{"id":346350,"date":"2014-01-31T00:00:00","date_gmt":"2014-01-30T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/possibilites-de-traitement-pharmacologique-a-long-terme\/"},"modified":"2014-01-31T00:00:00","modified_gmt":"2014-01-30T23:00:00","slug":"possibilites-de-traitement-pharmacologique-a-long-terme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/possibilites-de-traitement-pharmacologique-a-long-terme\/","title":{"rendered":"Possibilit\u00e9s de traitement pharmacologique \u00e0 long terme"},"content":{"rendered":"<p><strong>En cas de premi\u00e8re manifestation, un traitement m\u00e9dicamenteux antipsychotique doit \u00eatre administr\u00e9 pendant au moins douze mois, puis, apr\u00e8s une \u00e9ventuelle premi\u00e8re r\u00e9cidive, de mani\u00e8re continue pendant deux \u00e0 cinq ans. Apr\u00e8s plusieurs r\u00e9cidives, un traitement antipsychotique \u00e0 vie doit \u00eatre envisag\u00e9, en tenant compte de la motivation des personnes concern\u00e9es et de leur situation psychosociale. L&#8217;article suivant discute en particulier des avantages et des inconv\u00e9nients de la m\u00e9dication \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e et souligne l&#8217;importance d&#8217;une information compl\u00e8te \u00e0 ce sujet de la part du praticien. En outre, la polypharmacie est examin\u00e9e d&#8217;un \u0153il critique.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Une ligne directrice sur le traitement de la schizophr\u00e9nie valable pour la Suisse est en cours d&#8217;\u00e9laboration. Le guide S3 Schizophr\u00e9nie de la soci\u00e9t\u00e9 allemande de psychiatrie DGPPN (Deutsche Gesellschaft f\u00fcr Psychiatrie, Psychotherapie und Nervenheilkunde [1]), qui b\u00e9n\u00e9ficie d&#8217;un large soutien et qui est en cours d&#8217;actualisation, pr\u00e9voit un traitement sp\u00e9cifique \u00e0 chaque phase de la schizophr\u00e9nie. Outre la r\u00e9duction des sympt\u00f4mes, la pr\u00e9vention des r\u00e9cidives est consid\u00e9r\u00e9e comme l&#8217;objectif essentiel du traitement antipsychotique \u00e0 long terme ou d&#8217;entretien. D&#8217;une part, pas moins de 20% des patients ayant connu un premier \u00e9pisode psychotique ne pr\u00e9sentent plus de sympt\u00f4mes psychotiques par la suite, et d&#8217;autre part, il n&#8217;existe pas de pr\u00e9dicteurs fiables permettant d&#8217;estimer quels sont les premiers malades qui feront partie de ces 20%. C&#8217;est pourquoi, selon les lignes directrices, &#8220;pour la plupart des personnes atteintes de schizophr\u00e9nie confirm\u00e9e&#8221;, l&#8217;administration de m\u00e9dicaments antipsychotiques est indiqu\u00e9e au-del\u00e0 de la phase aigu\u00eb. La ligne directrice pr\u00e9cise \u00e9galement que les antipsychotiques doivent \u00eatre utilis\u00e9s pour le traitement \u00e0 long terme (niveau de recommandation A).<\/p>\n<p>En cas de manifestations multiples, une administration orale continue est pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 une strat\u00e9gie de traitement intermittent. Apr\u00e8s la r\u00e9mission des sympt\u00f4mes, la dose d&#8217;antipsychotique peut \u00eatre r\u00e9duite progressivement sur de longues p\u00e9riodes dans le cadre d&#8217;un traitement \u00e0 long terme et ajust\u00e9e \u00e0 une dose d&#8217;entretien plus faible. En ce qui concerne les dosages, nous renon\u00e7ons \u00e0 les d\u00e9tailler dans la suite de ce document pour des raisons de place. Nous vous renvoyons ici aux prescriptions de prise respectives ainsi qu&#8217;aux lignes directrices S3 de la DGPPN [1].