{"id":346145,"date":"2013-12-05T00:00:00","date_gmt":"2013-12-04T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/informations-pour-la-pratique-quotidienne\/"},"modified":"2013-12-05T00:00:00","modified_gmt":"2013-12-04T23:00:00","slug":"informations-pour-la-pratique-quotidienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/informations-pour-la-pratique-quotidienne\/","title":{"rendered":"Informations pour la pratique quotidienne"},"content":{"rendered":"<p><strong>Il est indiscutable que le tabagisme est nocif et constitue l&#8217;une des principales causes de morbidit\u00e9 et de mortalit\u00e9 pr\u00e9matur\u00e9es. En raison de ses graves cons\u00e9quences sur la sant\u00e9, le conseil pour arr\u00eater de fumer est important et constitue l&#8217;une des mesures les plus rentables en mati\u00e8re de sant\u00e9 publique. Depuis la d\u00e9cision du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral en juillet 2011, le tabagisme est \u00e9galement consid\u00e9r\u00e9 comme une maladie en Suisse. Dans la foul\u00e9e, la var\u00e9nicline a \u00e9t\u00e9 inscrite cette ann\u00e9e sur la liste des sp\u00e9cialit\u00e9s en tant que m\u00e9dicament pour arr\u00eater de fumer et est rembours\u00e9e par les caisses d&#8217;assurance maladie sous certaines conditions. Avec les substituts nicotiniques et le bupropion, il existe en outre deux autres groupes de m\u00e9dicaments efficaces pour aider les fumeurs \u00e0 arr\u00eater. Cet article s&#8217;adresse aux m\u00e9decins praticiens qui sont confront\u00e9s quotidiennement \u00e0 la probl\u00e9matique du tabagisme.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le tabagisme est un ph\u00e9nom\u00e8ne de masse. Selon les chiffres de l&#8217;Office f\u00e9d\u00e9ral de la sant\u00e9 publique, la pr\u00e9valence du tabagisme en Suisse est d&#8217;environ 25% (www.bag.admin.ch) avec environ 18% de fumeurs r\u00e9guliers et 7% de fumeurs occasionnels. Cette proportion est rest\u00e9e plus ou moins stable depuis 2008.&nbsp;  Il est particuli\u00e8rement alarmant de constater que le pourcentage le plus \u00e9lev\u00e9 de fumeurs se situe dans la tranche d&#8217;\u00e2ge des 20-24 ans, avec 35%.<\/p>\n<h2 id=\"consequences-du-tabagisme-sur-la-sante\">Cons\u00e9quences du tabagisme sur la sant\u00e9<\/h2>\n<p>Outre les complications bien connues que sont le cancer du poumon, les cancers du tractus oropharyng\u00e9 et les maladies chroniques du syst\u00e8me cardiovasculaire et des poumons, de nombreuses autres maladies sont associ\u00e9es au tabagisme. Par exemple, les fumeurs actifs ont un risque deux \u00e0 sept fois plus \u00e9lev\u00e9 de subir un infarctus du myocarde &#8211;&nbsp; \u00e9tant le lieu o\u00f9 l&#8217;influence n\u00e9gative du tabagisme est la plus forte chez les jeunes [1]. Chez les fumeuses, par exemple, le risque de cancer du poumon est multipli\u00e9 par 36 lorsque la consommation de tabac d\u00e9passe 20 cigarettes par jour [2].<\/p>\n<p>Selon l&#8217;OMS, le tabagisme est la principale cause \u00e9vitable de d\u00e9c\u00e8s pr\u00e9matur\u00e9 dans le monde, aussi bien dans les pays \u00e0 faible revenu que dans les pays \u00e0 revenu \u00e9lev\u00e9. Ce n&#8217;est pas la nicotine, qui cr\u00e9e une forte d\u00e9pendance, qui est la plus nocive pour la sant\u00e9, mais les quelque 4000 substances dangereuses d\u00e9tectables dans la fum\u00e9e de tabac.<br \/>\nEn r\u00e9sum\u00e9, plusieurs grandes \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques montrent de mani\u00e8re coh\u00e9rente que dans la classe d&#8217;\u00e2ge des moins de 35 ans, l&#8217;esp\u00e9rance de vie des fumeurs est r\u00e9duite d&#8217;environ dix ans [3, 4]. Le risque pour la sant\u00e9 li\u00e9 \u00e0 la consommation de tabac d\u00e9pend de la dose et m\u00eame une faible consommation de 1 \u00e0 5 cigarettes par jour est significativement nocive pour la sant\u00e9 [2].