{"id":346146,"date":"2013-12-05T00:00:00","date_gmt":"2013-12-04T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/comparaison-des-differentes-methodes-therapeutiques\/"},"modified":"2013-12-05T00:00:00","modified_gmt":"2013-12-04T23:00:00","slug":"comparaison-des-differentes-methodes-therapeutiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/comparaison-des-differentes-methodes-therapeutiques\/","title":{"rendered":"Comparaison des diff\u00e9rentes m\u00e9thodes th\u00e9rapeutiques"},"content":{"rendered":"<p><strong>Alors qu&#8217;un tr\u00e8s grand nombre de personnes \u00e2g\u00e9es de 60 \u00e0 80 ans souffrent d&#8217;hyperplasie de la prostate, seulement 40% d&#8217;entre elles pr\u00e9sentent des sympt\u00f4mes qui comprennent des troubles mictionnels obstructifs et irritatifs. L&#8217;article suivant aborde les examens possibles et utiles dans le cadre de la pratique de la m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale et les cas o\u00f9 il convient de faire appel \u00e0 un urologue. Il discute \u00e9galement des avantages et des inconv\u00e9nients des traitements m\u00e9dicamenteux, interventionnels et chirurgicaux. Dans ce domaine, l&#8217;\u00e9nucl\u00e9ation de la prostate au laser Holmium donne notamment de bons r\u00e9sultats pour les organes de grande taille.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;hyperplasie de la prostate est un probl\u00e8me ancien. Dans la Gr\u00e8ce antique, Hippocrate de Kos faisait d\u00e9j\u00e0 la distinction entre la dysurie, la strangurie et l&#8217;ischurie. Les premiers cath\u00e9ters, alors en bronze, datent de 1000 av. a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite en \u00c9gypte.<\/p>\n<p>Le serment d&#8217;Hippocrate de ne pas pratiquer d&#8217;interventions chirurgicales et le manque d&#8217;acc\u00e8s \u00e0 des \u00e9tudes anatomiques par des dissections de cadavres impliquent que la premi\u00e8re description anatomique de la prostate par H\u00e9rophile de Chalc\u00e9doine ne date que de 300 av.<\/p>\n<p>L&#8217;analyse d&#8217;urine selon Galien de Pergame (vers 131 \u00e0 201 apr\u00e8s J.-C.) en fonction de la densit\u00e9, de la couleur, de l&#8217;odeur, du go\u00fbt et du s\u00e9diment, en combinaison avec les sympt\u00f4mes et le sexe du patient, est utilis\u00e9e jusqu&#8217;au 17\u00e8me si\u00e8cle&nbsp;. Standard.<\/p>\n<p>Ce n&#8217;est que le fondateur de la pathologie, Giovanni Morgagni (1683-1771), qui d\u00e9crit l&#8217;anatomie et la pathologie de l&#8217;appareil g\u00e9nito-urinaire et, dans ce contexte, l&#8217;hyperplasie de la prostate dans son ouvrage en cinq volumes intitul\u00e9 &#8220;Du si\u00e8ge et des causes des maladies&#8221; (De sedibus et causis morborum).<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9volution d\u00e9mographique ainsi qu&#8217;une meilleure conscience de son corps avec une faible propension \u00e0 souffrir font de l&#8217;hyperplasie de la prostate un probl\u00e8me qui touche 80% des hommes \u00e2g\u00e9s de 60 \u00e0 80 ans. Toutefois, seuls 40% environ de ces patients sont symptomatiques.<\/p>\n<h2 id=\"etiologie-et-physiopathologie\">\u00c9tiologie et physiopathologie<\/h2>\n<p>Les cancers de la prostate se d\u00e9veloppent \u00e0 70% dans la capsule prostatique, \u00e0 10% dans la zone centrale et \u00e0 20% dans la zone de transition entre les deux (&nbsp; ). L&#8217;hyperplasie b\u00e9nigne de la prostate (HBP) se d\u00e9veloppe \u00e9galement dans cette zone de transition ainsi que dans les glandes p\u00e9ri-ur\u00e9trales. Macroscopiquement, on distingue parfois une configuration bilob\u00e9e (lobes lat\u00e9raux uniquement) et trilob\u00e9e (lobes lat\u00e9raux et m\u00e9dians).