{"id":346348,"date":"2014-01-30T00:00:00","date_gmt":"2014-01-29T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/de-nouvelles-substances-permettent-une-therapie-ciblee\/"},"modified":"2014-01-30T00:00:00","modified_gmt":"2014-01-29T23:00:00","slug":"de-nouvelles-substances-permettent-une-therapie-ciblee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/de-nouvelles-substances-permettent-une-therapie-ciblee\/","title":{"rendered":"De nouvelles substances permettent une th\u00e9rapie cibl\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le r\u00e9cepteur HER2 fait partie de la famille des quatre r\u00e9cepteurs tyrosine kinases transmembranaires (EGFR\/HER1, HER2, HER3 et HER4) qui influencent la croissance, la diff\u00e9renciation et la survie des cellules. La surexpression de HER2 est pr\u00e9sente dans environ 20% des cas de cancer du sein au stade pr\u00e9coce et est associ\u00e9e \u00e0 une \u00e9volution plus agressive de la maladie et \u00e0 un mauvais pronostic. Seule l&#8217;introduction de substances sp\u00e9cifiques ciblant HER2 a permis d&#8217;am\u00e9liorer consid\u00e9rablement le pronostic des patientes atteintes d&#8217;un cancer du sein HER2 positif.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La seule substance autoris\u00e9e au stade pr\u00e9coce du carcinome mammaire est l&#8217;anticorps monoclonal trastuzumab (<sup>Herceptin\u00ae<\/sup>), selon la conf\u00e9rence internationale de consensus de Saint-Gall [1]. D&#8217;autres substances telles que le lapatinib (<sup>Tyverb\u00ae<\/sup>) et le pertuzumab (<sup>Perjeta\u00ae<\/sup>) sont actuellement \u00e9valu\u00e9es dans cette indication dans le cadre de grandes \u00e9tudes internationales. Ils sont d\u00e9j\u00e0 autoris\u00e9s en situation m\u00e9tastatique et le T-DM1 (<sup>Kadcyla\u00ae<\/sup>) est une autre nouvelle option th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<h2 id=\"trastuzumab\">Trastuzumab<\/h2>\n<p>L&#8217;anticorps monoclonal trastuzumab a pour cible le domaine extracellulaire du r\u00e9cepteur HER2. En tant que m\u00e9diateur de la cytotoxicit\u00e9 \u00e0 m\u00e9diation cellulaire d\u00e9pendante des anticorps (ADCC), il emp\u00eache la poursuite de la prolif\u00e9ration. L&#8217;administration se fait par voie intraveineuse. Le traitement est g\u00e9n\u00e9ralement bien tol\u00e9r\u00e9. Lors de la premi\u00e8re application, une r\u00e9action li\u00e9e \u00e0 la perfusion peut se produire avec de la fi\u00e8vre, des frissons et des douleurs articulaires, qui peuvent \u00eatre bien trait\u00e9es avec du parac\u00e9tamol. Une cardiotoxicit\u00e9 cumulative est connue, c&#8217;est pourquoi une \u00e9chocardiographie est recommand\u00e9e avant le d\u00e9but du traitement et \u00e0 intervalles r\u00e9guliers par la suite.<\/p>\n<h2 id=\"lapatinib\">Lapatinib<\/h2>\n<p>Le lapatinib administr\u00e9 par voie perorale inhibe de mani\u00e8re r\u00e9versible les domaines tyrosine kinase des r\u00e9cepteurs EGF (ErbB1) et ErbB2 (HER2). De plus, contrairement au trastuzumab, la mol\u00e9cule lapatinib est plus petite, ce qui pourrait expliquer son meilleur effet sur les m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales. Les effets secondaires sont principalement des sympt\u00f4mes gastro-intestinaux avec diarrh\u00e9e, perte d&#8217;app\u00e9tit et naus\u00e9es, ainsi que des \u00e9ruptions cutan\u00e9es, de la fatigue et de l&#8217;h\u00e9patotoxicit\u00e9. Une cardiotoxicit\u00e9 cumulative a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite avec le lapatinib, raison pour laquelle une surveillance appropri\u00e9e est recommand\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"pertuzumab\">Pertuzumab<\/h2>\n<p>Le pertuzumab est \u00e9galement un anticorps monoclonal qui se