<\/p>\n<h2 id=\"avantages-de-larret-du-tabac\">Avantages de l&#8217;arr\u00eat du tabac<\/h2>\n<p>Compar\u00e9e \u00e0 d&#8217;autres mesures de pr\u00e9vention dans le domaine de la sant\u00e9, l&#8217;abstinence de nicotine est associ\u00e9e \u00e0 une \u00e9norme r\u00e9duction des risques \u00e0 tous les \u00e2ges de la vie. Si l&#8217;on arr\u00eate de fumer avant l&#8217;\u00e2ge de 34 ans, l&#8217;esp\u00e9rance de vie reste comparable \u00e0 celle des non-fumeurs, et m\u00eame jusqu&#8217;\u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9, l&#8217;esp\u00e9rance de vie est prolong\u00e9e de mani\u00e8re significative [2,3,5]. Pour de nombreuses maladies, telles que la maladie coronarienne ou la BPCO, il est prouv\u00e9 que l&#8217;arr\u00eat du tabac s&#8217;accompagne d&#8217;une am\u00e9lioration significative du pronostic. Pourtant, l&#8217;arr\u00eat du tabac est extr\u00eamement rentable [6].<\/p>\n<p>Outre le tabagisme, l&#8217;attention se porte de plus en plus sur le risque accru pour la sant\u00e9 que repr\u00e9sente le tabagisme passif. On estime ici qu&#8217;en Europe, en 2002, environ 80 000 d\u00e9c\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9s au tabagisme passif, dont environ 32 000 pour des maladies cardiovasculaires [7]. Dans ce contexte, des donn\u00e9es ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es qui montrent que, par exemple, peu apr\u00e8s l&#8217;introduction d&#8217;une interdiction de fumer dans les lieux publics, les \u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires aigus peuvent \u00eatre r\u00e9duits de mani\u00e8re significative [8].<\/p>\n<h2 id=\"pourquoi-les-fumeurs-fument-ils\">Pourquoi les fumeurs fument-ils ?<\/h2>\n<p>Les raisons pour lesquelles les gens commencent \u00e0 fumer peuvent \u00eatre multiples, mais la raison pour laquelle ils continuent \u00e0 fumer est principalement la d\u00e9pendance \u00e0 la nicotine. La nicotine se lie aux r\u00e9cepteurs nicotiniques de l&#8217;ac\u00e9tylcholine dans le centre de r\u00e9compense (noyau accumbens du syst\u00e8me m\u00e9solimbique) et entra\u00eene des effets positifs tels que l&#8217;am\u00e9lioration des performances, l&#8217;am\u00e9lioration de l&#8217;humeur, l&#8217;apaisement et la sensation de bien-\u00eatre par le biais de la lib\u00e9ration de dopamine [9]. Une stimulation permanente des r\u00e9cepteurs entra\u00eene le d\u00e9veloppement d&#8217;une tol\u00e9rance, tandis que l&#8217;absence de stimulation provoque des sympt\u00f4mes de sevrage. Ceux-ci incluent, entre autres, des troubles de la concentration, des vertiges, des troubles du sommeil, une irritabilit\u00e9 accrue, une augmentation de l&#8217;app\u00e9tit et une forte envie de nicotine.<\/p>\n<p>La plupart des sympt\u00f4mes de sevrage s&#8217;att\u00e9nuent au cours du premier mois suivant l&#8217;arr\u00eat du stimulus&nbsp;, mais le besoin imp\u00e9rieux de nicotine (&#8220;craving&#8221;) et la sensation de faim accrue peuvent notamment persister pendant des mois <strong>(tableau 1)<\/strong> [10].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2714\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_s23_nikotin.jpg-a14e44_1250.jpg\" width=\"881\" height=\"969\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_s23_nikotin.jpg-a14e44_1250.jpg 881w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_s23_nikotin.jpg-a14e44_1250-800x880.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_s23_nikotin.jpg-a14e44_1250-120x132.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_s23_nikotin.jpg-a14e44_1250-90x99.