<\/p>\n<p>Histologiquement, on distingue l&#8217;hyperplasie glandulaire (ad\u00e9nome) et fibromusculaire (stroma). Le terme d&#8217;hyperplasie n&#8217;est que partiellement correct, car il s&#8217;agit d&#8217;une v\u00e9ritable multiplication num\u00e9rique des cellules. L&#8217;origine d\u00e9finitive de l&#8217;HBP n&#8217;est pas connue \u00e0 ce jour. La discussion porte sur les changements hormonaux dans le rapport \u0153strog\u00e8nes\/testost\u00e9rone avec l&#8217;\u00e2ge.<\/p>\n<p>Il existe des diff\u00e9rences ethniques et g\u00e9ographiques en ce qui concerne la fr\u00e9quence des traitements : par exemple, les Asiatiques ont un risque nettement plus faible d&#8217;\u00eatre op\u00e9r\u00e9s pour une HBP que les Am\u00e9ricains blancs et noirs. L&#8217;hyperalimentation (consommation de viande et de graisse et s\u00e9dentarit\u00e9), la constipation ainsi que les diff\u00e9rences dans l&#8217;activit\u00e9 sexuelle sont discut\u00e9es. Les fr\u00e8res et s\u0153urs de sexe masculin de patients atteints d&#8217;HBP clinique ont six fois plus de risques de d\u00e9velopper \u00e9galement une HBP.<\/p>\n<h2 id=\"symptomes\">Sympt\u00f4mes<\/h2>\n<p>Les sympt\u00f4mes cliniques de l&#8217;HBP ne sont pas en corr\u00e9lation avec les conditions patho-anatomiques. D&#8217;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, il convient de distinguer les troubles mictionnels obstructifs des troubles mictionnels irritatifs.<br \/>\nLes troubles mictionnels obstructifs comprennent<\/p>\n<ul>\n<li>jet d&#8217;urine affaibli<\/li>\n<li>temps de miction prolong\u00e9<\/li>\n<li>R\u00e9approvisionnement<\/li>\n<li>Sensation d&#8217;urine r\u00e9siduelle.<\/li>\n<li>Les troubles mictionnels irritatifs comprennent<\/li>\n<li>Pollakiurie<\/li>\n<li>Nycturie<\/li>\n<li>Dsyurie<\/li>\n<li>Urge (sympt\u00f4me d&#8217;incontinence d&#8217;urgence).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Une hypertrophie du d\u00e9trusor v\u00e9sical due \u00e0 des pressions mictionnelles \u00e9lev\u00e9es peut entra\u00eener une pollakiurie, tout comme une augmentation de la formation d&#8217;urine r\u00e9siduelle avec une diminution correspondante du volume de vessie effectivement utilisable. Si les muscles de la vessie s&#8217;\u00e9puisent,&nbsp; peut provoquer une incontinence par regorgement (ischuria paradoxa) ou une r\u00e9tention urinaire. Des examens \u00e9chographiques sont indiqu\u00e9s en cons\u00e9quence. La classification des stades selon Alken est pr\u00e9sent\u00e9e dans l&#8217;encadr\u00e9.<\/p>\n<p>Les infections urinaires r\u00e9currentes, les \u00e9pididymites ou l&#8217;h\u00e9maturie doivent faire l&#8217;objet d&#8217;un examen urologique, car elles peuvent \u00eatre les sympt\u00f4mes d&#8217;une pression mictionnelle intrav\u00e9sicale \u00e9lev\u00e9e avec formation cons\u00e9cutive d&#8217;urine r\u00e9siduelle, d&#8217;une h\u00e9morragie de la prostate et d&#8217;une inflammation ascendante.<\/p>\n<p>De m\u00eame, il est judicieux d&#8217;envoyer les patients \u00e0 temps pour un examen en cas de suspicion, car les troubles irritatifs, en particulier, peuvent persister longtemps apr\u00e8s une op\u00e9ration si le diagnostic et le traitement sont retard\u00e9s.