<\/p>\n<h4 id=\"decider-de-la-therapie-prise-de-decision-partagee\">D\u00e9cider de la th\u00e9rapie : &#8220;Prise de d\u00e9cision partag\u00e9e<\/h4>\n<p>La prise de d\u00e9cision partag\u00e9e, pour laquelle le terme anglais &#8220;shared decision making&#8221; est souvent utilis\u00e9, peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un imp\u00e9ratif \u00e9thique [2]. Le guide britannique NICE recommande que le choix du m\u00e9dicament soit fait conjointement par le patient et le praticien [3]. M\u00eame si la prise de d\u00e9cision commune n&#8217;est g\u00e9n\u00e9ralement pas standardis\u00e9e, il devrait y avoir au moins un \u00e9change d&#8217;informations dans le cadre d&#8217;une discussion libre, ce qui permet ensuite de parvenir \u00e0 une d\u00e9cision commune fond\u00e9e. Il faut savoir que les patients et les psychiatres ont une perception tr\u00e8s diff\u00e9rente du poids r\u00e9el de la d\u00e9cision, que ce soit du c\u00f4t\u00e9 du patient ou du c\u00f4t\u00e9 du praticien [4] : M\u00eame si le psychiatre peut avoir l&#8217;impression que la d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 prise en commun, dans de nombreux cas, le patient aura l&#8217;impression d&#8217;avoir \u00e9t\u00e9 pouss\u00e9 \u00e0 prendre la d\u00e9cision.<\/p>\n<h2 id=\"observance-du-traitement\">Observance du traitement<\/h2>\n<p>Des \u00e9tudes sur l&#8217;observance des traitements antipsychotiques ont montr\u00e9 qu&#8217;une part importante des m\u00e9dicaments prescrits n&#8217;est pas prise. Dans une \u00e9tude de synth\u00e8se, le taux moyen d&#8217;observance des antipsychotiques chez les patients atteints de schizophr\u00e9nie a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9 \u00e0 58%. Il est donc nettement inf\u00e9rieur au taux moyen de 76% pour les maladies somatiques chroniques [5]. Compte tenu du risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive (80% dans les cinq ans), cela semble particuli\u00e8rement probl\u00e9matique [6]. Parall\u00e8lement, il est prouv\u00e9 qu&#8217;un traitement neuroleptique \u00e0 long terme permet de r\u00e9duire consid\u00e9rablement le risque de rechute [7]. Une m\u00e9ta-analyse [8] portant sur 65 \u00e9tudes et un total de 6493 patients a montr\u00e9 qu&#8217;au bout d&#8217;un an, il y avait eu significativement moins de rechutes (27%) sous traitement m\u00e9dicamenteux que sous placebo (64%). En ce qui concerne le terme &#8220;compliance&#8221;, \u00e9galement utilis\u00e9 ici, il convient de noter que le terme &#8220;adh\u00e9sion&#8221; est de plus en plus privil\u00e9gi\u00e9. L&#8217;OMS d\u00e9finit l'&#8221;adh\u00e9sion&#8221; comme la mesure dans laquelle le comportement d&#8217;une personne &#8211; prise d&#8217;un m\u00e9dicament, suivi d&#8217;un r\u00e9gime, changements de style de vie &#8211; est conforme aux recommandations pr\u00e9alablement convenues d&#8217;un prestataire de soins de sant\u00e9, en soulignant que le consentement du patient aux recommandations est la principale diff\u00e9rence de l'&#8221;adh\u00e9sion&#8221; par rapport \u00e0 la simple &#8220;observance&#8221;. Certains auteurs parlent \u00e9galement de &#8220;concordance&#8221; pour souligner l&#8217;importance de la prise de d\u00e9cision commune concernant les mesures th\u00e9rapeutiques [9].<\/p>\n<h2 id=\"medicaments-a-liberation-prolongee\">M\u00e9dicaments \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e<\/h2>\n<p>La prise irr\u00e9guli\u00e8re d&#8217;une m\u00e9dication antipsychotique orale augmente le risque de rechute, une courte pause de un \u00e0 dix jours dans la prise de m\u00e9dicaments entra\u00eenant d\u00e9j\u00e0 un doublement du taux de r\u00e9hospitalisation [10]. La m\u00e9dication \u00e0 long terme recommand\u00e9e peut \u00eatre particuli\u00e8rement bien assur\u00e9e par une m\u00e9dication \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e en ce qui concerne la s\u00e9curit\u00e9 de la prise. L&#8217;administration \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e permet d&#8217;\u00e9viter efficacement l&#8217;apparition de pauses dans la m\u00e9dication, le principe actif est lib\u00e9r\u00e9 de mani\u00e8re fiable sur une plus longue p\u00e9riode. En Suisse, en particulier, l&#8217;administration de m\u00e9dicaments \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e continue de jouer un r\u00f4le plut\u00f4t mineur. Cependant, il existe d\u00e9sormais des pr\u00e9parations parent\u00e9rales \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e avec des intervalles d&#8217;injection compris entre une et quatre semaines.