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_s23_nikotin.jpg-a14e44_1250-320x352.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_s23_nikotin.jpg-a14e44_1250-560x616.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 881px) 100vw, 881px\" \/><\/p>\n<p>Une grande partie des fumeurs ont d\u00e9j\u00e0 fait au moins une tentative d&#8217;arr\u00eat du tabac, mais dans la grande majorit\u00e9 des cas sans demander l&#8217;aide d&#8217;un m\u00e9decin ou d&#8217;un sp\u00e9cialiste. En principe, environ&nbsp; un fumeur sur deux en Suisse a l&#8217;intention d&#8217;arr\u00eater de fumer (www.tabak monitoring.ch), avec un taux de r\u00e9ussite de moins de 10% pour les tentatives d&#8217;arr\u00eat non guid\u00e9es [11]. Ce taux de r\u00e9ussite peut \u00eatre consid\u00e9rablement augment\u00e9 par un soutien sp\u00e9cialis\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"procedure-pratique\">Proc\u00e9dure pratique<\/h2>\n<p>La condition pr\u00e9alable \u00e0 un sevrage tabagique r\u00e9ussi est que les patients soient motiv\u00e9s pour le faire. Sur une longue p\u00e9riode, les fumeurs ne se pr\u00e9occupent g\u00e9n\u00e9ralement pas des cons\u00e9quences de leur habitude sur la sant\u00e9 et les aspects positifs du tabagisme l&#8217;emportent largement sur toutes les pr\u00e9occupations. Dans cette situation, la volont\u00e9 d&#8217;essayer d&#8217;arr\u00eater de fumer est faible et peu prometteuse.<br \/>\nDans cette situation, notre r\u00f4le en tant que m\u00e9decin traitant est d&#8217;informer individuellement les fumeurs des aspects n\u00e9gatifs du tabagisme et de leur recommander d&#8217;arr\u00eater de fumer, dans le cadre d&#8217;un entretien motivant et non jugeant, au cours duquel l&#8217;ambivalence du fumeur doit \u00eatre mise en \u00e9vidence.<br \/>\nLes informations sur les avantages du sevrage tabagique doivent \u00eatre adapt\u00e9es, dans la mesure du possible, aux ant\u00e9c\u00e9dents m\u00e9dicaux ou \u00e0 la situation particuli\u00e8re du patient. Il faut absolument \u00e9viter les arguments st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s de la part du m\u00e9decin, car ils entra\u00eenent g\u00e9n\u00e9ralement une r\u00e9sistance de la part du fumeur \u00e0 ce stade. La motivation individuelle du patient \u00e0 arr\u00eater de fumer doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9e (pr\u00e9occupation de sant\u00e9, incitation financi\u00e8re, r\u00f4le de mod\u00e8le pour les enfants et petits-enfants) et soutenue sur cette base.&nbsp;<br \/>\nL&#8217;objectif est d&#8217;inciter nos patients \u00e0 changer d&#8217;avis, \u00e0 envisager une tentative d&#8217;arr\u00eat du tabac et finalement \u00e0 vouloir la mettre en \u0153uvre. Ce processus de changement de mentalit\u00e9 peut prendre des ann\u00e9es.<br \/>\nUne fois que la d\u00e9cision d&#8217;arr\u00eater de fumer est prise, il est important de proposer un soutien, soit par le biais de sa propre consultation, soit en orientant le patient vers un service sp\u00e9cialis\u00e9 (une liste des services de conseil aux fumeurs est disponible par exemple via Hospital Quit Support, la Ligue contre le cancer ou la Ligne nationale stop-tabac).<\/p>\n<h2 id=\"conseils-pour-arreter-de-fumer\">Conseils pour arr\u00eater de fumer<\/h2>\n<p>Le conseil pour arr\u00eater de fumer se fait de mani\u00e8re optimale \u00e0 trois niveaux :<\/p>\n<ul>\n<li>Les patients doivent \u00eatre inform\u00e9s de la d\u00e9pendance \u00e0 la nicotine, des sympt\u00f4mes de sevrage et des risques de rechute. Il est important d&#8217;explorer en d\u00e9tail les tentatives d&#8217;arr\u00eat du tabac pass\u00e9es et d&#8217;aider le fumeur \u00e0 reprendre confiance en lui pour une nouvelle tentative et \u00e0 surmonter sa peur de l&#8217;\u00e9chec.