e9-invasives, on parle d\u00e9sormais d'&#8221;ad\u00e9nocarcinome in situ&#8221;. Pour les l\u00e9sions invasives &gt;5 cm, on parle de &#8220;carcinome l\u00e9pidique&#8221;. Les carcinomes entre 3 et 5 cm sont consid\u00e9r\u00e9s comme &#8220;peu invasifs&#8221; [17].<\/p>\n<p>En outre, la chimioth\u00e9rapie combin\u00e9e \u00e0 base de platine &#8211; avec des substances telles que <strong>la vinorelbine, la gemcitabine, le pemetrexed et le paclitaxel &#8211; <\/strong>doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme le traitement standard ou de premi\u00e8re ligne du cancer bronchique avanc\u00e9 [18].<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 de gros efforts, il n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 possible jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent de d\u00e9finir des marqueurs pr\u00e9dictifs fiables pour les m\u00e9dicaments de chimioth\u00e9rapie 19, 20].<\/p>\n<p><strong>Le pemetrexed<\/strong> est autoris\u00e9 dans le traitement des carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes non Le pemetrexed est un nouveau repr\u00e9sentant de la famille des antagonistes de l&#8217;acide folique. En 2008, une \u00e9tude randomis\u00e9e a montr\u00e9 que les patients pr\u00e9sentant une histologie non \u00e9pidermo\u00efde tiraient un meilleur b\u00e9n\u00e9fice d&#8217;un traitement combin\u00e9 par pemetrexed et cisplatine par rapport \u00e0 la combinaison gemcitabine\/cisplatine. Le profil d&#8217;effets secondaires de la nouvelle combinaison s&#8217;est \u00e9galement r\u00e9v\u00e9l\u00e9 sup\u00e9rieur en termes de toxicit\u00e9 h\u00e9matologique et de neutrop\u00e9nie f\u00e9brile [21].<\/p>\n<p>Le <strong>bevacizumab<\/strong> est un anticorps monoclonal dirig\u00e9 contre le &#8220;vascular endothelial growth factor&#8221; (VEGF). Le bevacizumab est autoris\u00e9 en Suisse en association avec la chimioth\u00e9rapie pour le traitement du cancer bronchique non \u00e0 petites cellules en cas d&#8217;histologie non \u00e9pidermo\u00efde. Deux \u00e9tudes randomis\u00e9es ont servi de base \u00e0 cet \u00e9gard : d&#8217;une part, l&#8217;ajout de bevacizumab \u00e0 la combinaison carboplatine\/paclitaxel a am\u00e9lior\u00e9 la r\u00e9ponse tumorale et prolong\u00e9 la survie m\u00e9diane de 12,3 mois &#8211; c&#8217;est-\u00e0-dire plus que la chimioth\u00e9rapie seule (10,3 mois) [22]. D&#8217;autre part, le bevacizumab a obtenu une r\u00e9ponse tumorale significativement plus \u00e9lev\u00e9e en association avec le cisplatine\/gemcitabine [23]. Cependant, cela n&#8217;a pas conduit \u00e0 une augmentation de la survie globale [24].<\/p>\n<h2 id=\"therapie-dentretien\">Th\u00e9rapie d&#8217;entretien<\/h2>\n<p>Le traitement du cancer bronchique non \u00e0 petites cellules avanc\u00e9 consistait g\u00e9n\u00e9ralement en quatre (jusqu&#8217;\u00e0 six au maximum) cycles de chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine. Les r\u00e9sultats de nouveaux essais randomis\u00e9s ont montr\u00e9 pour la premi\u00e8re fois que, dans certaines situations, la poursuite du traitement avec un traitement d&#8217;entretien ult\u00e9rieur peut prolonger la survie. On distingue deux formes de traitement d&#8217;entretien <strong>(tableau 1). <\/strong>Pour l&#8217;entretien de continuation, des donn\u00e9es sont disponibles pour la gemcitabine [25] et le pemetrexed plus bevacizumab [26], qui ont montr\u00e9 un avantage en termes de survie sans progression. Le switch maintenance a \u00e9t\u00e9 test\u00e9 positivement pour le pemetrexed [27], le doc\u00e9taxel [28], l&#8217;erlotinib [25] et le gefitinib [29].