<\/p>\n<h2 id=\"examens-par-le-medecin-generaliste\">Examens par le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste<\/h2>\n<p><strong>Anamn\u00e8se mictionnelle pr\u00e9cise :<\/strong> doit \u00eatre effectu\u00e9e en tenant compte des effets possibles de l&#8217;administration de diur\u00e9tiques ou d&#8217;une insuffisance cardiaque (nycturie d&#8217;origine cardiaque) sur le comportement mictionnel. Pour une diff\u00e9renciation pr\u00e9cise, il est possible de tenir un journal de consommation sur plusieurs jours.<\/p>\n<p><strong>Examen rectal num\u00e9rique (DRU) :<\/strong> il s&#8217;agit de la mesure diagnostique la plus simple qui fournit de bonnes informations sur la taille et la nature (duret\u00e9, nodules, d\u00e9limitation, sym\u00e9trie) de la prostate. Le DRU fournit \u00e9galement de bonnes informations sur la pr\u00e9sence \u00e9ventuelle d&#8217;h\u00e9morro\u00efdes ou de tumeurs rectales et permet d&#8217;\u00e9valuer les troubles neurog\u00e8nes de la vessie, par exemple en mesurant le tonus du sphincter anal et le r\u00e9flexe bulbo-caverneux, ainsi que la sensibilit\u00e9 p\u00e9rianale.<\/p>\n<p><strong>Laboratoire : <\/strong>test d&#8217;urine et cr\u00e9atinine s\u00e9rique pour exclure une infection et une insuffisance r\u00e9nale post-r\u00e9nale.<\/p>\n<p><strong>PSA :<\/strong> le PSA fait partie int\u00e9grante du diagnostic de routine des patients atteints d&#8217;HBP. En tant que prot\u00e9ine, elle est exprim\u00e9e par les cellules \u00e9pith\u00e9liales b\u00e9nignes et malignes de la prostate et n&#8217;est donc pas un marqueur tumoral, mais tissulaire. Les faiblesses du dosage du PSA sont connues, mais il est n\u00e9anmoins indispensable comme indicateur d&#8217;une biopsie prostatique n\u00e9cessaire pour exclure une origine maligne des troubles mictionnels. Par cons\u00e9quent, \u00e0 partir d&#8217;un PSA de 3,0 ng\/ml et d&#8217;un rapport PSA libre\/total \u226412%, les patients doivent \u00eatre orient\u00e9s vers une \u00e9chographie transrectale afin de d\u00e9terminer la taille de la prostate et d&#8217;\u00e9tablir un rapport entre le PSA et cette valeur. Cela se fait \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un calcul du risque prostatique.<\/p>\n<p>Le centre de la prostate d&#8217;Aarau, en coop\u00e9ration avec l&#8217;h\u00f4pital Mount Sinai de Toronto, m\u00e8ne des recherches intensives sur de nouveaux marqueurs tumoraux plus sp\u00e9cifiques du cancer.<\/p>\n<h2 id=\"examens-complementaires-par-lurologue\">Examens compl\u00e9mentaires par l&#8217;urologue<\/h2>\n<p><strong>Sonographie : <\/strong>l&#8217;urine r\u00e9siduelle ne doit pas d\u00e9passer 10 \u00e0 20 % du volume de la miction. \u00c9chographie des reins pour exclure un syst\u00e8me cave dilat\u00e9.<\/p>\n<p><strong>TRUS (\u00e9chographie transrectale) : <\/strong>En cas de prostate volumineuse dans le DRU, car \u00e0 partir d&#8217;une taille d&#8217;ad\u00e9nome de 60- 70&nbsp;ccm, le traitement de choix n&#8217;est plus le TUR-P, mais l&#8217;\u00e9nucl\u00e9ation de la prostate au laser Holmium (HoLEP).<\/p>\n<p><strong>Uroflow : <\/strong>il est utile de demander aux patients, d\u00e8s leur orientation, de venir chez l&#8217;urologue avec la vessie pleine, afin qu&#8217;un uroflow puisse d&#8217;abord \u00eatre r\u00e9alis\u00e9. Le crit\u00e8re important est le d\u00e9bit maxi, qui doit \u00eatre sup\u00e9rieur \u00e0 15 ml\/s. La repr\u00e9sentation graphique du d\u00e9bit en fonction du temps permet non seulement de suspecter une HBP, mais aussi de poser des diagnostics diff\u00e9rentiels de troubles mictionnels<strong> (Fig.