<\/li>\n<li>Les patients doivent recevoir des conseils en mati\u00e8re de th\u00e9rapie comportementale. S&#8217;il y a des ambivalences, elles doivent \u00eatre nomm\u00e9es et discut\u00e9es. Lorsqu&#8217;une date d&#8217;arr\u00eat est fix\u00e9e avec le patient, il convient de discuter avec lui des strat\u00e9gies \u00e0 adopter dans diff\u00e9rentes situations qui peuvent augmenter le risque de rechute. Il est important que le fumeur soit impliqu\u00e9 dans ce processus et qu&#8217;il garde le choix. Il est recommand\u00e9 de retirer tous les produits nicotiniques de son environnement personnel \u00e0 la date d&#8217;arr\u00eat, d&#8217;annoncer la date d&#8217;arr\u00eat \u00e0 ses amis et \u00e0 sa famille et de demander leur soutien. Les fumeurs devraient \u00eatre sensibilis\u00e9s au fait que les rechutes sont particuli\u00e8rement associ\u00e9es \u00e0 la consommation d&#8217;alcool en compagnie de fumeurs [12].<\/li>\n<li>En outre, chaque fumeur devrait \u00eatre inform\u00e9 des options m\u00e9dicamenteuses disponibles. Ils se composent de trois groupes de m\u00e9dicaments efficaces (NET, var\u00e9nicline, bupropion).<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"therapie-de-remplacement-de-la-nicotine-tnt\">Th\u00e9rapie de remplacement de la nicotine (TNT)<\/h2>\n<p>Il existe des substituts nicotiniques sous diff\u00e9rentes formes d&#8217;administration : Les patchs \u00e0 la nicotine, les pastilles \u00e0 m\u00e2cher et les inhalateurs. Le choix du produit d\u00e9pend de la pr\u00e9f\u00e9rence et de la d\u00e9pendance du patient <strong>(tableau 2).<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2715 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab2_s24_nikotin.jpg-ac4519_1253.jpg\" width=\"1100\" height=\"744\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab2_s24_nikotin.jpg-ac4519_1253.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab2_s24_nikotin.jpg-ac4519_1253-800x541.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab2_s24_nikotin.jpg-ac4519_1253-120x81.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab2_s24_nikotin.jpg-ac4519_1253-90x61.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab2_s24_nikotin.jpg-ac4519_1253-320x216.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab2_s24_nikotin.jpg-ac4519_1253-560x379.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/744;\" \/><\/p>\n<p>Pour augmenter l&#8217;efficacit\u00e9 de la NET, il est judicieux de combiner une administration continue de nicotine par patch transdermique avec une forme d&#8217;application \u00e0 courte dur\u00e9e d&#8217;action. Le dosage doit \u00eatre suffisamment \u00e9lev\u00e9, le produit doit \u00eatre correctement appliqu\u00e9 par le patient et utilis\u00e9 suffisamment longtemps. Une attention particuli\u00e8re doit \u00eatre accord\u00e9e \u00e0 ce point lors de la consultation, car les causes les plus fr\u00e9quentes de rechute sous NET sont un dosage trop faible ou une dur\u00e9e de traitement trop courte.<br \/>\nLa dur\u00e9e du traitement doit \u00eatre de 8 \u00e0 12 semaines, l&#8217;efficacit\u00e9 d&#8217;une utilisation au-del\u00e0 de cette p\u00e9riode n&#8217;est pas prouv\u00e9e [13]. Pour des raisons physiopathologiques, il est pr\u00e9f\u00e9rable de r\u00e9duire progressivement la dose vers la fin du traitement. Un algorithme adapt\u00e9 \u00e0 la Suisse et tr\u00e8s pratique au quotidien sur l&#8217;utilisation de la NET se trouve dans les recommandations suisses pour la d\u00e9saccoutumance au tabac r\u00e9vis\u00e9es en 2011&nbsp; (disponibles sur<a href=\"http:\/\/www.frei-von-tabak.ch\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> www.frei-von-tabak.ch)<\/a> [14]. Un avantage particulier de la NET est qu&#8217;il n&#8217;existe pas de contre-indications absolues \u00e0 la th\u00e9rapie.