<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2678 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/oh1_tab1.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 864px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 864\/476;height:331px; width:600px\" width=\"864\" height=\"476\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"chirurgie-des-metastases\">Chirurgie des m\u00e9tastases<\/h2>\n<p>Dans le cas du cancer bronchique non \u00e0 petites cellules m\u00e9tastas\u00e9, c&#8217;est-\u00e0-dire au stade IV, la chirurgie n&#8217;a qu&#8217;un r\u00f4le limit\u00e9 et rel\u00e8ve toujours d&#8217;une d\u00e9cision au cas par cas. En cas de m\u00e9tastase c\u00e9r\u00e9brale unique d&#8217;un cancer bronchique op\u00e9rable, une r\u00e9section neurochirurgicale est pratiqu\u00e9e dans les cas appropri\u00e9s. Celle-ci est suivie d&#8217;une irradiation du cerveau entier et d&#8217;une r\u00e9section chirurgicale de la tumeur primaire s&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;autres m\u00e9tastases ailleurs. En cas de r\u00e9section radicale, cette proc\u00e9dure permet d&#8217;atteindre un taux de survie \u00e0 5 ans d&#8217;environ 40%.<\/p>\n<p>Dans des situations particuli\u00e8res de m\u00e9tastases d&#8217;organes isol\u00e9es, en particulier les m\u00e9tastases surr\u00e9naliennes, une r\u00e9section chirurgicale \u00e0 vis\u00e9e curative a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e [30]. De telles interventions sont g\u00e9n\u00e9ralement associ\u00e9es \u00e0 une th\u00e9rapie syst\u00e9mique adjuvante ou n\u00e9o-adjuvante.<\/p>\n<h4 id=\"conclusion-pour-la-pratique\"><strong>CONCLUSION POUR LA PRATIQUE<\/strong><\/h4>\n<ul>\n<li>Un staging pr\u00e9cis, un diagnostic histologique et une analyse mol\u00e9culaire sont la cl\u00e9 d&#8217;un traitement individualis\u00e9 et donc d&#8217;un r\u00e9sultat th\u00e9rapeutique optimis\u00e9.<\/li>\n<li>Le terme &#8220;cancer bronchique non \u00e0 petites cellules&#8221; englobe de nombreuses entit\u00e9s diff\u00e9rentes sur le plan morphologique et mol\u00e9culaire, qui devraient \u00eatre d\u00e9crites avec pr\u00e9cision dans un seul diagnostic.<\/li>\n<li>Aujourd&#8217;hui, une diff\u00e9renciation histologique pr\u00e9cise et le statut de la mutation permettent d&#8217;individualiser un traitement palliatif de premi\u00e8re ligne. Apr\u00e8s quatre cycles de traitement de premi\u00e8re ligne \u00e0 base de platine, un traitement d&#8217;entretien am\u00e9liore la survie sans progression et peut se traduire par une am\u00e9lioration de la survie globale. Dans ce cas, ce sont surtout les patients dont la maladie est stabilis\u00e9e et dont l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral est bon qui semblent en b\u00e9n\u00e9ficier.<\/li>\n<li>Dans le cas du cancer bronchique localis\u00e9, les lobectomies mini-invasives (thoracoscopiques) sont aujourd&#8217;hui privil\u00e9gi\u00e9es. Pour les tumeurs situ\u00e9es au centre, on opte de plus en plus souvent pour une r\u00e9section manchette\/sleeve pr\u00e9servant les tissus pulmonaires.<\/li>\n<li>La chimioth\u00e9rapie combin\u00e9e adjuvante \u00e0 base de cisplatine fait aujourd&#8217;hui partie int\u00e9grante du traitement apr\u00e8s la r\u00e9section des tumeurs de stade IB (&gt;4 cm), II et IIIA.