<\/p>\n<p>La meilleure biodisponibilit\u00e9 des m\u00e9dicaments \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e (pas d&#8217;effet de premier passage) permet de r\u00e9duire les doses par rapport aux m\u00e9dicaments oraux. De m\u00eame, des taux plasmatiques plus constants ont g\u00e9n\u00e9ralement entra\u00een\u00e9 moins d&#8217;effets secondaires que ceux observ\u00e9s avec le m\u00eame principe actif administr\u00e9 par voie orale [11], mais les donn\u00e9es \u00e0 ce sujet ne sont pas homog\u00e8nes [12, 13]. L&#8217;inconv\u00e9nient possible d&#8217;une m\u00e9dication \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e est la moindre contr\u00f4labilit\u00e9 (les changements de dose ne se font sentir qu&#8217;avec un retard consid\u00e9rable, des surdosages dus \u00e0 l&#8217;accumulation peuvent survenir). De m\u00eame, des douleurs et des r\u00e9actions cutan\u00e9es peuvent parfois survenir au point d&#8217;injection.<\/p>\n<p>Leucht et al. concluent dans une m\u00e9ta-analyse [14] de dix \u00e9tudes men\u00e9es entre 1975 et 2010 que le traitement par neuroleptiques de d\u00e9p\u00f4t pr\u00e9sente un taux de rechute plus faible que le traitement par voie orale.<\/p>\n<h2 id=\"depots-atypiques-versus-depots-typiques\">D\u00e9p\u00f4ts atypiques versus d\u00e9p\u00f4ts typiques<\/h2>\n<p>Les pr\u00e9parations \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e d&#8217;antipsychotiques atypiques pr\u00e9sentent l&#8217;avantage, par rapport aux neuroleptiques \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e typiques, d&#8217;un taux plus faible d&#8217;effets secondaires extrapyramidaux et probablement aussi d&#8217;un risque plus faible de survenue de dyskin\u00e9sies tardives. Pour le d\u00e9p\u00f4t d&#8217;olanza, il convient d&#8217;attirer l&#8217;attention sur le risque de syndrome post-injection, qui n\u00e9cessite le respect de mesures de surveillance apr\u00e8s l&#8217;injection.<\/p>\n<h2 id=\"indications-de-la-medication-de-depot-et-conseils\">Indications de la m\u00e9dication de d\u00e9p\u00f4t et conseils<\/h2>\n<p>Le guide de traitement S3 de la schizophr\u00e9nie consid\u00e8re que l&#8217;indication d&#8217;un traitement de d\u00e9p\u00f4t est donn\u00e9e lorsqu&#8217;une m\u00e9dication orale r\u00e9guli\u00e8re ne peut pas \u00eatre assur\u00e9e et qu&#8217;elle est en m\u00eame temps n\u00e9cessaire, par exemple en raison d&#8217;un grave danger pour soi-m\u00eame ou pour autrui. Elle est \u00e9galement indiqu\u00e9e si le patient pr\u00e9f\u00e8re ce type de m\u00e9dicament. En revanche, de nombreux patients ne sont pas inform\u00e9s par leur m\u00e9decin de la possibilit\u00e9 de prendre un m\u00e9dicament \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e [15, 16]. Une enqu\u00eate aupr\u00e8s des patients a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que le pourcentage de patients d\u00e9clarant une acceptation g\u00e9n\u00e9rale d&#8217;un traitement \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e \u00e9tait nettement plus \u00e9lev\u00e9 que le pourcentage de patients ayant accept\u00e9 un traitement \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e [17]. On peut donc en conclure que le taux d&#8217;utilisation de m\u00e9dicaments en d\u00e9p\u00f4t devrait augmenter, ne serait-ce que par une information appropri\u00e9e \u00e0 ce sujet.<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes actuelles ne permettent pas de d\u00e9terminer si la prise de m\u00e9dicaments \u00e0 lib\u00e9ration prolong\u00e9e est g\u00e9n\u00e9ralement plus avantageuse que la prise de m\u00e9dicaments par voie orale en raison d&#8217;une meilleure adh\u00e9rence. Une \u00e9tude de cohorte r\u00e9cente montre ainsi que, par rapport \u00e0 la risp\u00e9ridone orale, non seulement le d\u00e9p\u00f4t de risp\u00e9ridone, mais aussi la clozapine orale et l&#8217;olanzapine orale sont associ\u00e9s \u00e0 un taux de r\u00e9hospitalisation significativement plus faible [18].