&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"varenicline\">Var\u00e9nicline<\/h2>\n<p>La var\u00e9nicline est un agoniste partiel du r\u00e9cepteur neuronal \u03b14\u03b22 de l&#8217;ac\u00e9tylcholine, ce qui r\u00e9duit l&#8217;envie et les sympt\u00f4mes de sevrage lors de l&#8217;arr\u00eat du tabac. De plus, fumer des cigarettes n&#8217;apporte pas de satisfaction, car la nicotine suppl\u00e9mentaire n&#8217;entra\u00eene pas d&#8217;activation suppl\u00e9mentaire des r\u00e9cepteurs. Cela favorise les changements de comportement par le biais d&#8217;un d\u00e9conditionnement.<\/p>\n<p>La var\u00e9nicline est administr\u00e9e \u00e0 doses progressives pendant la premi\u00e8re semaine. A partir de la deuxi\u00e8me semaine, la dose compl\u00e8te de 2\u00d71 mg\/j est utilis\u00e9e. Selon l&#8217;information professionnelle, l&#8217;arr\u00eat du tabac doit \u00eatre planifi\u00e9 au cours de la deuxi\u00e8me semaine de traitement, ce qui signifie que le patient peut continuer \u00e0 s&#8217;adonner \u00e0 son habitude pendant les premiers jours de traitement. Cependant, les premi\u00e8res indications montrent qu&#8217;une p\u00e9riode de &#8220;pr\u00e9-chargement&#8221; plus longue, allant jusqu&#8217;\u00e0 cinq semaines, pourrait conduire \u00e0 des taux d&#8217;abstinence plus \u00e9lev\u00e9s [15].<br \/>\nL&#8217;utilisation de la var\u00e9nicline est recommand\u00e9e pendant trois mois et peut \u00eatre prolong\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 six mois au total. Les effets secondaires qui peuvent survenir lors d&#8217;un traitement par var\u00e9nicline sont notamment des naus\u00e9es, des vertiges et des cauchemars.<\/p>\n<p>La var\u00e9nicline n&#8217;est pas autoris\u00e9e chez les femmes enceintes ou allaitantes et une insuffisance r\u00e9nale s\u00e9v\u00e8re est \u00e9galement consid\u00e9r\u00e9e comme une contre-indication. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, l&#8217;utilisation de ce produit suscitait des inqui\u00e9tudes chez les patients souffrant de maladies psychiatriques et cardiaques. Une \u00e9tude randomis\u00e9e r\u00e9cemment publi\u00e9e chez des patients souffrant de d\u00e9pression stable, ainsi qu&#8217;une m\u00e9ta-analyse des \u00e9tudes randomis\u00e9es sur la var\u00e9nicline, n&#8217;ont toutefois pas mis en \u00e9vidence de risque significatif de complications psychiatriques [16, 17]. Il en va de m\u00eame pour les patients pr\u00e9sentant des ant\u00e9c\u00e9dents cardiovasculaires &#8211; l\u00e0 encore, une m\u00e9ta-analyse r\u00e9cente n&#8217;a pas permis de confirmer les inqui\u00e9tudes en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 [18].<\/p>\n<p>Une des particularit\u00e9s de la var\u00e9nicline est qu&#8217;elle est rembours\u00e9e par l&#8217;assurance maladie depuis juillet 2013, sous certaines conditions. Ainsi, un sevrage tabagique de 12 semaines par p\u00e9riode de 18 mois est rembours\u00e9 par l&#8217;assurance maladie obligatoire de base si les crit\u00e8res suivants sont remplis :<\/p>\n<ul>\n<li>Le fumeur est &gt;18 ans, motiv\u00e9 pour arr\u00eater de fumer et b\u00e9n\u00e9ficie de conseils et d&#8217;un soutien professionnels.<\/li>\n<li>Il existe une d\u00e9pendance au tabac selon la CIM 10 <strong>(tableau 3) <\/strong>ou une d\u00e9pendance \u00e0 la nicotine selon le DSM-IV.<\/li>\n<li>Il existe une maladie cons\u00e9cutive au tabac ou une forte d\u00e9pendance selon le test de Fagerstr\u00f6m (\u22656 points)<strong> (tableau 4).