&nbsp;1). <\/strong>Le cas \u00e9ch\u00e9ant, une cystomanom\u00e9trie\/vid\u00e9o-urodynamique devrait \u00eatre effectu\u00e9e apr\u00e8s un flux urinaire anormal en cas de composante neurog\u00e8ne\/dyssynergie d\u00e9trusor\/sphincter.<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2702\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb1_S13.jpg-f38750_1246.jpg\" style=\"height:467px; width:800px\" width=\"1100\" height=\"857\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb1_S13.jpg-f38750_1246.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb1_S13.jpg-f38750_1246-800x623.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb1_S13.jpg-f38750_1246-120x93.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb1_S13.jpg-f38750_1246-90x70.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb1_S13.jpg-f38750_1246-320x249.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Abb1_S13.jpg-f38750_1246-560x436.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p><strong>Ur\u00e9throcystoscopie : <\/strong>outre les st\u00e9noses de l&#8217;ur\u00e8tre, elle permet de diagnostiquer une hyperplasie bi- ou trilobulaire de la prostate, une scl\u00e9rose du col v\u00e9sical, une trab\u00e9cularisation de la vessie ou des diverticules. La possibilit\u00e9 technique de montrer directement au patient, via un moniteur patient, le probl\u00e8me physiopathologique de ses sympt\u00f4mes et d&#8217;illustrer l&#8217;indication op\u00e9ratoire et anatomique constitue un avantage majeur.<\/p>\n<h2 id=\"therapie-medicamenteuse\">Th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse<\/h2>\n<p><strong>les m\u00e9dicaments phytoth\u00e9rapeutiques (tableau 1) : <\/strong>Les composants des produits phytopharmaceutiques responsables des effets th\u00e9rapeutiques ainsi que leurs principes d&#8217;action ne sont pas \u00e9tablis avec certitude. La valeur des extraits de plantes reste donc controvers\u00e9e. Un effet placebo important est suspect\u00e9, car dans certaines \u00e9tudes, les sympt\u00f4mes mictionnels se sont am\u00e9lior\u00e9s, mais les param\u00e8tres mesurables tels que le d\u00e9bit maximal et l&#8217;urine r\u00e9siduelle ne se sont pas am\u00e9lior\u00e9s de mani\u00e8re significative. Si les sympt\u00f4mes sont l\u00e9gers et qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;urine r\u00e9siduelle, un essai ne peut pas faire de mal. Malgr\u00e9 l&#8217;absence de crit\u00e8res objectifs, il est souvent vrai que celui qui gu\u00e9rit a toujours raison.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2703 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_s14_HP11.jpg-10629d_1247.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 849px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 849\/456;height:215px; width:400px\" width=\"849\" height=\"456\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_s14_HP11.jpg-10629d_1247.jpg 849w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_s14_HP11.jpg-10629d_1247-800x430.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_s14_HP11.jpg-10629d_1247-120x64.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_s14_HP11.jpg-10629d_1247-90x48.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_s14_HP11.jpg-10629d_1247-320x172.