lie sp\u00e9cifiquement au domaine de dim\u00e9risation extracellulaire (sous-domaine II) du r\u00e9cepteur HER2, tandis que le trastuzumab se lie au domaine IV. Le pertuzumab bloque ainsi la formation de l&#8217;h\u00e9t\u00e9rodim\u00e9risation d\u00e9pendante du ligand de HER2 avec d&#8217;autres membres de la famille HER2, y compris HER1, HER3 et HER4. Le pertuzumab se lie ainsi \u00e0 une autre r\u00e9gion du r\u00e9cepteur HER2 que le trastuzumab, ce qui entra\u00eene un effet synergique. Le profil d&#8217;effets secondaires est le m\u00eame que celui du trastuzumab.<\/p>\n<h2 id=\"t-dm1\">T-DM1<\/h2>\n<p>Le trastuzumab-emtansine est un conjugu\u00e9 de trastuzumab et de l&#8217;agent cytostatique mertansine, un inhibiteur de la microtubuline. L&#8217;anticorps se lie sp\u00e9cifiquement aux cellules tumorales HER2-positives, ce qui explique pourquoi le cytostatique a comparativement peu d&#8217;effet en dehors des manifestations tumorales. Cela explique \u00e9galement sa bonne tol\u00e9rance.<br \/>\nLes effets secondaires suivants sont observ\u00e9s : R\u00e9actions \u00e0 la perfusion avec frissons et fi\u00e8vre, h\u00e9matotoxicit\u00e9 avec notamment une thrombocytop\u00e9nie \u00e0 contr\u00f4ler et des \u00e9l\u00e9vations des enzymes h\u00e9patiques (ALT, AST).<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-2992\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Abb1_OH1_s6.jpg-62a62c_1490.jpg\" width=\"1100\" height=\"837\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Abb1_OH1_s6.jpg-62a62c_1490.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Abb1_OH1_s6.jpg-62a62c_1490-800x609.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Abb1_OH1_s6.jpg-62a62c_1490-120x90.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Abb1_OH1_s6.jpg-62a62c_1490-90x68.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Abb1_OH1_s6.jpg-62a62c_1490-320x243.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Abb1_OH1_s6.jpg-62a62c_1490-560x426.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<h2 id=\"indications\">Indications<\/h2>\n<p>Avant un \u00e9ventuel traitement, le statut HER2 doit \u00eatre d\u00e9termin\u00e9 par un examen immunohistochimique valid\u00e9 sur la pr\u00e9paration tumorale. Cela peut \u00e9galement \u00eatre \u00e9tudi\u00e9 sur un bloc de tumeur retir\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment. Seul un r\u00e9sultat triple positif est consid\u00e9r\u00e9 comme suffisant pour un traitement anti-HER2 et donc positif. En cas de doute (2+), on proc\u00e8de en outre \u00e0 la d\u00e9termination de l&#8217;amplification du g\u00e8ne HER2 par hybridation in situ en fluorescence (FISH), qui est consid\u00e9r\u00e9e comme positive \u00e0 partir d&#8217;un ratio &gt;2,2 et permet ainsi de se qualifier pour une th\u00e9rapie cibl\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"stade-precoce-traitement-adjuvant\">Stade pr\u00e9coce &#8211; Traitement adjuvant<\/h2>\n<p>A ce stade, seul le trastuzumab est autoris\u00e9, en association avec la chimioth\u00e9rapie. L&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e apr\u00e8s la publication de l&#8217;\u00e9tude HERA en 2005, qui a d\u00e9montr\u00e9 un avantage significatif en termes de survie sans maladie et de survie globale pour les patientes atteintes d&#8217;un cancer du sein HER2-positif et trait\u00e9es par trastuzumab pendant un an. Une dur\u00e9e de prise de deux ans de trastuzumab n&#8217;augmente pas davantage l&#8217;efficacit\u00e9, comme nous le savons depuis fin 2012 [2]. R\u00e9cemment, les donn\u00e9es de l&#8217;\u00e9tude PHARE ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es, comparant un traitement de six mois contre un an de trastuzumab [3]. Cette \u00e9tude a \u00e9t\u00e9 n\u00e9gative, resp. elle n&#8217;a pas atteint le crit\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation primaire de &#8220;non-inf\u00e9riorit\u00e9&#8221;.