<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p><strong><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2716 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/tab3_s26_Nikotin.jpg-a8857e_1252.jpg\" width=\"1100\" height=\"640\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/tab3_s26_Nikotin.jpg-a8857e_1252.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/tab3_s26_Nikotin.jpg-a8857e_1252-800x465.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/tab3_s26_Nikotin.jpg-a8857e_1252-120x70.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/tab3_s26_Nikotin.jpg-a8857e_1252-90x52.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/tab3_s26_Nikotin.jpg-a8857e_1252-320x186.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/tab3_s26_Nikotin.jpg-a8857e_1252-560x326.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/640;\" \/><\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2717 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab4_nikotin.jpg-a4aab7_1251.jpg\" width=\"1100\" height=\"642\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab4_nikotin.jpg-a4aab7_1251.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab4_nikotin.jpg-a4aab7_1251-800x467.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab4_nikotin.jpg-a4aab7_1251-120x70.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab4_nikotin.jpg-a4aab7_1251-90x53.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab4_nikotin.jpg-a4aab7_1251-320x187.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab4_nikotin.jpg-a4aab7_1251-560x327.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/642;\" \/><\/p>\n<h2 id=\"bupropion\">Bupropion<\/h2>\n<p>Le bupropion, un antid\u00e9presseur atypique, peut \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9 \u00e0 titre de soutien dans le sevrage tabagique. L&#8217;action se fait par inhibition de la recapture de la dopamine et de la noradr\u00e9naline.<\/p>\n<p>La dose initiale est de 150 mg\/j pendant six jours, puis 2\u00d7150 mg\/j, en respectant un intervalle de dosage d&#8217;au moins huit heures. L&#8217;arr\u00eat du tabac est d\u00e9termin\u00e9 avec le patient entre les jours 8 et 14. Le traitement&nbsp; dure g\u00e9n\u00e9ralement huit semaines, mais il peut \u00eatre prolong\u00e9 \u00e0 6-12 mois en cas de sympt\u00f4mes de sevrage s\u00e9v\u00e8res.<\/p>\n<p>Les contre-indications doivent \u00eatre respect\u00e9es. Il s&#8217;agit notamment de l&#8217;\u00e9pilepsie, de l&#8217;anorexie ou de la boulimie, de&nbsp; tumeurs du syst\u00e8me nerveux central et d&#8217;une cirrhose grave du foie. Une r\u00e9duction de la dose est \u00e9ventuellement recommand\u00e9e chez les patients pr\u00e9sentant des troubles de la fonction h\u00e9patique ou r\u00e9nale.<br \/>\nL&#8217;insomnie est un effet secondaire tr\u00e8s fr\u00e9quent de ce m\u00e9dicament. Il est possible d&#8217;y rem\u00e9dier en \u00e9vitant de prendre la dose du soir juste avant d&#8217;aller se coucher (\u00e0 condition qu&#8217;il y ait au moins huit heures entre les doses individuelles).<\/p>\n<h2 id=\"quelle-est-lefficacite-des-medicaments\">Quelle est l&#8217;efficacit\u00e9 des m\u00e9dicaments ?<\/h2>\n<p>En ce qui concerne l&#8217;efficacit\u00e9 des m\u00e9dicaments, selon les \u00e9tudes actuelles, la var\u00e9nicline est, avec une NET combin\u00e9e, le moyen le plus efficace pour arr\u00eater de fumer. Une analyse Cochrane de 2013 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un odds ratio de 2,88 pour la var\u00e9nicline par rapport au placebo pour un arr\u00eat durable du tabac sur six mois. \u00c0 titre de comparaison, l&#8217;odds ratio pour le NET \u00e9tait de 1,84 et de 1,82 pour le bupropion.<\/p>\n<p>La var\u00e9nicline a \u00e9galement obtenu de meilleurs r\u00e9sultats en comparaison directe avec une NET seule et avec le bupropion, et une efficacit\u00e9 comparable avec une NET combin\u00e9e [19].