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Tab1_s14_HP11.jpg-10629d_1247-560x301.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 849px) 100vw, 849px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p><strong>Bloqueurs de r\u00e9cepteurs \u03b1 :<\/strong> dans le col de la vessie comme dans la prostate, il existe des r\u00e9cepteurs \u03b11 et des r\u00e9cepteurs \u03b11a dont l&#8217;activation provoque une contraction des muscles lisses. En bloquant ces r\u00e9cepteurs, la composante dynamique de l&#8217;obstruction peut \u00eatre rel\u00e2ch\u00e9e. Le m\u00e9dicament est indiqu\u00e9 en cas de d\u00e9but d&#8217;HBP et de sympt\u00f4mes peu prononc\u00e9s, notamment irritatifs. La dur\u00e9e d&#8217;action varie, tout comme les effets secondaires. L&#8217;efficacit\u00e9 de la m\u00e9dication n\u00e9cessite le contr\u00f4le du flux et de l&#8217;urine r\u00e9siduelle. La substance active tamsulosine pr\u00e9sente la plus grande s\u00e9lectivit\u00e9 des r\u00e9cepteurs \u03b11a et donc les meilleurs r\u00e9sultats cliniques, mais un essai th\u00e9rapeutique avec l&#8217;alfuzosine ou la t\u00e9razusine est tout aussi justifi\u00e9.<\/p>\n<p>Les effets secondaires fr\u00e9quemment rapport\u00e9s sont l&#8217;orthostatisme, les vertiges et l&#8217;\u00e9jaculation r\u00e9trograde, et parfois une perte de libido\/potence.<\/p>\n<p>Modulation hormonale : la testost\u00e9rone constitue une prohormone dans la prostate et est transform\u00e9e par la 5\u03b1-r\u00e9ductase en sa forme active r\u00e9elle, la dihydrotestost\u00e9rone, qui se lie au r\u00e9cepteur des androg\u00e8nes. Les inhibiteurs de la 5\u03b1-r\u00e9ductase permettent d&#8217;inhiber l&#8217;influence prolif\u00e9rative de la DHT. Par exemple, le finast\u00e9ride, pris pendant des mois, a permis d&#8217;obtenir une r\u00e9duction de volume de 20 \u00e0 30% (H\u00f6fner et al. 2000). Cependant, m\u00eame dans ce cas, les sympt\u00f4mes obstructifs de l&#8217;HBP sont principalement att\u00e9nu\u00e9s, tandis que le d\u00e9bit urinaire maximal n&#8217;a \u00e9t\u00e9 am\u00e9lior\u00e9 que de 1,4 \u00e0 1,9&nbsp;ml\/s par rapport au placebo. La combinaison de tamsulosine et de dutast\u00e9ride en une seule g\u00e9lule fait l&#8217;objet d&#8217;une promotion plus intense ces derniers temps, mais la combinaison des substances actives n&#8217;est pas nouvelle en soi. Des r\u00e9sultats r\u00e9cents (\u00e9tude Combat) justifient \u00e9galement un essai pour des volumes prostatiques plus faibles (entre 30 et 50 ml), mais l&#8217;effet est ici moindre. Les inhibiteurs de la 5\u03b1-r\u00e9ductase ont pour effet secondaire le plus fr\u00e9quent un dysfonctionnement \u00e9rectile, en plus d&#8217;une perte de libido dans 5 \u00e0 15% des cas et d&#8217;une diminution du volume de l&#8217;\u00e9jaculation.<\/p>\n<p>Le plein effet est attendu au bout de 6 \u00e0 12 mois. Les patients souffrant de troubles avanc\u00e9s ne peuvent souvent pas attendre une telle p\u00e9riode.<\/p>\n<p>Les inhibiteurs de la 5\u03b1-r\u00e9ductase entra\u00eenent une r\u00e9duction du PSA d&#8217;environ 50%. Un patient sous traitement par inhibiteur de la 5\u03b1-r\u00e9ductase a un seuil de PSA correspondant non pas \u00e0 3 mais \u00e0 1,5&nbsp;ug\/l, et doit donc se faire d\u00e9pister plus t\u00f4t pour son cancer.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-2704 lazyload\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Kasten_s14.jpg-f1ba40_1245.