<\/p>\n<h2 id=\"polypharmacie-therapies-combinees\">Polypharmacie\/th\u00e9rapies combin\u00e9es<\/h2>\n<p>Bien que les preuves favorisent les monoth\u00e9rapies, de nombreuses associations de m\u00e9dicaments sont souvent utilis\u00e9es chez les patients atteints de troubles mentaux chroniques.<br \/>\nCela est particuli\u00e8rement vrai pour les patients gravement et longuement malades. Dans un document de consensus, le Coll\u00e8ge europ\u00e9en de neuropsychopharmacologie (ECNP) recommande ce qui suit en ce qui concerne les combinaisons d&#8217;antipsychotiques :<\/p>\n<ul>\n<li>Les associations ne doivent \u00eatre administr\u00e9es que lorsqu&#8217;une monoth\u00e9rapie n&#8217;est que partiellement efficace sur le sympt\u00f4me principal.<\/li>\n<li>Les associations ne doivent \u00eatre administr\u00e9es que si la monoth\u00e9rapie a \u00e9t\u00e9 efficace pour certains sympt\u00f4mes associ\u00e9s, mais pas pour d&#8217;autres, et qu&#8217;une m\u00e9dication suppl\u00e9mentaire est donc jug\u00e9e n\u00e9cessaire.<\/li>\n<li>Une combinaison particuli\u00e8re pourrait \u00eatre indiqu\u00e9e de novo pour certaines indications.<\/li>\n<li>L&#8217;association pourrait am\u00e9liorer la tol\u00e9rance si deux pr\u00e9parations peuvent \u00eatre donn\u00e9es en dessous du seuil d&#8217;effets secondaires individuel respectif [19].<\/li>\n<\/ul>\n<p>En particulier dans le cadre d&#8217;un traitement \u00e0 long terme, la polypharmacie semble n\u00e9anmoins \u00eatre la r\u00e8gle plut\u00f4t que l&#8217;exception, bien qu&#8217;il n&#8217;existe en principe aucune preuve solide d&#8217;un r\u00e9gime de traitement polypharmaceutique. Si, dans les conditions susmentionn\u00e9es, une polypharmacie semble n\u00e9anmoins indiqu\u00e9e dans un cas particulier, elle doit \u00eatre effectu\u00e9e en tenant compte des interactions et des inductions enzymatiques possibles. Pour les \u00e9viter, il existe des aides \u00e9lectroniques ainsi que les tableaux \u00e9prouv\u00e9s du Compendium de pharmacoth\u00e9rapie psychiatrique [20].<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3002\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_s10_InFo.jpg-62f2e5_1496.jpg\" width=\"1100\" height=\"1209\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_s10_InFo.jpg-62f2e5_1496.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_s10_InFo.jpg-62f2e5_1496-800x879.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_s10_InFo.jpg-62f2e5_1496-120x132.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_s10_InFo.jpg-62f2e5_1496-90x99.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_s10_InFo.jpg-62f2e5_1496-320x352.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2014\/01\/Tab1_s10_InFo.jpg-62f2e5_1496-560x615.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<h2 id=\"effets-secondaires-et-examens-de-controle\">Effets secondaires et examens de contr\u00f4le<\/h2>\n<p>Le patient et ses proches doivent \u00eatre inform\u00e9s des effets secondaires et de leurs sympt\u00f4mes. Cette information doit \u00eatre bien document\u00e9e. Il s&#8217;agit notamment des troubles moteurs extrapyramidaux (EPS), des dyskin\u00e9sies pr\u00e9coces et tardives, du syndrome neuroleptique malin et des modifications cardiaques et m\u00e9taboliques telles que la prise de poids induite par les antipsychotiques, le diab\u00e8te et les troubles du m\u00e9tabolisme lipidique. Cette information doit bien entendu \u00eatre bien document\u00e9e. Il convient \u00e9galement d&#8217;essayer d&#8217;identifier d&#8217;embl\u00e9e les patients \u00e0 risque de d\u00e9velopper un diab\u00e8te de type II et une diminution de la tol\u00e9rance au glucose : Les facteurs de risque sont des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux positifs de diab\u00e8te sucr\u00e9, un \u00e2ge avanc\u00e9, une ob\u00e9sit\u00e9 abdominale, certaines origines ethniques, une activit\u00e9 physique r\u00e9duite, certaines habitudes alimentaires et des troubles lipidiques pr\u00e9existants [1]. La ligne directrice S3 recommande des examens de contr\u00f4le r\u00e9guliers <strong>(tableau 1).