<br \/>\nLe choix individuel de la m\u00e9dication d\u00e9pend non seulement de la pr\u00e9f\u00e9rence personnelle du fumeur, mais aussi de la gravit\u00e9 de la d\u00e9pendance \u00e0 la nicotine. La d\u00e9pendance du patient peut \u00eatre \u00e9valu\u00e9e \u00e0 l&#8217;aide du questionnaire de Fagerstr\u00f6m <strong>(tableau 4) <\/strong>. En fonction du score obtenu, il est possible de distinguer cinq niveaux de d\u00e9pendance, de tr\u00e8s faible \u00e0 tr\u00e8s forte, et de planifier le traitement en cons\u00e9quence <strong>(tableau 2).<\/strong> Pour tous les m\u00e9dicaments, il convient de respecter la dose et la dur\u00e9e n\u00e9cessaires pour obtenir un effet optimal.<\/p>\n<h2 id=\"suivi\">Suivi<\/h2>\n<p>Dans la phase qui suit imm\u00e9diatement l&#8217;arr\u00eat du tabac, il convient d&#8217;offrir aux patients le plus de soutien possible. Les directives suisses pour la d\u00e9saccoutumance au tabac, qui recommandent des contr\u00f4les de suivi apr\u00e8s 1, 2, 4 et 8 semaines, servent de point de rep\u00e8re.<\/p>\n<p>&nbsp; Pour les patients qui ont arr\u00eat\u00e9 de fumer pendant une hospitalisation, le traitement en ambulatoire doit \u00eatre poursuivi sans interruption, car un effet durable n&#8217;est obtenu que si le suivi est poursuivi pendant au moins quatre semaines [20]. Lors de ces consultations, les exp\u00e9riences pass\u00e9es, les sympt\u00f4mes de sevrage et la tol\u00e9rance au m\u00e9dicament doivent \u00eatre discut\u00e9s.<\/p>\n<p>M\u00eame avec un suivi optimal, il faut \u00eatre conscient qu&#8217;une grande partie des fumeurs initialement abstinents rechuteront au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e. Dans ces cas, les circonstances qui ont conduit \u00e0 la rechute doivent \u00eatre discut\u00e9es. Un nouveau traitement m\u00e9dicamenteux, un traitement alternatif ou une prolongation du traitement m\u00e9dicamenteux peuvent \u00eatre envisag\u00e9s. Les patients doivent \u00eatre encourag\u00e9s \u00e0 consid\u00e9rer la rechute comme une exp\u00e9rience dont ils pourront tirer profit lors d&#8217;une prochaine tentative de sevrage. La motivation doit \u00eatre ax\u00e9e sur une nouvelle tentative.<\/p>\n<h4 id=\"conclusion-pour-la-pratique\">CONCLUSION POUR LA PRATIQUE<\/h4>\n<ul>\n<li>Le sevrage tabagique est l&#8217;une des mesures les plus rentables de notre syst\u00e8me de sant\u00e9.<\/li>\n<li>Pour les m\u00e9decins qui proposent des conseils pour arr\u00eater de fumer dans leur cabinet, ceux-ci se font de mani\u00e8re optimale \u00e0 trois niveaux :<\/li>\n<\/ul>\n<ol>\n<li>Information du patient sur la d\u00e9pendance \u00e0 la nicotine, les sympt\u00f4mes de sevrage et les risques de rechute<\/li>\n<li>Conseil en th\u00e9rapie comportementale avec suivi r\u00e9gulier et rapproch\u00e9 et accompagnement sur le chemin de la d\u00e9saccoutumance<\/li>\n<li>Soutien m\u00e9dicamenteux suffisamment long et \u00e0 dose optimale.<\/li>\n<\/ol>\n<h4 id=\"litterature\">\n<em>Litt\u00e9rature :<\/em><\/h4>\n<ol>\n<li>Teo KK, et al : Tobacco use and risk of myocardial infarction in 52 countries in the INTERHEART study : a case-control study. Lancet 2006 ; 368(9536) :647-58. Epub 2006\/08\/22.<\/li>\n<li>Pirie K, et al : Million Women Study C. The 21st century hazards of smoking and benefits of stoping : a prospective study of one million women in the UK. Lancet 2013 ; 381(9861) : 133-41. Epub 2012\/10\/31.<\/li>\n<li>Doll R, et al : Mortalit\u00e9 en relation avec le tabagisme : 50 ans d&#8217;observations sur les m\u00e9decins britanniques de sexe masculin BMJ 2004 ; 328(7455) : 1519. Epub 2004\/06\/24.