<br \/>\nSur la base des donn\u00e9es NOAH, le trastuzumab est \u00e9galement utilis\u00e9 en n\u00e9oadjuvant, c&#8217;est-\u00e0-dire en pr\u00e9op\u00e9ratoire en combinaison avec une chimioth\u00e9rapie. La survie sans r\u00e9cidive \u00e0 3 ans \u00e9tait significativement meilleure avec 71% contre 56% pour les patients trait\u00e9s sans trastuzumab [4].<\/p>\n<p>L&#8217;immunoth\u00e9rapie adjuvante au trastuzumab est g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9but\u00e9e apr\u00e8s une chimioth\u00e9rapie \u00e0 base d&#8217;anthracycline (pas d&#8217;association en raison de la cardiotoxicit\u00e9 cumulative potentielle&nbsp; ) et peut \u00eatre associ\u00e9e \u00e0 une chimioth\u00e9rapie non anthracycline, \u00e0 un traitement endocrinien et \u00e0 une radioth\u00e9rapie.<br \/>\nLe lapatinib fait \u00e9galement l&#8217;objet d&#8217;\u00e9tudes. Cette ann\u00e9e, une \u00e9tude de phase III a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e, comparant le lapatinib au trastuzumab et montrant une survie sans progression comparable avec une toxicit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e [5].<\/p>\n<p>Les donn\u00e9es ALTTO, qui ont \u00e9galement examin\u00e9 cette question et en plus une combinaison de trastuzumab et de lapatinib, sont en attente, le bras lapatinib ayant d\u00fb \u00eatre ferm\u00e9 pr\u00e9matur\u00e9ment. Ceci parce que le bras lapatinib semble \u00eatre inf\u00e9rieur au bras trastuzumab.<br \/>\nLe standard th\u00e9rapeutique actuel en situation adjuvante dans le cancer du sein HER2-positif comprend donc une immunoth\u00e9rapie par trastuzumab pour une dur\u00e9e d&#8217;un an.<\/p>\n<h2 id=\"stade-avance-metastase\">Stade avanc\u00e9, m\u00e9tastas\u00e9<\/h2>\n<p>Il existe plusieurs options th\u00e9rapeutiques pour le traitement des patientes atteintes d&#8217;un cancer du sein m\u00e9tastatique HER2-positif. Outre la th\u00e9rapie endocrinienne ainsi que la th\u00e9rapie cytostatique, l&#8217;immunoth\u00e9rapie rev\u00eat ici une grande importance. En principe, toute patiente atteinte d&#8217;un cancer du sein HER2-positif devrait se voir proposer une th\u00e9rapie cibl\u00e9e appropri\u00e9e.<br \/>\nAlors que seuls le trastuzumab et le lapatinib \u00e9taient disponibles il y a quelques ann\u00e9es, l&#8217;\u00e9ventail des options th\u00e9rapeutiques s&#8217;est encore \u00e9largi ces derniers mois.<\/p>\n<p><strong>Traitement de premi\u00e8re ligne : <\/strong>en 2001, Slamon a publi\u00e9 la premi\u00e8re grande \u00e9tude de phase III qui a montr\u00e9 une survie sans progression nettement plus longue, une meilleure r\u00e9ponse et une r\u00e9ponse plus longue ainsi qu&#8217;un avantage de survie pour un traitement combin\u00e9 par chimioth\u00e9rapie et trastuzumab [6]. Un b\u00e9n\u00e9fice a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 en combinaison avec un traitement endocrinien [7].<\/p>\n<p>Une \u00e9tude du SAKK (Groupe suisse de recherche clinique sur le cancer, <a href=\"http:\/\/www.sakk.ch\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.sakk.ch)<\/a> examine si une monoth\u00e9rapie par trastuzumab est suffisante en premier traitement, suivie d&#8217;une combinaison avec une chimioth\u00e9rapie. Les r\u00e9sultats sont en attente. Aujourd&#8217;hui, le trastuzumab est le plus souvent utilis\u00e9 en premi\u00e8re ligne en association avec la chimioth\u00e9rapie ou, si la chimioth\u00e9rapie ne semble pas appropri\u00e9e, avec la th\u00e9rapie endocrinienne.