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 838px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 838\/360;height:172px; width:400px\" width=\"838\" height=\"360\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Kasten_s14.jpg-f1ba40_1245.jpg 838w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Kasten_s14.jpg-f1ba40_1245-800x344.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Kasten_s14.jpg-f1ba40_1245-120x52.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Kasten_s14.jpg-f1ba40_1245-90x39.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Kasten_s14.jpg-f1ba40_1245-320x137.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/Kasten_s14.jpg-f1ba40_1245-560x241.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 838px) 100vw, 838px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"procedures-interventionnelles\">Proc\u00e9dures interventionnelles<\/h2>\n<p><strong>Insertion de stents :<\/strong> insertion d&#8217;alliages m\u00e9talliques recouverts de platine, de titane ou de poly\u00e9thyl\u00e8ne. L&#8217;avantage est une possibilit\u00e9 d&#8217;utilisation en cas de multimorbidit\u00e9. Outre la n\u00e9cessit\u00e9 de changer certaines pr\u00e9parations, l&#8217;inconv\u00e9nient est la fr\u00e9quence des infections et la sensation de besoin constant d&#8217;uriner chez une grande partie des patients.<\/p>\n<p><strong>Proc\u00e9dure thermique :<\/strong> Dans le cas de la TUMT \u00e0 haute \u00e9nergie (thermoth\u00e9rapie microvillositaire transur\u00e9trale), les sympt\u00f4mes devraient atteindre les r\u00e9sultats de la TUR-P en l&#8217;espace d&#8217;un an ; en ce qui concerne les r\u00e9sultats du flux urinaire, cette th\u00e9rapie est nettement moins performante. La TUNA (ablation transur\u00e9trale de la prostate \u00e0 l&#8217;aiguille) consiste \u00e0 cr\u00e9er des thermon\u00e9croses dans le corps glandulaire en g\u00e9n\u00e9rant de la chaleur interstitielle (environ 90\u00b0C). Cela entra\u00eene une am\u00e9lioration significative des sympt\u00f4mes de l&#8217;HBP, mais donne de mauvais r\u00e9sultats en termes de d\u00e9bit urinaire et n\u00e9cessite des traitements r\u00e9p\u00e9t\u00e9s dans 42% des cas.<\/p>\n<p>Toutes ces proc\u00e9dures ne sont pas standard et ne sont pas recommand\u00e9es dans les guidelines nationales et internationales.<\/p>\n<h2 id=\"procedures-chirurgicales\">Proc\u00e9dures chirurgicales<\/h2>\n<p><strong>TUR-P :<\/strong> la norme de r\u00e9f\u00e9rence est depuis longtemps la r\u00e9section transur\u00e9trale de la prostate (TUR-P). Diff\u00e9rents fabricants proposent de bons syst\u00e8mes sur le march\u00e9. Les modulations de l&#8217;intensit\u00e9 ou de la fr\u00e9quence du courant, ainsi que la distinction entre syst\u00e8me monopolaire (retour de courant par \u00e9lectrode adh\u00e9sive sur la cuisse) ou bipolaire (retour de courant dans le dispositif transur\u00e9tral lui-m\u00eame) ne font pas grande diff\u00e9rence dans le r\u00e9sultat fonctionnel final. L&#8217;avantage de la r\u00e9section bipolaire est qu&#8217;elle permet d&#8217;utiliser des solutions salines physiologiques comme milieu d&#8217;irrigation et qu&#8217;elle entra\u00eene moins de d\u00e9placements d&#8217;\u00e9lectrolytes dus \u00e0 la r\u00e9sorption de l&#8217;eau d&#8217;irrigation. La perte de sang perop\u00e9ratoire moyenne est estim\u00e9e \u00e0 environ 500 ml, les taux de transfusion sont estim\u00e9s entre 0 et 20 %, mais sont de facto tr\u00e8s rares dans notre clinique. <sup>Marcoumar\u00ae<\/sup>, <sup>Xarelto\u00ae<\/sup> ou <sup>Plavix\u00ae<\/sup> doivent \u00eatre arr\u00eat\u00e9s au pr\u00e9alable. passer \u00e0 l&#8217;h\u00e9parine de bas poids mol\u00e9culaire par voie sous-cutan\u00e9e, l&#8217;ASS ne constitue pas un obstacle.