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>PD Dr. med. Ulf Petrausch<br \/>\nDr. med. Alessandra Curioni-Fontecedro<\/strong><\/p>\n<h4 id=\"litterature\">Litt\u00e9rature :<\/h4>\n<ol>\n<li>Silvestri GA, et al : Methods for staging non-small cell lung cancer : Diagnosis and management of lung cancer, 3rd ed : American College of Chest Physicians evidence-based clinical practice guidelines. Chest 2013 ; 143(5 Suppl) : e211S-50S.<\/li>\n<li>Luchtenborg M, et al : Un volume de proc\u00e9dure \u00e9lev\u00e9 est fortement associ\u00e9 \u00e0 une am\u00e9lioration de la survie apr\u00e8s une chirurgie du cancer du poumon. J Clin Oncol 2013 ; 31(25) : 3141-3146.<\/li>\n<li>Riquet M, et al : A review of 250 ten-year survivors after pneumonectomy for non-small-cell lung cancer. European journal of cardio-thoracic surgery : journal officiel de l&#8217;Association europ\u00e9enne de chirurgie cardio-thoracique 2013.<\/li>\n<li>Yendamuri S, et al : Temporal trends in outcomes following sublobar and lobar resections for small (\u22642 cm) non-small cell lung cancers &#8211; a Surveillance Epidemiology End Results database analysis. The Journal of surgical research 2013 ; 183(1) : 27-32.<\/li>\n<li>Lee PC, et al : Long-term survival after lobectomy for non-small cell lung cancer by video-assisted thoracic surgery versus thoracotomy. The Annals of thoracic surgery 2013 ; 96(3) : 951-960 ; discussion 960-961.<\/li>\n<li>Powell JW, et al : Treatment advances for medically inoperable non-small-cell lung cancer : emphasis on prospective trials. The lancet oncology 2009 ; 10(9) : 885-894.<\/li>\n<li>Scagliotti GV, et al : \u00c9tude randomis\u00e9e de phase III de la chirurgie seule ou de la chirurgie plus cisplatine pr\u00e9op\u00e9ratoire et gemcitabine dans les stades IB \u00e0 IIIA du cancer du poumon non \u00e0 petites cellules. J Clin Oncol 2012 ; 30(2) : 172-178.<\/li>\n<li>Strauss GM : Chimioth\u00e9rapie d&#8217;induction et chirurgie pour le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules au stade pr\u00e9coce : que nous ont appris les essais randomis\u00e9s ? J Clin Oncol 2012 ; 30(2) : 128-131.<\/li>\n<li>Auperin A, et al : Meta-analysis of concomitant versus sequential radiochemotherapy in locally advanced non-small-cell lung cancer. J Clin Oncol 2010 ; 28(13) : 2181-2190.<\/li>\n<li>10. Winton TL, et al : A prospective randomised trial of adjuvant vinorelbine (VIN) and cisplatin (CIS) in completely resected stage 1B and II non small cell lung cancer (NSCLC) Intergroup JBR.10. J Clin Oncol 2004 ; 22(14) : 621s-621s.<\/li>\n<li>11. Le Chevalier T, et al : Chimioth\u00e9rapie adjuvante \u00e0 base de cisplatine chez les patients atteints de cancer du poumon non \u00e0 petites cellules enti\u00e8rement r\u00e9s\u00e9qu\u00e9. NEJM 2004 ; 350(4) : 351-360.<\/li>\n<li>Pignon JP, et al : Lung adjuvant cisplatin evaluation : a pooled analysis by the LACE Collaborative Group. J Clin Oncol 2008 ; 26(21) : 3552-3559.<\/li>\n<li>Rosell R, et al : Screening for epidermal growth factor receptor mutations in lung cancer. The New England journal of medicine 2009 ; 361(10) : 958-967.<\/li>\n<li>Rosell R, Bivona TG, Karachaliou N : G\u00e9n\u00e9tique et biomarqueurs dans la personnalisation du traitement du cancer du poumon. Lancet 2013 ; 382(9893) : 720-731.<\/li>\n<li>Shaw AT, et al : Caract\u00e9ristiques cliniques et r\u00e9sultats des patients atteints de cancer du poumon non \u00e0 petites cellules qui h\u00e9bergent EML4-ALK. J Clin Oncol 2009 ; 27(26) : 4247-4253.