<\/li>\n<li>Jha P, et al : 21st-century hazards of smoking and benefits of cessation in the United States. The New England journal of medicine 2013 ; 368(4) : 341-50. Epub 2013\/01\/25.<\/li>\n<li>Gellert C, et al : Smoking and all-cause mortality in older people : systematic review and meta-analysis. Archives of internal medicine 2012 ; 172(11) : 837-44. Epub 2012\/06\/13.<\/li>\n<li>Hoogendoorn M, et al : Efficacit\u00e9 \u00e0 long terme et rentabilit\u00e9 des interventions de cessation du tabagisme chez les patients atteints de BPCO. Thorax 2010 ; 65(8) : 711-8. Epub 2010\/08\/06.<\/li>\n<li>Nichols M, et al : European cardiovascular disease statistics 2012 edition. ed. 125 pages p.<\/li>\n<li>Pell JP, et al : Smoke-free legislation and hospitalizations for acute coronary syndrome. The New England journal of medicine 2008 ; 359(5) : 482-91. Epub 2008\/08\/02.<\/li>\n<li>Benowitz NL : Nicotine addiction. The New England journal of medicine 2010 ; 362(24) : 2295-303. Epub 2010\/06\/18.<\/li>\n<li>Jarvis MJ : Why people smoke (Pourquoi les gens fument). BMJ 2004 ; 328(7434) : 277-9. Epub 2004\/01\/31.<\/li>\n<li>Rigotti NA : Pratique clinique. Traitement de l&#8217;usage du tabac et de la d\u00e9pendance. The New England journal of medicine 2002 ; 346(7) : 506-12. 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En raison de ses graves cons\u00e9quences sur la sant\u00e9, le&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":39120,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Arr\u00eat du tabac","footnotes":""},"category":[11531,11315,11389,11464,11489,11549],"tags":[36126,12640,35569,13157,28545,16117,13570,29127,23866,39318,22498,45121,51903,56474,56509,56487,56502,56480,56498,56494],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-346145","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-medecine-interne-generale","category-oncologie","category-pharmacologie-et-toxicologie","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rx-fr","tag-abstinence-fr","tag-arret-du-tabac","tag-cancer-fr-2","tag-cancer-du-poumon","tag-cim-10","tag-dependance","tag-monotherapie-fr","tag-morbidite","tag-mortalite","tag-net-fr","tag-nicotine-fr","tag-rechute","tag-retrait","tag-substitution-nicotinique","tag-suivi-fr-2","tag-systeme-cardiovasculaire","tag-test-de-fagerstroem","tag-tractus-oropharynge","tag-traitement-de-substitution-a-la-nicotine","tag-vareniclin-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-21 15:04:01","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":346159,"slug":"informazioni-per-la-pratica-quotidiana","post_title":"Informazioni per la pratica quotidiana","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/informazioni-per-la-pratica-quotidiana\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":346170,"slug":"informacao-para-a-pratica-diaria","post_title":"Informa\u00e7\u00e3o para a pr\u00e1tica di\u00e1ria","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/informacao-para-a-pratica-diaria\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":346175,"slug":"informacion-para-la-practica-diaria","post_title":"Informaci\u00f3n para la pr\u00e1ctica diaria","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/informacion-para-la-practica-diaria\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346145","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=346145"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346145\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/39120"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=346145"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=346145"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=346145"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=346145"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}