<\/p>\n<p>Des donn\u00e9es r\u00e9centes de l&#8217;\u00e9tude CLEOPATRA ont montr\u00e9 que le doc\u00e9taxel associ\u00e9 au trastuzumab et au pertuzumab \u00e9tait sup\u00e9rieur au doc\u00e9taxel et au trastuzumab en termes de survie sans progression et de survie globale. Cependant, il faut aussi accepter une toxicit\u00e9 accrue&nbsp;, notamment en termes de neutrop\u00e9nies f\u00e9briles et de diarrh\u00e9e [8]. Le pertuzumab&nbsp; est d\u00e9sormais autoris\u00e9 par Swissmedic dans cette indication et rembours\u00e9 par les caisses-maladie apr\u00e8s obtention pr\u00e9alable d&#8217;une garantie de paiement.<\/p>\n<p><strong>A partir du traitement de deuxi\u00e8me ligne : <\/strong>malgr\u00e9 le traitement cibl\u00e9, la maladie progresse sous trastuzumab en raison du d\u00e9veloppement de r\u00e9sistances. Ce d\u00e9veloppement de r\u00e9sistance est d\u00fb, entre autres, \u00e0 une modification du r\u00e9cepteur HER2 et de la voie de signalisation PI3K\/Akt. De plus, il y a une r\u00e9gulation positive de HER3 ou IGF1R [9]. Le traitement anti-HER2 doit cependant \u00eatre poursuivi conform\u00e9ment au consensus g\u00e9n\u00e9ral (ESMO-Guidelines) [10].<\/p>\n<p>Une possibilit\u00e9 est de poursuivre le trastuzumab en changeant de composante de chimioth\u00e9rapie [11, 12]. Comme alternative, le lapatinib (en association avec la cap\u00e9citabine) est disponible d\u00e8s la deuxi\u00e8me ligne de traitement [13]. L&#8217;avantage de cette combinaison th\u00e9rapeutique est qu&#8217;elle peut \u00eatre administr\u00e9e par voie orale, mais la toxicit\u00e9 est g\u00e9n\u00e9ralement plus \u00e9lev\u00e9e (en particulier syndrome main-pied, sympt\u00f4mes gastro-intestinaux). En plus du lapatinib, le T-DM1 est d\u00e9sormais utilis\u00e9 \u00e0 partir de la deuxi\u00e8me ligne. Il a \u00e9t\u00e9 compar\u00e9 \u00e0 l&#8217;association lapatinib et cap\u00e9citabine et s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 sup\u00e9rieur tant en termes de survie globale que de tol\u00e9rance [14]. Celui-ci est autoris\u00e9 en Suisse depuis 2013, mais il n&#8217;est pas encore rembours\u00e9 et n\u00e9cessite une garantie de prise en charge pr\u00e9alable.<\/p>\n<p>La meilleure s\u00e9quence th\u00e9rapeutique en situation m\u00e9tastatique n&#8217;est pas claire. Les nouvelles substances pertuzumab et T-DM1 sont actuellement \u00e9valu\u00e9es dans le cadre de l&#8217;\u00e9tude SAKK 22\/10. En premi\u00e8re ligne de traitement, on randomise dans un double blocage de HER2 (trastuzumab et pertuzumab) avec chimioth\u00e9rapie vs sans chimioth\u00e9rapie. Le T-DM1 est alors envisag\u00e9 comme traitement de deuxi\u00e8me ligne.<\/p>\n<h2 id=\"perspectives\">Perspectives<\/h2>\n<p>L&#8217;application sous-cutan\u00e9e du trastuzumab [15] a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 test\u00e9e, ce qui pourrait constituer \u00e0 l&#8217;avenir un nouveau mode d&#8217;application potentiellement attrayant.&nbsp;&nbsp;<br \/>\nDe grandes \u00e9tudes internationales sont actuellement en cours pour d\u00e9terminer si les nouvelles substances sont \u00e9galement efficaces en situation adjuvante.<br \/>\nDe plus, de nouveaux inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK) per os sont en cours d&#8217;\u00e9valuation. Le n\u00e9ratinib en particulier, un EGFR-HER2-TKI irr\u00e9versible, semble prometteur.<\/p>\n<h4 id=\"take-home-message\">TAKE HOME MESSAGE<\/h4>\n<ul>\n<li>Le pronostic du cancer du sein HER2-positif peut \u00eatre consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9 par l&#8217;immunoth\u00e9rapie cibl\u00e9e.<\/li>\n<li>Au stade pr\u00e9coce (adjuvant), le trastuzumab est le traitement standard actuel pendant un an au total.