<\/p>\n<p>Vaporisation <strong>au laser KTP :<\/strong> la vaporisation au laser KTP (laser Greenlight) utilise une lumi\u00e8re laser dans la plage visible de 532 nm (vert) pour vaporiser l&#8217;exc\u00e8s de tissu prostatique. L&#8217;avantage est que l&#8217;op\u00e9ration ne provoque pratiquement pas de saignement, m\u00eame sous anticoagulation, car les vaisseaux sanguins peuvent \u00eatre directement coagul\u00e9s. Avec un laser puissant de 120 W, l&#8217;efficacit\u00e9 est comparable \u00e0 celle du TUR-P avec &gt;0,5&nbsp;g\/min. L&#8217;inconv\u00e9nient est que la vaporisation ne permet pas de disposer d&#8217;une histologie et donc de d\u00e9tecter des carcinomes incidents. Le taux de r\u00e9op\u00e9ration d\u00fb aux masses d\u00e9tritiques obstructives est de 17%. De plus, il est fr\u00e9quent que des macroh\u00e9maturies retard\u00e9es apparaissent au cours de la cro\u00fbte.<\/p>\n<p><strong>l&#8217;\u00e9nucl\u00e9ation de la prostate au laser holmium (HoLEP) :<\/strong> En cas d&#8217;ad\u00e9nomes de grande taille, il ne faut plus effectuer de TUR-P en raison de la charge volumique du circuit due \u00e0 la r\u00e9sorption du liquide de rin\u00e7age. Pour les ad\u00e9nomes de plus de 100 g, la proc\u00e9dure la plus courante est souvent une ad\u00e9nom\u00e9nucl\u00e9ation transabdominale transv\u00e9sicale (analogue \u00e0 Freyer) ou une ad\u00e9nom\u00e9nucl\u00e9ation transabdominale extrav\u00e9sicale (analogue \u00e0 Milin). Depuis environ huit ans, une nouvelle proc\u00e9dure laser est disponible sous la forme d&#8217;une \u00e9nucl\u00e9ation de la prostate au laser holmium, ou HoLEP. Il donne d&#8217;excellents r\u00e9sultats, quelle que soit la taille de la prostate, mais montre ses avantages \u00e0 partir d&#8217;une taille d&#8217;organe &gt;50-60 g. Les lambeaux lat\u00e9raux \u00b1 m\u00e9dians obstruants sont compl\u00e8tement retir\u00e9s en bloc par voie transur\u00e9trale et pouss\u00e9s dans la vessie. Le fond de r\u00e9section est coagul\u00e9 directement par le laser holmium, ce qui ne provoque pratiquement pas de perte de sang ni de r\u00e9sorption importante. Les blocs de tissus \u00e9nucl\u00e9\u00e9s sont ensuite retir\u00e9s de la vessie par un morcelleur et sont disponibles pour l&#8217;examen histologique n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;ablation compl\u00e8te de l&#8217;ad\u00e9nome, les r\u00e9sultats fonctionnels \u00e0 long terme&nbsp; sont les m\u00eames que ceux de la chirurgie ouverte et, avec un taux de r\u00e9op\u00e9ration de &lt;1% en sept ans, ils sont nettement meilleurs que ceux du TUR-P conventionnel (environ 15%).<\/p>\n<p>L&#8217;approche mini-invasive permet de r\u00e9duire la dur\u00e9e d&#8217;hospitalisation d&#8217;environ cinq jours, avec des pertes de sang et des besoins en m\u00e9dicaments nettement moins importants, de sorte que le centre de la prostate ne pratique plus d&#8217;ad\u00e9nomucl\u00e9ations ouvertes depuis 2011.