<\/li>\n<li>Roberts PJ, Stinchcombe TE : KRAS Mutation : Should We Test for It, and Does It Matter ? J Clin Oncol 2013 ; 31(8) : 1112-1121.<\/li>\n<li>Travis WD, Brambilla E, Riely GJ : New pathologic classification of lung cancer : relevant for clinical practice and clinical trials. J Clin Oncol 2013 ; 31(8) : 992-1001.<\/li>\n<li>Schiller JH, et al : Comparaison de quatre r\u00e9gimes de chimioth\u00e9rapie pour le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules en phase avanc\u00e9e. NEJM 2002 ; 346(2) : 92-98.<\/li>\n<li>Cobo M, et al : Customizing cisplatin based on quantitative excision repair cross-complementing 1 mRNA expression : a phase III in non-small-cell lung cancer. J Clin Oncol 2007 ; 25(19) : 2747-2754.<\/li>\n<li>Bepler G, et al : Randomized international phase III trial of ERCC1 and RRM1 expression-based chemotherapy versus gemcitabine\/carboplatin in advanced non-small-cell lung cancer. J Clin Oncol 2013 ; 31(19) : 2404-2412.<\/li>\n<li>Scagliotti GV,et al : \u00c9tude de phase III comparant le cisplatine plus gemcitabine au cisplatine plus pemetrexed chez des patients na\u00effs de chimioth\u00e9rapie atteints de cancer du poumon non \u00e0 petites cellules en phase avanc\u00e9e. J Clin Oncol 2008 ; 26(21) : 3543-3551.<\/li>\n<li>Sandler A, et al : Paclitaxel-carboplatine seul ou avec bevacizumab pour le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules. NEJM 2006 ; 355(24) : 2542-2550.<\/li>\n<li>Reck M, et al : Phase III trial of cisplatin plus gemcitabine with either placebo or bevacizumab as first-line therapy for nonsquamous non-small-cell lung cancer : AVAil. J Clin Oncol 2009 ; 27(8) : 1227-1234.<\/li>\n<li>Reck M, et al : Overall survival with cisplatin-gemcitabine and bevacizumab or placebo as first-line therapy for nonsquamous non-small-cell lung cancer : results from a randomised phase III trial (AVAiL). Annals of oncology : official journal of the European Society for Medical Oncology\/ESMO 2010 ; 21(9) : 1804-1809.<\/li>\n<li>Perol M, et al : \u00c9tude randomis\u00e9e de phase III du traitement de maintenance par gemcitabine ou erlotinib versus observation, avec traitement de deuxi\u00e8me ligne pr\u00e9d\u00e9fini, apr\u00e8s chimioth\u00e9rapie d&#8217;induction par cisplatine et gemcitabine dans le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules en phase avanc\u00e9e. J Clin Oncol 2012 ; 30(28) : 3516-3524.<\/li>\n<li>Barlesi F, et al : Essai randomis\u00e9 de phase III du bevacizumab d&#8217;entretien avec ou sans pemetrexed apr\u00e8s une premi\u00e8re ligne d&#8217;induction avec bevacizumab, cisplatine, et pemetrexed dans le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules en progression : AVAPERL (MO22089). J Clin Oncol 2013 ; 31(24) : 3004-3011.<\/li>\n<li>Belani CP, et al : Quality of life in patients with advanced non-small-cell lung cancer given maintenance treatment with pemetrexed versus placebo (H3E-MC-JMEN) : results from a randomised, double-blind, phase 3 study. Lancet Oncology 2012 ; 13(3) : 292-299.<\/li>\n<li>Fidias PM, et al : \u00c9tude de phase III du doc\u00e9taxel imm\u00e9diat compar\u00e9 au doc\u00e9taxel diff\u00e9r\u00e9 apr\u00e8s le traitement de premi\u00e8re ligne par gemcitabine plus carboplatine dans le cancer du poumon avanc\u00e9 \u00e0 cellules non petites. J Clin Oncol 2009 ; 27(4) : 591-598.