<\/strong><\/p>\n<p><em><strong>PD Dr. med. Wolfram Kawohl<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Deutsche Gesellschaft f\u00fcr Psychiatrie, Psychotherapie und Nervenheilkunde (DGPPN) (\u00e9d.) : Guide de traitement de la schizophr\u00e9nie. Darmstadt : Steinkopf 2006.<\/li>\n<li>Deegan PE, Drake RE : Prise de d\u00e9cision partag\u00e9e et gestion des m\u00e9dicaments dans le processus de r\u00e9tablissement. Services psychiatriques 2006 ; 57 : 1636-1639.<\/li>\n<li>National Institute for Health and Clinical Excellence : Schizophrenia : Core Interventions in the Treatment and Management of Schizophrenia in Primary and Secondary Care. Guideline 82, Londres : NICE 2009.<\/li>\n<li>Quirk A : Obstacles \u00e0 la prise de d\u00e9cision partag\u00e9e dans la pratique de la psychiatrie : r\u00e9sultats de trois \u00e9tudes observationnelles. Th\u00e8se de doctorat. Uxbridge, Brunel University 2008.<\/li>\n<li>Cramer JA, Rosenheck R : Compliance with medication regimes for mental and physical disorders. Services psychiatriques 1998 ; 49 : 196-201.<\/li>\n<li>Shepherd M, et al. : The natural history of schizophrenia : a five-year follow-up study of outcome and prediction in a representative sample of schizophrenics. Psychological Medicine Monograph Supplement 1989 ; 15 : 1-46.<\/li>\n<li>Gilbert PL, et al : Neuroleptic withdrawal in schizophrenic patients. Une revue de la litt\u00e9rature. Archives of General Psychiatry 1995 ; 52 : 173-188.<\/li>\n<li>Leucht S, et al : Antipsychotic drugs versus placebo for relapse prevention in schizophrenia : a systematic review and meta-analysis. Lancet 2012 ; 379 : 2063-2071.<\/li>\n<li>De las Cuevas C : Towards a clarification of terminology in medicine taking behavior : compliance, adherence and concordance are related although different terms with different uses. Current Clinical Pharmacology 2011 ; 6 : 74-77.<\/li>\n<li>Weiden PJ, et al : Partial compliance and risk of rehospitalization among California Medicaid patients with schizophrenia. Services psychiatriques 2004 ; 55 : 886-891.<\/li>\n<li>Lambert M, et al. : Pharmacoth\u00e9rapie de la schizophr\u00e9nie (CIM-10 F2) In : Vorderholzer U, Hohagen F (\u00e9d.) : Therapie psychischer Erkrankungen. Munich, Jena : Urban und Fischer 2011 ; 47-85.<\/li>\n<li>Adams CE, et al : Systematic meta-review of depot antipsychotic drugs for people with schizophrenia. British Journal of Psychiatry 2001 ; 179 : 290-299.<\/li>\n<li>Taylor D : Psychopharmacology and adverse effects of antipsychotic long-acting injections : a review. Suppl\u00e9ment du British Journal of Psychiatry 2009 ; 52 : 13-9.<\/li>\n<li>Leucht C, et al : Oral versus depot antipsychotic drugs for schizophrenia&#8211;a critical systematic review and meta-analysis of randomised long-term trials. Schizophrenia Research 2011 ; 127 : 83-92.<\/li>\n<li>Heres S, et al : Attitudes of psychiatrists toward antipsychotic depot medication. Journal of Clinical Psychiatry 2006 ; 67 : 1948-1953.<\/li>\n<li>J\u00e4ger M, R\u00f6ssler W:Attitudes \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des antipsychotiques \u00e0 long terme : une enqu\u00eate aupr\u00e8s des patients, des proches et des psychiatres. Psychiatry Research 2010 ; 175 : 58-62.<\/li>\n<li>Heres S, et al : The attitude of patients towards antipsychotic depot treatment. International Clinical Psychopharmacology 2007 ; 22 : 275-282.<\/li>\n<li>Tiihonen J, et al. : A nationwide cohort study of oral and depot antipsychotics after first hospitalization for schizophrenia. American Journal of Psychiatry 2011 ; 168 : 603-609.<\/li>\n<li>Goodwin G, et al:Advantages and disadvantages of combination treatment with antipsychotics ECNP Consensus Meeting, March 2008, Nice. European Neuropsychopharmacology 2009 ; 19 : 520-532.<\/li>\n<li>Benkert O, Hippius H : Compendium de la pharmacoth\u00e9rapie psychiatrique. Berlin, Heidelberg : Springer 2011.<\/li>\n<li>Quirk A, et al : How pressure is applied in shared decisions about antipsychotic medication : a conversation analytic study of psychiatric outpatient consultations. 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