<\/p>\n<h4 id=\"conclusion-pour-la-pratique\"><strong>CONCLUSION POUR LA PRATIQUE<\/strong><\/h4>\n<ul>\n<li>Jusqu&#8217;\u00e0 80% des personnes \u00e2g\u00e9es de 60 \u00e0 80 ans ont une HBP, mais seulement 40% sont symptomatiques.<\/li>\n<li>Les patients doivent faire l&#8217;objet d&#8217;un examen urologique pr\u00e9coce.<\/li>\n<li>Les m\u00e9dicaments am\u00e9liorent davantage les sympt\u00f4mes que les param\u00e8tres mesurables.<\/li>\n<li>Le TURP reste la norme de r\u00e9f\u00e9rence.<\/li>\n<li>L&#8217;\u00e9nucl\u00e9ation de la prostate au laser holmium devient le gold standard, surtout pour les organes de grande taille.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em>Bibliographie chez l&#8217;auteur<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2013 ; 8(11) : 12-16<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors qu&#8217;un tr\u00e8s grand nombre de personnes \u00e2g\u00e9es de 60 \u00e0 80 ans souffrent d&#8217;hyperplasie de la prostate, seulement 40% d&#8217;entre elles pr\u00e9sentent des sympt\u00f4mes qui comprennent des troubles mictionnels&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":39070,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Hyperplasie b\u00e9nigne de la prostate","footnotes":""},"category":[11399,11531,11389,11549,11514],"tags":[31922,56516,17937,54886,56512,56489,56506,25536,21761,56473,56533,17075,56521,22819,56496,56526,56500,49811,56482],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-346146","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-chirurgie-fr","category-formation-continue","category-oncologie","category-rx-fr","category-urologie-fr","tag-adenome","tag-bloqueurs-de-recepteurs","tag-cancer-de-la-prostate","tag-comparaison","tag-dru-fr","tag-enucleation-laser-au-holmium","tag-examen-rectal-numerique","tag-hbp-fr","tag-hormones","tag-hyperplasie-benigne-de-la-prostate-fr","tag-norme-de-reference","tag-phyto-fr","tag-procedures-interventionnelles","tag-sonographie-fr","tag-stroma-fr","tag-turp-fr","tag-uree-fr","tag-uroflow-fr","tag-urologue","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-18 10:43:51","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":346163,"slug":"confronto-tra-diversi-metodi-di-terapia","post_title":"Confronto tra diversi metodi di terapia","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/confronto-tra-diversi-metodi-di-terapia\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":346174,"slug":"comparacao-de-diferentes-metodos-terapeuticos","post_title":"Compara\u00e7\u00e3o de diferentes m\u00e9todos terap\u00eauticos","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/comparacao-de-diferentes-metodos-terapeuticos\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":346180,"slug":"comparacion-de-diferentes-metodos-terapeuticos","post_title":"Comparaci\u00f3n de diferentes m\u00e9todos terap\u00e9uticos","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/comparacion-de-diferentes-metodos-terapeuticos\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346146","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=346146"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346146\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/39070"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=346146"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=346146"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=346146"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=346146"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}