<\/li>\n<li>En situation palliative, le traitement dirig\u00e9 contre HER2 doit \u00eatre poursuivi m\u00eame apr\u00e8s une progression. Outre le trastuzumab et le lapatinib, de nouvelles options th\u00e9rapeutiques efficaces et bien tol\u00e9r\u00e9es sont disponibles avec le T-DM1 et le pertuzumab.<\/li>\n<\/ul>\n<h4 id=\"a-retenir\">A RETENIR<\/h4>\n<ul>\n<li>Une immunoth\u00e9rapie cibl\u00e9e peut sensiblement am\u00e9liorer le pronostic du carcinome mammaire HER2 positif.<\/li>\n<li>La th\u00e9rapie standard au stade pr\u00e9coce (adjuvant) repose actuellement sur l&#8217;administration de trastuzumab pendant un an.<\/li>\n<li>En situation palliative, la th\u00e9rapie anti-HER2 doit \u00eatre poursuivie, m\u00eame en cas de progression. Outre le trastuzumab et le lapatinib, le T-DM1 et le pertuzumab offrent de nouvelles options de traitement efficaces et bien tol\u00e9r\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em><strong>Dr. med. Michael Schwitter<\/strong><\/em><\/p>\n<h3 id=\"litterature\">Litt\u00e9rature :<\/h3>\n<ol>\n<li>Goldhirsch A, et al : Personalizing the treatment of women with early breast cancer : highlights of the St Gallen International Expert Consensus on the Primary Therapy of Early Breast Cancer 2013. Ann Oncol 2013 Sep ; 24(9) : 2206-23.<\/li>\n<li>Goldhirsch A, et al : 2 ans versus 1 an de trastuzumab adjuvant pour le cancer du sein HER2-positif (HERA) : un essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9 en open-label. Lancet 2013 Jul 17. pii : S0140-6736(13)61094-6.<\/li>\n<li>Pivot X, et al : 6 mois contre 12 mois de trastuzumab adjuvant pour les patients atteints de cancer du sein pr\u00e9coce HER2-positif (PHARE) : un essai randomis\u00e9 de phase 3. Lancet Oncol 2013 juillet ; 14(8) : 741-8.<\/li>\n<li>Gianni L, et al : Chimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante avec trastuzumab suivie de trastuzumab adjuvant versus chimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante seule, chez des patientes atteintes d&#8217;un cancer du sein localement avanc\u00e9 HER2-positif (the NOAH trial) : un essai randomis\u00e9 contr\u00f4l\u00e9 de sup\u00e9riorit\u00e9 avec une cohorte parall\u00e8le HER2-n\u00e9gative. Lancet 2010 Jan 30 ; 375(9712) : 377-84.<\/li>\n<li>Goss PE, et al : Adjuvant lapatinib pour les femmes atteintes d&#8217;un cancer du sein HER2-positif pr\u00e9coce : un essai randomis\u00e9, contr\u00f4l\u00e9, phase 3. Lancet Oncol 2013 Jan ; 14(1) : 88-96.<\/li>\n<li>Slamon DJ, et al : Use of chemotherapy plus a monoclonal antibody against HER2 for metastatic breast cancer that overexpresses HER2. N Engl J Med 2001 Mar 15 ; 344(11) : 783-92.<\/li>\n<li>Huober J, et al : Efficacit\u00e9 sup\u00e9rieure du letrozole en association avec le trastuzumab par rapport \u00e0 la monoth\u00e9rapie par letrozole en tant que traitement de premi\u00e8re ligne chez les patients atteints de cancer du sein m\u00e9tastatique HER2-positif avec r\u00e9cepteurs hormonaux positifs &#8211; r\u00e9sultats de l&#8217;essai eLEcTRA. Breast 2012 ; 21 : 27-33.<\/li>\n<li>Swain SM, et al : Pertuzumab, trastuzumab, et docetaxel pour le cancer du sein m\u00e9tastatique HER2-positif (\u00e9tude CLEOPATRA) : r\u00e9sultats de survie globale d&#8217;une \u00e9tude randomis\u00e9e, en double aveugle, contr\u00f4l\u00e9e par placebo, phase 3. Lancet Oncol 2013 May ; 14(6) : 461-71.<\/li>\n<li>Wong AL, Lee SC : M\u00e9canismes de r\u00e9sistance au trastuzumab et nouvelles strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques dans le cancer du sein HER2-positif. Int J Breast Cancer 2012 ; 2012 : 415170.<\/li>\n<li>Cardoso F, et al : Cancer du sein localement r\u00e9current ou m\u00e9tastatique : Lignes directrices de pratique clinique de l&#8217;ESMO pour le diagnostic, le traitement et le suivi. Ann Oncol 2012 Oct ; 23(7) : vii11-9.