<\/li>\n<li>Zhang L, et al : Gefitinib versus placebo en tant que traitement d&#8217;entretien chez les patients atteints de cancer du poumon non \u00e0 petites cellules localement avanc\u00e9 ou m\u00e9tastatique (INFORM ; C-TONG 0804) : une phase 3 randomis\u00e9e, multicentrique et en double aveugle. Lancet Oncology 2012 ; 13(5) : 466-475.<\/li>\n<li>Salah S, Tanvetyanon T, Abbasi S : M\u00e9tastasectomie pour m\u00e9tastases solitaires de cancer du poumon non \u00e0 petites cellules extra-cr\u00e2niennes : revue syst\u00e9matique et analyse des cas rapport\u00e9s. Lung Cancer-J Iaslc 2012 ; 75(1) : 9-14.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo Oncologie &amp; H\u00e9matologie 2013 ; 1(1) : 16-21<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le traitement du cancer du poumon non \u00e0 petites cellules est individualis\u00e9 et repose sur le stade de la tumeur, l&#8217;histologie et les marqueurs mol\u00e9culaires pr\u00e9dictifs, en tenant compte du&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":38965,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Cancer bronchique non \u00e0 petites cellules","footnotes":""},"category":[11399,11531,11389,11477,11549],"tags":[48569,53402,18865,12996,30926,46174,56488,31773,13765,34734,56481,26788,40157,50326,20774,56472,20984,24613],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-346144","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-chirurgie-fr","category-formation-continue","category-oncologie","category-pneumologie-fr","category-rx-fr","tag-biologie-moleculaire","tag-cancer-bronchique-non-a-petites-cellules-fr","tag-cancer-du-poumon-fr","tag-chimiotherapie","tag-chirurgie-fr","tag-histologie-fr","tag-manifestation-extrathoracique","tag-metastases-fr","tag-nsclc-fr","tag-pet-ct-fr","tag-stade-de-la-tumeur","tag-staging-fr","tag-statut-de-la-mutation","tag-tableau-des-tumeurs","tag-therapie-dentretien","tag-therapie-palliative-de-la-premiere-ligne","tag-traitement-adjuvant","tag-tumeur","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-11 09:46:31","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":346152,"slug":"e-possibile-una-terapia-di-prima-linea-personalizzata-e-palliativa","post_title":"\u00c8 possibile una terapia di prima linea personalizzata e palliativa.","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/e-possibile-una-terapia-di-prima-linea-personalizzata-e-palliativa\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":346160,"slug":"e-possivel-uma-terapia-individualizada-e-paliativa-de-primeira-linha","post_title":"\u00c9 poss\u00edvel uma terapia individualizada e paliativa de primeira linha","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/e-possivel-uma-terapia-individualizada-e-paliativa-de-primeira-linha\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":346166,"slug":"es-posible-una-terapia-de-primera-linea-individualizada-y-paliativa","post_title":"Es posible una terapia de primera l\u00ednea individualizada y paliativa","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/es-posible-una-terapia-de-primera-linea-individualizada-y-paliativa\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346144","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=346144"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346144\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/38965"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=346144"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=346144"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=346144"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=346144"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}