<\/li>\n<li>von Minckwitz G, et al : Trastuzumab beyond progression in human epidermal growth factor receptor 2 positive advanced breast cancer : a German breast group 26\/breast in-ternational group 03-05 study. J Clin Oncol 2009 ; 27 : 1999-2006.<\/li>\n<li>Huober J, et al : Trastuzumab treatment beyond progression in advanced breast cancer : patterns of care in six Swiss breast cancer centers. Oncology 2011 ; 81(3-4) : 160-6.<\/li>\n<li>Geyer CE, et al : Lapatinib plus capecitabine pour le cancer du sein HER2-positif en phase avanc\u00e9e. N Engl J Med 2006 ; 355 : 2733-2743.<\/li>\n<li>Verma S, et al : Trastuzumab emtansine for HER2-positive advanced breast cancer. N Engl J Med 2012 Nov 8 ; 367(19) : 1783-91.<\/li>\n<li>Ismael G, et al : Administration sous-cutan\u00e9e versus intraveineuse de tras-tuzumab (n\u00e9o)adjuvant chez les patients atteints de cancer du sein HER2-positif, clinique de stade I-III (\u00e9tude HannaH) : un essai de phase 3, en ouvert, multicentrique, randomis\u00e9. Lancet Oncol 2012 Sep ; 13(9) : 869-78.<\/li>\n<\/ol>\n<p><em>InFo Oncologie &amp; H\u00e9matologie 2014 ; (2)1 : 5-7<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le r\u00e9cepteur HER2 fait partie de la famille des quatre r\u00e9cepteurs tyrosine kinases transmembranaires (EGFR\/HER1, HER2, HER3 et HER4) qui influencent la croissance, la diff\u00e9renciation et la survie des cellules.&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":40344,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Cancer du sein HER2-positif","footnotes":""},"category":[11399,11531,11422,11389,11549],"tags":[31324,44646,57887,13591,13596,57882,17882,22522,21477,57849,57871,13586,57862,55507,17883,17934,57856,55481,18688,24613],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-346348","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-chirurgie-fr","category-formation-continue","category-gynecologie","category-oncologie","category-rx-fr","tag-adjuvant-fr","tag-alt-fr","tag-ast-fr","tag-cancer-du-sein","tag-cancer-du-sein-fr","tag-cytostatique","tag-deuxieme-ligne","tag-esmo-fr","tag-guideline-fr","tag-her2-positif","tag-heritageb2","tag-immunotherapie-fr","tag-lapatinib-fr","tag-metastase-fr-2","tag-premiere-ligne","tag-radiotherapie-fr","tag-recepteurs-tyrosine-kinases","tag-t-dm1-fr","tag-trastuzumab-fr","tag-tumeur","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-28 07:01:50","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":346358,"slug":"nuove-sostanze-consentono-una-terapia-mirata","post_title":"Nuove sostanze consentono una terapia mirata","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/nuove-sostanze-consentono-una-terapia-mirata\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":346367,"slug":"novas-substancias-permitem-uma-terapia-orientada","post_title":"Novas subst\u00e2ncias permitem uma terapia orientada","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/novas-substancias-permitem-uma-terapia-orientada\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":346372,"slug":"nuevas-sustancias-permiten-una-terapia-dirigida","post_title":"Nuevas sustancias permiten una terapia dirigida","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/nuevas-sustancias-permiten-una-terapia-dirigida\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346348","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=346348"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/346348\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/40344"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=346348"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=346348"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=346348"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=346348"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}